COLLES COMP
malades ou opérés, qu'il s'agit de maintenir fermement à leur place. Enfin on peut en faire usage comme d'une matière adhésive et agglutinative pour coller une fpule d'objets.
SECTION X
Colles composées. Matières et compositions adhésives diverses.
On connaît un assez grand nombre de matières ou mieux de compositions ou combinaisons qui jouissent de propriétés adhésives e^ agglutinatives et dont on peut se servir pour réunir certaines substances. Ces matières ne sont pas à proprement parier des colles, mais leur propriété* les rapproche assez de celles-ci pour nous permettre de les mentionner dans un traité sur les colles.
Le vernis d'huile de lin, qu'on prépare en faisant bouillir de l'huile de lin avec de la litharge, jouit déjà par lui-même de propriétés agglutinatives bien marquées. Mais pour l'employer pirs avantageusement sous ce rapport, il faut le mé- . langer à de la colle-forte. Pour cela on prend 250 grammes ' de colle-forte dissoute et de consistance ordinaire et on y ajoute 125 grammes de vernis ; on mélange celui-ci avec la colle pendant qu'elle est encore sur le feu, on laisse cuire en agitant toujours pendant deux à trois minutes et on retire 'du feu. On emploie surtout cette colle sur les objets qui sont exposés aux injures du temps. Il faut environ quarante-huit heures pour qu'elle soit complètement sèche. Elle se conserve très-bien et s'améliore même, dit-on, avec le temps. On peut aussi la préparer en faisant fondre la colle-forte cassée en morceaux dans le vernis qu'on fait chauffer.
M. L-G. Lamenaude a proposé, il y a quelques années, pour fixer des objets de métal sur le verre, le marbre, le bois et autres substances, sans employer les rivets, les boulons, les vis et les fils en métal, diverses compositions dont Toici les recettes et qui ont reçu depuis de nombreuses applications.
Les lettres ou objets découpés dans du métal en feuilles, ou obtenues par voie galvanoplastique, sont fixés sur ces . surfaces à l'aide des compositions suivantes :
1° On mélange ensemble 15 parties de vernis au copal, 5 d'huile grasse siccative, 3 de térébenthine, 2 d'essence, 5 de colle de nerfs dissoute au bain-marie, et 10 d'hydrate de chaux.
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2° On mélange 15 parties de vernis au sandaraque ou au galipot à 5 d'huile siccative, 5 de térébenthine et d'essence mélangés, et 5 de glu marine ou colle navale, et on ajoute 10 de blanc d'Espagne et de blanc de plomb sec.
3° On mélange 15 parties* de vernis au copal et à la gominelaque mêlés ensemble à 5 d'huile siccative, 3 de solution de caoutchouc ou de gutta-percha, 7 d'huile de goudron, et 10 de ciment romain et de plâtre en poudre mêlés.
4° A 15 parties de vernis au copal et à la colophane, on ajoute 5 de térébenthine et d'essence, 2 de colle de poisson en poudre, 3 de limaille de fer, et 10 d'ocre ou de terre pourrie.
La térébenthine ajoutée de même à la colle-forte, dans la proportion de un tiers et en opérant le mélange sur \e fen, fournit aussi une matière agglutinative pour coller le verre, les métaux, le bois, etc.
La Société d'encouragement de Berlin a accordé il y a quelques années une récompense à M. Kûhle pour dem compositions dans lesquelles il entre de la térébenthine et propres à recevoir ou coller promptement, solidement et avec propreté diverses substances, et dont voin la recette.
A. On prend 60 grammes d'amidon, 100 grammes de craie finement pulvérisée, qu'on délaie dans un mélange de parties égales d'eau pure et d'eau-de-vie commune ; au mélange on ajoute 30 grammes de bonne colle-forte; on fait bouillir, et pendant l'ébullition on y verse 30 grammes de bonne térébenthine de Venise ; et lorsque ces deux dernières substances sont dissoutes entièrement, on agite avec soin pour former un mélange bien homogène. -
Cette colle sert principalement à unir les pièces de verre ou de porcelaine, qu'elle fait adhérer fortement entre elles.
B. On forme d'abord une bouillie suffisamment épaisse avec 100 grammes d'amidon, puis on fait dissoudre 50 grammes de colle-forte et autant de térébenthine dans de Peau sur un feu doux, et on y incorpore la bouillie d'amidon.
La colle qu'on obtient ainsi sèche promptement et ne pénètre ni ne macule pas; elle est propre à unir les petits objets en cuir, en carton ou autres matières, attendu qu'elle ne tache ni la soie ni le papier, et ne leur fait pas perdre leur éclat et leur apprêt. On s'en sert à froid, et comme elle sèche avec rapidité, on l'emploie avec avantage pour coller des adresses,, des prix courants, des numéros, etc., sur 'des marchandises qu'on expédie.
La gomme-laque, le mastic, le galbanvm, la gomme-anh