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GÉLATINE POUR MOULAGE

Efctines; toutes ne sont pas également bonnes pour le moulage/ Celles qui se dissolvent le moins facilement, c'est-àdire qui se renflent le plus à l'eau froide sans se dissoudre, doivent être préférées. En général, la gélatine qui une fois renflée, occupe le plus de volume est la plus propre au moulage. Les gélatines de Bôuxwillers, de Guise ou de Rouen, sont, sous ce rapport, les meilleures à employer. •

» Le moulage à la gélatine se pratique de la manière suivante :

» La gélatine est mise en contact avec la proportion d'eau -voulue pendant douze heures, puis soumise au bain-marie à une chaleur au-dessus de 100° pour en opérer la dissolution; après quoi, on ajoute en mélasse un dixième du poids de la gétajtine.

» Le contact de douze heures à l'eau froide a pour effet de déterminer le gonflement de la gélatine, gonflement qui aide sa liquéfaction lorsqu'elle est chauffée au bain-marie.

» L'addition de la mélasse est parfaitement incorporée à la gélatine; on coule la matière sur le modèle préparé, c'està-dire entouré soit de papier, ou de carton et chauffé légèrement à l'étuve, et l'on détache le moule après ie refroidissement complet du modèle et de la matière.

» Il est prudent, pour éviter de désagréger la gélatine, de ne pas élever la température au-dessus de 100° lors de sa dissolution, car une chaleur prolongée de 100° lui ôte en partie la propriété de se prendre en gel4e.

» Pour éviter l'adhérence si grande de la gélatine aux objets sur lesquels on la coule, il faut enduire ceux-ci de fiel de bœuf.

» La proportion d'eau à mettre sur la gélatine varie entre 30 „et 80 centimètres cubes pour 30 grammes de matière. Cette différence dans la proportion d'eau vient de ce qu'une même gélatine est plus ou moins hygrométrique. L'expérience a prouvé que les gélatines faites l'été sont supérieures, pour le moulage, à celles faites l'hiver.

J'ai remplacé avec grand avantage, la mélasse par la glycérine, substance oléagineuse qui se mêle entièrement à l'eau et qui est susceptible de modifier la gélatine de manière à lui enlever totalement sa contraction. *

Cette substitution, qui est encore inconnue, donne des résultats de beaucoup supérieurs à ceux que fournit le procédé ordinaire.

L'emploi de la glycérine se fait ainsi.

Après avoir fait renfler, pendant douze heures, 30 grammes de gélatine avec l'eau froide, on chauffe au bain-marie jusqu'à complète dissolution, et l'on ajoute de 5 à 10 cen-

.es cubes de glycérine. Ce mélange opéré, on coule h

prière sur le modèle préparé, et après le refroidissement on détache le moule.

Il est utile de colorer légèrement la gélatine ; par ce moyen il est facile de voir si le dépouillement du moule s'est opéré d'une manière complète. Gomme matière colorante on peut employer le carmin, l'indigo, ou la cochenille ammoniacale dissoute et filtrée.

Pour éviter le ramollissement des moules en gélatine, qui aurait infailliblement lieu par le séjour prolongé dans un bain aqueux, on est dans l'usage de les enduire d'un corps gras avant de les introduire dans le bain métallique; cette précaution est indispensable ; toutefois il est une réaction que j'ai utilisée et qui présente beaucoup plus d'avantages.

Ce moyen consiste à tremper le moule pendant quelques temps dans une solution tannique légèrement alcoolisée.

Cette immersion modifie la surface du moule assez pour empêcher l'action prolongée de l'eau sur la gélatine.

Dans la galvanoplastie d'argent on contre-moule sur celui en creux, fait en gélatine et l'on dépose l'argent sur celui en . relief. Le moule est. fait de la manière suivante : mélange de 25 parties de cire jaune, de 12 de graisse de mouton et de 4 de résine colophane. On fait fondre le tout ensemble et l'on emploie tiède.

IL PROCÉDÉS DE MOULAGE DE M. StàHL.

On a essayé plusieurs moyens de durcir une étoffe avant d'en prendre l'empreinte; mais, jusqu'ici, ces moyens se sont . , trouvés insuffisants. Ainsi, l'eau de graine de lin, l'amidon, , l'eau de son, la gélatine ont la propriété de raidir le linge; ' mais ces substances perdent cette faculté sous l'action de l'humidité du plâtre coulant : l'étoffe reprend sa souplesse, et les plis .ne tardent pas k se déformer et à disparaître.

M. Stahl a trouvé un moyen d'empeser le linge de telle façon que le moulage en devient facile ; voici le procédé qu'il emploie : il fait bouillir, dans un demi-litre d'eau, 30 grammes de pépins de coings ; après avoir passé la liqueur, il fait dissoudre 10 grammes de gélatine, puis le linge esC plongé dans la dissolution toute chaude. Au bout de quelques instants on le retire, on le tord; on le ressuie et on le dispose suivant la forme qu'on veut lui donner. Quand il est parfaitement sec, on procède au moulage. Lorsque l'opération est assez avancée, c'est-à-dire quand le plâtre commence à durcir, le linge, sous l'action de l'humidité dont il s'est imprégné lentement, a repris un certain degré de souplesse qui permet de le dé-

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