‹ Nouveau manuel complet de la fabrication des collesChapitre 55 sur 75 · MOULAGE DES ORNEMENTS EN RELIEF · texte numérisé non relu

MOULAGE DES ORNEMENTS EN RELIEF

tacher sans offenser ies„parties les plus délicates du moule.

S'agit-il de mouler une main posée sur une étoffe, M. Stahl s'y prend de la manière suivante ; sur l'étoffe encore humide et drapée il %lace la main dont l'empreinte se forme et reste marquée, rais il la retire et laisse sécher l'étoffe: Quand la dessiccation 9t complète il remet la main à sa place et moule le tout ensemble, ou bien il moule la main d'abord et l'étoffe ensuite ; de telles sortes que les deux épreuves, placées Tune sur l'autre, paraissent n'en former qu'une seule, et ont l'atantage de pouvoir être séparées ou réunies à volonté.

M. Stahl a fait de son procédé des applications nombreuses et variées et avec un succès constant. Il obtient des résultats qui, sous le point de vue de l'imitation, offrent un tel caractère de vérité, que, placé à une assez petite distance, on pourrait prendre les épreuves pour l'étoffe même.

Un comprend tout le parti que les arts peuvent tirer de ce nouveau genre de moulage.

SECTION Iil.

Procédé pour mouler les ornement» en relief connus sous le nom de Stuc ligneux, ou Bois coulé, par M. Lenormand. »

On prépare une colle très-claire avec 5 parties de colle de Flandre et 1 partie de colle de poisson; on fait fondre séparément ces deux colles dans beaucoup d'eau, et on les met ensemble, après les avoir passées à travers un linge fin. On connaît le degré de liquidité convenable, en laissant parfaitement refroidir les colles mélangées; elles doivent alors fournir une gelée très-peu consistante. La colle ainsi préparée, on fa fait chauffer jusqu'à ce qu'on ait de la peine à y tenir le doigt plongé; ce qui lui donne plus de consistance. Ensuite on prend de la râpure du bois que l'on veut mouler, et qu'on à soin de faire, soit avec une râpe fine, soit avec des copeaux séchés au four et piles, soi% avec de la sciure du même bois, passée à travers un tamis très-fin, et l'on en forme une pâté dont on place une couche de deux ou trois millimètres d'épaisseur sur toutes les surfaces du moule de plâtre ou de soufre après les avoir enduites d'huile de lin ou de noix, de la même manière que lorsqu'on veut mouler du plâtre. Pendant que cette première pâte commence à sécher, on en prépare une seconde plus "grossière avec les poussières du même bois qui n'ont

pas pu passer par le tamis fin, maïs qu'on a passées par un crible plus gros. On remplit entièrement le moule avec cette --seconde pâte qui donne de la consistance à la première, et l'on a soin de la tasser avec la main dans le moul^ afin que la première prenne bien toutes les formes de la, srolpture; ensuite on la couvre avec une planche huilée qafon charge? fortement, afin que la pâte entre bien dans tous les contours, et on la laisse ainsi suffisamment sécher pour qu'on puisse la retirer sans la briser. On connaît facilement, à la retraite que fait la pâte dans le moule en se séchant, le point convenable pour l'en extraire; mais avant il faut, avec une lame assez large, enlever tout ce qui excède la hauteur du moule, afin que le dessous de ia pièce présente une surface plane. On colle ensuite l'ornement sur le meuble auquel on le destine, et s'il doit rester de la couleur du bois, on y passe dessus Quelques couches de couleur à l'esprit-de-vin, et on cire à l'encaustique, comme cela se pratique pour les bois sculptés. On a peine à reconnaître que ces sortes d'ornements sont moulés. On peut les dorer à l'ordinaire ; l'or y prend bien et la dorure est très-solide.

Le procédé qu'on vient de décrire s'applique exactement à des ornements moulés qu'on prépare aujourd'hui en grande quantité, non pas avec de la sciure de bois, mais de la pâte â papier ou à carton, à laquelle on incorpore.au besoin de la teVre à pipe ou autre terre fine, qui se trouve ainsi liée par les fibres du papier'et par la colle-forte, de manière à constituer une masse plastique à chaud qui prend aisément toutes les formes voulues.

Les cartons-pierres et autres inventions analogues se fabriquent par des procédés qui ne diffèrent pas beaucoup des précédents et que chacun pourra imiter aisément par des combinaisons choisies avec adresse.

SECTION IV

Sur le collage du papier.

•M. Gabriel Planche, fabricant de papier, et auquel cette industrie doit un fort bon ouvrage sur ce sujet, a publié dans le BuUetin dfe la Société d'encouragement, mai 1853, p. 247, une note pleine d'intérêt sur l'état actuel du collage du papier dans les fabriques. Nous en extrayons ce qui suit.

« On emploie dans les fabriques de papier deux espèces de collages en pâte, le collage végétal et le collage animal.

» Collage végétal, — Le savon résineux dont on se sert

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