‹ Nouveau manuel complet de perspective, du dessinatuer et du peintre contenant les elements de geometrieChapitre 26 sur 126 · LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LUMIÈRE

nn effet de l’agitatiottcontinuelle que lui-même éprouve ? . telles sont les deux, hypothèses .qui- partageaient les "physiciens sur la nature de la lumière ,* lorsque les savantes recherches de M. Fresnel vinrent fixer déûnili*-

vement les opinions restées si long-lems indécises etitre le système Newtonien de l’émission soutenu par legraud nom de son auteur , et celui des ondulations dû au génie de Descartes , et que les talens réunis d’Uuyghens et d’Euler n’avaient pu réussir à faire adopter. «

Désormais la supériorité trop long-tems méconnue

de la théorie des ondulations ne peut plus être contes-

tée ; elle a été complètement et irrésistiblement démontrée par les expériences et par les calculs de M". Fresnel ; et c’est d’après, cette théorie que la physique est enseignée maintenant dans les écoles du Gouvernement et dans les cours publics. .

Nous ne croyons pas devoir entrer ici dans les nombreux détails d’optique qui servent à développer d’une manière complète la théorie des ondulations , et nous nous bornerons- à donner sur la lumière quelques- notions très simples , auxquelles on est obligé de recourir constamment dans l’élude de la perspective.

Quelque petit que soit un point lumineux , il est

toujours composé dans la réalité, d’une infinité de cen-

très (^'ondulations ; et.il doit être considéré dès lors comme le sommet commun d’une infinité de cônes d’une très petite épaisseur , composés, de rayons lumineux qui s’étendent indéfiniment tant que rien ne les arrête.

* 1,UM1ERF .

La vitesse avec laquelle la lumière se meut toutes les fois. qu’elle est séparée d’un corps quelconque avec le- ’quel elle était combinée , est d’environ 32000 myria- * mètres par seconde , et cette vitesse prodigieuse , elle

l’acquiert dans un instant 3 et semblel’acquérir de même

dans tousles cas, quel que soit le corps dont elle se sépare.

On appelle diffraction de la lumière , les modifiea- . tions qu’elle éprouve en passant auprès des extrémitésdes corps. •

Lorsque l’on fait entrer les rayons solaires dans une chambre obscure par une ouverture d'un très petit diamètre , on remarque que les ombres des corps , au lieu d’être terminées nettement et d’une manière tranchée comme cela devrait arriver si la lumière marchait toujours en ligne droite , sont fondues sur leurs contours et bordées de trois franges colorées bien distinctes, dont les largeurs sont inégales et’ vont en diminuant de la première à la troisième ; quand le corps interposé est assez étroit, on voit même des franges dans son ombre qui parait alors divisée par des bandes obscures et des bandes plus claires, placées à des distances égales les . unes des autres. Ces ondes lumineuses qui se répandent dans les ombres des corps, sont dues à la diffractiou de la lumière. Grimaldi est le prëmier physicien qui les ait ' observées et étudiées . avec soin , et quoique le phénomène de la diffraction né soit que d'un intérêt secondaire dans l’étude de la perspective , nous u’avons pas cru devoir le passer sous silence , parce que c’est en l’examinant, que M. Fresnel a été conduit de preuve

Mil..

en preuve à la démonstration complète du système dé^ ondulations de la lumière.

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Lorsqu’un rayon de lumière rencontre un obstacle , il rebrousse chemin, se replie sur le milieu qu’il avait traversé , et cette déviation se nomme réflexion : une partie du mouvement d’ondulation est réfléchie et présente l’effet d’une boule qu*on laisse tomber obliquement sur le plancher, tandis que l’autre partie est transmise et se propage eù se détournant un peu de sa direction primitive. Cette déviation qu’éprouve dans ce cas la marche de fa lumière, se nomme réfraction.

C’est parce que la lumière se réfléchit que nous apercevons dans l’eau ‘l’image renversée des objets qui se peignent à sa surface ; c’est parce que la lumière se réfracte qu’un bâton bien droit plongé dans l’eau nous paraît brisé au point même où il entre dans ce liquide.

L’angle formé par la première direction du rayon lumineux avec un plan tangent au point de la surface où le rayon le rencontre, est ce qu’on appelle l'angle d’incidence; et l’angle formé par la nouvelle direction du rayon avec le même plan, se nomme l’angle de réflexion. L’observation .prouve que l’angle de réflexion est toujours égal à l’angle d’incidence, et que les sinus des angles d’incidence et de réfraction sont dans un rapport constant.,

OEil . — Les impressions que les objets excitent dans l’organe de la vue , dépendent d’une action immédiate qu’exerce sur cet organe la lumière qu’ils lui envoient, soit qu’elle vienne directement d’nn corps lumineux

soit quelle ait été réfléchie ou réfractée. On a reconnu que l'œil est un .véritable instrument d’optique, au fond duquel la lumière Va peindre les' portraits en petit de tous les corps situés en présence du spectateur ; mais pour bien concevoir la manière dont s'opère la vision, il est necessaire d’entrer dans quelques détails sur la structure de l’œil. .. •

L’œil de l’homme est de forme sphérique avec une légère saillie en avant; la cavité dans laquelle l’œil est logé se nomme Y orbite de l’œil. Le6 nerfs optiques qui séparés en partant du cerveau s’étaient ensuite réunis en -un point commun , se séparent de - nouveau , et chacun d’eux, entre dans l’orbite placée de son côté où il s’épanouit pour former le, globe de l’œil, en sorte que lçs enveloppes de ce globe ne sont autre chose que les expansions du nerf optique. , .

On distingue dans ce nerf deux tuniques principales situées l’une sur l’autre autour de la partie médullaire. La tunique extérieure, qu’on appelle la dure-mère, prend en s’épanonissant une forme arrondie ,* dont la partie antérieure qui est a découvert représente à peu près un segment de sphère d’un, diamètre plus petit que celui de la partie enfoncée dans la cavité de l’œil, ce qui la rend saillante et plus propre à recevoir les rayons qui viennent de ce côté. *

De ces deux portions de sphère, celle qui occupe le fond de la cavité est opaqub et d’une forte consistance i on la nomme sclérotique ou cornée opaque; l’autre portion , qui forme la partie antérieure, est plus mince >.

* OKU..

Si

plus flexible et en même teras diaphane, d'où lui vient le nom de cornée transparente. La seconde tunique du nerf optique , qui s’appelle la pie-mère, s'épanouit eu dessous de la dure-mère : elle est composée de deux lames , dont l’une , qui est*uue véritable membrane, s’applique exactement sur la cornée opaque et se confond avec elle près de' la cornée transparente;. l’autre,

• qu’on nomme choroïde, est un assemblage de nerfs et de vaisseaux qui sortent de la surface interne.de la première , et qui sont imbibés d’une espèce de liqueur noirâtre. Ces nerfs et ces vaisseaux s’ouvrent en partie , et forment ce tissu velouté dont Ruysh a fait untMuniqqe ' particulière à laquelle on a donné son nom.

Vers l’endroit où la cçrnée transparente s’unit- à la

sclérotique* la choroïde se détache, et de plus , se sous- •

divise en deux lames dont celle qui est antérieure produit cette espèce de couronne colorie qu’on appelle* Viril, vers le milieu de laquelle est une ouverture ronde connue sou9 le nom de prunelle. La lame postérieure, qu’on nomme couronne ciliaire, est plissée fct comme .

composée de feuillets oblongs dônt nous verrons bieutôf *

l’usage. . *

* , « * , L’iris est un àssemblage de fibres musculaires, les

unes orbiculaires et. rangées autour d£ la circonférence de la prunelle , les autres dirigées comme autant de rayons. Les premières servent à rétrécir la prunelle , pour modérer l’impression d’une lumière trop vive , et les autres à la dilater, pour laisser entrer avec plus d’abondance une lumière faijble. •" •

uEir..

La couronne ciliaïVe lient comme enchâssé, vis-à-vis le trou de la prunelle, un corps transparent, .assez solide, d’une forme lenticulaire et plus convexe vers le fond de l’œil que par devant ; ce corps porte le nom de cristallin. . . *

La 'porlion'médullaire du nerf optique forme en s’épanouissant une membrane blanche et très mince appliquée surja choroïde et qu’on appelle rétine.

L’espace -compris entre la cornée transparente et le cristallin se trouve divisé par l’iris en deux espèces de chambres qui communiquent ensemble au , moyen de la prunelle, * et qui sont remplies d’une eau limpide appelée Y humeur aqueuse. Entre le cristallin et le fond de l’œil, est un autre espace beaucoup plus grand , occupé par •une sorte de gelée transparente, qui est l 'humeur vitrée ; * lé cristallin est comme euthatonné dans la partie antérieure de cette gelée , dont la puissance réfractive êst moindre que la sienne.

Ce qu’on appelle ie blanc de l’ail est produit par uné tunique particulière qu’on nomme albuminée , et qui adhère fortement à la cornée ; , elle est recouverte par une autre membrane très mince , lâche et. flexible, appelée conjonctive, qui se replie au bord de l’orbite et forme lâ surface interne des paupières. Celle-ci est percée d’une multitude de petits trous, par lesquels passe le . fluide qui vient de la glande lacrymale.

L’œil a été pour ni de différens’ muscles destinés à

l’avancer ou à le retirer en arrière , à en élargir ou à

en «resserrer l'ouverture, et à lui procurer' une multitude *

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