‹ Nouveau manuel complet de perspective, du dessinatuer et du peintre contenant les elements de geometrieChapitre 27 sur 126 · VISIO · texte numérisé non relu

VISIO

de positions varices , pour le mettre à portée d’apercevoir distinctement les objets situés à différentes distances.

La plus grande longueur de l’œil est d’environ vingt-

trois millimètres; la distance focale principale de sa lentille

est d’environ quarante-trois millimètres ret le champ de

, mobilité de la pçunelle, ou le diamètre du champ de

vision distincte est i io°. Le champ de vision est 5 o°

en dessus de la ligne horizontale et 70° en dessous, ou

bien»i2p° dans le plan vertical ; il est 6o° en dedans et

90° en dehors, ou i 5 o° dans le plan horizontal. ' *

Vision. — De tous les points d’un objet qui se présente à l’œil , il peut y avoir des rayons qui divergent dans tous les sens , mais parmi lesquels ceux qui sont

dirigés de manière à pouvoir entrer dansl a petite ou-

verture de la prunelle, forment des espèces de pinceaux déliés , en sorte que ceux qui composent un même piuceâu approchent du parallélisme. Supposons que l’objet étant d’une forme alongée soit situé horizontalement, et ne considérons, pour plus de simplicité , que le pinceau qui vient du milieu, et les deux qui viennent des extrémités. L’axe du premier pinceau passant par le centre de la cornée et tombant à angle droit sur la surface du cristallin, pénètre les différentes humeurs de l’œil, sans y subir.de réfraction. Cet axe porte le nom d'axe optique ; les autres rayons qui tombent obliquement sur la cornée se réfractent dans l’humeur aqueuse, en convergeant vers l’axe. Leur passage à travers -le cristallin augmente cette convergence; et en sortant de ce corps

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lenticulaire pour enti’er dans un milieu moins dense , ils ' prennent un nouveau degré de convergence qui est tel, que le cône qu’ils forment derrière le cristallin, a son sommet situé précisément sur le fond de l’œil, où il des- . sine l’image des points d’où les . rayons sont partis pour

se rendre à cet organe. •

Les axes des deux autres pinceaux en entrant par lar

cornée se réfractent ainsi que les rayons qui les accompagnent : ces pinceaux se croisent ensuite en passant * #’ * par le trou de la prunelle , et subissent dans le cristal-

lin et l’humeur vitrée de nouvelles réfractions, dont l’effet est de rapprocher les rayons qui les composent de leurs axes respectifs , en sorte qu’ils forment deux nou-,

* veaux cônes dont les bases reposent sur la surface postérieure du cristallin, et dont les sommets tombent sur le fond de l’œil, ou ils dessinent de même les images des

points qùi leur correspondent sur l’objet.

Tous les pinceaux partis des autres points de l’objet font le même office, en sorte qu’il se forme au fond de l’œil une image complète de cet objet , mais qui est ren- '•

versée en conséquence de ce que les rayous qui viennent des points situés de part et d’autre de celui du milieu, se croisent en traversant la prunelle. L’opinion la plus commune, c’est que l’image se peint sur là rétine; cependant de'célèbres anatomistes ont pensé que la choroïde était la véritable toile du tableau. - .

On peut vérifier par l’expérience ce que nous venons de dire sur la cause de la vision, en prenant l’œil d’un

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