ESTIMATION DE DA GRANDEUR
lous en un point situé derrière la prunelle; par consé-
jt
quent ceux qui nous viennent d’une courbe forment un«
* * * * surface conique. On nomme angle optique l’angle que
forment entre elles deux arêtes opposées dn faisceau
conique des rayons visuels , dans un plan qui passe par
l’axe diVtône , c’est-à-dire par l’axe optique.
Concevons la surface conique coupée par un .plan parallèle à sa génératrice courbe , nous aurons la même 'vision, soit que nous {Ëgardioos la courbe résultant de
cette intersection , soit que nous regardions la généra-.
trice courbe ; et les deux courbes semblables et inégales qui sont dans cé cas , sont dites perspectives l’une de
* l’autre. , *
Estimation de la grandeur et illusion d’optique. — L'angle visuel est formé par les deux rayons qoi , eu.'
partant des extrémités de l’objet , viennent se croiser
dans la prikielle. Derrière cet angle il s’en forme uu
'second qui , provient des mêmes rayons réfractés à tra-
vers le cristallin et les autres humeurs de l’œil; cet an- *
gle sous-tend le diamètre de l’image^sur le fond de l’œil,
et.il est facile de voir qu’il augmente et diminue en mètne tems que l’angle visuel ; et lorsque l’un et l’autre sont petits*, les augmentations et les diminutions,' ainsi * que celle du diamètlre de l’image , sont sensiblemênt en raison iuverse des distances de l’objet à l!œil. *
Maintenant la grandeur d’un objet peut être considérée soqs plusieurs rapports différens. Les véritables di-
* mensions.de l’objet , considéré en lui-mème, donnent ce
ET I U» tiSIOHS d’oFTIQÜE. ' * 89 ,
qu’on appelle la grandeur réelle , et l’ouverture de Tangle visuel détermiue la grandeur apparente ; d’où l’on voit que la grandeur rgelle étant une quantité constante, la grandeur apparente varié continuellement avec Ja distance. •* . ,
Plus l’éloignement des objets rend les angles visuels petits plus les grandeurs.apparentes diffèrent des grandeurs réelles ; ainsi tous les objets visibles semblent ‘di- , « ,
. minuer de grandeur à mesure qu’ils s'éloignent de nous;
un objet situé à une distance considérable nous paraît
beaucoup plus petit qu’il ne l’est réellement , et même * • il finit par disparaître entièrement à. nos yeux quand
nous nous éloignons suffisamment. Le plus ou moins de
clarté des objets, et la manière plus ou moins nette et
distincte* dont nous les apercevons , nous les font juger
encore ou plus proches ou plus éloignés. C’est d’après ces considérations que l’on doit diminuer dans un tableau les dimensions des objets réprésentés , à mesure qu’ils sont ceiisés être dans un plus grand éloignement.
Lorsque entre un objet et noùs il se trouve plusieurs autres objets, cette circonstance nous aide encore à estimer la dis.taùce du premier objet par une sorte d’addition que nous faisons de toutes les distances des objets intermédiaires pour en composer une distance totale , d’où il résulte qu’alors un objet nous parait plus éloigné que dans le cas où l’espace qui nous en sépare serait nu, et sans aucun point de ralliement qui put nous servir à récapituler toutes les pgrliot de la distance.