‹ Nouveau manuel complet de perspective, du dessinatuer et du peintre contenant les elements de geometrieChapitre 30 sur 126 · ESTIMATION DE DA GRANDEUR · texte numérisé non relu

ESTIMATION DE DA GRANDEUR

lous en un point situé derrière la prunelle; par consé-

jt

quent ceux qui nous viennent d’une courbe forment un«

* * * * surface conique. On nomme angle optique l’angle que

forment entre elles deux arêtes opposées dn faisceau

conique des rayons visuels , dans un plan qui passe par

l’axe diVtône , c’est-à-dire par l’axe optique.

Concevons la surface conique coupée par un .plan parallèle à sa génératrice courbe , nous aurons la même 'vision, soit que nous {Ëgardioos la courbe résultant de

cette intersection , soit que nous regardions la généra-.

trice courbe ; et les deux courbes semblables et inégales qui sont dans cé cas , sont dites perspectives l’une de

* l’autre. , *

Estimation de la grandeur et illusion d’optique. — L'angle visuel est formé par les deux rayons qoi , eu.'

partant des extrémités de l’objet , viennent se croiser

dans la prikielle. Derrière cet angle il s’en forme uu

'second qui , provient des mêmes rayons réfractés à tra-

vers le cristallin et les autres humeurs de l’œil; cet an- *

gle sous-tend le diamètre de l’image^sur le fond de l’œil,

et.il est facile de voir qu’il augmente et diminue en mètne tems que l’angle visuel ; et lorsque l’un et l’autre sont petits*, les augmentations et les diminutions,' ainsi * que celle du diamètlre de l’image , sont sensiblemênt en raison iuverse des distances de l’objet à l!œil. *

Maintenant la grandeur d’un objet peut être considérée soqs plusieurs rapports différens. Les véritables di-

* mensions.de l’objet , considéré en lui-mème, donnent ce

ET I U» tiSIOHS d’oFTIQÜE. ' * 89 ,

qu’on appelle la grandeur réelle , et l’ouverture de Tangle visuel détermiue la grandeur apparente ; d’où l’on voit que la grandeur rgelle étant une quantité constante, la grandeur apparente varié continuellement avec Ja distance. •* . ,

Plus l’éloignement des objets rend les angles visuels petits plus les grandeurs.apparentes diffèrent des grandeurs réelles ; ainsi tous les objets visibles semblent ‘di- , « ,

. minuer de grandeur à mesure qu’ils s'éloignent de nous;

un objet situé à une distance considérable nous paraît

beaucoup plus petit qu’il ne l’est réellement , et même * • il finit par disparaître entièrement à. nos yeux quand

nous nous éloignons suffisamment. Le plus ou moins de

clarté des objets, et la manière plus ou moins nette et

distincte* dont nous les apercevons , nous les font juger

encore ou plus proches ou plus éloignés. C’est d’après ces considérations que l’on doit diminuer dans un tableau les dimensions des objets réprésentés , à mesure qu’ils sont ceiisés être dans un plus grand éloignement.

Lorsque entre un objet et noùs il se trouve plusieurs autres objets, cette circonstance nous aide encore à estimer la dis.taùce du premier objet par une sorte d’addition que nous faisons de toutes les distances des objets intermédiaires pour en composer une distance totale , d’où il résulte qu’alors un objet nous parait plus éloigné que dans le cas où l’espace qui nous en sépare serait nu, et sans aucun point de ralliement qui put nous servir à récapituler toutes les pgrliot de la distance.

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