‹ Nouveau manuel complet de perspective, du dessinatuer et du peintre contenant les elements de geometrieChapitre 34 sur 126 · I©2 CHOIX DE LA DISTANCE · texte numérisé non relu

I©2 CHOIX DE LA DISTANCE

tre : c’est à lui de la choisir avec goût , et de manière à

distinguer, sons l’aspect le pins favorable l’ensemble des objets qu’embrassé son angle optique. Nous ferons ob-*

«eryer seulement que le spectateur qui veut juger consciencieusement la perspective d’un tableau , doit se placer., par rapport à la bnse du tableau , à une distance proportionnelle à celle jjue le peintre a choisi.

Un tableau est fait habituellement pour être vu d’as- f sez près, de quelques décimètres tout au plus; la longueur de la base du tableau pourra donc, servir de li-‘ mite pour la plus petite distauce dont on devra faire • choix; mais ensuite, pour obtenir des lignes plus heureuses, qui se coupent sous des angles moins aigus, surtout pour ne pas avoir de déformations pénibles à l’œil, on sera libre d’augmenter cette distance presque autant qu’on le voudra, . ’

le peintre , pour étudier l’influence delà distance sur les contours des objets , se rapprochera et s’éloignera du même point de vue; c’est ainsi qu’il se rendra compte de la variation d’effet produit par un change-

ment de distance , sur l’aspect de la même nature. Il remarquera que si une trop grande distance fait disparaître les détails pour n’accuser que les masses , il n’en résulte au moins jamais cette déformation désagréable . qu’une distance trop courte impose aux objets, dès qu’on n’en peut plus embrasser la masse qui semble alors se perdre dans une foule de détails minutieux.

Quant à cette distance elle-même , dont l’apparence sür le tab’eau n’est qu'un point qui se confond avec le

OilL DU SPECTATEUR. V IOÎ

point principal , pu est convenu de la mesurer sur l’horizon, à droite et à gauche du-point principal, et d’appeler point de distance , le point qui en marque ainsi l’extrémité. Mais comme le point de distance , qu’on

nomme aussi quelquefois point d'éloignement , se trou-

verait alors hors du tableau, ce qui serait fort mcpm- . mode poqr les tracés perspectifs , nous donnerons toujours le moyen de le remplacer par un point de l’horizon du tableau.

Œil du spectateur. — Si nous avons dit jusqu’à présent Y ail du peintre, Y œil du spectateur , c’est qu’en perspective, où l’on ne peut opérer sûrement que sous un s’eul angle optique, il ne faut jamais oublier que les axes optiques des deux yeux doivent concourir vers un même point de vue, afin que les images des objets puissent venir se peindre sur des parties jcorresppndantes des rétines.

Ayant fait une fois pour toutes cette observation indispensable , nous dirons maintenant indistinctement , les jvux ou l'œil du spectateur, et il sera toujburs sousentendu que nous n'opérons que sous un seul angle optique, invariable, ainsi que nous l’avons- dit, pour un même tableau. » .

Si le peintre ferme l’un de ses yeux, et qu’en regardant avec l’autre auquella main servira d’une espèce de tube isolant, il détermine ainsi d’une manière précise , son angle optique et son point de vue , il s’apercevra que l’ensemble et les détails sont plus distincts alors pour son œil qu’ils ne l’étaient pour ses deux yeux. Ce

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