SEPTIÈME TRACÉ
Étant donnée une face d’un bâtiment rectangulaire , parallèle au tableau , déterminer son autre face.
Soient donnés , (fig. 54) P , d, Vd étant la moitié , de la distance , et la face M ; supposons d’abord que le bâtiment soit une tour carrée , on divise Ab en deux parties égales au point e : on joint BP, b P et e d ; par . le pointe d’intersection’ de cette dernière ligne avec 'BP, on mène une verticale qui termine la face N perpendiculaire à la face donnée M de la tour carrée.
• Si d’y P d étant le quart de la distance , est donnée sur la verticale du tableaii , il faut diviser A B en quatre partiès égales , en porter une de b en e’ sur la verticale B b y et joindre alors c’ d qui , par son intersection avec ÆPj détermine c' et par suite la verticale c c' qui termine la face N, perpendiculaire à la face donnée M de la tour carrée. ,
Supposons maintenant un bâtiment rectangulaire dout la face N doive être moitié ou double ou triple , etc. , de la face donnée M ; on joint fd ou Ad , ou gd , etc.
B / étant moitié de B e , B A étant le double de B e ,
B g étant le triple de Be , etc. , et ppr les points % d’intersection de ces droites avec BP , on mène des verticales qui limitent ainsi la face N demandée , moitié , . double, triple, etc., perspectivement, de la face donnée.
«On voit encore ici toute l’importance du choix de la distance , puisqu’il suffit de la faire varier pour qu’une face double ou moitié d’une autre, puisse devenir une*
BATIMENS RECTANGULAIRES. Iîg
face qui lui soit égale. Nous revenons sans cesse sur . cette observation importante , le choix de la distance ,
parce que c’est elle qui, dans un tableau , modifie l’aspect perspectif d’un bâtiment ou de tout autre objet , de manière qu’on peut à volonté , pour ainsi dire, soit en relever et en accroître l’élégance , soit F écraser, et la diminuer jusqu’à la déformation.
Ce tracé perspectif, qui sert constamment dans les paysages où se trouve la moindre fabrique , est une conséquence de celui que nous avons donné précédent- • ment pour obtenir des rectangles proportionnels' à un carré; nous n’avons donc rien à y ajouter , et en général nous laisserons par la suite ces faciles explications à la sagacité du lecteur ; convaincu , qu’en les trouvant lui-même, 'il ne pourra plus oublier les principes élémentaires de la perspective , que les tracés se graveront mieux dans son esprit , et qu’il pourra les appliquer sans peine aux différées cas qui se présenteront par la suite. Cependant nous n’hésiterons pas , chaque fois que nous le jugerons nécessaire , à donner la construction géométrale sur laquelle reposera le tracé per- * spectif.