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pour obtenir téquarrissage

1 8. Calculs présentés à cet égard,

12. — On distingue les futaies, en demie ou jeune, et en haute ou vieille. Les premières sont celles de quarante à quatre-vingts ans , et les autres sont celles qui ont un âge supérieur jusqu'à trois et (juatre cents ans.

i3. — Pour établir la valeur totale d'une futaie, les experts considèrent la nature du sol, la bonne ou mauvaise exposition de la futaie, sa situation, l'âge des arbres, leurs défauts , l'usage anquol ils sont propres suivant leurs espèces, formes et qualités; après quoi ils font l'arpentage de la forêt, et comptent tous les arbres (|ui la composent, <lont ils font un état général divisé en cinq classes, dans chacune desquelles ils expriment les grosseurs paiticulières et les hauteurs communes des arbres.

La première classe comprend les tiges les plus grosses et les plus

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droites, capables de fournir des arbres de pressoirs ou de moulin, etc. ; elle comprend encore ceux dont les courbes servent à des constructions difficiles, telles que les roues des grandes usines.

La deuxième classe comprend les gros arbres dont le ironc convient spécialement au sciage et aux travaux de refente.

La troisième est composée des arbres qui sont propres à être réduits en charpente, tant pour les bâtiments civils et militaires que pour la marine.

La quatrième doit contenir tous les arbres, autres que les chênes que l'on doit différencier par leur essence particulière, parce que cette essence leur donne plus ou moins de prix.

Enfin, la cinquième espèce comprend les arbres rabougris et défectueux, auxquels on ajoute les principales branches des autres arbres avec leurs houpiers.

Avec un semblable état bien exact , on obtient facilement le produit total en nature d'une futaie , et on l'apprécie en argent , au moyen de la connaissance des prix, qui ne peut s'acquérir que sur les lieux, ainsi que celle des frais d'exploitation et de maind'œuvre.

i4- — Le procédé que nous venons d'indiquer n'est pas facile à pratiquer pour une futaie d'une grande étendue. Il faut la traverser dans tous les sens , et la diviser en plusieurs lots , suivant qu'il se trouve des parties plus faibles, moins garnies d'arbres, et suivant leur qualité. On donne à chaque lot une estimation particulière, après avoir compté et divisé en trois classes les arbres de chaque partie ou lot. Dans la première classe sont les beaux arbres; dans la seconde les médiocres, et dans la troisième les défectueux. On examine ensuite l'usage auquel chaque classe des arbres est propre, et on en fait l'estimation séparée et graduelle suivant leur qualité et le nombre des arbres; enfin on réunit ces trois estimalions pour en former une totale.

i5. — Quant à la hauteur des arbres futaie, on l'obtient avec une planchette taillée en équerre rectangle, et de deux côtés égaux, ayant une rainure à un de ses côtés dans laquelle passe un fil, garni d'un plomb par un bout, monté par le moyen d'une douille sur un piquet ferré qu'on enfonce en terre. Mais on opère avec plus de précision en se servant de baguettes de la longueur d'un mètre, qui s'emboîtent à vis les unes au bout des autres, et dont on ajuste ainsi le nombre convenable pour atteindre aux branches qui terminent le tronc.

Enfiû, le moyen le plus certain pour obtenir la hauteur d'un ar-

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