DES CHARRUES
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li’liistoire des charrues serait fort intéressante pour la littérature agricole, si je puis me servir de cette expression, mais elle serait hors-d’œuvre dans un ouvrage pratique tel que celui-ci. Depuis un assez grand nombre d'années les sociétés savantes ou d’encouragement ont mis beaucoup de zèle à perfectionner cet instrument, le plus utile de tous; les plus habiles mécaniciens, les cultivateurs les plus intelligens s’en sont occupés, et néanmoins, à en juger froidement, la charrue, depuis un siècle et davantage, n’a éprouvé que peu de changcmcns d’un avantage incontestable. Cela vient sans doute de ce que l’on est toujours parti du même point , ou , si l’on aime mieux , du même modèle , du crochet, que l’on n’a pas essayé de changer, mais seulement de perfectionner.
Un simple garçon de ferme , Orangé, est le dernier qui vient de modifier la charrue, d’une manière ingénieuse , il est vrai , mais qui est bien loin d’avoir l’importance qu’on lui a donnée dans les journaux politiques et littéraires, qui sont sortis de leur sphère ordinaire pour répéter ce que l’on a dit de cet instrument.
Nous avons décrit un grand nombre de charrues, et cependant si nous avions voulu en faire une mouographic complète, ou seulement publier tous les dessins et descriptions qui nous sont parvenus, le nombre en eût été beaucoup plus considérable. Nous avons dû choisir, pour les figurer, toutes celles qui forment type, et dont l’utilité a été généralement reconnue. Celles qui leur ressemblent, et dont toute la différence gît dans quelques détails, soit en plus, soit en moins, n’ont pas dû prendre fdacc ici, lorsque ces légères modifications n’apportaient aucun changement dans les résultats, ou, à plus forte raison, quand ces résultats étaient désavantageux. C’est ainsi que l’on ne doit pas chercher dans notre ouvrage la description des charrues misérables et imparfaites dont on s’obstine encore à se servir dans plusieurs de nos départemens, où uiauquc l’exemple des grandes exploitations.
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Parmi les charrues étrangères, j’ai dû turc un choix, et je crois y avoir mis autant d’attention et de bonne loi qu’il est possible.
Je prévois qu’on me demandera pourquoi je n’ai pas indique quelle est la meilleure charrue? Voici ma réponse : Toute* sont bonnes, mais chacune dans sa localité, et il n’y a que l’eipcrience du terrain, des hommes et de l’espèce d’animal d’attelage, qui doive déterminer le cultivateur à donner la préférence à tel ou tel instrument. Nous nous bornerons donc ici à nommer celles qui sont généralement préférées par les propriétaires des environs de Paris, des départemens voisins, et par les grands cultivateurs du reste de la France. Nous établirons ccttc citation sur un fait positif, sur les demandes qui sont le plus ordinairement faites à M. Cambray, et autres mécaniciens de la capitale.
i ° Charrue de Dombasle, perfectionnée par M. Cambray, pl. i'i, fig. 5.
— a* Charrue de Dombasle, pl. 25, fig. 1 . — 3° Charrue de M. Cambray. pl. 24 > Cg- — 4° Charrue motard, pl. a3, fig. 1. — 5“ Araire de Guillaume, pl. 36, fig. ». — 6° Charrue américaine, pl. 18, fig. ». — y® Petite charrue anglaise, pl. »<), fig. 1. — 8° Charrue écossaise, pl. r, fig. ». — t)° Charrue de Small, pl. 16, fig. 1.
— »o° Charrue touroc-orcillc, pl. 2.{, fig. 2, etc. Nous ne citons pas ici la charruc-Grangé, planche 27, fig. », parce qu’une expérience asser longue n'a pas encore déterminé sa place d’une manière définitive.
Nous répétons ici cc que nous avons déjà dit ailleurs. Il est d’un si haut intérêt pour l’agriculture de donner la plus grande publicité à tous les perfcctionncmcns apportés dans les instrumens aratoires, quels qu'ils soient, que nous engageons de tout notre pouvoir les personnes qui auraient fait quelque découverte de cc genre , de nous en adresser la notice avec un dessin détaillé , à l'adresse de M"' Lcncveux , éditeur, rue du Cimetière-Saint-André-des-Arts, n. t8. Nous nous empresserons de les publier dans nos supplémens, qui paraîtront régulièrement de six mois en six mois.
Charrues.
i . Charrue-taupe. Voici un des instruirons les plus singuliers qui soient résultés du génie inventif des Anglais.Un âge b porte en avant un régulateur a, composé d’une petite roue c, que l’on hausse et baisse à volonté, et que l’on fixe au point déterminé par le moyen d’une cheville en fer qui traverse l’âge et passe dans un des trous du régulateur. L’autre extrémité se termine en d, par deux manches établis dans les mêmes principes que ceux d’une charrue ordinaire.
Un montant e traverse l’âge, et peut se hausser ou baisser à volonté, de la même manière que le régulateur. Il sert de contre, et sa partie antérieure f doit être tranchante. 11 porte à son extrémité inférieure une pièce de bob cylindrique g , ayant un peu moins de diamètre vers le devant , qui est taillé en biseau et armé en h d’une lame de fer tranchante et pointue.
Devant le contre est une roulette ou molette en fer i, acérée et tranchante sur scs bords. Elle est destinée à faciliter le passage du coutrr f, en coupant les racines qui pourraient lui offrir de la résistance.
On se sert de cet instrument pour assainir les terrains trop humides , mais cependant argileux et compactes, capables par leur solidité de conserver quelque temps les rigoles souterraines, par exemple des prairies, des luxernes, et même d’autres champs.
La pièce de bois g trace sous terre, à la profondeur que l'on a fixée au moyen du contre et du régulateur, un boyau i la manière de celui des taupes, dans lequel les eaux se rendent et s’écoulent selon la direction inclinée du terrain. Nous n’avons pas besoin de dire que l’ouvrier doit se diriger dans le sens de cette inclinaison en traçant les rigoles.
Un crochet placé en avant de l'âge sert à fixer l'attelage, et quelquefois on ajoute un avant-train.
i. Cultivateur à socs et à contres. La Ggurc i le représente de profil, et la figure a-A en plan. Il se compose de deux pièces de bois a, b, dont l’extrémité se recourbe et forme les manches c, d.
A la pointe de l'angle formé par l’instrument est un fort contre e, à la
pallie supérieure duquel est attache le crochet servant à placer le palonnicr. Derrière le coutre se trouve un soc présentant un angle droit , comme nous le montrons dans les figures H, C.
I.c liras b porte en outre , ainsi que le bras mobile a, quatre coutrcs droits d, d , d, d, un cinquième courbe e , puis un soc f. Celui-ci présente un angle plus aigu, fig. D, E, et se place de manière à ce que le côte extérieur du triangle g soit parallèle à la ligne du tirage.
Le bras a , fig. o-A , est mobile en manière de charnière au moyen d'une cheville i, dont l'extrémité se prolonge en coutre. Les tenons mobiles l, m, n, qui servent à fixer les deux bras, passent à travers le bras a au moyen d’une mortaise, et fixent l'écartement des bras au point désire au moyen de chevilles.
En Angleterre on emploie cet instrument pour cultiver entre les rangées de plantes. La terre est soulevée par les socs , puis divisée par les coutres, qui, en meme temps, arrachent le chiendent et autres racines parasites.
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. Charrues.
i. Battoir à versoirs mobiles. On s c sert de cct instrument pour butter les plantes cultivées en ligne , tels que le maïs, les pommes Je terre, etc. Ce qui le distingue des autres inslrumcns destinés au même usage , c’est la faculté que l’on a d’écarter plus ou moins ses versoirs , à volonté , de manière à jeter la terre de chaque côte k une distance plus ou moins grande, calculée sur celle qui existe entre les rangs des plantes.
La flèche b , a 5 pieds 7 pouces , non compris le plot c qui sert à fixer solidement les manches d, d, au moyen du boulon e. Un autre boulon h les assujetit à la flèche. En avant, en f est un régulateur à roue, qui se hausse et baisse à volonté pour donner le degré d’entrure convenable.
La semelle g, dedeux pieds de longueur, est ordinaircmcntcn bois, ainsi que le corps consistant en deux raontans. Le soc, d’un pied de longueur, triangulaire et allongé , est en fonte ou en fer battu.
Les deux versoirs a, a, sont en bois, mobiles, au moyen de deux charnières i, i, qui les attachent au montant antérieur. Chacun d’eux porte une bande de fer 0, de 10 pouces de longueur, percée de trous, qui vient s’ajuster, au moyen d’une cheville à tête boulonnée, dans un trou pratiqué pour la recevoir derrière le montant postérieur, comme on le voit dans la fig. i-B. La même cheville assujetit les deux bandes qui se placent l’une sur l'autre, et de manière à tenir les versoirs dans un écartement déterminé. Chaque bande est attachée à son versoir par un anneau et un crochet qui lui laissent tout le jeu désirable. Les versoirs ont 1 pied 5 pouces de longueur.
a. Cultivateur à houes mobiles, lia sur les autres cultivateurs l’avantage d'embrasser une plus ou moins grande largeur de terrain , selon le besoin de celui qui s’en sert.
La flèche b est longue de G pieds. Elle se termine en avant par une bride et un régulateur d, que l’on hausse ou baisse pour déterminer le degré d’entrure.
La queue se compose de deux manches f, f, longs de 5 pieds, attachr's à la flèche à 3 pieds du régulateur, en g. et solidement maintenus pr une traverse et un fort tpnon a.
Le soc e a 1 5 pouces (le longueur; il est voûte et a la furme d'un triangle allonge', comme on le voit en a-B. Il est filé au montant c, et maintenu par la tringle », qui va s’implanter sous la flèche.
Les deux houes o, o, sont triangulaires, mais à côtes anondis, comme on le voit dans la figure a-C , où nous les avons représentées placées tel qu’elles doivent l’être entre elles et relativement au soc. Elles sont fixées par de solides montons n.
Les liras ou traverses h, h, sont mobiles, fig. a-A. L’extrémité attachée à la flèche en r, r, est placée entre deux fortes bandes de fer, une en-dessus de la flèche, l’autre en dessous. Une cheville de fer, qui la traverse ainsi que les deux bandes, lui forme un axe autour duquel le bras peut facilement tourner : cette mobilité sert à rapprocher ou à écarter de la flèche , à volonté , les houes o, o. On les maintient dans l’écartement déterminé au moj en des bandes de fers, s, que l’on fixe sur la flèche en w, au moyen d’une cheville en fer.
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Charrues.
i . Charrue à creuser des rigoles. On doit la connaissance de cet in strument à M. Thaer, dont l'excellent ouvrage a cté traduit par M. Mathieu de Dombasle. Maigre son utilité , je ne l’ai pas encore vue dans nos provinces les plus riches en prairies naturelles , ce qu’il faut sans doute attribuer à une cause unique : c'est qu’on n'a pas eu occasion de la connaître.
Avec celte charrue , un homme peut creuser des rigoles dans une prairie, en quatre heures de temps, plus que dix autres ne feraient en quatre jours.
La flèche a porte une roue h, s’élevant et s’abaissant à volonté, servant à déterminer le degré d’entrure.
Le soc c, le grand coutre d , et le petit coutre e, sont d’une seule pièce, en fer, et fort tranchans. Le grand coutre d touche presque à la flèche, et s’appuie sur le versoir ; le petit e n’a que la moitié de sa grandeur, et ne tient qu’au soc. Tous deux s’élèvent dans une position inclinée, mais parallèle; c'est-à-dire que leur écartement l’un de l'autre est, en haut connue en bas , égal à la largeur du soc aux côtés duquel ils sont soudés.
Le soc doit avoir la même largeur que celle destinée à la rigole à creuser; ordinairement 7 pouces.
Le cep « forme le dos d’àne sur son côté extérieur , de manière à offrir un plan incliné o, le long du versoir g. Celui-ci est ajusté sur le manche h.
Lorsqu’on se sert de cet instrument , la terre est coupée horizontalement par le soc , de manière à former le fond de la rigole ; elle est fendue verticalement par les contres , ce qui forme les côtés de la rigole. La langue de terre coupée s’élève entre les deux contres sur le plan du cep o, puis elle est rejetée snr le côté par le versoir.
La figure i-A montre celle charrue du côté opposé au versoir. Peutêtre serait-il avantageux de recouvrir entièrement ce côté d'une plaque de tôle.
i. Extirpateur. Cet instrument a été invente' en Angleterre, fur M. Gegg, d’Hertfordshire. Sa grande utilité' l’a fait se répandre rapide- •
ment dans tontes les cultures d’Angleterre; puis il a jtcnc'tre' en France, où il a reçu différentes modifications avantageuses, comme on le voit dans cet ouvrage. Sa principale utilité consiste à détruire les herbes parasites , en coupant et déterrant leurs racines. 11 ameublit la terre à deux ou trois pouces de profondeur, et sous ce rapport, peut être très-avantageusement employé toutes les fois qu’il faut donner de légers labours.
Il consiste en un cadre en bois, a, b, c, d, plus ou moins grand, scion le nombre de socs qu’on veut y attacher, en remarquant que le côte b, c, doit être plus large que le côté a, d, de tout l'intervalle qui se trouve entre deux socs. Cette différence résulte de ce que la barre de derrière porte toujours un soc de plus que celle de devant , et que les uns sont placés en face du point qui correspond au milieu de l’intervalle qui sépare les autres. Nous avons figuré le plus grand de ces instrumens; il porte onze socs dont six derrière et cinq devant. On en fait d’autres qui n’en ont que sept ou cinq ; d’autres qui n’en ont aussi que cinq, mais placés sur une seule ligne.
I,e cadre ou châssis [toile deux manches e, f, qui servent à diriger l’instrument , et se prolongent en forme de traverses pour augmenter sa solidité. Il a une flèche h , et un avant-train g.
Les socs a-A et a-B sont bombés. Ils se fixent au cadre par une tige i, et une vis k , qui traverse la barre et s’arrête au moyen d'nn écrou.
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Charrues et Houe i'i cheval.
i . Charrue danoise. Elle est d’une construction extrêmement simple, et pour cette raison ne serait pas sans quelque avantage, si son versoir, forme d’une planche , avait une courbure plus heureuse, l.c soc est à peu près triangulaire, e'vidc dans le milieu ; la flcchc est longne , elle se fixe au cep par le moyen du manche et d’un tenon.
La fig. i-A représente la fourchette sur laquelle on pose la charrue , ou plutôt les charrues , pour empêcher leur soc de traîner sur les chemins.
a. Charrue à trois houes; houe à cheval cl à trois socs. Cette machine est très-commode pour sarcler et biner 1rs plantes cultivées en rangs, tels les pommes de terre, le maïs, etc., etc. La fig. a- A la représente en plan , et les mêmes lettres indiquent les mêmes parties.
Une flèche a se termine en avant par une chaîne l, servant à attacher le palonnier auquel on attelle un cheval. Près de l’extrémité est le régulateur c, servant à donner aux Loues le degré d’entrure que l’on désire; pour cela il ne s’agit que de le hausser ou baisser au point convenable, ce qui fait élever ou descendre la roue d; on le maintient en position au moyen d’une cheville qui traverse la flèche en e. La roue est en fer et tourneautourd’un boulon qui la maintient.
L’autre extrémité de la flèche se termine par une queue dont les deux manches Jf sont consolidés par une traverse g, et s’attachent aux côtés de la flcchc et contre la traverse ou portc-houc en h h. Le porte-houc est creusé par deux mortaises alongc'cs o o, qui le percent de part en part, et dans lesquelles viennent sc placer les tiges des deux houes k k. Parce moyen , on peut écarter ou rapprocher les houes l’une de l’autre à volonté, et les fixer solidement au point désiré avec les écrous l L On peut, si on le veut, leur donner un écartement égal à la largeur de la houe du milieu m, comme nous le montrons par des points, dans la fig. u-A. La houe antérieure m est fixée à la flèche par le même moyen que les deux autres le sont à la traverse : toutes trois sont soutenues par une baguette de fer, en crochet n n , qui vient s’attacher à la flèche.
3. Charrue brabançonne. La flèche <* porte en avant un régulateur b, compose" d'une tige qui la traverse et s’y fixe à la hauteur désirée par le moyen d’uu coin c ; pour donner plus ou moins d’entrurc, on hausse ou Laisse plus ou moins le sabot en bois d. A l'extrc'initc est une bride de fer e, portant une bande percée de 8 à i o trous servant à fixer le palonnier, selon que l’on veut diriger le soc à droite ou à gauche.
Le contre f est de forme courbe; on l’attache h la flèche au moyen d’un coin h , comme le régulateur.
Le soc g est en fer forgé; il s’ajuste au versoir i, et se fixe au cep k, par le moyen d'un crampon.
Le cep k, pour ne pas s’user trop promptement , est recouvert de plaques de fer.
Le versoir est solidement fixé par des élançons boulonnés sur la flèche r, sur le manche en l et sur le cep en rn.
Du côté opposé au versoir est un plateau en bois n maintenu contre la flèche et sur le cep, servant à réunir et à donner une grande solidité à toutes les pièces de la machine.
La queue se compose d'un seul manche o , muni en p d'une manette que le laboureur saisit d'une main pour diriger la charrue avec plus de facilité.
La charrue du Brabant est fort en usage dans le nord , où on la trouve très-avantageuse pour la culture des terres fortes et argileuses, quoiqu'un l'emploie dans tous les terrains. Mlle creuse des sillons profonds et retourne très-bien la terre.
Charrues.
1 . Charrue de Small. Elle est fort en usage en Angleterre, et sa légèreté l'a fait importer en France, où on l'emploie avec avantage dans les terres peu consistantes.
La flèche b a 5 pieds de longueur ; elle se termine en avant par un régulateur en équerre , et son système de tirage est le même que celui de la charrue écossaise , planche 17 , fig 1 , ou de la charrue américaine , planche 18, Cg. 1. Voyez ces articles.
La queue se compose de deux manches d, f, dont le principal, d, est presque parallèle à la ligne de la flèche. Tous deux sont boulonnés , d'abord sur la flèche en e , puis sur le montant postérieur du corps a.
La semelle d est en bois, garnie d'une plaque en fer c, pour empêcher qu'elle no s’ use parlcfrottcracnt .Elle a 2 pieds 10 pouces de longueur avec le soc; celui-ci est attaché au versoir par une bande de fer f, i.
Le corps consiste en deux montans o o en bois.
Le versoir f, en fonte, est très-grand et très-courbé, comme on le voit dans la fig. 1 -B ; il a 1 3 pouces de longueur et s’éloigne de 1 1 pouces de la flèche dc/cn n, Cg. i-B. 11 est maintenu sur le soc par la bande de fer 1, contre le montant anterieur du corps par un boulon, et contre le montant postérieur par une tringle de fer en arc-boutant n.
Le contre g est droit, très-incliné, fixe contre la flèche par une fausse mortaise en fer. On le maintient solidement en place au moyen d’une vis de pression h , Cg. 1 -B.
2. Extirpateur à 5 socs. Cet instrument , invente en Angleterre et naturalisé en France , si on peut se servir de cette expression , est fort utile pour ameublir la surface de la terre , et pour détruire les herbes et les racines parasites. On en fait de différentes formes et grandeurs , voyez planche 23 , Cg. 2; mais celui que nous donnons ici est le plus généralement employé par les bons cultivateurs.
Sa charpente est absolument la meme, tant pour la Carme que pour les
dimensions , que relie du scarificateur de la planche 1 7 ; aussi se serton assez ordinairement du même instrument , auquel on ne fait que changer les contres en houes, selon le besoin, comme nous l'avons décrit à la planche citce. Nous nous bornerons ici à parler de ses houes.
Elles ont to pouces 6 lignes de longueur d'a en c, et 9 pouces de largeur de c en e; leur tige d ayant t3 pouces de longueur, est solidement fixée aux traverses par une vis et un ccrou. Elles sont placées à la même distance entre elles que nous l'avons dit pour les coutrcs. Or, comme elles unit) pouces, largeur égale à la distance qui les sépare, si on les suppose sur la même ligne il en résulte que tonte la surface du terrain se trouve attaquée et labourée sur 3 pieds de largeur.
Charrues.
i. Charrue écossaise. Nous l’avons figurée, planche a i, fig. i, perfectionnée par Small; nous la reproduisons ici telle qu’elle a etc perfectionnée par nos mécaniciens français, et l’on s’apercevra aisément qu’elle y a beaucoup gagné.
La flèche b, a 5 pieds 9 pouces de longueur. En avant elle porte un régulateur à équerre, d, dont la branche verticale serti régler l’cntrurc, et la branche horizontale la ligne de tirage. Cette dernière branche est munie de dents , entre lesquelles se place , plus ou moins à droite ou à gauche , l’anneau f, long d’un pied et portant à son extrémité le crochet où l’on a attaché le palonnier. A son autre extrémité se trouve attachée la tringle g, qui vient se. fixer par le moyen d’un anneau, au crochet de tirage placé entre le coutre et le corps.
La queue se compose de deux manches, /t, l, dont le principal, h, s’éloigne beaucoup plus que l’antre de là ligne de la flèche. J1 est fixé solidement au moyen 1° d’un boulon contre la flèche, a° d'un tenon, a, contrôle billot ou plot, i, 3° d’une tringle de fer boulonnée en k, l'entre son côté interne, et en e, contre l’extrémité de la flèche. Le second manche 2 , est boulonné contre la flèche et contre le billot. Tous deux sont réunis par une traverse m.
Le soc p, a un pied de longueur; il est triangulaire, et le dessus forme avec le corps et le versoir une courbe régulière. l«a semelle , r, ainsi que les montans, s, t, sont en fonte. Elle a 16 pouces de longueur, à partir du soc.
Le versoir , u, est également en fonte. Sa courbure est très-prononcée, comme on le voit dans la Cg. i-B. Il a ai pouces de longueur. En avant il est attache au montant antérieur du corps dans toute sa hauteur, en arrière il est fixé par un arc-boutant , v, en fer, boulonné sur le montant postérieur du corps.
Le coutre y, est fixé à la flèche au moyen d’une fausse mortaise faite avec une bande de fer x. 11 est droit, et maintenu par un coin.
a Scarificateur. Cet instrument est excellent pour défricher les an-
tiennes jachères encombrées de fortes racines , cl surtout pour remettre en culture les vieilles luxernières j les contres dont il est arme' coupent ou arrachent les racines et fraient un passage aise à la charrue.
11 se compose des pièces que nous allons décrire.
La flèche, b, a 5 pieds to pouces de longueur. Elle porte en avant une simple bride , a, pour attacher l’attelage. A 18 pouces de son extrémité' est un régulateur, d, ayant 2 pieds de longueur , y compris la roue dont le diamètre est de 6 pouces. Ce régulateur se hausse et se baisse à volonté, au moyen des crans e, dans l’un desquels entre une lame de fer formant le bord antérieur de la mortaise, lorsque l’on enfonce le coin i.
La queue se compose de deux manches ,f, f, de 4 pieds 6 pouces de longueur, boulonnés contre la flèche, en g, soutenus par deux tringles de fer h, et réunis par une traverse k.
L’instrument consiste en un châssis, c, c, l , m, ayant trois pieds de longueur , de c en l, et une longueur plus ou moins grande , selon la largeur de terrain que l’on veut embrasser , mais ordinairement dans les dimensions que nous allons indiquer. La traverse antérieure, c, c, a 26 pouces de longueur , ce qui donne 18 pouces de distance entre les deux contres. La traverse postérieure , l, m, a 3 pieds 6 pouces de longueur , ce qui permet de mettre entre les trois coutrcs o, 0,0, t8 ponces d’intervalle. Celui qui est attaché à la flèche trace au milieu des deux de devant, et les autres tracent à 1 8 pouces de celui-là , ce qui met un intervalle régulier de 9 pouces entre les cinq traces.
Les coutrcs ont >3 pouces de longueur, sous les traverses, et 1 pouces 16 lignes de largeur. Ils sont légèrement courbés et présentent leur tranchant en avant. On les fixe solidement au moyen d’écrous.
la» traverse c, c, est boulonnée sous la flèche, et maintenue solidemen1 en position par la tringle r. La traverse l, m, est au contraire posée sur la flèche.
CliaiTues.
i . Charrue américaine. Le mente de cette charrue est principalement dans sa légèreté. Elle est précieuse dans les sols sablonneux cl offre de même quelques avantages dans ceux qui sont forts , argileux, mais sans roches ni grosses pierres.
La flèche b est arquée à sa partie postérieure. Elle a (i pieds de longueur. Elle porte , en avant , un régulateur, f, consistant en une équerre à crémaillère, qui fixe les degrés d'cntrurc au moyen de la bande verticale qui se hausse et baisse à volonté , et la ligne de tirage au moyen de la bande horizontale e, portant des dents entre lesquelles on place, plus ou moins à droite ou à gauche, l’anneau allongé A, long d’un pied, auquel tient le crochet du palonnicr. Une tringle, d, longue de i pieds G pouces, tient par un anneau à la bride a , longue d’un pied 6 pouces et attachée des deux côtés de la flèche un peu derrière le corps de la charrue , ce qui lui donne une grande aisance de tirage.
La queue se compose d’un manche principal , g, qui se prolonge parallèlement à la flèche , et dans lequel celle-ci est assemblée à tenon et mortaise, en h. L’extrémité de ce manche principal va s’appuyer sur la semelle , en c, où elle est solidement boulonnée , connue on le voit dans la fig. i. Le second manche , f, tient à l’autre par ude traverse, m; et par une forte tringle, », boulonnée sur le côté interne de chaque manche ; par son côté externe il est appliqué contre le versoir, et il y est solidement fixé par deux boulons , en o, o.
IjC soc, i, a 1 3 pouces de longueur. 11 est réuni au cep par un boulon, j, fig. i, et au versoir par une bande de fer, p, fig. t-A.
La semelle q, est en fonte, elle a i pied de longueur. Le corps consiste en deux fortes bandes de fer s, t, qui se croisent et sont fixées l’une à l’autre par un fort boulon à leur point de section. L’une s, boulonnée sur la flèche, en v, la traverse, descend verticalement jusqu’au versoir, puis se courbe pour s’appuyer dessous , où elle est boulonnée. L’autre t, traverse également la flèche, en x, puis elle décrit une première courbe jusqu’à son point d’attache avec l’autre , ensuite une seconde courbe en sens inverse pour aller s’attacher sur la semelle au point t.
Le versoir e&t en foute ; il a > g pouces de longueur à partir du [«oint p, jusqu'à l'extrémité’ y. La partie o, o, appliquée confie le manche , a 1 1 pouces de longueur.
Le coulre est droit. Il traverse la flèche dans une mortaise, et se fixe au moyen d'un coin. 11 passe dans la bride a.
a. Charrue à bras. Cet instrument n’est guère employé que dans la petite culture ou l’horticulture, pour tracer, sur un sol préalablement défoncé , des sillons ou raies dans lesquelles on sème des légumes. Un homme seul la pousse en avant en traçant le sillon. Cependant, si on voulait s’en servir pour biner les memes récoltes cultivées en rangs , on pourrait se faire aider par un homme qui tirerait à l’aide d’une corde. On pourrait même y atteler un animal , par exemple un âne.
I.a flèche b, a quatre pieds de longueur. Elle porte en avant un régulateur dont la roue n’a que cinq pouces de diamètre.
La queue se compose de deux manches d, f, dont l’un , f, s’éloigne beaucoup plus de la ligne de la flèche que l’autre. Us sont attachés à la flèche et au montant antérieur du corps.
Le corps se compose de deux uiontans h, e, en bois , à G pouces l'un de l’autre.
Le cep et le soc ont i G pouces de longueur j le premier a, est en bois , le second c, est en fer battu.
Le versoir, i, est en bois si on peut trouver une planchette susceptible de recevoir une courbure comme on le voit dans la Cg. a- A. On peut aussi le faire couler en fonte. Il a 8 pouces de longueur d’t en e.
PLANCHE 19r.
Charrue et herse.
il. Petite charrue anglaise. Son nom indique de quel pays elle est originaire ; ses formes , assez singulières , s’éloignent de celles des a u tics charrues, dont elle ne diffère cependant, quant à l’usage, que dans la grande facilite que l’on a pour la diriger dans les terres légères.
La flèche a est courbée à sa partie postérieure, qui est ajustée à tenon et mortaise dans le manche b. En avant cHc porte un régulateur des plus simples. Il consiste en une bride c, tournant sur la flèche au moyen d’une cheville de fer d, qui lui sert d’axe. Une clavette de fer /, que l’on place dans un des trous de sa partie supérieure, suffit pour le maintenir et fixer la ligne de tirage. Le degré d'cntrurc se détermine en accrochant la chaîne du palonnierà un des trous plus ou moins élevé du devant de la bride e.
La queue se compose de deux manches g, b, dont l’un, b, est prallèlc à la flèche, et l’autre, g, est écarté du premier, à l’extrémité, de aa pouces. lis se rapprochent beaucoup à lenr extrémité inférieure, où ils sont maintenus par une forte traverse en fer », Cg î-B. Le manche b va de plus en plus s’appuyer sur la semelle h, i-A, contre laquelle il est boulonné. L’antre, g, est attaché contre le versoir, comme on le voit en k, fig i et i-B. En i est une traverse pour les consolider au sommet.
Le soc t est en fonte , ainsi que le cep. Sa pointe se dirige un peu à gauche, comme on le voit dans la fig. i-B. Il est fort large sur scs côtés qui se prolongent et viennent s’attacher à la semelle, en m, fig. i-A, et au versoir en n, fig. i et i -B.
Le corps est en fer battu. Il est formé de deux fortes bandes, boulonnées à la flèche en p, p. La principale et la plus forte, o, descend verticalement jusqu’à la hauteur du versoir, puis elle se courbe pour aller s’y attacher, ainsi qu’au soc. La seconde, r, se fixe solidement sur la première, et vient s’attacher au cep à la môme place que le manche.
Le versoir s a une courbure que l’on peut voir dans la fig. i-B ; il est en fonte a, applique inférieurement par sa partie x, fig. i, à la semelle, et par sa partie k au manche.
Le coutre z est droit; il se fixe dans la flèche par le moyen d’une mortaise et d’un coin.
Quelquefois on ajoute à la flèche de cette charrue, au point .)•, une roue et un régulateur, comme dans la charrue à creuser des rigoles et les scarificateurs.
u. Herse triangulaire de Guillaume. Elle se compose de deux bras a, b, longs de 6 pieds , maintenus solidairement dans le haut en c par une bande de fer. Elle a trois traverses, d, e, f, à 8 ou 9 pouces d'intervalle, et dont la plus longue a 5 pieds, A'f en g ; elle porte 8 dents, la seconde n, et la troisième 6. Ces dents sont en fer, très-peu courbées, et ont 9 pouces de longueur. Elles sont disposées de manière à ne pas passer dans le traces les unes des autres.
fai herse acquiert encore un degré de solidité par les deux pièces de bois h, h, superposées sur les autres. Nous ne pensons pas que oct instrument présente des avantages qui puissent le faire préférer à beaucoup d’autres herses.
PLANCHE 20r.
Charrues étrangères.
1 . Charrue à butter les pommes-de-terre. En Allemagne , dans les environs de Freyberg, cette charrue sert à butter les pommes-de-terre plantées par lignes. Elle peut egalement servir au même usage pour le maïs, etc. Pendant qu’nn homme tient les manches et la dirige, un âne, plus ordinairement deux femmes, la tirent en avant. La flèche a est munie d’un anneau où s’attachent une corde et une sangle qui servent aux femmes à tirer, pendant qu’elles tiennent le bout de la flèche terminée en béquille.
Le coutre b est courbe, fixé dans la flèche au moyen d'un ou plusieurs coins c, c.
Le soc d, figuré vu de face et en dessus, en i-B , est long de no pouces, y compris sa lame qui est en fer de lance, courbée en avant, longue de 9 pouces, et en ayant 4 et demi dans sa plus grande largeur. 11 est fixé à la flèche de la même manière que le contre.
Les versoirs e, fig. i-A, e, e, sont fixés à la flèche par une pièce de bois carrée ou triangulaire f, et maintenus dans leur écartement par une traverse g, g, douce sur la flèche et avec eux; leur côte anterieur s’adapte dans une rainure pratiquée à la partie postérieure du soc pour les recevoir, et recouverte par une planchette h.
La queue se compose de deux manches 1,1, fixés à la flèche au moyen d’une entaille, liés par une bande de fer n, et retenus, en outre, par deux barres du même métal m, m.
2. Charrue de Norvège, Falkenslener. Cet instrument est très en usage dans la Norwége. Il est simple, léger, solide, et donne d’assez bons résultats. La flèche a porte à son extrémité des crochets b, b, ou tout autre appareil c, pour attacher le palonnicr; elle est fixée au cép , dans sa partie antérieure par un tenon, et postérieurement par la queue d, qui ne consiste qu’en un seul manche recourbé.
Le soc e reçoit, dans sa partie inferieure, l’extrémité du cep f, que bous a von* ligure séparément, en a- A.
Le vèrtoir g, se compose de deux planches, garnies d’une plaque de tôle à leur extrémité antérieure , en i; la planche inférieure en est entièrement garnie. Il reçoit une inflexion bien combinée , telle que nous la faisons voir en g, fig. u-B.
Charrues.
i . Charrue écossaise , perfectionnée par Small. Cet instrument est d’un usage général en Angleterre, en Irlande et en Écosse, d’où il est originaire. Tiré par deux chevaux , il peut , sans les fatiguer, faire en huit ou neuf heures un labour parfait d’un acre anglais, répondant à 40 ares 4 centiares de France. . .
La flèche a est suffisamment épaisse pour n’êtrc pas affaiblie par les mortaises qui la traversent; elle est courbe afin de laisser au contre une plus grande longueur, et de ne pas retenir les racines qui se portent vers le haut par l'effet du tirage. Sa longueur est de 5 pieds. Dans sa partie antérieure est un ctricr, b de la fig. i-A, servant à contenir la chaîne c , au bout de laquelle est un crochet d, où l’on accroche le palonnicr. Plus ordinairement , l’extrémité de la flèche , au lieu d’avoir un étrier, jiorte une bride de fer, par le moyen de laquelle la ligne de tirage peut à volonté être baissée , levée , portée à droite ou à gauche.
I>a queue e se compose de deux manches inclinés de manière à se trouver élevés de trois pieds au-dessus de la surface du sol; le manche principal est en ligne droite avec la flèche; il est plus fort que l’autre , et a de 3 pieds 8 pouces à 4 pieds de longueur. Tous deux sont maintenus par deux ou quelquefois trois traverses.
Si l’on en excepte la flèche et la queue , tontes les autres parties de cette charrue sont faites en fer battu et en fonte.
Le soc f est long de 18 pouces; les deux bords de sa partie postérieure se replient à partir de l’angle formé par le tranchant, et se terminent par une douille qui reçoit l’extrémité du cep g. 11 se réunit aux pièces », k, dont la première, i, sc recourbe sur le versoir et forme un angle aigu, comme on le voit dans la fig. i-A.
Le cep g a uo pouces de longueur; il est attaché à la flèche au moyen du tenon l, qui la traverse.
Le versoir m, fig. t-A, a i3 pouces de hauteur en avant, et 16 pouce* de longueur dans sa partie supérieure. 11 sc fixe contre le manche et les autres parties au moyen d’un boulon.
Le coutrc n, est fixe à la flèche au moyen d’une mortaise par laquelle
il la travers* ; son inclinaison doit être calculée de manière à former un angle droit avec lalignede tirage , et un angle de 45 degrés avec Iceep. On ‘ lui donne l’inclinaison convenable au moyen de la tige de fer à boulon o, o.
1. Charrue à biner. Cet instrument est très-commode pour labourer entre les rangées de plantes cultivées en ligne. Dans les terres fortes et tenaces il remplace très-avantageusement la houe à cheval. On lui place deux versoirs lorsqu’il s’agit de rejeter sur les côtes la terre du milieu des rangées; on n’en place qu'un lorsque , au contraire, on veut rejeter au milieu la terre des côtés.
L’âge ou flèche a se termine par une queue b , composée de deux manches dont l'un se prolonge sur la même ligne que la flèche; ils sont liés au moyen d’une verge en fer c.
I.e soc il, est ajusté avec la semelle et le cep e, qui est en fer ainsi que la petite bande f. Cette dernière , étant sujette à s’user par le frottement , peut, au besoin, être enlevée et remplacée par une autre. Le cep est uni à la flèche par le boulon i qui traverse la flèche et le manche, et vient se fixer à la semelle.
Le versoir A, est en bois, recouvert d’une forte plaque de tôle. On peut lui donner plus ou moins d’écartement au moyen d’un crampon l, qui sert à arrêter un arc-boutant à charnière. Le côté opposé au versoir est garni d’une lame de fer n , qui repose sur la bande y.
Le routre est appuyé contre la plaque de tôle qui recouvre le versoir.
Charrues.
i . Charrue à deux versoirs. Ce qui rend cet instrument remarquable parmi les autres charrues , ce sont les versoirs qui, au moyen de deux quarts de cercle a, a, fig. i-A, perces de trous et se fixant sur l'âge avec une cheville en fer, b, s’écartent et se rapprochent à volonté.
La flèche e porte , en avant , un régulateur d, pour le tirage. Les -manches e, e, s’éloignent également de la ligne de l’âge, et sont fixés par une première traverse en fer ,f, et par un boulon qui traverse l’âge de g en g. Us se réunissent à leur hase, qui s’attache sur la semelle près du soc , en t.
Le coutre k est droit , appuyé sur le soc. Les versoirs l, l, sont fixés au corps m, par une charnière mobile.
Cet instrument remplace le cultivateur et la bouc A cheval. Il est trèspropre à donner nn fort buttage aux plantes cultivées en lignes, et il élève la terre à une grande hauteur au-dessus du fond du sillon. Quelquefois on s’en sert pour tracer des rigoles dans les champs.
a. Charrue de Dombasle , perfectionnée par M. Cambrai. Elle diffère essentiellement de la charrue de Dombasle, t° par la solidité des manches , qui s’attachent entièrement à la flèche par deux forts boulons a, a, fig. a-B, et non au corps ; par la traverse c, fig. a, qui lui donne de la solidité et empêche la terre et les racines de s’y engager aussi facilement ; 3" par d’autres details moins importuns.
La flèche ou âge b est droite. Elle a six pieds de longueur; elle porte en avant un régulateur d , consistant eu une équerre dont la branche supérieure traverse la flèche et se maintient à la hauteur désirée au moyen d’une cheville en fer tenant à une chaînette o , traversant la flèche et la brandie par un des trous e. La branche inférieure et horizontale f, du régulateur, est munie de trois fortes dents, entre lesquelles se place l'anneau de tirage g, pour diriger la ligne à droite ou à gauche. A cet anneau tient la verge de fer h, attachée sous la flèche, derrière le coutre, par le crochet f, fig. i- A.
I.c manche y a 4 pieds de longueur; il est indinc de manière à s’élc-
Ter de a pieds 8 pouces au-dessus du sol. Les mancherons s’écartent tous deux delà ligne du tirage, mais celui À- s’éloigne deux fois plus que l’autre de cette ligne; leur écartement total est de a pieds 10 pouces. Us sont maintenus par une traverse l , et par les deux boulons a, a, Cg, j-B, dont le premier traverse le billot m, et le second la flèche.
Le soc n , a- A , est attaché au versoir en p par un fort lien de fer, et tient à la semelle ou cep par son extrémité postérieure; il est large , triangulaire , et en fonte ainsi que le corps , les versoirs et le cep. Ce dernier a 16 pouces de longueur. Le corps se compose de deux montans larges et plats p, q, et de la traverse c, le tout fondu d’une seule pièce. U a, y compris la semelle, i5 pouces de hauteur.
1-e versoir r est fort , grand , à courbure très-prononcée, comme on le voit dans la fig. a-B. Son écartement du point s à la flèche n’est pas moindre de ao pouces. Il est maintenu solidement par les deux verges de fer v, x, boulonnées sur les deux montans du corps.
Le coutre t se place dans une fausse mortaise u, Cg. a et a-B, pratiquée sur le côté de la flèche au moyen d’une bande de fer , et il se maintient solidement en position avec un coin de fer.
Cette charrue me parait l’emporter sur celle de M. de Dombasle par sa solidité , et par la manière dont elle renverse la terre.
Charrue.
i. Charrue Molard. Nous l’avons représentée du côté opposé au versoir, dans la fîg. i , et vue en dessus dans la (ig. I-A.
Elle est très-remarquable par le mécanisme ingénieux de son double régulateur; mais ce mécanisme même, augmentant le prix de l'instrument hors des proportions de son utilité , est cause qu’on l’emploie peu aujourd’hui.
Un cadre en fer, i, i, i, porte tout le mécanisme. 11 est mobile et tourne autour de la cheville o, o, qui lui sert d’axe. On le lixe au moyen d’nnc autre cheville n, qui se rapproche des points l , l , i-A, sur une plaque de fer transversale r, i-A , selon que l'ou tourne le cadre plus ou moins à droite ou à gauche. Au bout du cadre sont placés la bride b, et le régulateur d, e, tournant avec le cadre à volonté, et servant, la première à régler la ligne de tirage, le second à déterminer le degré d’entrurc.
La bride porte un crochet c, qui se hausse et baisse à volonté, servant à attacher le palonnicr.
Le régulateur d, e , se hausse et baisse également à volonté, et se maintient en position au moyen d’une rbcvillc h , 1 -A , qui le traverse, ainsi que la pièce de fer faisant partie du cadre, en ni. Par ce moyen, la suc e lient non-seulement s’élever et s’abaisser, mais encore se portera droite ou à gauche, sur la ligne du tirage.
flèche <i, a 4 pieds G pouces de longueur.
Le contre p est solidement fixé au moyen d’un coin f et d’un anneau g. Le soc t , le corps de la charme u , et le versoir u , sont en fonte.
La queue se compose de deux manches en bois, dont l’un, jr , s’appnir sur la semelle, et s’y fixe au moyen de deux boulons à écrous, dont le plus long x traverse la flèche , le manche et le cep k. Le manche^ acquiert encore de la solidité au moyen de la barre de fer z.
•x. Cultivateur ; houe à cheval. I* fîg. n la représente vue de profil;
la fig. a-B , vue on dessus. On l'cmploio au huilage des pommes de terre , et autres plantes cultivées en lignes.
La flèche a se termine antérieurement par un régulateur b , qui permet de donner plus ou moins d’cntrurc au soc. Le corps de la charrue est en bois , ainsi que les versoirs , mais la semelle c est en fer , et sa pointe se courbe en avant pour fortifier la partie antérieure des versoirs.
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PLANCHE ar.
Charrues.
i . Charrue de M. Cambray. Celle-ci joint aux avantages de U charrue de Dombaslc ceux d’être beaucoup plus simple , plus légère, de ne jamais traîner de la terre avec elle, et de la beaucoup mieux renverser, à cause de la courbure plus prononcée de son versoir.
La flèche b a 5 pieds b pouces de longueur ; elle est un peu recourbée vers le manche, dans lequel elle est fixée à mortaise et tenon. Elle porte en avant le même régulateur que celui que nous avous décrit à l’article de la charrue de Dorabasle, planche a5.
La queue se compose de deux manches d , f, longs de 3 pieds et demi , dont le principal, f, se prolonge sur la même ligne que la flèche; il vient s'appuyer sur la semelle , où il est solidement fixé , et il sert de corps b la charrue. Le second manche d vient s’attacher sur le versoir en e , figure ■ -B , et se lie avec l’autre au moyen des deux verges de fer boulonnées que l’on aperçoit.
Le soc a est en fonte, ainsi que la semelle et le versoir; il est triangulaire et a 1 4 pouces de longueur. 11 s’adapte à la semelle par son extrémité gauche en c, et au versoir par une bande de fer g en dessus.
La semelle est en fonte : elle porte l’extrémité du manche f, et le corps i qui est en bob. Elle a a pieds de longueur.
Le versoir h est remarquable par sa courbure avantageuse , il est long de ua pouces et en fonte.
Du côté opposé au versoir est une plaque de tôle m, qui s'adapte sur le corps, sur la semelle, et au bord postérieur du soc, afin d’empêcher la terre et les racines de s’entasser dans l’intérieur du corps, lin g , fig. i , on aperçoit une échancrure servant à dévisser un boulon lorsqu’on veut ôter le soc. Celte plaque de tôle a ■ pied de hauteur.
Le coutre k se place dans une fausse mortaise o, pratiquée sur le côté de la flèche au moyen d’une bande de fer. Il est solidement fixé par un coin de même métal.
La verge de tirage p est attachée i une bride mobile r r , qui se hausse
i>u se baisse en raison du point où se trouve le bout de la crémaillère r du régulateur.
i. Charrue loume-oreille avec avant-train. Cette charrue ne peut guère être d’un bon usage que dans les pays où l’on fait les labours en plates-bandes ou billons , c’est-à-dire en retournant la charrue pour recommencer un sillon à côte' du sillon déjà fait, en prenant la ligne de tirage dans le sens contraire.
Nous ne décrirons pas l’avant-train , par la raison qu’il n’offre rien de plus particulier à cette charrue qu’à une autre. D’ailleurs nous l’avons représenté avec la roue de devant enlevée, s-D, afin qu’on pût en voir les détails tous rendus, quoique en petit.
La flèche 6 a 5 pieds G pouces de longueur ; elle est un peu courbée , et va s’implanter, à mortaise et tenon, dans un plot de bois a posé sur la semelle portant les manches, et fixé à son extrémité supérieure à la traverse tl. Ce plot est muni en c d’un porte-fouet.
Le soc y est triangulaire , long d’un pied , fixé à la semelle par un boulon qui le traverse en dessus. T>a semelle est fixée au corps e , ainsi qu’au plot a, et maintenue encore par la verge de fer o.
Le versoir se compose de deux parties : la supérieure h est fixée solidement sur le corps ; elle porte en avant une plaque de tôle pour l’empêcher de s’user; la partie inférieure, ou l’oreille, s’ôte on se place à volonté, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Elle s’attache au moyen d’une petite verge de fer courbée g, fig. n-C, qui se passe dans un anneau placé sur la semelle en m, et par une cheville n qui s’implante dans un trou creusé dans le corps a; une seconde cheville p sert à la saisir quand on veut la mettre ou l’ôtcr. Cette oreille est en bois, comme la partie supérieure du versoir : elle a no pouces de longueur et 5 pouces 6 lignes dans sa plus grande largeur. Le devant g est aminci en biieau , afin .de ne point faire de rcsislence en avançant.
Le coutre t traverse la flèche dans une mortaise; comme il faut le changer de position chaque fois qu’on change l’oreille de côté , on se sert pour cela du bâton r, dont on passe un bout dans ('arcades. Le milieu appuie avec force contre le coutre en q , parce qu’il cslobligé de se courber pour revenir passer devant le tenon t ; on passe le milieu du bâton à droite ou à gauche du coutre, selon que l’on veut incliner ce dernier à droite ou à gauche.
(Sa)
Le tirage se fait au moyen de la longue bride mobile u , à laquelle tient une chaîne x, qui va s’attacher à l’avant-lrain.
Quant au degré d'entrurc , on le de'termine aisément au moyen du châssis^-, que porte l’avant-train. La pièce de bois v v, sur laquelle est appuyée la flèche , se hausse et se baisse à volonté , et sc maintient en position au moyen de chevilles que l’on place dessous , dans les trous pratiqués le long des montans du châssis »'.
La ligne de tirage se fixe au moyen de la traverse z, sur laquelle on plante une cheville au point déterminé. Le crochet de la chaîne d’attelage se fixe à cette cheville.
Charrue.
i . Charrue de Dombasle ■ Cet instrument a ou , lorsqu’il fut invente' par le savant cultivateur dont il porte le nom, une réputation justement méritée.
La floche a est droite, longue de 6 pieds ; elle porte en avant un régulateur fort commode, d’une mécanique très-ingénieuse, mais que l’on emploie cependant peu , parce qu’il augmente le prix de l’instrument dans des proportions que ne compense pas son utilité. Nous l’avons figuré assez en grand , fig. i , pour en faire comprendre les détails , et nous le décrivons plus bas. La flèche se termine par un manche de 4 pieds de longueur, dont les mancherons s'éloignent tous deux de la ligne du tirage, mais celui b s'éloigne deux fois plus que l’autre de cette ligne. Leur écartement total est d'un peu plus de a pieds et demi; ils sont maintenus par une traverse en bois rf, et par deux boulons f f, fig. a-A et n-B, dont le premier est boulonne sur la flèche , et le second sur le corps , comme on le distingue très-bien en g de la fig. ■ .
Le soc c a 16 pouces de longueur; il est attache au versoir en f, par un lien de fer très-solide , et tient h la semelle par sa partie postérieure boulonnée; il est large , triangulaire et en fonte, ainsi que le corps, le versoir et le cep.
La semelle h a 19 ou 20 pouces de longueur. Le corps se compose de deux montans k k, fig. 1 , boulonnes sur la flèche en e e; celui de derrière s’y attache encore par un écrou i, au moyen d’un petit prolongement en arcade qu’il forme en dessous. Cette force lui est necessaire pour résister à l’effort des manches qui sont boulonnés dessus, inconvénient qu’a évité M. Cambray.
Le versoir n , dont on voit la courbure , fig. 1 -B , est maintenu en position par les deux verges o o , boulonnées sur les montans k k.
Le coutre m se place dans une fausse mortaise r, fig. 1 et î-B, pratiquée sur le côté de la flèche au moyen d’une bande de fer; il est maintenu solidement en position par un coin de même métal.
A côte du coutre , sous la (lèche , est un crochet de fer n , servant d'attache à la verge de tirage x. Cette verge a 3 pieds de longueur.
a. Régulateur. Il sc compose d’un châssis a à , forme par une épisse Jame de fer , et ajusté au bout de la flèche par deux tenons latéraux solidement cloués ou vissés , b. Ces tenons sont formés pr les proloagemeas de la bande.
En c est une boite qui embrasse le châssis et put glisser dessus avec facilité, soit qu’on la place d’un côté ou de l’autre. Cette boîte est traversée en dessus et en dessous par la crémaillère d, portant des crans e dans toute sa longueur. En i est un écrou donnant passage à la vis de pression h, qui traverse la boite et va s’appuyer sur la crémaillère d, en passant aussi dans un des trois trous pratiqués à cet effet dans la bande du châssis.
En desserrant la vis, on fait glisser la boite plus ou moins près de la flèche pur fixer la ligne de tirage, puis on hausse ou baisse la crémaillère pur donner le degré d’cntrurc ; ensuite on sert la vis , qui force la crémaillère à rester en psition , en faisant remplir une des échancrures e pr le bord de la boite.
ri 20
PLANCHE âti".
Charrue et semoir.
i . Araire de Guillaume. Cet instrument porte le nom de celui qui l’a perfectionne'. »
La flèche b a 5 pieds 6 pouces de longueur. Quelquefois, mais asser, rarement, elle porte en a, le régulateur que nous avons figuré en i-C. Dans tous les cas, elle se termine, en avant, par un bras en équerre, servant à fixer la ligne du tirage. Un anneau d, i-A , se prolonge en une cheville de fer, qui traverse le bras dans un des trous que l’on choisit, et se fixe en dessus au moyen d’une vis et d’un écrou. La chaîne de tirage , attachée à la bride e , passe dans cet anneau avant d’aller s’accrocher au palonnier.
La flcchc va s’attacher inférieurement dans le billot g, qui porte la queue, et qui est appuyé sur la semelle.
La queue se compose de deux manches, h, h, solidement assemblés sur le billot , et maintenus en outre par deux traverses en chevilles. Le manche droit est d’un tiers plus écarté que l’autre de la ligne parallèle à la flèche.
Le corps se compose : i° de la partie inférieure du billot ; a® d’un montant i, que l’on hausse ou baisse au moyen de la vis et de l’écrou k, k, afin de donner un degré convenable d’cnlrure; 3° d’une traverse en cheville, n, qui se fixe également à la hauteur désirable au moyen d’un coin que l’on enfonce dans son extrémité supérieure qui est fendue.
Le soc est triangulaire j il a 8 pouces de longueur mesuré en dessus depuis le versoir jusqu’à la pointe , c’est-à-dire depuis l jusqu’en m.
Le versoir a i pied de hauteur d’f en i; et ai pouces de longueur d’ en p; il s’attache au billot par l’arc-boutant o qui maintient son écartement , tel qu’on le voit en a-B.
Le coutre, r, est très-incliné. Il traverse la flèche dans une mortaise, et se maintient en position au moyen d’un coin en fer.
L’araire de guillaumc est un excellent instrument dans les terrains d’une médiocre ténacité. C’est une très-légère modification de l’ancienne charrue dont sc servent encore les cultivateurs du Chai collais et de quelques monlagnesdu département du Rhôuc. Il y a pourtant cette différence que dans
l’araire le versoir est fixe, tandis que dans la charrue cbaroliaisc il est mobile et change de côte' à volonté.
2. Semoir de M. Barreau, la première idée des semoirs nous est venue des Espagnols ; depuis on en a fait de cent manières differentes , mais nous avons cru ne devoir en figurer qu’un, celui de M. Barreau, parce qu’il est le seul qui remplisse toutes les conditions necessaires d’utilitc , c’cst-à-dirc économie de semence, de temps et par conséquent de main-d’œuvre, et semis prfailcment égal (i).
Il consiste en une caisse de fer-blanc . a , ayant une échancrure postérieurement, b, de manière à ce qu’il puisse s’appliquer régulièrement sur le corps de celui qui le porte. II est maintenu par la courroie c, c, qui passe sur les épaules. A cette caisse est adapté un, ‘trois ou cinq tubes de fer-blanc, e, e, e, par où passe le grain en sortant de la boite pour se répandre dans les sillons par les becs i, i, i. Ces becs peuvent se tourner à droite ou à gauche à volonté ; il ne s'agit pour cela que de faire tourner les tubes aux point 0,0,0, endroit où ils sont simplement ajustés.
Une petite roue de 8 à 10 pouces de diamètr e , en fonte ou en bois , garnie de pointes sur la bande pour l’cmpèclicr de glisser, est fixée au bout du tube du milieu par le moyen de deux lames de fer r, r, qui lui forment une sorte de petit brancard et qui portent l’essieu. Cet essieu se prolonge du côté droit, en s , et porte une petite roue en poulie, qui tourne avec lui. (C’est par une erreur de gravure que j’ai placé à gauche cette roue , la chaîne et la manivelle, qui doivent être à droite.)
Cette poulie en tournant avec la grande roue entraîne dans son mouvement de rotation une chaîne, t, t, qui va communiquer le meme mouvement de rotation à la poulie et à la manivelle v. Avant que M. Barreau eût perfectionné son instrument, les deux poulies et la chaîne n’existaint pas, et l’ouvrier seul faisait tourner la manivelle, d’où il résultait que, s’il cessait un instant de la tourner en marchant, le grain ne tombait plus, ou qu'il ne tombait pas d’une manière uniforme s’il ralentissait ou augmentait la vitesse du mouvement , comparativement à la , vitesse de sa marche. Aujourd’hui, comme c'est la grande roue qui met en mouvement la manivelle , les deux monvemens combinés sont toujours uniformes, et le semis
(I) Comme eet instrument indispensable à tout bon cultivateur n’appartient pas encore nu public , nous croyons devoir avertir qu'ils ne peuvent se le procurer que cher son inventeur, M. Barreau , rue des Petits-Champs, n° 22.
est parfaitement égal , soit que l'ouvrier s’arrête, marche vite, ou lente* ment.
La manivelle fait tourner dans la boite des brosses rudes, qui forcent les grains , quelles que soient leur espèce et leur grosseur, à s’écouler uniformément dans les tubes.
En a: sont des registres qui, en se tirant ou se poussant, arrêtent ou laissent couler les graines dans le tube que l’on veut , soit dans un seul , dans les trois, ou dans deux, selon les combinaisons que l'on désire.
A gauche de la machine est un autre registre qui , en le tirant plus ou moins, lixe la quantité des graines qui doivent s'échapper dans un temps donné, afin de pouvoir semer plus ou moins épais, selon qu’on le désire.
On voit en z le couvercle à charnière , servant à boucher le trou par où l'on met les grains dans la caisse.
Charrue.
i . Charrue- Grange. Ce qu’il y a peut-être de plus singulier dans cette charrue , c’est qu’elle a été inventée par un simple garçon de ferme du departement des Vosges. Elle fut d’abord pre'sentc'c à plusieurs propriétaires cultivateurs qui en adoptèrent l’usage ; puis aux sociétés d’agriculture de Nancy, de Lunéville, et enfin, il y a peu de temps, k la ferme-modèle de Grignon. Je conviens que c’est une invention fort heureuse, qui, par la suite, pourra se perfectionner et rendre de grands services à l’agriculture ; mais , quant à présent , je pense qu’on l’a beaucoup trop vantée , que l’enthousiasme a emporté beaucoup trop loin la plupart des rapporteurs des commissions nommées par les sociétés savantes , et que l’expérience ne confirmera pas, je pourrais même déjà dire ne confirme pas , tout ce qu’on a imprimé à ce sujet. Je l’ai bien vue , bien étudiée ; je l’ai jugée froidement , sans prévention ni partialité , et je suis loin de partager l’opinion exagérée des journalistes et des rapporteurs des commissions.
On a dit que cette charme marchait toute seule, comme une voiture. Ceci est une exagération qui n’a pas besoin d’être réfutée pour ceux qui l’ont vu manoeuvrer : elle marche seule moyennant un homme qui tienne le mancheron , si l’on veut que les sillons soient parallèles et uniformément distancés. Elle peut en tracer un premier sans qu’on la dirige , mais le second et les suivans deviendraient de plus en plus irréguliers , si on ,nc mettait la main au mancheron pour réparer les premières irrégularités, malgré la précaution de tenir toujours une roue et un cheval dans un premier sillon; car tel est le seul moyen proposé, non pas par Grange , mais par ses admirateurs, pour suivre exactement la ligne droite.
La charme de Grangé ne marche pas seule : il faut, comme pour les autres charmes , un homme pour conduire les chevaux et tenir le mancheron ; mais cet homme ayant moins d’efforts à employer pour régulariser son travail se fatiguera beaucoup moins, et cet avantage, le seul qui me paraisse bien prouvé , ne laisse pas que d’être très-grand. Quant à faire l’économie d’un homme, en confiant la direction de cette charme à un enfant, cela ne se peut pas; car l’intelligence, qui ne s’acquiert que par l’âge , fait plus l’aptitude au travail que la force.
Ou a dit que la pression uni forme , opc're'e sur le soc par le levier de pression , donnait au sillon une profondeur uniiorme. Ceci ne pourrait tire vrai qu’en supposant la résistance du sol rigoureusement égale partout , ce qui n'est pas possible ; d’ailleurs , et ceci est constaté par les commissions elles-mêmes , le soc sort de terre de lui-même toutes les fois qu’il rencontre une pierre ou autre corps qu’il ne peut déplacer : donc il s’élève plus ou moins en raison des résistances.
Aucun procès-verbal ne constate que cette charrue avance le travail plus qu'une autre; il n’y a donc ni économie de bras, ni économie de temps. Grange" lui-même doute qu’il y ait économie de force pour le tirage, comme il le dit lui-même dans son mémoire, e Tous ceux auxquels j’ai » confectionné de ces charrues rapportent que le tirage est diminué d’un » bon cheval sur six. Je crois ne devoir attribuer cette diminution, sur- » tout si elle est bien réelle , qu’à la tournure et la position des pièces » dont la charrue est composée, et encore au rapprochement de la charrue » de l’avant- train. »
En résumé, la charrue Orangé n’offre aucune économie de temps et de bras; peut-être un peu moins lourde au tirage que les autres charrues à avant-train , elle l'est plus que les araires , parce que les roues augmentent son frottement. Elle est d’un mécanisme très-compliqué relativement aux autres , par conséquent , plus sujette à se déranger et d’un entretien plus minutieux et plus coûteux. Le mot minutieux sera compris par les cultivateurs praticiens qui savent ce que c’est que de confier des instrumens à des mains mercenaires.
Scs avantages sont de fatiguer moins l’homme qui l’emploie , et , s’il sc donne les mêmes soins qu’en conduisant une autre charrue, de faire plus aisément un travail régulier.
Nous laissons les cultivateurs juger le pour et le contre, et l'expérience eu décidera.
La charrue sc compose d'un araire et d’un avant-traiu dont les roues, lig. i , ont i pieds de diamètre. La flèche m a 5 pieds 6 pouces de longueur; elle s’élargit en r, afin d'être maintenue plus exactement dans une position droite , entre les deux mon tans h h, e t a G pouces dans celte partie et 3 seulement daps le reste de sa longueur.
La queue sc compose d'un seul mancheron A ; elle a 4 piedsde longueur à partir de la semelle. Le corps est en bois.
Le soc et le versoir ont une longueur totale de 3 pieds , mesurée de t
en v. Le versoir est ordinairement en fonte ; la pointe du soc v est éloignée de la (lcche ou âge de a pieds 8 ponces.
Le contre traverse la flcchc, et s’y fixe au moyen d’un coin. Sa longueur est de a pieds 8 pouces.
L'avant-train se compose de pièces essentielles que nous allons décrire. Nous l’avons représente' avec ses roues enlevées , afin de mieux faire comprendre son mécanisme assez compliqué.
L’essieu s s a 7 pouces de largeur sur 3 d’épaisseur. Il porte une sellette , tenant à l’essieu du côte de la roue droite en z par une charnière qui lui laisse , à l’autre bout , un mouvement libre d’élévation. A l’autre côté , correspondant à la charnière en 1, est un régulateur, figuré en grand sous le n’’ 3, composé d’un tourniquet faisant tourner une vis d’élévation au moyen de laquelle la sellette u s’écarte de l’essieu s. Par ce moyen, quand une des roues est dans un sillon, et que l’essieu est incliné , on remet les monlans h h dans une position verticale, ainsi que l’araire.
Cette sellette porte au milieu les deux montans h h , larges de 4 pouces, hauts de 36, ayant entre eux 3 pouces d’intervalle , dimension à peu près égale à l’épaisseur de l’âge qu’ils doivent maintenir. Ils sont percés de trous dans lesquels on passe une cheville de fer destinée à porter l’cxtrémitc de la flèche , que l’on hausse ou baisse à volonté , pour donner plus ou moins d’cntrurc , en plaçant la cheville dans un trou plus ou moins élevé.
En a est le levier supérieur , long de 5 pieds (i pouces, au moyen duquel on lève Page et le soc, en appuyant la main en y toutes les fois qu’on veut sortir celui-ci de terre, soit pour éviter une roche ou autre arrêt, soit pour tourner la charrue ou la conduire sans labourer , et dans ce cas on tient le soc levé, en plaçant l’extrémité^' dans le crochet b, placé sur la flèche à cet effet. L’extrémité opposée tire la (lèche au moyen de la chaîne t.
Nous avons figuré , au n° 4 , la bascule fort simple sur laquelle porte le levier supérieur.
Un second levier intermédiaire c joue un rôle moins important. Il sert à maintenir les armonts au bras du train , ainsi que sa (lèche, dans une position horizontale, nécessaire pour régulariser la pression du levier/; rt il tient aux armonts par la chaîne cf, s’appuie sur un crochet du montant h , et son extrémité va s’attacher à la flèche, dans une position con-
( Cl )
venable , an moyen d’une forle courroie de cuir, qu’une boucle permet d'allonger ou de raccourcir à volonté.
Le levier de pression./- c a G pieds 4 pouces de longueur totale. C’est la pièce la plus importante du mécanisme; car c’est elle qui opère sur le mancheron la pression necessaire pour faire entrer le soc dans la terre. Il est attache' en e au bras gauche de Pavant-train , au moyen d’une rhaine ou d’une tringle boulonnée portant un anneau , comme nous l’avons ligure' n° 5. Ce levier passe sous l’essieu en /, qui remplace l’axe d’une bascule; il longe à gauche le coutrc et la (lèche, puis vient s’attacher au mancheron par une chaîne g , sur laquelle il appuie comme un homme pourrait le faire. Il est aise de concevoir qu’en levant les annonts, au moyen du levier intermediaire e, on élève aussi l’extrcmilé e du levier de pression; celui-ci fait la bascule sur l’essieu , et baisse ou appuie d’autant plus en f, qu’on l’élève plus en e. C’est ainsi qu’il opère sa pression sur le mancheron , et par conséquent sur le soc. Grange' , s’il eût connu les plus simples élémens de physique et de mécanique, eût peut-être trouvé le moyen de dépenser beaucoup moins de force et d’opérer une pression plus égale, en plaçant l’axe de la bascule beaucoup plus près de l’extrémité f, ou au moins d’allonger l’extrémité e pour rapprocher cet axe du milieu du levier et balancer ainsi les deux forces.
Pour empêcher le soc de dévier à droite ou à gauche, Grange' fait opérer le tirage par deux chaînes o o, qui saisissant la flèche au même |K)int, au-dessus du soc, et s’attachant aux bras de Pavant-train en n n , le tirent également à droite et à gauche, et, l’empêchant de dévier de l’un ou l’autre côté, le forcent à tracer un sillon droit.
Déjà beaucoup de personnes se sont emparées de l’idée de Grangé et l’ont modifiée de plusieurs manières , jusqu'à présent très-malheureuses , pour ne pas dire ridicules. J’ai vu de ces charrues avec des roues d’engrenage , des traverses , des vis de pression , de rappel , etc. , etc. , et même avec une roue entre le versoir et la semelle. Espérons qu’avec le temps on trouvera des perrectionnemens utiles.
CüAPITRE III.
Des herses, rouleaux et râteaux.
Ce chapitre renferme quelques instrumcns qui ne servent nullement aux labours, par exemple les râteaux à ramasser le foin ; mais comme nous l’avons (lit au commencement de cette première section , il eût été' moins méthodique de séparer des râteaux d’avec des râteaux , que de laisser des instrumens à ramasser le foin avec les mêmes instrumens destinés à nettoyer ou niveler un sol laboure; il en est de même pour les fourches.
Quelques instrumens nouveaux fort intéressans , surtout pour la petite culture , se trouvent décrits dans ce chapitre , tels sont par exemple , le sarcloir Barreau , le râteau Camusct , et d’autres , qui , quoique trèscommodes, ne sont pas encore en usage en France. Il serait à désirer que quelque cultivateur éclairé, comme il y en a beaucoup aujourd'hui, prit la tâche aisée de les faire apprécier dans nos cultures , en donnant le premier exemple de leur emploi. Parmi les premiers instrumens je citerai : i° La herse hollandaise, à ramasser le foin, pl. 9.<), fig. •j. — La herse allemande, pl. 3i , fig. 5. — Lerateau à avant-train, pi. 33, fig. i . — La fourche à faire des gerbes , pl. 3{ > fig- i • , etc.
Sarcloir et herses.
i. Sarcloir à dents mobiles. Cet instrument , très-heureusement combine' pour donner aux sarclages toute la facilite' et la promptitude possibles , a etc invente par M. Barreau de Toulouse. Il consiste en un brancard, à, a, por^é en avant par une roue légère, b, et terminé par deux manches , c, c, servant à conduire la machine de la même manière qu’une ratissoire à roue.
Une tête de râteau, d, traverse l’instrument. Elle est percc'e de trous nombreux , recevant des chevilles de fer, e, e, qui s’ôtent et se mettent à volonté. Leur longueur est calculée sur la hauteur de la roue. En j est une boîte servant de traverse , dans laquelle on dé|>ose les chevilles selon le besoin. Au moyen de cette machine , un homme peut sarcler à la fois deux ou trois sillons de blé , sans endommager les tiges des bonnes plantes , parce qu’elles passent dans les vides que l’on a faiLs en /,/,/, en ôtant les chevilles. M. Barreau vient d’ajouter à cet instrument des vis de pression qui traversent le côté o , o, de la tête de râteau , et vont s’appuyer sur les chevilles que , par ce moyen , on tient à une longueur déterminée selon le besoin.
•i. ITerse à Jlèche et sans dents. En Italie , particulièrement dans la Toscane , on se sert de cet instrument pour aplanir le sol et briser les mottes dans les terres légères. Une forte traverse , a, longue de 0 pieds G pouces , porte un double manche , b, figuré de profil en i-A , long de deux pieds six pouces.
La flèche, c, est longue de io pieds f et se fixe au joug des bœufs , par son extrémité d. Elle est consolidée par deux traverses obliques, e, e, longues de 4 pieds 6 pouces, attachées par des chevilles.
3. Herse à double châssis et sans dents. Celle-ci est employée pour chausser les céréales , après l’hiver. Elle resserre la terre autour du collet des plantes , elle brise les mottes , et, en tassant le sol, elle les défend contre les liàles du printemps. Elle se compose d’un double châssis construit avec de fortes pièces de bois , et on lui donne les dimensions convenables à l’emploi auquel qn la destine.
4. Herse en planche. Elle est fort utile pour égaliser le sol fangeux
des rizières, aussi est-elle très -employée dans les environs de Valence. Dans presque tout le reste de l'Espagne on s’en sert aussi , mais avec beaucoup moins d’avantage , pour unir la terre et briser les mottes. Elle consiste simplement en une planche longue de 8 pieds et large de 1 1 pouces , portant deux anneaux , a, a, pour fixer les cordes de tirage. Vers le milieu de sa longueur est attachée une corde , b, qu’un homme, debout sur la planche , tient k la main pour conserver l’équilibre en dirigeant les rênes des animaux attelés.
5. Herse irrégulière oblique. On en fait usage dans la plupart des pays de grande culture. La figure que nous en donnons indique suffisamment sa forme. Les huit pièces de bois qui la forment ont 4 pouces (i lignes de largeur , sur u pouces d’épaisseur. Sa largeur est de 4 pieds et su longeur moyenne de 5 pieds G pouces. Les dents de fer dont elle est armée sont un peu courbes , et placées k 4 pouces G lignes de distance entre clics. Le tirage se fait par un de scs angles, a, au moyen d’une corde et d’un palonnier.
G. Herse ployante. Elle a été inventée en Angleterre , où elle s'est rapidement répandue avant de pénétrer en France. Elle se compose d’une flèche, a, percée de trous dans une partie de sa longueur. Les deux côtés b, c, sont fixés en e , au moyen d’un boulon qui leur laisse la mobilité nécessaire pour pouvoir s’écarter ou se rapprocher de la flèche k volonté. Deux traverses , d, d, sont boulonnées k l’extrémité des côtés, en/,/, et conservent la même mobilité; leurs extrémités, i, », se réunissent sur la flèche , et se fixent plus ou moins haut , k volonté , au moyen d’une cheville en fer qui les traverse et qui passe en même temps dans un des trous de la (lèche. Par ce mécanisme fort simple , on ]>eut écarter ou rapprocher les côtés de la herse selon le besoin. La seule précaution k prendre consiste k calculer toujours l’écartement , de manière k ce que sur la ligne du tirage, les dents des traverses d, d, correspondent au milieu de l'intervalle qui existe entre les dents des côtés e , b. Vers l’extrémité , o , se trouve un anneau auquel on attache la corde d’attelage.
PLANCHE 2*j.
Rouleaux et herse.
J. Rouleau à gazons. Ou en fait de diverses proportions, selon le besoin, soit qu’on doive le liicr à la main ou le faire tirer par un cheval.
Le cylindre est eu fonte ou en pierre. On s’en sert pour rouler les gazons dans les jardins et les parcs.
■i. Rouleau rut. 11 est très-employc en France pour briser les mottes, pour raffermir le sol, et pour rouler les ble's au commencement du printemps. 11 consiste en un cylindre de bois, ayant de G à 8 pieds de longueur , sur 1 5 à 1 8 pouces de diamètre. De chaque cote' il est muni d’un axe en fer, a, a, portant un anneau tournant, à crochet, auquel est attachée la chaîne du tirage.
3. Rouleau à demi- châssis. 11 est employé aux mcines usages que le précédent , et fort usité dans la plus grande partie de nos départemens du nord. Le cylindre est en bois, de 7 pieds G pouces de longueur. 11 porte, à chaque extrémité, un axe enfer, qui entre dans un truu a, a, creusé dans deux trc'scilles, b, b, assemblées au moyen de la traverse, c, et des deux tenons d, d.
4. Rouleau à monture de fer. Il est employé dans les jardins, pour unir les gazons et les allées. Le cylindre est en pierre ou en fonte. Ses proportions varient, et l’on diminue son diamètre lorsqu'on augmente sa longueur.
5. Rouleau à châssis de bois. On en fait de très-grands , à cylindre de bois ou de foute , pour la grande culture , et de plus petits , en pierre ou en fonte , pour les jardins. Les premiers sont traînés par un cheval ; les seconds peuvent l’être par un ou deux hommes.
6. Rouleau nu , en fonte. Ses proportions varient en raison de l’usage qu’on en veut faire, pour la grande ou la petite culture. 11 porte, de chaque côté, un axe en fer, par lequel ou l'attelle comme le rouleau de la figure a.
7. Herse à ramasser le foin. Cet instrument est employé dans quelques parties de la Hollande , pour ramasser le foin qu’on a laissé sécher dans la prairie. Un attelle un cheval au palonnicr a j la herse entraîne le foin avec elle , et on l'en dégage de distance en distance pour en former de
petits ta» que l’on enlève ensuite fort aisément. Les proportions de cet in» strument varient. La ligure suffit pour faire comprendre sa forme.
8. Battoir 1 1 briser les mottes. Il se rompose d’un manche#, de trois pieds G pouces de longueur, ajusté dans une position très-inclinée sur un plateau b. L n tenon, c, lui donne beaucoup de solidité. Le plateau b, en bois de chêne, est plus ou moins grand, selon U force de celui qui doit faire usage de l'instrument. Ordinairement on lui donne t pied de largeur, sur i5 pouces de longueur. On se sert de ce battoir en frappant et brisant les mottes de terre que la charme à soulevées.
UîS
Mmes.
i . ïtefie en branchage. Elle sc corrtjmse d'un châssis Je 4 pieJs 6 pouces Je largeur, sur 5 pieds et demi ou G pieds de longueur, quelquefois dé 4 pieds G pouces sur toute face.
La pièce de bois anterieure porte deux anneaux , a, a, qui servent à fixer les cordes du tirage. Sur cette pièce de bois on place les gros bouts des branchages les plus droits et les plus longs que l'on puisse se procurer, puis on les maintient en position au moyen d'une seconde barre de bois posée et chevillée sur la première. L’extrémité des branchages passe sotis la traverse postérieure.
Dans les environs de Milan , on se sert avantageusement de cette herse pour unir et égaliser le terrain que l'on veut mettre en prairie.
i. Herve en clayon. Elle se compose d’un châssis, plus ou moins Çrand, muni, en a, a , de deux boucles pour servir su tirage. Elle est traversée de cinq bâtons ou tringles de fer, b , b, etc., entre lesquels on entrelace de fortes baguettes ou des jeunes tiges de chêne ou de châtaigner, dont les bouts passent en-dessous.
Dans la Moravie, la Bohème et la Hongrie, on s’en sert pour couviir les blés semés sur les labours, et elle est très bien appropriée à cet ouvrage.
3. Herse à poignée. Cette petite herse, très-commode, est fort employée dans le département des Basses-Pyrcuées. Elle est longue de 3 pieds; elle a a pieds G pouces dans sa plus grande largeur et i pied 8 pouces dans sa moindre largeur. Elle porte, dans sa partie postérieure , un morceau de bois courbé en demi-cercle , a , s’élevant à i pieds G pouces de la traverse qui le porte. Sa partie supérieure est maintenue par une tringle en bois, c, attachée à la seconde tr averse. Les chevilles sont en bois, un peu courbées, formant le crochet on le coude à leur sommet ; on les enfonce à mesure qu'elles s’usent. Elles ont ordinairement 8 pouces de longueur.
4. Herse courbe. Elle se compose de deux pièces de bois, a, a, courbes, parallèles, à 18 pouces l’une de l’autre. Leur courbure est de cinq pouces. Quant à leur longueur, elle doit varier en raison de la largeur des billons de terre qu’elles doivent embrasser; néanmoins elle est ordinaire-
( iw )
ment de a [ueiis et demi à 3 pieds, dans le departement d’Indre-ct-Loirc, où elle est employée par la raison que la plupart des terres sc labourent en billoos. Son manche est percé à l'extrémité, h, pour recevoir l’attache d’un palonnicr.
5. Herse double à courbure. On l'emploie dans le même departement que la précédente , et elle est calculée de manière à’embrasser deux billons au lieu d’un. Elle sc compose de deux bras , a , a, et quelquefois de trois. Dans le premier cas les bras sont à 18 pouces l'un de l’autre, dans le second à 9. Us sont inaintenussolidcmcnl par les deux traverses, b, b, et par le manche, c, dont la longueur extérieure est de 18 pouces.
(i. Herse pleine. Ün s’en sert beaucoup en Espagne, dans les environs de Valence. Elle se compose d’une planche «1, épaisse, longue de 4 pieds et large de 1 3 à 1 4 pouces. Le milieu en est renforcé par une seconde planche plus courte, b. Elle porte trois rangs de dents en bois. Quelquefois on attache les cordes de tirage à deux anneaux de fer, c, c ; plus souvent aux deux dents placées aux angles, d, d, et dont ou laisse saillir de deux ou trois pouces en dessus l’extrémité supérieure.
~ . Herse oblique. On s’en sert dans quelques-uns de nos départemens des environs de la capitale. Rarement on l’emploie seule; le plus ordinairement on l’accouple à une ou plusieurs autres , au moyen des crochets a, etc. placés à scsanglcs, et on lesdispose selon diverses combinaisons. La figure que nous en donnons fera suffisamment connaître sa forme. On la fait de diverses grandeurs , mais celle que nous avons dessinée avait 3 pieds de largeur sur 4 pieds G pouces de longueur.
Hâtant e et lieues.
t. Bateau maçonnais. Dans les immenses prairies naturelles, qui bordent la Saône , 011 se sert de cet instrument fuit commode jiour ramasser les foins. J,e corps du ratcau a, a, est ordinairement long de 18 pouces. Les dents sont en bois, longues de ti pouces, tout compris, et a 18 lignes de distance l’une de l’autre. Le manche, en bois Ic'gcr, long de \ pieds <) pouces, est solidement lise au moyen de la traverse b.
3. Bateau Camuset. II consiste en un râteau ordiuairr à ratisser les allées de jardin. M. Camuset, chef de carre au Jardin-des-Plantes, à Paris, a fait ajouter au côte gauche de la traverse, en a, une petite lame de houlette, large de a pouces, longue de 3 y compris sa douille. Cet instrument est extrêmement commode en ce que , loisquc l’on rencontre une herbe non arrachée, par un léger mouvement on tourne le râteau, on la coupe sur scs racines, et l’on continue le tras’ail sans autre dérangement.
3. If erse à deux cylindres. Elle consiste en un châssis a, large de 8 pieds à (> pieds et demi, plus ou moins long selon qu’on y place un ou deux rouleaux, muni de dents sous les barres anterieures et postérieures. Les cylindres ont 1 8 pouces de diamètre, et sont armés de dents ; ils doi vent être assez rapprochés l’un de l’autre pour que ces dents, en tournant, puissent réciproquement se debarrasser de la trrre qui s’y attache. Le tirage se fait par ic moyen des deux anneaux e, e, et l’inslnunent se guide au moven du double manche h , que l’on tient comme la queue d’une charrue. Cette herse est d’un très-bon emploi pour briser les mottes dans les terres fortes, argileuses et tenaces.
4* Herse double, courbe. Cette machine est d’un très-bon usage dans les pays où les terres se lalxuircnt en bidons. Les deux herses sont réunies par deux anneaux en fer a, b, dont le premier, a, est un peu plus grand que le second. Elles se composent chacune de deux bras, et de quatre traverses courbes, portant les dents. Quelquefois ces dents sont au nombre de trois sur chaque traverse ; d’autrefois la première n’en jiorte que deux, celle du milieu trois, et la dernière quatre. Cela dépend du plus ou moins de largeur que l’on donne à la partie postérieure de chaque châssis. Le tirage se fait an moyen des deux anneaux e, e. Derrière sont
deux tordes et un bâton servant à diriger les herses, cl à tes soulever pour les debarrasser des herbes qu’elles entraînent.
5. Herse avec avant-train. Elle est d’un usage assez répandu en Allemagne. Elle se compose d’un châssis plus ou moins grand, selon le besoin , en bois, ou quelquefois en fer, ainsi que les traverses. Les dents sont toujours en fer, un peu plates, très-courbe'cs, comme de petits coutres. Elles ont cela de particulier, que sur les rangs clics sont alternativement courbées, l’une à droite et l’autre à gauche, comme on le voit trèsbien dans notre figure. Lu avant-train sert à (a diriger d’une manière tresrcgulièrç.
Râteaux et herses.
I . Râteau h grandes dents de fer. La lêlc c a 1 5 ou 1 8 pouces de longueur. Les dents, un peu courbées, ont 5 pouces, et elles sont espacées entre elles de i8lignesà2 pouces. Le manclica 4 piedset demi de longueur. Cet instrument sert aux jardiniers pour passer la terre de bruyère en dépôt, et en ôter les racines. 11 est encore utile pour mélanger parfaitement les composts, ou pour amonceler les grandes herbes parasites déracinées dans un premier labour.
i. Râteau de jardinier. On s’en sert principalement à nettoyer les plates-bandes et carrés nouvellement laboures, des herbes, pierrailles, et mottes de terre trop dures pour être ameublies; enfin il a, en jardinage, les mêmes fonctions que la herse dans la grande culture , pour unir et ameublir la surface d’un labour, recouvrir des semences, etc. On en fait dans toutes les dimensions, depuis 4 pouces de largeur jusqu’à 1 8 ou no j à dents espacées depuis ti lignes jusqu’à 3 pouces, de 18 lignes à 3 ponces de longueur, mais toujours en fer.
3. Herse-râteau. Cet instrument est en usage dans le département d’Indre-et-Loire, pour unir les labours en terre légère. Il se compose d’une pièce de bois a, large de 6 ponces et longue de 1 4 pieds. Sera manche b a i pieds G pouces de longueur.
4. Herse à double râteau. Elle est construite dans les mêmes principes que la précédente, et se trouve en usage dans le même département. Les deux pièces de bois qui la composent sont longues de 9 pieds ti pouces, parallèles, à 5 pouces de distance l’une de l’autre. Le manche qui leur sert de traverse a 4 pieds de longueur totale.
5. Herse parallélogramme. Cet instrument est employé dans le département des Pyrénées-Orientales. 11 se compose de trois branches, a, b, c, longues de 8 pieds, liées par quatre traverses de 3 pieds de longueur, et dont les deux intérieures sont quelquefois en fer. Les dents sont en fer, aplaties, longues de 7 pouces G lignes, larges d’un pouce. Elles sont disposées de manière à ce que leurs traces 11e passent pas les unes dans les autres, mais bien à des distances égales. En c. e, sont deux anneaux de fer servant à attacher les cordes du tirage.
0. Herse accouplée. Klle consiste en Jeux ou plusieurs herses, réunies par deux verges de fer boulonnées a, b. On l'emploie. de diverses manières, que nous allons c’nume'rer. Dans les terres labourées en platebandes , les dents sont placées sous les traverses , comme dans notre ligure, et chaque herse doit avoir une largeur c'gale à la moitié d’une plate-bande de labour, l.e système de tirage est tel que les côtes de la herse, par exemple c, d, doivent être parallèles à la ligne de tirage. Pour eela, le pionnier est fixe" pr deux chaînes à chaque II erse, aux pointes e,f, et le cheval marche dans les sentiers pratiques entre chaque plate-bande.
En Ecosse, où celte herse a etc inventée, elle éprouvé quelques modifications. Les châssis sont un peu obliques, c’est-à-dire qu’aux points c, g, ils forment un angle ouvert, et un angle aigu aux pi nts A, cl. Les dents, au lieu d’être placées sous les traverses, le sont sous les bandes longitudinales. Il en résulte que le système de tirage doit aussi changer. I.c plunnier ne tient à chaque herse que pr une scidc chaîne, attachée à la barre f pur la lierse gauche, et à la barre e pour celle de droite 11 en résulte cette différence que les barres suivent obliquement la ligne du ti- .rage au lieu d’être parallèles avec elle. Du reste l’usage est le meme.
1. es Anglais, qui inventent souvent, et qui perfectionnent plus souvent encorelcs inventions des autres peuples, ont imaginé d’accoupler trois ou quatre herses ensemble pur embrasser quinze ou seize pieds de largeur à la fois. Pour cela ils ont ajouté un avant-train composé d’un essieu, de deux pièces de bois qui s’écartent ou se rapprochent à volonté, cl se fixent avec un boulon à écrou. Chaque extrémité de cet essieu porte sur un châssis, auquel on adapte une roue et un brancard pour atteler un cheval, et chaque lierse est attachée à l’essieu de cet avant-train avec une chaîne. Elles sont lixc'rs les unes aux autres par deux verges de fer boulonnées , comme on le voit en a , 0. L’ouvrier placé derrière les herses lient les rênes des chevaux, et dirige aisément la ligne de tirage au mus eu de J’avant-train.
y. Herse-éclielle. Son nom et sa ligure la fout assez comprendre pur que nous n’ayons pas besoin de la décrire. Il suffit que les montans soient assez lourds pour comprimer le terrain jusqu’à un certain point. On s’en sert beaucoup en Catalogne pour aplanir et comprimer les terres quand les blés ont quelques pouces de hauteur.
8. Herse oblonguc à dents plates. On en fait usage dans le département des Pyrénées Orientale?. Ses traverses, «, b, c, longues de J pieds,
Râteaux .
t. Râteau à avant-train. Cet instrument est en usage en Angleterre pour ramasser le chaume dans les champs, ou le foin dans les prairies.
Il se compose d’un râteau, a, a, de /t pieds de longueur, arme de i5 à aï dents en fer, selon qu’elles sont plus ou moins rapprochées, ce qui se dc'lcrminc par le genre d’ouvrage auquel on destine l'instrument. Elles ont i3 ou i4 pouces de longueur. Ce râteau porte un double manche , b, servant à le diriger et à l’empêcher de pénétrer dans la terre. L’avant-traîn c se compose d’un essieu , d’un brancard pour atteler un cheval , et de deux roues ayant au pouces de diamètre. Il tient au râteau par les deux traverses d, d. Notre figure fait suffisamment connaître la manière dont il est monté j l’essentiel est que la charpente en soit très-lcgère.
•x. Râteau à support. Il est en usage en Italie , dans les environs de Parme, pour ramasser le foin dans les prairies. I.c peigne a 4 pieds de longueur ; il est armé de quarante dents en bois , longues de - pouces. Le support . a , a, consiste en un bâton, élevé de \ pouces au-dessus du poigne , auquel il est lise' par trois petites traverses. Il sert à retenir le foin.
Le manche est courbe , bifurque, long de 4 pieds G pouces.
3. Râteau à remuer le blc. Il consiste en une pièce de bois entaillée à la scie, de manière à former des dents grosses et cariées. Dans Je Midi on s’en sert pour remuer les blés dans les greniers , et sur les aires ou on les fait sécher.
* 4- Râteau à doubles dents. Le manche est long de 4 pieds G pouces; il est fendu de manière à former une bifurcation, et la fente , pour lui empêcher de se prolonger, est arrêtée en a par deux ou trois tours de fil de fer. Le peigne a oo pouces de longueur, cl les dents 4 pouces. On s’en sert en jardinage pour recouvrir les semences.
5. Fauchet, ou râteau double à dents de bois. Le peigne a on pouces de longueur; les dents sont en bois; elles ont G pouces de longueur de chaque côté, et sont placées à a pouces les unes des autres. Le manche est fourchu ; il a 4 pieds G pouces à 5 pieds de longueur. On se sert de ' ' cet instrument pour ramasser le foin menu des gazons, et quelquefois celui des prairies.
6. Râteau <le fer à dents rapportées. On s'en sert pour le jardinage dans les environs de Rome. 11 consiste en une laine de 1er , sur laquelle les dents , egalement en fer, sont rivées.
7. Râteau à manehe trifurqué. En Suisse on s’en sert aux memes usages que notre râteau de jardinier. la; peigne, un peu arqué, a de 1 6 à ao pouces de longueur ; il est arme' de dents de fer longues de 3 pouces. Le manche a (i pieds de longueur; i| est fendu en trois près du peigne , et l’on empêche qu’il se fende plus avant au moyen d’un anneau de fer que l’on fait glisser près des divisions.
d. Râteau en fer. Il est employé à Rome aux mêmes usages que k râteau fig. (i. 11 u’en diflèrc que parce que les deuts sont formées par des découpures de la hune de fer.
g. Râteau à baguettes circulaires. Il est fort en usage dans le canton de Berne en Suisse; il réunit la solidité à la légèreté. Son manche , long de 6 pieds, est traversé par trois baguettes a, a, qui vont sc fixer au peigne de chaque côté.
10. Râteau à bricole. Dans la Suède on s’en sert pour arracher le chaume et les herbes parasites après le labourage. L’ouvrier k tire derrière lui ati moyen de la bricole a. cl k dirige par k manche. Il varie de grandeur , et scs dents sont en fer- Quelquefois on s’en sert aussi pour arracher le foin.
Fourches.
i. Fourche à faire les gerbes. Col infiniment, fort ingénieux, n’est cependant encore en usage qu’en Angleterre. Il se compose de Jeux longues branches en fer , presque droites en avant ; vers leur pointe a , a trèsrecuurbécs et formant dossier en arrière, b, b. Elles sont fixées par deux traverses c, c, dont une, plus forte que l’autre, porte un manche de 4 pieds (i pouces de longueur, compris la douille. Sur les deux traverses est une troisième branche de fer «’, i , ayant la même courbure que les deux autres. •
Pour se servir de cet instrument on place une corde sur les crochets », ». qui la retiennent. On glisse sous la paille du blc abattu les deux pointes a, a , et l'on réunit ainsi assez de javelles pour former une gcibe »|ui se trous e appuyée et retenue contre les dossicis b, b. Alors on saisit les deux bouts de la corde sur les crochets », i, et il ne reste plus qu’à lier la gerbe qui est très-bien faite.
Celte méthode est u ès-expéditive et n’occasione aucune secousse capable de faire tomber le grain.
•i. Fourche ordinaire. Elle sert à remuer la paille, et à retourner le foin qui sèche sur le pré. Elle consiste simplement en un bâton long de fi ou 7 pieds, fourchu à son extrémité.
3. Cadre à former les fourches. Pour faire une fourche il faut se servir de bois vert. On choisit une branche fourchue convenable , on la dépouille de son ccorcc, et on la inet chauffer dans un four, de manière à ce qu'on puisse à peine la tenir sans se brûler. Alors on place les dents <i, b, c, dans un cadre de bois, oiéla traverse d. d, appuyant dessus, les force à prendre une courbure convenable , qu’elles conservent lorsque le Jiois s'est refroidi dans cette position. On redresse le manche en le liant fortement, sur toutes scs conrbures , et pendant qu’il est chaud , le long d’un morceau de bois très-droit. Pour donner aux dents un écartement convenable, on place entre elles de petits morceaux de bois qui les fixent au degré d’ecartcmcnt désire, et on ne les ôte que lorsqu'elles sont refroidies.
Les meilleures four» lies se font en bois de cornouiller.
4. f ourche trident. Kilo sort aux mûmes usages que la fourche fig.i, et n’en diffère que parte qu’elle a trois (lents au lieu de deux.
5 5. Fourche à éperons. Elle sert aux memes usages que la fourche, fig. i , et se rapproche beaucoup de sa forme. Les brancLes, les éperons ou dossiers a, a, la traverse, et la douille qui l’attache au manche , sont en fer et d’une seule pièce. Elle est en usage en Angleterre.
G. Fourche à six dents. Elle est employée dans quelques pays pour ramasser la ]>aille après le battage, et pour les autres petits corps légers. Elle consiste en un manche recourbe' , portant un peigne arme' de (i dents de bois.
7. Fourche à trois dents recourbées. Elle ne diilcrc de la fourche trident, fig. 4 , que par la forte courbure que l’on donne à ses dents. Dans le departement d’Indre-et-Loire, on en fait usage pour enlever le foin et la paille , et un petit crochet qu’on y ajoute facilite l'operation.
8. Fourche à trois dents et à traverses. En Suisse, dans le canton de Berne , on l’emploie à retourner ou amonceler les foins qui sèchent sur le prc'. Son manche a 6 pieds de longueur. Ses dents, un peu aplaties, sont longues de lâ pouces; elles sont traversées et maintenues par quatre chevilles, dont la plus près des poiutcs est plate , large d’un pouce (i lignes , et longue de 8 pouces.
9. Fourche suédoise. On ne pourrait guère en trouver l’usage , en ^France, que dans les provinces où le bois fourchu manquerait. Eu Suède elle est très-usitée pour retourner la paille et le foin. Elle se compose d’un manche de six pieds, aminci par le bout , et de deux dents rapportées et fixées au moyen de trois chevilles.
10. Fourche!. Cet instrument sert , dans le département de Saône-et- Loire, à décharger les chars de foin , et à élever les bottes à la hauteur de la fenêtre du grenier à fourrages. Pour cela le manche doit être long de G à 8 pieds, et quelquefois davantage. Les dents, en fer, ont de G pouces G lignes à 7 pouces de longueur; elles sont écartées à six pouces l'une de l’autre vers leur extrémité.
Ciumhfî QtiÀTftifeMÈ.
Des trac oies, plântoirs et tfansplanloirs,
t-és insirmnens décrits dans ce chapitfe appartiennent presque tous il la culture des jardins , ou à la petite culture , si nous en retranchons les transplantoirs figurés dans la planche 3e, sous les numéros i et a.
Si jamais on venait à concevoir en France toute l’importance de la Conservation et du repeuplement des forêts, ces deux, transplantoirs se trouveraient chez tous les gardes et autres agens forestiers chargés de surveiller au repeuplement du peu de forêts qui nous restent.
Hanche 35'.
7Vaço!rs .
1. Charrue-tracoir , houe à bras. Cet instrument sert à labourer entre les plantes disposées en lignes , ou à tracer des sillons parallèles , dans lesquels doivent être semés les végétaux que l'on est dans l’habitude de cultiver par rangées. L’avant-train se compose d’un manche a , termine’ par une manette en béquille b , que saisit un ouvrier pour tirer la machine en avant. Une roue, c , est placc’c entre les deux bras e, e, qui vont s’unir à l’arrière-lrain, en i, au moyen d’une charnière. La roue doit être le'gcrc, mais neanmoins avoir G pouces de largeur sur bande, au moins. Son diamètre total varie en raison de la grandeur que l’on veut donner à la charrue. L'arrière-train consiste en un manche k, egalement pourvu d’une manette m, servant à un second ouvrier à diriger la machine. Une houe triangulaire est fixée solidement à l’avant-train au moyen de son manche carré o , maintenu par un ou plusieurs coins de bois r, qne l’on place ou retire à volonté.
.2. Rouleau-plantoir. Il consiste en un cylindre de bois plus ou moins gros et plus ou moins long , selon le genre de culture auquel il est destiné. Il est arme de dents de bois , dont la grosseur , la largeur et le rapprochement sont calcules sur la largeur , la profondeur et la distance des trous que l’on veut faire. Selon que les dents seront placées sur le cylindre, elles feront des trous disposés en losange ou en échiquier. Une corde a, b, attachée à un anneau tournant de chaque côté du rouleau, sert h le (rainer on le faire traîner par un àne ou nn cheval, sur le labour où l'on doit planter des ognons où autres plantes qui demandent à être repiquées. Cet instrument sert à la fois de rouleau ordinaire et de plantoir.
3. Tracon. Il consiste simplement en une perche de six pieds , qui sert de traçoir, et toise au moyen de clous ou de crans qui marquent les divisions en pieds et pouces. Son extrémité a est munie d’une pointe de fer, avec laquelle on trace au cordeau les lignes où l’on doit semer.
4- Toise-tracoir. Elle a été présentée à la société d’agronomie de Paris , en i83o, par M. Jacques , jardinier en chef des jardins du roi , à Neuilly. Cet instrument a G pieds G lignes de longueur, i ponce
d'épaisseur et 1 8 lignes de largeur. Il a une forme de carre long , comme on le voit dans le vide du coulisseau, e, 4JA , qu’il doit remplir avec beaucoup de justesse. Les divisions en pieds et en pouces sont marquées sur toute la longueur de la toise, mais on laisse 3 lignes en sus, à chaque extrémité, pour compenser la targeur des coulisseaux. Dessous la toise, Cg. 4 fi, est incrusté une lame de cuivre f, de 3 lignes de largeur et i d'épaisseur, fixée par des vis non saillantes, destinée à recevoir la pression des vis des coulisseaux h , de la fig. 4- A.
Les coulisseaux i , j , k , l, doivent glisser aisément sur toute la longueur de la toise. Leurs côtés seront d’une largeur suffisante pour offrir de la solidité , non pas carrés , mais à angles adoucis ou même arrondis à l'extérieur, comme on le voit en , -li . Ils se termineront en une pointe octogone m , m , servant de traçoir , et s'ajustant , à la distance désirée , par la vis de pression h , 4-A. Leur sommet sera percé d'un trou n, 4-A; n , 4-D, servant à voir si on les place juste sur la division de la toise, que nous supposons être faite avec des clous , o , p , fig. 4-D. Avec cet instrument on peut tracer 3 , 4 ou 5 lignes parallèles à la fois, scion le nombre des coulisseaux que l’on y ajustera.
5. Cordeau à tracer. 11 est fixé à deux plantoirs ordinaires, que l’on fiche en terre pour le tendre.
M. VSCRE 3Gr.
Plantoirs.
i . Plantoir à poignée. 11 est en bois, garni de fer à son extrémité a; il est muni d’une jioignéc , b , et sa longueur ordinaire est de a pieds 6 pouces. On en fait usage en Hollande.
а. Plantoir italien. Il sert pour planter les peupliers, saules et autres arbres qui reprennent de bouture. 11 a 3 ou \ pieds de longueur , et sa grosseur varie en raison de l’usage auquel on le destine. La verge a se termine au sommet par une tête plate sur laquelle on frappe avec un maillet pour enfoncer l’instrument dans la terre , et à sa base par un renflement qui permet de (aire les trous plus larges sans le rendre plus lourd. On en fait usage en Italie et dans le midi de la France , où on le remplace quelquefois par un pieu ferré.
3. Plantoir à anneau. On en fait usage en Espagne et dans nos départemens méridionaux , comme du précédent , et pour planter la vigne. 11 porte au sommet un anneau dans lequel on passe une verge de fer qui sert à l’enfoncer et à le retirer. On lui donne3 pieds G pouces de longueur, et a ponces de diamètre. Il est assez, lourd pour être enfoncé par son propre poids en le soulevant et le laissant retomber à plusieurs reprises.
4 . Plantoir h cheville. 11 diflere d’un plantoir ordinaire par les trous, a, b, c, d, <bns un desquels on passe une cheville, comme en c , pour régler d’une manière uniforme la profondeur des trous.
5. Plantoir à manette en croix. On lui donne plus on moins de grandeur et de grosseur , selon l’usage auquel on le destine. Quand on s’en sert pour la plantation des osiers , aunes , etc., cette manette devient très-commode pour le retirer de terre.
б. Plantoir courbe. Il a ordinairement 9 pouces de longueur. Quelquefois on le garnit de tôle dans ses deux tiers inférieurs.
•j. Plantoir à crochet. Il se fait dans les mêmes proportions que le précédent, avec un morceau de bois ayant un chicot propre à faire la manette a.
8. Plantoir ordinaire. Il consiste simplement en une cheville longue de 9 à 10 pouces , ayant iG à 18 lignes de diamètre au sommet.
D. Plantoir eu vrille. Il esl en tisane en Espagne pour planter la vigne) Son manche, l> , a de i5 à 18 pouces de longueur, et sa verge de 1er ,/i,3 pieds de longueur sur un |K)uce de diamètre.
10. Plantoir romain. Il porte un manche , a , de s pieds de longueur. Sa verge, b , est longue de 3 pieds <) pouces. A 8 pouces au dessous du manche , en c , est une cheville egalement en fer , formant arrêt. Dans les environs de Rome et de Pisc on se sert de cet instrument pour plantrr la vigne.
1 1 . Plantoir à cinq chevilles. Il est en hois. Les chevilles sont espacées en raison de la distance que l’on veut mettre entre les trous. Le manche , termine par une manette en Le'quiUe , a de >. pieds (à pouces à 3 pieds de longueur.
i i. Plantoir h trois dents. Sa forme indique assez sou usage , on le lait avec un morceau de bois rameuv. Il a i pied de longueur en totalité.
1 5. Plantoir à deux dents. Il sc fait comme le précédent , et dans les mêmes proportions. Tous deux sont employés par les jardiniers.
1 4- Tracoir à bœuf. Il se compose d’une flèche, a , servant à atteler 1rs boeufs , cl d’une traverse, b , ayant 7 pieds de longueur , 8 pouces de largeur , et 5 pouces d’épaisseur ; elle porte en dessous cinq dents à 8 pouces l’une de l’autre ( plus ou moins selon l’usage auquel b machine est destinée ). Ces dents ont de cinq à six pouces de longueur , sur a pouces C lignes de diamètre à leur base. En dessus de b traverse sont deux manches, c, c, servant, comme la queue d’une charrue , à diririger l’instrument quand on s’ en sert. Pour tracer un grand nombre de lignes parallèles , il est nécessaire , toutes les fois que l’on commence un nouveau rang , de placer la cheville de côté dans la dernière ligne tracée afin qu’elle serve de guide. Dans les départemens du midi on sc sert beaucoup de ectlc machine pour semer le maïs.
i5. Plantoir à chevilles. Celui-ci est employé en Suisse, particulièrement dans le canton de Zurich, pour b plantation des légumes. Une traverse , a , longue de 4 pieds , large de j pouces , épaisse de 3 , porte en dessous de quatre à neuf chevilles , scion le besoin. En dessus , b , est une poignée police par deux manches, c, d , deu pieds de longueur.
iG. Plantoir en table. Il est en usage dans la Suède , et a le mince avantage de niveler le terrain sur lequel on l’emploie. Il consiste en un plateau en planche, a, plus ou moins grand, sons lequel sont implantées
îes chevilles à des intervalles calcules scion le besoin. Pour s’eti servir on le pose sur la terre , on ntonte dessus , puis on l’enlève au moyen de la corde b.
17. Plantoir en brouette. Cette ingénieuse machine est très-employée en Suède pour planter les pommes de terre. Elle consiste en une roue , a , de uG pouces de diamètre , armée de dents ou plantoirs longs de 5 pouces, ayant 5 pouces fi lignes de diamètre à leur base, et 1 pouce vers leur extrémité qui finit en pointe mousse. Ils sont placés à des intervalles réguliers , calculés sur la distance que l'on veut mettre entre les trous, et leur nombre varie en conséquence. En h , U, sont deux bras à crochets , mobiles et tournant autour d’un pivot ou boulon , c. Lorsque l’on fait usage de la machine , ils traînent sur la terre et tracent deux légers sillons ; lorsque l'on fait le second rang de trous , ainsi que tous les autres, on a soin que l’un des crochets entre constamment dans le dernier sillon tracé , tandis que l'autre en trace un nouveau qui à son tour servira de guide. Par cc moyen fort simple , toutes les lignes se trouvent régulières et parallèles. Dans les terrains un peu forts . où le plantoir n'entre pas aisément , on charge plus ou moins la machine avec des pierres que l'on place on il.
( Ri )
Transplantons.
1 . Transplantoir en spatule. La lame a 3 pouces dans sa plus grande largeur, sur 5 de longueur ; elle est légèrement concave. Cet instrument, ainsi que tous ceux figures sur cette planche, sert à lever des plantes avec la motte , pour assurer leur reprise en les transplantant ailleurs. Tous les transplantoirs varient beaucoup dans leurs dimensions; et nous n’avons donné ici que les plus ordinaires.
2. Transplantoir en gouge alongée. La lame a de 8 à 9 pouces de longueur; trois de largeur an sommet, et 18 lignes à l'extrémité inférieure ; elle est creusée en forme de gouge dans toute sa longueur , comme nous le montrons dans la figure 2-A.
3. Transplantoir à manche courbé. Sa lame a 5 pouces de longueur, sur 3 pouces 3 lignes de largeur mesuré sur la corde de l’arc décrit par la lame, comme dans le précédent. Par sa concavité , il forme juste un demi-cylindre. On l’emploie particulièrement pour lever les ognons A fleurs.
4- Transplantoir- houlette. La lame a 4 pouces 6 lignes de longueur, sur 20 lignes dans sa plus grande largeur. On s’en sert non-seulement pour lever avec la motte les petites plantes à repiquer , mais encore pour biner la terre des pots et des caisses.
5. Transplantoir en cuillère. La lame est concave et a la forme d’une grande cuillère. Elle a 7 pouces de longueur , sur 3 pouces G lignes dans sa plus grande largeur. Cet instrument sert à lever les plantes bulbeuses.
G. Transplantoir-truelle. 11 sert aux mêmes usages que les deux précédens , et la lame a 4 pouces de longueur , sur 2 pouces dans sa plus grande largeur.
7. Transplantoir espagnol en truelle. Il est très-employé aux mêmes usages que les précédens, aux environs de Valence. La lame a 7 pouces de longueur et 3 pouces G lignes dans sa pins grande largeur. La courbure de la douille d’<t en c est de 2 pouces.
8. Transplantoir en truelle carrée. Sa lame a 7 pouces de longueur, sur 5 dans sa plus grande largeur, et trois à l’extrémité vers le taillant. Cet instrument est très-commode pour faire les mélanges des terres et terreaux, et en remplir les pots que l’on destine à recevoir des fleurs.
g. Transplantait en houlette triangulaire. Sa lame a 4 pouces de longueur, 3 de largeur au sommet , et i vers le taillant. La douille a 4 pouces 6 lignes de longueur, et le manche peut avoir depuis 4 pouces jusqu’à i pied et plus. Cet instrument est très-commode pour faire des transplantations et de petits binages.
jo. Transplantoir à branches. Ses deux lames, a, b, forment, quand elles sont rapprochées, un cylindre parfaitement arrondi. Elles ont 5 pouces de largeur , mesurées sur la corde de l’are que forme leur courbure , et 7 pouces de longueur. On donne ordinairement a pieds de longueur à la totalité de l’instrument. Pour s’en servir, on l'ouvre , on enfonce les deux lames dans la terre autour de la plante , on serre la motte et on l’enlève, par un mouvement oblique, pour la détacher plus entière dans le fond.
1 1 . Transplantoir à double cylindre. Il se compose de deux tubes en tôle , a, b, dont le supérieur glisse aisément dans l’autre , et porte à sa base, dans l’intérieur, un rebord de 4 lignes de largeur, comme on le voit en c dans la figure 1 i-B , où nous représentons l'instrument rou|>é par le milieu , afin de le faire mieux comprendre. Scs dimensions varient en raison de la grandeur des vases dans lesquels doivent être replantées les plantes en fleur que l’on enlève. Ordinairement les cylindres sont en tôle, longs de g à 10 pouces, rt larges de 6 a 7. 11 est entendu que le supér ieur doit être plus étroit que l’inférieur , afin d’entrer et glisser aisément dedans. Lorsqu’on veut s’en servir . on relève les feuilles de la plante, que l’on fait entrer dans le tube b par son ouverture inférieure d. On enfonce le vase dans la terre , de manière à cerner parfaitement les racines , puis on introduit le tube a , dont le rebord c retiendra la terre de la motte quand la plante sera enlevée et renversée pour être transplantée. On donne ensuite un coup de bêche en dessous pour détacher les rarines; on enlève par un mouvement oblique , et il ne reste plus qu’à repiquer où l’on veut.
( Hfi )
'I ransphmtoirs .
i . Transplantoir forestier. Cet instrument est précieux pour enlever soit d'une pépinière, soit dans les Irais, les jeunes sujets d'arbres que l’on veut transplanter avec la motte. Il a été publié parM. kasthofer, haut-forestier à Unterscen , et son usage s’est promptement répandu dans toute la Suisse. La lame , bien tranchante , est cylindrique et un peu conique. Elle a de 7 à 9 pouces de longueur. Le diamètre de sou ouverture , mesuré en haut , peut varier de 5 à 8 pouces , selon le besoin. De chaque côté est un hausse-pied , servant à enfoncer plus aisément l'instrument dans la terre.
Le manche a 3 pieds de longueur , compris la douille. U se termiuc au sommet par une béquille de i3 à 1 J pouces de longueur.
Pour se servir de cet instrument, on fait passer la tige du jeune plant par l’ouverture a ; on enfonce la lame dans la terre , puis on saisit la béquille avec les deux mains et 011 lui fait faire brusquement un demi-tour , ce qui achève de cerner la terre autour des raemes. On enlève alors le sujet avec sa inolte de terre intacte. Pour le remettre en place , on l’ôtc du transplantoir ; avec celui-ci un fait un trou exactement de la grandeur nécessaire, on y dépose le plant, et tout se borne là. Les sujets ainsi traites s’aperçoivent à peine de la transplantation.
t». Transplantoir à bêche cylindrique. On s’en sert comme du précédent , à cette différence qu’on est obligé de l’enfoncer deux fois dans la terre pour cerner entièrement les racines du sujet. Du reste, il est fort avantageux dans les terres trcs-graveleuses , où l’autre n’entre que trèsdifficilement. Je crois qu’il n’a encore été employé que par moi , et j’en recommande l’usage d’après ma propre expérience.
3. Biche-transplantoir. La laine a 9 pouces de longueur , 7 de largeur dans le haut, et 6 vers le tranchant. Elle est garnie d’un rebord également tranchant vers sa partie inférieure , large de 3 pouces 6 lignes vers le haut de la lame , en a , et de 3 pouces en b. I5n hausse-pied fixé à la douille sert à enfoncer plus aisément l'outil dans la terre. En deux coups de cette bêche , on peut également cerner les racines d’un jeune sujet et l’enlever avec une motte carrée. Dans les terres légères ou sablonneuses , cet instrument est extrêmement commode.
4. Transplanloir de voyage. A» moyen de cet instrument , ou peut enlever une plante en pleine vr'gc’ution, lu faire voyager pendant plusieurs jours , et la replanter, sans danger de la perdre.
Ce transplantoir est en tôle ou , ce qui vaut mieux , en fer battu , fort mince. On peut lui donner communément <i pouces de largeur tur 7 de hauteur. Onl’enfonec dans la terre en appuyant sur lesdeux poignées a, ai puis ou lève la plante, et l’on place ensuite sous la motte la petite planchette 4- A , qui s’ajuste parfaitement dans l’ouverture inférieure du plantoir. Il ne reste plus qu’à lier avec une (icelle les oreilles c, c , du fond \ - A aux poignées a, a, du cylindre, et la plante se trouve empotée comme si elle eût toujours été en vase. Ku ayant soin de l’arroser, on peut la conserver dans le trausplantoir aussi long-temps qu’on le seul.