‹ Nouveau manuel complet des instruments d'agriculture et de jardinage les plus modernes contenant la gravure et la description détaillée des instruments nouvellement inventés ou perfectionnés, la plupart dessinés dans les meilleurs ateliers de la capitaleChapitre 12 sur 31 · PL · texte numérisé non relu

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Cf»3 )

PLANCHE if.

Ratissoirs.

1 . Rôtissoire simple , à tirer. Elle sc compose d’une lame acérée ait tranchant, ayant un pied de longueur sur 3 pouces (i lignes de largeur.

Elle peut être forgée d'une seule pièce avec sa douille , ou y être attachée au moyen de deux clous rivés , comme nous le montrons dans notre modèle. Son manche a 4 pieds de longueur. On s’en sert en tirant à soi comme on fait pour une pioche. La Cgure 4- A présente la courbure ordinaire à donner a toutes les ratissoires à tirer.

3. Rôtissoire simple , à pousser. On donne à sa lame to pouces de longueur sur 5 de largeur. A la douille près, qui est simple, elle ne diffère pas des autres ratissoires à pousser. Son manche a 5 pieds de longueur. <

5. Rôtissoire en fourche, à pousser. Elle ne diffère de la précédente que par la courbure de sa douille, qui se prolonge en deux branches comme une fourche ordinaire. Sa lame a i pied de longueur sur 5 pouces de largeur. Son manche a 5 pieds de longueur.

4- Rôtissoire à tirer et à lame île rechange. La lame est de 8 à 10 pouces de longueur sur 4 pouces de largeur. Elle se compose de deux piè- * ces : la première, qui comprend la douille, a, porte une tringle de fer, b, b, cannelée inférieurement, comme on le voit en c. La cannelure se prolonge sur scs bords en deux petites lames , d, d. larges de |5 lignes, entre lesquelles on fait glisser un morceau de fer de vieille faux, qui constitue la lame e, e. Cette lame est solidement fixée au moyen de quatre clous rivés. Cette rôtissoire est beaucoup plus coupante, plus légère et plus commode que celles dont la lame est en fer acéré et corroyé; mais elle a le défaut de s’ébrêchcr facilement et de s'user beaucoup plus vite, ce qui oblige à la changer souvent. Néanmoins cet instrument est précieux , nonseulement pour ratisser les allées d’un jardin, mais encore pour biner dans beaucoup de circonstances, et particulièrement entre les rangs des légumes. Il est extrêmement expéditif.

, 5. Rôtissoire à pousser et à lame de rechange. Elle ne diffère de la

précédente que parce que l'on s’en sert en poussant et non en tirant.

G. Rôtissoire à raleau. La douille a, la lame b, et lerateaur, sont

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forgés d'une seule pièce. La douille est longue de 8 pouces, la lame et le riteau ont t pied de longueur. Comme le manche , et par conséquent la douille doit être perpendiculaire aux dents du rateau, la laine doit éprouver une courbure en e, à 1 5 lignes au-dessous du rateau ; c’est-à-dire du point o. A partir de cette courbure jusqu’au tranchant , on lui donne ? pouces 9 lignes, ce qui (ait en tout 4 pouces de largeur. las dents du râteau sont portées sur une portion de lame de i pouce de largeur, i ; elles ont 3 pouces de longueur, et il lignes d’écartement entre elles. Cet instrument est fort commode pour ncttpver les allées d’un jardin. A mesure que l’on coupe les herbes, ou les réunit en fas avec le rateau , ainsi que les petites pierrailles. 11 ne reste plus qu’à passer, et à enlever le tout avec la brouette.

Rôtissoires.

I . Rôtissoire à brille ou à cheval. Elle se compose d’une flèche longue de 3 pieds 8 pouces , portant en avant une roue de i o pouces de diamètre, que l'on peut hausser et baisser à volonté'. La lame de la ratissoire a 39. pouces de longueur; elle est solidement maintenue par la verge fourchue a , comme le billot m. qui la porte, l'est par la traverse c. Un pied de fer b sert à poser la machine quand on ne s’eri sert pas. Les manches ont 3 pieds g pouces de longueur.

lin seul homme peut aisément se servir de cet instrument ; mais cependant, pour rendre le travail moins pénible et plus expéditif, on peut aisément le faire tirer soit par un ouvrier . soit par un animal , au moyen de la bride e, dans le crochet de laquelle on attache une brassière ou un palonnier. Chez MM. Arnheiter et Petit.

3. Ratissoire à roue et sans brille. Elle ne dilîèrc guère de la précédente que parce qu’elle manque de bride , et par ses proportions un peu moindres. La roue a 8 pouces de diamètre. Chez M. Cambray.

3. Ratissoire de Guillaume. Cet instrument peut servir à la fois de ratissoir et de sarcloir. Pour l’employer à sarcler les plantes en rayons, il ne s’agit que de remplacer la lame b par une petite lame de houe que l’on ôte ou mrl à volonté.

La roue a g pouces 6 lignes de diamètre ; les deux manches qui la portent sont parallèles et à |8 lignes seulement l'un del’autre. Elle porte en avant une bride a, servant à attacher une corde pour faire tirer, si on le veut, un homme ou un animal. A l’autre extrémité c est un manche de 18 pouces de longueur. L’étanron on quart de cercle d sert à hausser ou baisser la lame, pour lui donner plus ou moins d’entrure; il est maintenu en position par la traverse mobile r.

4. Ratissoire à main, à lame étroite. Elle peut devenu utile dans les jardins dont les allées , non sablées , sont en terre forte ; sa lame n’est pas plus large que celle d’une pèle ordinaire. Nous faisons voir son profil dans la figure .{-A.

5. Battoir à gazon. Il se compose d’une planchette ronde de -t pouces de diamètre et de 18 lignes d’épaisseur , munie d’un manche défi pouces. On s’en sert pour raffermir les galettes de gazon que l’on pose sur les bancs de verdure.

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Balissoire s il rftamir.

l . Bâti noire parisienne. Elle soit ;ui\ mêmes usages que la ratissoirc parisienne perfectionnée, et se construit dans les mêmes proportions, En conséquence, nous croyons inutile d'entrer dans de plus grands détails sur cet objet. .

i. Balissoire à quatre roues. Celle-ci u’est employée que dans les parcs, les très-grands jardins et les promenades publiques. I.’avant-train se compose de u roues a a, ayant les mêmes proportions que celles d’un carrosse ordinaire; d'un brancard pour atteler un fort cheval h h; d’un essieu de fer, fig. u- A , cc; d’une traverse dit-, d’une plaque ronde e tournant sur la traverse , et portant la flèche e. Celte flèche est suffisamment arquée pour que les roues puissent passer dessous lorsque l'on veut tourner. L'arrière-train est porté par deux roues plus élevées que celles de devant, mais cependant ne dépassant pas u pieds (i pouces dediamètre f f. L'essieu est en fer, et reçoit l'extrémité delà flèche en i, fig. -i-B, qui y est solidement fixée. I.a lame g a de 3 pieds et demi à .} pieds de longueur, sur B pouces de largeur. Elle est portée par deux bras en fer A A, soudés à deux cylindres de meme métal o o, qui passent dans l'essieu et restent mobiles, de manière à pouvoir aisément tourner autourde lui. A ces cylindres sont attaches deux autres bras ferrés, mais en bois rr, portant lès deux manches de la queue s s. 11 faut un ouvrier et un enfant pour faire manœuvrer cette machine. Pendant que l’enfant conduit le cheval par la bride , l’ouvrier dirige l’entrure de la lame , au moyen de deux manches qu’il saisit, et, dans quelques heures, il peut ratisser aisément une immense surface d’allées. Seulement il doit avoir le soin de faire marcher le cheval d’un pas égal , car si la lame buttait contre quelque corps résistant , clic pourrait se fausser , et exiger ensuite des réparations dispendieuses.

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Pl 44.

Rôtissoires h charme.

i. Rôtissoire parisienne perfectionnée. Elle consiste en deux bras, a, a, de 3 pieds de longueur, rapproches de (i pouces l’un de l’autre vers la roue b, et écartés de i5 pouces à l’autre extrémité', de c en d. Ils sont solidement fixes par deux traverses. La roue est pleine; elle a de 8 à to pouces de diamètre. La lame e a ao pouces de diamètre sur 4 de largeur; elle est en fer parfaitement corroyé et acéré' vers le tranchant. Elle tient à la ratissoirc par deux bras en fer, qui vont s'appliquer dans une rainure sous les brancards, fig. t-A, h, les traverser i , et se visser en-dessus, h, au moyen d’un écrou. La queue se compose de deux manches , l , m, terminés par des manettes en béquilles, et solidement maintenus par deux supports, deux appuis, r, s, et deux traverses, t, u.

Pour se servir de cet instrument très-expéditif , l’ouvrier saisit les manettes, et pousse devant lui en faisant appuyer plus ou moins la lame, e, sur la terre, selon qu’il le jugea propos; il coupe net toutes les herbes qui peuvent se trouver dans les allées d’un jardin , les nivelle , et , pour peu qu’il soit habitué à se servir de cette ratissoire, il fait à lui seul , en deux heures, ce que deux ouvriers feraient à peine dans un jour.

a. Ratissoire-charrue . La roue a est emmanchée comme la poulie d’un puits, et se trouve solidement adaptée à la flèche b, au moyen d’un tenon mobile, quel’on hausse ou baisse à volonté pour donner plus ou moins d’ratrure à la lame. La flèche b se termine en avant par un anneau , au moyen duquel on peut attachcrun cheval on un âne. A son autre extrémité est une traverse , d, d, qui porte la queu e,f et la lame , g. Celle-ci a -x pieds et demi de longueur, un peu plus ou un peu moins selon le besoin, et là ou 7 pouces de largeur. Elle s'emmanche à la ratissoire , comme nous le montrons dans la fig. i , B. Cette machine est utile dans la grande culture pour biner et détruire les mauvaises herbes entre les rangs, dans les récoltes qui sont plantées ou semées en lignes.

3. Ratissoire sans roue. Elle se romposc d’une queue, a, soutenue par deux supports , b, c. Le brancard, d, d, rst semblable à celui d’une voiture. On y attelle un cheval. La lame , e , a u pieds et demi nu 3 pieds

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de longueur, sur * ou S pouces de largeur. Elle est emmanchée au brancard, comme nous le montrons dans la fig. 3-0. , et se fixe solidement en dessous au moyen des deux vis, n, o. On se sert de cette ratissoire pour nettoyer les allées des grands jardins.

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Arrachoirs.

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I. Arrachoir de Nicholson. II se compose d’un levier, a, formant compas avec sa tige, b, laquelle porte sur le ,picd c. Celui-ci a une base large et posée sur une planche, d, afin que la pression ne l’enfonce pas dans la terre. Au bout du levier est un crochet en fer, e, auquel tient une chaîne que l’on attache à la souche que l’on veut arracher. Alors le levier est dans la position figurée par des [joints. I.’ouvrier baisse l’extrémité et fait faire à l’instrument un mouvement de bascule, dont l’effet a d’autant plus de puissance que l'ave, i, est plus prés dn crochet, et l’autre extrémité, f, plus éloignée. La sourhe étant ébranlée par un premier effort, on attache la chaîne plus bas, et l’on recommence l'opération jusqu’à ce qu'elle soit tout-à-fait arrachée.

a. Arrachoir h cheval. M’étant servi avec beaucoup d’avantage de cet instrument dans le défrichement d'un taillis, j’ai cru devoir le figurer ici , quoique je ne l’aie jamais vu employer ailleurs que riiez moi.

Le levier, a, porte sur un tréteau, b, dont la traverse inférieure est suffisante pour l’empêcher de s’enfoncer dans la terre; à l'extrémité est attachée la pince n-A, dont autrefois les Romains se servaient pour transporter les blocs de pierre, et dont les Hollandais font encore usage aujourd’hui.

Cette pince, en forme de tenaille , d’une grandeur proportionnée à ce que l’on en veut faire, est armée de deux dents au bout de chaque branche ,a,b. A l’autre extrémité de la branche , a , est fixée une corde qui passe dans un anneau , c , de la branche , d; d'où il résulte que plus le levier tire la corde, plus la pression des extrémités, o, b, est forte. La souche saisie de cette manière ne peut jamais glisser comme dans une chaîne; elle est obligé de céder à la force du levier lorsqu’on lui imprime le mouvement de bascule. Il y a beaucoup moins de pert*’ de temps [jour placer la pince plus bas , à mesure qu'on la sort de terre.

3. Arrachoir pied-de-chèvre. Tel est l'instrument dont les vignerons du département de Saône-et-Loire se servent pour arracher les vieilles vignes. Notre ligure le fait suffisamment comprendre. Les branches , a, b, sont quelquefois simplement réunies en c par une cheville de fer qui leur laisse leur mobilité; elles on! de 3 à » pieds de hauteur.

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4- Grue à rencaisser. Elle consiste en î pieds-de-chèvre, a, b, portant 3 l'extrémité supérieure une forte traverse, c. Cette traverse est munie de quatre poulies, d, sur lesquelles passent les cordes , e. On fait passer les cordes à travers le branchage de l’arbre à décaisser, et on vient les attacher sur le tronc en f, avec la précaution de placer un torchon de paille sur l’écorce. Après avoir détaché autant que possible la terre des parois de la caisse, on fait tirer les cordes, au moyen de deux treuils, 1, », et l’on enlève aisément l'arbre avec la motte.

Quelquefois cette machine consiste en une grue ordinaire, au haut de laquelle on attache une paire de moufles. D’autrefois on la pose sur des roulettes pour la transporter plus aisément. Celle que nous avons figurée est ajustée avec des mortaises et des boulons, d’où il résulte qu’on peut fort aisément la démonter pour la transporter où l’on veut.

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