‹ Nouveau manuel complet des instruments d'agriculture et de jardinage les plus modernes contenant la gravure et la description détaillée des instruments nouvellement inventés ou perfectionnés, la plupart dessinés dans les meilleurs ateliers de la capitaleChapitre 23 sur 31 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

DES SÉCATEURS.

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Sous ce titre nous comprenons tous les instrument propres n nettoyer les arbres des branches mortes, mal placées, des nids de chenilles, etc., tels que les ébranchoirs , cchcnilloirs , sécateurs et cisailles. Nous avons aussi placé les inciseurs annulaires dans cette section.

11 n’est pas de sorte d’outils qui ait été plus travaillé sous le rapport des inventions et des perfectionnemens que les sécateurs. Nous en avons figuré une quinzaine , et dans les pays étrangers probablement il en existe encore qui viendront plus tard à notre connaissance. Cela résulte tout simplement de ce que l’on a voulu obtenir de ces inslrumens plus qu’ils ne pouvaient donner , en en faisant l’application à la taille des arbres fruitiers. On n’a pas pu se dissimuler leurs inconvéoiens, et l’on a tâché d’y remédier en les tournant et retournant de toutes les manières.

Jusqu’à ce jour la serpette est restée préférable à tous les sécateurs pour tailler les arbres fruitiers , du moins telle est l'opinion de itos plus grands cultivateurs, mais pour la tonte des arbrisseaux d’ornement , celle des grenadiers , myrtes , rosiers , etc., on peut employer ces derniers sans inconvc’niens.

Quant aux échenilloirs et ébranchoirs , leur forme est parfaitement adaptée à leurs fonctions , et nous pouvons en dire autant des inciseurs annulaires.

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Sécateurs et hachettes.

t . Êcheniüoir de MM. Amheiter et Petit, a est un crochet servant à retenir la branche à couper, icst la lame tranchante qui se rapproche du crochet a (comme nous l’avons figuré par des points), lorsque l’on force la branche c à se baisser en tirant la corde d. En e est un bouton qui retient la lame contre le crochet , et l’empccbe de se fermer plus qu’il ne faut. Un ressort f, roulé en spirale sous la rondelle g, force l’instrument à s'ouvrir ( lorsqu’on ne tire plus la corde ) , en appuyant sur la cheville h, et soulevant la bascule c. L’instrument, au moyen de sa douille i, se trouve solidement fixé à un manche ayant de (> à la pieds de longueur. Mesuré de k en a, l’instrument a ti pouces de longueur; avec sa douille il en a i3 ou 14. On peut abattre avec cet écbenilloir des branches de plus d’un pouce de diamètre.

a. Hachette simple, propre à l’ébranchagc des arbres. Sa lame peut avoir, d 'a en h, de 4 à S pouces de longueur.

3. Hachette à marteau. Elle différé de la précédente par le marteau a portant une ou plusieurs lettres initiales dont un propriétaire marque les arbres qu’il destine à être abattu dans le courant d’une exploitation.

4. Hachette à pointe. Cdle-ci a beaucoup d'analogie avec la hached’arme des anciens. Sa pointe a s’implante dans une branche et sert à maintenir l’instrument , tandis que celui qui s’en sert l’abandonne un instant , ayant besoin de ses deux mains pour changer de position sur l’arbre où il est monté.

Le manche de ces hachettes a de n i 18 pouces de longueur.

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Sécateurs.

i. Echenilloir à fourche. L’usage de cet instrument, inventé par MM. Arnheiter et Petit, a etc' approuve par la Société dHorticulture de Paris. Il a l’avantage d’être moins embarrassant à faire agir au milieu des branches d’arbre. Il se compose d’une platine fourchue , longue de 4 pouces 8 lignes d’a en b , et de 4 pouces 4 lignes d’a en c. Le bras c sert d’appui à la lame qui y est appliquée, et le bras b soutient la branche à couper.

La lame d se maintient ouverte au moyen du ressort e; elle se prolonge en une bascule f, que l’on fait mouvoir au moyen d’une corde g. En i est une cheville de fer contre laquelle la bascule vient s’appuyer quand la lame est fermée; h est une autre cheville qui la retient quand elle est ouverte. La douille k a 3 pouces 6 lignes de longueur; on y adapte un manche de 4 à to pieds de longueur, selon le besoin.

u. Émondoir en S et à douille. La douille a 8 pouces de longueur. La lame a 7 pouces de longueur, mesurée d’a en b , et 16 lignes dans sa plus grande largeur. La distance de c en d est de 4 pouces 9 lignes. Avec le tranchant e on coupe une branche en tirant, et on la coupe en poussant avec le tranchant f. Le manche est plus ou moins long, selon le besoin. Cet instrument, excellent pour l’clagagc des arbres fruitiers, est de l’invention de MM. Arnheiter et Petit.

3. Pince à chicot. Elle est fort utile aux jardiniers pour couper net et rez- tronc les chicots difficiles à atteindre avec la serpette, dans l’enfourehure des branches . Cet instrument, inventé par les mêmes mécaniciens que précédent , a 9 pouces de longueur totale. La branche a sert de point d’appni au chicot à couper, et la branche b, fort tranchante, le coupe net et vient glisser sur la branche a. 11 est principalement utile pour la taille des églantiers et des oliviers.

Sécateurs.

i . Êchenilloir de M. Régnier, a , est le support ou crochet contre lequel s’appuie la branche à couper, b, est la lame tranchante qui se rapproche du crochet a (comme nous l’avons Ggurc par des points). Lorsque l’on force la branche c à se baisser en tirant la corde d, la branche e vient se fixer solidement, au moyen d’une douille f, à un manche g, long de 6 à 1 2 pieds , selon que l’on veut échcniller ou émonder un arbre plus ou moins haut. Les deux ressorts h, i, forcent l'instrument à s’ouvrir lorsqu’on cesse de tirer la corde d. Cet êchenilloir peut servir à couper des branches de près de i pouce de diamètre.

u. Êchenilloir d' Allemagne. Cet instrument est fort simple, aussi le trouve-l-on dans beaucoup de jardins • cependant il a le défaut de couper rarement une branche net , mais bien de la briser souvent, a, est une lame tranchante, en forme de serpe , longue de 8 pouces y compris la douille, b est une lame tranchante, formant la bascule et se fermant sur la première , lorsque l’on tire la corde. Cette bascule se prolonge inférieurement, en d en une équerre épaisse, servant par son poids à faire ouvrir l'instrument quand on cesse de tirer la corde c.

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Sécateur.

i. Ébranchoîr. Cet instrument, inventé par MM. Arnbeiter et Petit, peut servir 1 couper des branches de t pouce et plus de diamètre, à la hauteur de to à ta pieds.

Un crochet a sert à retenir la branche dans l’échancrure c, tandis que la lame b, mise en mouvement au moyen de la bascule d, vient appuyer dessus et la couper. On fait jouer la bascule au moyen d'une corde e, attachée en fi la douille de l’instrumeut et passée en A, dans une poulie en cuivre. Lorsque Ton cesse de tirer la corde, le ressorti, repoussant le bouton k , fait lever la bascule, baisser 1a lame, et par conséquent ouvrir l’instrument , comme nous l’avons représenté par des points.

Le ressort i est roulé en spirale autour d’une cheville de fer, et recouvert d’une rondelle m.

Pour se servir de cet ébranchoir, on l’ajuste au moyen de sa douille n, au bout d’une perche ou manche o, d’une longueur déterminée sur l’usage qu’on en veut faire.

Ou peut faire cet instrument dans des proportions plus grandes ou plus petites , selon le besoin ; mais nous avons laissé à celui que nous avons dessiné, les proportions que lui ont données ses inventeurs. Il a ■ pied de long y compris la douille, depuis n jusqu’en r , et la bascule a 16 pouces en y comprenant la lame , mesurée sur son arcure supérieure.

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Sécateurs.

t. Sécateur à coulisse. Cet instrument a etc inventé en Angleterre, et son usage ne s’est pas encore répandu en France. Il est propre à couper des branches assez fortes, à a ou 3 pieds plus haut que l’on ne pourrait atteindre avec les cisailles ou la serpette.

Les branches a, b, sont tranchantes toutes deux; elle sont réunies, non par une vis fixe, comme dans des ciseaux, mais par un bouton c, qui coule dans la coulisse d, lorsqu’on veut fermer l’instrument en rapprochant l’un de l’autre ses deux manches e,f. Le mécanisme qui fait glisser le bouton dans sa rainure est fort simple : il consiste en une tringle solide g, attachée aux deux lames en A, i, par deux vis qui ne la fixent pas, et autour desquelles elle peut tourner. Lorsqu’on ferme l’instrument , cette tringle offre une résistance et force les deux lames à glisser l’une sur l’autre dans le sens de leur longueur; l'une b, de bas en haut; l’autre a , de haut en bas. Ce mécanisme donne aux tranchans un mouvement de scie, d’où il résulte qu’ils coupent beaucoup plus aisément et plus net.

La tringle est coudée à partir de la vis h, afin de laisser passer sous elle la lame b, et quand l’instrument est fermé, cette vis A se trouve placée dans l’échancrure A de la lame b.

Les lames, A partir de leur douille jusqu’à l’extrémité, peuvent avoir 8 pouces ou beaucoup plus de longueur. Les manches e,f, ont trois pieds et quelquefois davantage.

a. Taille-branche à hachette. C’est encore un instrument dont l’usage n’est répandu qu’en Angleterre. Il sert à la fois d’écbenilioir et de sécateur, et convient très-bien pour couper des rameaux à une assez grande hauteur. Une tige a se termine par une lame en crochet b, tranchante en dedans de sa convexité en c. Elle est réunie par une vis à la lame d, ayant un peu la forme d’une petite hache. Celle-ci se prolonge en une bascule e, terminée par l’anneau f. Un ressort g, attaché à la tige en », sert à relever la bascule et à ouvrir l’instrument.

Lorsqu’on s'en sert , on place le rameau à couper dans le crochet d ; on tire la corde h ; colle-ci glisse sur la poulie l, et dans l’anneau elle force la bascule à se rapprocher de la tige près du point d’insertion ro, et

fait fermer l'instrument qui coupe le rameau par le rapprochement de se* deux lames c , d.

Au moyen de la douille n, ce sccateur s’adapte à une perche plus ou moins longue, selon l’usage auquel on le destine. Ses dimensions varient aussi en raison de la grosseur des branches qu’il doit abattre , mais rarement on donne plus de trois pouces de longueur , mesurés sur le taillant,

a la lame en hachette d.

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Sécateurs.

l. Ebranchoir ou grand sécateur. Il se compose d'un supporta, contre lequel vient s'appuyer la branche à couper , et d’une lame b assez forte pour couper des branches d’un pouce de diamètre. La longueur de chaque branche , mesurée de d en 6 , et de c en a , est de 6 pouces ; celle des manches est de 1 1 à ta pouces. MM. Araheiter et Petit en fabriquent d’assez grands pour couper aisément des branches de 4 pouces de circonférence.

a. Cueille-rose sécateur. Le pédoncule de 1a rose , appuyé contre le support, est coupé par la lame b, et se trouve retenu par la plaque d'arrêt c, ce qui le presse contre le support a. Par ce moyen on peut aisément cueillir cette fleur sans risquer de se blesser avec ses épines. Nous avons figuré cet instrument de grandeur naturelle; cependant on en fait de plus grands , dont les branches , mesurées du milieu de la vis qui les réunit jusqu’à leur extrémité a, d, ont a4 à 3o lignes de longueur.

Sécateurs.

i. Ébranclioir sécateur. Il se compose d’un support a , contre lequel vient s’appuyer la brandie à couper ; et d’une lame b assez forte pour couper des branches de près d'un pouce de diamètre. La longueur de chaque branche est de 3 pieds depuis la douille , de c jusqu’en A, et de 3 à 4 pouces , de d en a et b.

i. Sécateur ordinaire. La branche a porte, à l'inte'rieur , une échancrure arrondie, h, dans laquelle se place la branche à couper. La lame c, la coupe en se rapprochant. Cet instrument, assez peu commode, se trouve dans le commerce avec on sans ressort propre à le tenir ouvert en écartant les branches inférieures d, e. Les lames supérieures a, c, mesurées depuis le milieu de la vis qui les réunit jusqu’à leur extrémité, ont au à 34 lignes de longueur.

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Sécateurs.

i . Sécateur à roulette , de Macquinan. L’avantage de cet instrument est d’avoir un mouvement de scie qui fait couper plus net le rameau soumis à la taille, a est la lame , b la branche d’appui. En c , est une roue en cuivre , dentée en acier, tournant sur un pivot h vis , implanté dans la branche d’appui , et s’engrenant dans les dents que porte la branche de la lame; ce pivot sert en meme temps à maintenir les deux branches, d est une petite clavette en cuivre, tournant sur une vis à pivot, et dont le crochet e , tournant dans le sens marqué par des points y, vient s'ajuster sous la tête de vis qui est placée au bout de la ligne de points. Cette clavette sert à couvrir la mécanique pour l’abriter de la poussière. Lorsqu’on se sert de cet instrument, la main appuyant sur les deux branches g, h, les force à se rapprocher. Le levier i fait monter la branche h; la roue dentée c, s’engrenant dans la branche de la lame la force à baisser , d’oh il résulte que le taillant a un mouvement de scie, et qu’il appuie en glissant sur le rameau qu’il coupe net. Ce sécateur a été présenté à la société d’agronomie pratique , en 183g, par M. Macquinan , son inventeur , qui lui a donné q pouces et demi de longueur.

i. Sécateur de Leroux. On a cherché , dans celui-ci , les mêmes avantages que dans le précédent. Il a été inventé par M. Leroux, qui l’a fait présenter k la société d’agronomie de Paris, par M. le comte Lelieur. La lame , a et a-A , est munie à sa base de trois dents d’engrenage , b, b, b ; elle est percée d’un trou , c, par où passe le pivot d , qui la fixe au bras e, sans lui ôter sa mobilité. Sur la branche d’appui c, est vissé, par derrière, une pièce de cuivre, e,e , figurée en a-E , servant à prolonger la branche d’appui par sa base d. Sur la même branche, mais en devant , est également fixé un demi-cercle denté, y, figuré en a-F.

Lorsque l’on se sert de l’instrument, en serrant les deux bras, g, h , les dents du demi-cercle s’engrènent dans celle de la lame, et forcent celle-ci à faire un mouvement de scie en appuyant sur le rameau qu’elle coupe net.

J’ai fait l’essai des deux instrumens figurés dans cette planche, et tous

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deux m’ont paru l’emporter sur tous les autres sécateurs qui me sont connus. Ils compriment beaucoup moins T écorce et coupent les rameaux très-net. Néanmoins ils ont un inconvénient majeur, qui balance et audelà leur mérite , c’est d’être d’un mécanisme trop compliqué , par conséquent peu solide.

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Sécateurs.

i. Cisailles servant à la taille des espaliers, propres à remplacer le sécateur , quand il s’agit de pénétrer entre deux brandies serrées, où celui-ci ne pourrait être introduit.

a. Sécateur de M. Bertrand de Molleville. a est un croissant épais , sur lequel vient s’appuyer la branche à couper, lorsqu’elle est at taquée par la lame tranchante, b.

On connaît assez les inconvéniens qui résultent de l’emploi des sécateurs en général , sans que nous soyons obligés de les mentionner ici. L’opinion de nos cultivateurs praticiens les plus instruits , celle entre autres de M. Noisette , est qu’il faudra toujours en rcrcni r à la serpette.

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