‹ Nouveau manuel complet des instruments d'agriculture et de jardinage les plus modernes contenant la gravure et la description détaillée des instruments nouvellement inventés ou perfectionnés, la plupart dessinés dans les meilleurs ateliers de la capitaleChapitre 24 sur 31 · Ici nous avons figuré le profil de la lame b · texte numérisé non relu

Ici nous avons figuré le profil de la lame b

On fait des cisailles et des sécateurs de plusieurs grandeurs. La dimension la plus ordinaire est celle que nous avons donnée à nos deux instrumens. Ils ont y 'pouces de longueur, et les lames ont 18 lignes.

Sécateurs.

i . Sécateur des dames. Nous avons figuré cet instrument de grandeur naturelle. 11 ne diflere des autres sécateurs que par ses proportions plus petites , calculées sur la délicatesse des mains qui doivent s’en servir. Il est propre à la taille des rosiers et autres petits arbrisseaux. Le modèle que nous avons dessiné a été fabriqué et (>erfectiooné par MM. Arnheiter et Petit, ainsi que l’instrument qui suit.

i. Sécateur à branches cintrées. Sa longueur totale est de 8 pouces ; la lame a si lignes, mesurée depuis la vis jusqu'à l’extrémité a, et i pouce de largeur. En e , est un arrêt qui tient à la lame et qui empêche qu’elle avance trop sur le bras b. Les branches c , d, sont cintrées de manière à ce qu’on n’est pas obligé de trop ouvrir la main pour saisir le rameau à couper entre la lame et la branche d'appui ; c'est le seul avantage que nous lui trouvons. Quelquefois on recouvre les branches d’une lame de corne , appliquée en c , d , et l’on remplace la corde e , par le fermoir (iguré au-dessus dans le sécateur des dames.

PI o,

Inciseùr annulaire et binette k ver-blanc.

Inciseùr annulaire perfectionné. L’usage de cet instrument est beaucoup plus avantageux que celui de l’inciseur ordinaire. Les quatre lames a , te ressèrent d’eilcs-mêmes au moyen du ressort b, dont l’action occasione un mouvement contraire aux taillans , grâce à la manière dont les branches sont re'unies en c. Le ressort ope’rant seul La pression , elle est partout égale sur l’écorce , et il ne reste qu’à tourner l’instrument par un léger mouvement , pour opc'rer une incision annulaire d’une égale profondeur.

Outre cela , le vide formé par la courbure des branches , en b, c, d, empêche que le rameau soit froissé et rend la coupure plus nette.

Ces perfectionnemens sont dus à MM. Amhcitcr et Petit.

a. Sécateur à crémaillère. J’ai trouvé cet instrument cher, un quincaillier, mais je n’ai pu en connaître l’inventeur : ses dimensions sont les mêmes que celles du sécateur ordinaire. En a , est une garde en fer, servant à maintenir solidement l’instrument dans la main.

La branche b , qui porte la lame, est percée d’une coulisse , dans laquelle glisse la vis c, fixée au fond , sur la branche d, d. La tête de la vis , plus large que la coulisse , appuie sur la branche b , b\ et la maintient en position.

Lorsque l’on ouvre le sécateur, le ressort e appuie sur la bascule, la force à s’écarter, et pour faire ce mouvement, elle fait remonter la branche b à mesure que l’instrument s’ouvre. Cette branche b glisse alors sur la branche d , et la vis c se trouve placée à l’autre extrémité de la coulisse. .

Lorsque l’on ferme l’instrument pour couper un rameau , le même mouvement se fait en sens contraire, d’où il résulte que la lame a une marche de scie qui la fait couper plus net.

Tous ces sécateurs à crémaillère , à roue , à vis , etc. , ont le grand défaut de manquer de solidité , et de laisser vaciller la lame quand on en a fiait usage quelque temps.

3. Binette à ver blanc. M. Penseron , de Viroflai , a inventé cet in-

st ruinent , et la Société d'agriculture de Versailles, ayant reconnu son utilité, a récompensé son inventeur par une médaille d'argent.

La tête b est en fer, longue de 9 pouces; elle porte i5 dents également en fer, de 4 pouces 6 lignes de longueur , ayant leur pointe façonnée en fer de lance. La douille d , porte un manche de bois , long de 3 pieds 6 pouces.

Dans les terres sablonneuses ou légères, dans lesquelles les larves de hannetons ou vers blancs font le plus de ravages , on en détruit la plus grande partie au moyen de cette binette. Après une pluie légère , qui n’a pénétré qu'à peu de profondeur, les larves gagnent la superficie de la terre pour jouir de l’humidité, et ne se trouvent guère enfoncées dans le sol que d’un à trois pouces. Avec la binette , on remue , retourne et divise la terre, au point de mettre les vers blancs à découvert et de pouvoir s’ en emparer aisément.

Cet instrument est précieux pour les jardiniers , et surtout les pépiniéristes , dont les établissemens sont exposés à ce fléau.

Inciseur annulaire.

i . Inciseur annulaire. Cet instrument , inventé par M. Régnier , sert à enlever autour d’une branche un anneau d’écorce pour entraver la marche de la sève , et hâter le développement et la maturité de certains fruits, principalement du raisin.

La pince se termine par quatre lames a, a, a, dont deux de chaque côté. Les deux lames sont écartées d’une ligne l’une de l’autre , c’est-àdire de la largeur de l'anneau d’ccorcc à enlever. On place le sécateur sur la branche , on sert les branches b, b, en comprimant le ressort c. Les lames a, a, a, enveloppent le rameau et coupent l’écorce ; on donne un demi-tonr pour cerner parfaitement toute la circonférence; puis on enlève la lanière circulaire d’écorce , soit avec l’ongle, soit avec la pointe de la serpette ou du greffoir. Assez souvent elle s’enlève au moyen seul d’un léger mouvement de l'inciseur annulaire.

Les lames de l’instrument que nous avons Cguré ont 16 lignes de longueur; elles sont dans les dimensions les plus ordinaires , surtout quand il s’agit d’opérer sur la vigne ; mais on peut augmenter ou diminuer les proportions, en raison de l’usage auquel on destinera l’instrument, en le faisant fabriquer. •

Cisailles.

1 . Cisaille -icheniUoir. C’est un des plus simples échenilloirs et un des plus commodes pour la célérité de l’ouvrage. H consiste en une paire de cisaille , dont une branche a est implantée dans un manche plus ou moins long, scion qu'on veut atteindre plus ou moins haut. Le ressort b tient l’instrument ouvert, et on le ferme au mojen de la corde c, passée dans l'auneau d , et attachée à la tige e. On en (ait usage en Angleterre.

2. Cisaille à longs manches. Celle-ci sert, en Angleterre, à tailler les haies et les palissades à une hauteur où les cisailles ordinaires ne pourraient pas atteindre. lies manches a, A, ont de 18 pouces ^ 3 pieds 6 pouces de longueur. L’un d’eux tient à une tige courbe en c, afin de n’etre pas obligé de trop écarter les bras pour ouvrir l’instrument.

3. Cisaille-sécateur. Elle a été inventée par M. Régnier, ou plutôt il est le premier qui en ait fait l'application à la taille des espaliers. Ses deux lames, égales et tranchantes , aiguës à l’extrémité, la rendent fort commode pour pénétrer entre les bifurcations de branches , où le sécateur ne pourrait pas atteindre. On en fabrique chez MM. Ârnhciter et Petit, dont les lames un peu plus alongées et plus aiguës sont plus appropriées à ce dernier usage.

PLANCHE 95r.

Cisailles.

i. Cisaille ordinaire. On s’en sert, en tous pays, pour tondre les baies et les bordures , et on les fabrique dans les proportions convenables à l’usage qu’on se propose d’en faire. La fig. i-A représente cet instrument vu de profil , afin de faire mieux comprendre la courbure des tiges qui portent les inanches.

a. Cisaille anglaise. Elle ne diffère de la nôtre que par ses formes plus élégantes , et on l’emploie aux memes usages.

3. Grande cisaille à élagage. Cet instrument ne différé des deux précédées que par ses formes plus grossières et ses dimensions ordinairement plus grandes. On s’ en sert dans les grands jardins et les parcs, autant pour élaguer que pour tondre. I.es manches ont 9 pouces de longueur, et les lames ont 1 1 pouces de longueur , mesurées depuis la ris jusqu’à la pointe.

4- Cisaille à manches croisés. On s’en sert aux mêmes usages que les précédentes, en Angleterre , et clic ne diffère que par les tiges a, b, qui sont courbées de manière à se croiser en passant l’une sur l’autre quand l’instrument est fermé.

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