‹ Nouveau manuel complet des instruments d'agriculture et de jardinage les plus modernes contenant la gravure et la description détaillée des instruments nouvellement inventés ou perfectionnés, la plupart dessinés dans les meilleurs ateliers de la capitaleChapitre 26 sur 31 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Cette section renferme les cueilloirs , qui nous paraissent faire le passage naturel des instrumens tranchans aux autres instrumens d'horticulture , et nous n’avons pas cru devoir séparer ceux à lame d’avec les autres.

Viennent ensuite les échelles, qui appartiennent autant à l’économie domestique qu’aux instrumens d’agriculture. Dans notre premier supplément nous en figurerons une nouvelle, extrêmement ingénieuse , et qui peut devenir fort utile.

Après les échelles , viennent les ustensiles d’arrosement qui ont besoin d’être perfectionnés et qui offrent pour cela une large marge.

Tout ce qu’on appelle la poterie, caisses, pots à fleurs, terrines, mannequins , etc., nous fournissent une seule planche , parce que nous n'avons voulu les considérer que sous le rapport de leur emploi, et non sous celui de leurs formes. On conçoit que la figure plus ou moins élégante d’un pot de (leur ne change rien à son usage , qu’elle est par conséquent une chose tout-à-fait arbitraire.

Sous le titre d’instrumens divers , nous avons figuré et décrit une foule d’ustensiles qui presque tous ont une destination spéciale , d’où il résulte que nous n’avons point eu d’ordre analytique à établir pour eux.

Cueilloirs.

i . Cueille-rose. Cet instrument n’a pas d'autre utilité que celle de servir à cueillir des roses , sans que l’on craigne de sc piquer les doigts. II est monté comme une paire de ciseaux; mais les branches a, b, sont éptfAes, et propres à retenir le pied d’une rose lorsqu’il est engage entre les deux , et qu’il a été coupé par la lame c. Scs proportions peuvent varier en Raison de la grosseur de la main qui doit s'eo servir.

a. Cueille- fruit. On l’emploie à cueillir du raisin ou autres fruits, hors de la parlée de la main.

11 consiste en deux branches a, b , assez épaisses pour retenir solidement entre elles le pédoncule d’un fruit , lorsqu’il a été coupé par la lame c , ajustée contre une des branches , de la même manière que dans le précédent. La branche b est fixe sur une tige d, qui sert de support à toutes les autres parties , et qui peut même faire corps avec la douille e. La branche a se prolonge en une bascule f, que le ressort g force à s’écarter de la tige et à fermer les branches. Pour faire jouer cet instrument , on tire la corde /» , et l’on fait baisser l’arrêt en cuivre i, qui retient l’extrémité de la bascule, et qui lui-même est maintenu en place par le ressort m.

Lorsqu’on s’est emparé du fruit cueilli , on replace le crochet d’arrêt i comme nous l’avons figuré, afin de tenir les branches a, b, ouvertes et de pouvoir en cueillir un autre.

On donne ordinairement 5 pouces de longueur à cet instrument, mesuré depuis o jusqu’en a, c’est-à-dire la douille non comprise. Les branches ont a pouces à peu près depuis leur courbure n,n, jusqu’à leur extrémité a, b.

Le manche r est plus ou moins long , selon la hauteur' à laquelle on veut atteindre. Cet instrument est de l’invention de MM. Amheiter et Petit.

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Cueilloirs.

i . Cueilloir à filets. Il a été inventé par M. Régnier, pour cueillir, hors de la portée de la main , des fruits délicats , susceptibles de se meurtrir aisément , tels que pèches , abricots , etc. , et autres dont le pédoncule est trop court pour pouvoir être saisi par d’autres cueilloirs.

Pour pouvoir se servir de cet instrument, on le place de manière à ,c« que le fruit se trouve entre les deux cerceaux de fil de fer n , b , et l’on tire la corde c , jusqu’à ce que le cran d ait reçu l’arrêt e , du ressort fi. Ce ressort . fixe à la douille , est en acier , et sert à maintenir les cerceaux fermés. Alors on tire l’instrument à soi , mais sans secousse, et le fruit détaché de sa branche reste dans le filet qui garnit les cerceaux. Ponr l’en ôter, il ne s’agit que d’appuyer le doigt sur le ressort fi, ou de le faire baisser au moyen de la cordelette g. L’arrêt e s’échappe du cran d, les ressorts h, h, agissent et forcent le cerceau a, h, à s’écarter pour saisir un autre un fruit par le même mécanisme. La grandeur de cet instrument se calcule sur la grosseur des fruits qu’il est destiné à cueillir.

•a. Cueilloir à panier. Celui-ci est en usage en Angleterre pour cueillir les fruits à plein-vent; il consiste en une cisaille , dont les deux branches a, b, sont tranchantes. La branche a est mobile, et vient s’attacher en c, à la tige d. Au moyen du quart de cercle e, on incline plus ou moins la cisaille , pour donner de la commodité en raison de la largeur du panier fi. On la maintient au moyen d’une vis qui appuie sur le quart de cercle quand on la serre , et la rend immobile. La branche b, se termine par une bascule i, que l’on fait mouvoir au moyen de la corde h. Lorsqu'on appuie la main sur la poignée de bois l , on tire la corde ; elle glisse sur la poulie m, placée au bout d’une tige n , afin de l’écarter du panier qui gênerait son jeu ; la bascule baisse , les cisailles se ferment et coupent le pédoncule du fruit qui tombe dans le panier.

Lorsqu’on ôte la main de dessus la poignée l , le ressort o fait relever la bascule; celle-ci entraîne la corde qui fait remonter la poignée, et l’instrument est ouvert , prêt à couper un autre fruit.

Non-seulement la poignée / est mobile au moyen de sa charnière p , mais encore la douille en anneau r. Lorsque l’on desserre la vis s, qui,

par sa pression sur le manche , fixe l’anneau , celui-ci coule aisément, soit en haut , soit en bas, et par ce moyen on peut alongcr ou raccourcir le manche et la corde , selon le besoin.

La grandeur du panier peut être proportionnellement plus considérable que nous l’avons figurée ; mais cependant elle a ses limites calculées sur le plus ou moins d’inclinaison que le quart de cercle peut donner à la cisaille. Plus celle-ci est inclinée, plus il est facile de se servir de l’instrument mais ils ne faut pas non plus que cette inclinaison soit trop grande , car le fruit courrait risque de tomber à terre et non dans le panier.

Les lames de la cisaille , mesurée depuis la vis qui les unit jusqu’à leur extrémité, ont 4 pouces de longueur.

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