EM
Cueilloirs.
i . Cueilloir à panier mobile. C’est le même instrument que le precedent, pl. 97 , fig. 3 , mais ingénieusement perfectionné par-MM. Arnbei- • ter et Petit. La cisaille b est placée au bout long d’un manche , au moyen d’une douille ; le ressort a la tient ouverte , et elle se ferme lorsque l’on tire la corde d. Le panier en fer-blanc f glisse sur le chariot c, et on le hausse et baisse à volonté avec la ficelle qui le tient en e , qui passe et roule sur la poulie o, et vient s’attacher en i, près de l’extrémite' du manche. Au moyen de ce mécanisme , on peut aisément vider le panier chaque fois qu’il est plein.
a. Cueille- haut , cueille-fruits. Cet instrument est en fer-blanc , et on lui donne la forme d’un volant , ou à peu près. Le vase b, b , peut avoir de 5 à 6 pouces de largeur, et 3 ou 4 pouces'de hauteur, non compris les dents; il est porte par une douille emmanchée sur une perche plus ou moins longue , selon l’élévation des arbres sur lesquels on veut cueillir les fruits. Pour s’en servir, on fait passer la queue du fruit entre les dents a, a, etc. ; au moyen d’un léger mouvement , on la détache de sa branche , et le fruit tombe dans le vase. Ce cueilloir a été perfectionné par MM. Amheiter et Petit; avant eux on le contruisait en bois, à 6 dents , et beaucoup plus étroit , quoique aussi long.
3. Cueilloir en gobelet. Il est en fer-blanc; il a 3 ou 4- pouces de diamètre dans le haut , 9. ou 3 à la base qui se termine par une douille et une perche. Le bord est muni de dents de scie , entre lesquelles passe la queue du fruit que l’on veut cueillir. Cet instrument est particulièrement propre b détacher le raisin d’un treille élevée.
4. Pommette espagnole. On se sert beaucoup de cet instrument dans les environs de Valence, pour cueillir les oranges. Il est en fer, et ne diffère du cueilloir en gobelet que par son bord supérieur, qui sc divise en six ou huit longues dents.
5. Pommette en panier. En Suisse , particulièrement dans le canton de Zurich , on fait usage de cet instrument pour cueillir toutes les espèces de fruits. Il consiste en un petit panier d’osier, large de 4 pouces G lignes, et haut de 2 pouces 6 lignes, dont les bords sont garnis de dents de
bois, longues de i8 lignes. Il est porté par une perche legcre, d'une longueur déterminée par le besoin. t
6. Echelle-brouette de MM. Âmheiter et Petit. On l'emploie pour cueillir les fruits dans les jardins , et surtout pour récolter les feuilles de mûrier. Au moyen du dossier mobile a , et des pieds b , c , également mobiles et se couchant de même le long des montans à volonté , elle peut servir à la fois , d’échelle double , d'échelle simple , et de brouette. On peut lui donner jusqu’à i3 pieds de longueur.
•j . Griffe à tige. Cet instrument sert à se cramponner à l’écorce des arbres sur lesquels on est obligé de grimper; on en a deux, un pour chaque jambe. Ils consistent en une sorte d’étrier a, porté par une tige b , que l’on attache à la jambe avec une courroie double passée dans le trou c. L’autre extrémité de l’étrier se termine en e, par deux griffes écartées de i3 lignes l’une de l’autre vers le bout; la tige a > pied de longueur totale, et l’étrier a 3 pouces de largeur; la courroie a ordinairement 18 pouces de longueur.
8. Ceinture d'elagueur. Elle est en cuir, forte, et se serre au corps par le moyen d’une boucle de fer; elle porte un crochet a , dont le double emploi consiste à soutenir l’ouvrier qui l’accroche à une branche quand il travaille dans une position dangereuse, et à porter la serpe pendant qu’il monte sur l’arbre ou qu’il en descend.
PLAJNCHE «T
Échelles.
i . Echelle ordinaire. Les montans sont en bois de sapin pour qu’elle soit plus légère. On en fait de toutes les grandeurs.
а. Echelle élargie à la base. Elle ne diffère de la précédente que par ses montans qui sont plus élargis à leur base, ce qui lui donne plus de solidité quand elle est posée.
3. Échelle à tenons. On s’en sert pour la taille des espaliers. Au moyen des tenons a , a , ou tout simplement de deux chevilles , on l'appuie contre le mur de l’espalier sans crainte de froisser les rameaux. Quelquefois on fabrique de ces échelles avec des tenons inclinés en bas , sans les traverses c, c , eu forme de crochets qui servent à les accrocher aux branches des arbres.
4- Échelle à tige simple. La pièce de bois a sert d’appui quand onia pose contre un mur. Les deux autres pièces b, b, qui s’éloignent latéralement de la tige en formant un angle aigu avec elle , empêchent l’échelle de verser sur les côtés.
5. Échelle marche-pied. On donne ordinairement à cette échelle de 6 à 7 pieds de hauteur, et on la construit en bois de chêne : elle est connue partout. Quand il s’agit de s'en servir dans les jardins , pour la taille des arbres , on la fait quelquefois en bois plus léger.
б. Échelle à reposoir. On l'emploie en Espagne pour récolter les feuilles de mûrier que l’on donne aux vers à soie. Sa hauteur est de 7 pieds à 7 pieds 6 pouces ; le reposoir b a ordinairement 2 pieds de longueur , sur 18 pouces de largeur.
7. Échelle double à roulettes. Elle est principalement employée dans les parcs, les grands jardins et les promenades publiques , pour tondre les arbres au croissant. Un homme peut aisément la faire mouvoir en la poussant. Ses proportions varient selon le besoin.
MM. Arnhciter et Petit fabriquent dans la perfection toutes les échelles employées à l'horticulture.
Échelles.
i . Échelle double ordinaire. Tout le inonde en connaît l’usage pour la taille et la tonte des arbres , la récolte des fruits , etc. On calcule ses dimensions en raison de l'emploi auquel on la destine. Ses quatre montans sont réunis au sommet , en a , par une verge de fer.
a. Echelle à support. C’est la plus simple, la plus légère et la. plus commode de toutes les échelles de jardiniers ; mais elle n’est pas la plus solide. Cependant, MM. Amheiter et Petit ont un peu corrigc’ce défaut, en y ajoutant une courroie en cuir, qui s’accroche derrière un échelon en a, et s’attache au support en b.
3. Echelle pliante anglaise. Elle se compose de trois échelles a, b, c, attachées bout à bout , en e, e, par des charnières solides et en fer , placées sous les montans, de manière à permettre à ceux-ci de se reployer en-dessous, mais non en-dessus; ils en sont empêchés par les extrémités d, d, qui s’appuyant l’une sur l’autre, forment une espèce d’arc-boutant. Nous l'avons représentée dans un état incomplet de développement. Elle a l’avantage de faire peu de volume quand elle est ployée , et de pouvoir se transporter plus aisément. Quelquefois aussi , lorsqu’il s'agit de réparer les châssis arqués d’une serre en forme de dôme, ou tout autre chose à surface courbe, et sur laquelle il n’est pas possible de s'appuyer , on fabrique cette échelle de manière à ce qu’elle ne se développe pas davantage que dans notre figure, et alors elle embrasse un grand espace bombé sans s’appuyer dessus.
4- Échelle en pyramüle. On s’en sert en Toscane pour cueillir les feuilles de mûriers, et les raisins des vignes que l’on fait grimper sur les arbres. Quand on ne la désire pas dans de très-grandes proportions , on peut la faire avec une seule branche fourchue , en chêne.
5. Échelle à plate-forme. Elle est employée en Angleterre. Sa plateforme à balcon la rend très-commode , mais l’embarras de son transport balance beaucoup cet avantage. Les supports b , b, sont chevillés en-dessous de la plate-forme , et peuvent s’enlever à volonté.
lnstrumens d’arrosement.
1. Seringue d' arrosement. Elle est très-utile pour arroser le feuillage des arbres qui ne sortent jamais de la serre chaude. Celles qui sont fabriquées chez MM. Arnheiter et Petit sont en cuivre; l'extrémité i-A est percée de trous extrêmement fins, pour produire l’effet d’une petite pluie très-fine; elles ont ut lignes de diamètre , et 2 pieds i pouce de longueur, non compris le rnanebe. La figure i -B représente le piston garni de filasse à son extrémité.
2. Pompe à main. Cet instrument sert à arroser le feuillage des arbres, les gazons, etc. , dans les temps de sécheresse; pour le faire jouer, il ne s’agit que de placer sa base a dans un vase, un baquet par exemple, contenant de l'eau. On dirige le jet à volonté, en inclinant plus ou moins la pompe et en la tournant à droite ou à gauche. Si l’on ne veut qu’un jet , on laisse le tuyau 2-B , dont la longueur est de 1 5 pouces ; si l’on veut une gerbe, on ajuste au bout de ce tuyau la pomme 2-C, dont la longueur est de 4 pouces 3 lignes, et le diamètre de a pouces a lignes; elle est percée de trous très-petits. Enfin , si l’on désire que i’eau retombe en forme de pluie fine, on ajuste à la place de la pomme l’éventail i-D : il est fait d’une feuille mince de cuivre, munie de deux rebords, ayant 2 pouces 4 lignes dans sa plus grande largeur, et 3 pouces to lignes , y compris le petit cylindre b, soudé à l’extrémité et servant à l’ajuster à la pompe. La figure 2-A représente le piston.
Cette pompe se fabrique souvent en fer-blanc ; cependant celles qui sortent de l’établissement de MM. Arnheiter et Petit sont en cuivre; elles coûtent deux fois autant , mais elles durent dix fois davantage.
La longueur totale de l’instrument , de a en c, est de u pieds 6 pouces, et son diamètre de 2 pouces. En b , est un manche servant à le maintenir, long de 4 pouces 3 lignes. Le tuyau principal d a 2 pouces 2 lignes de longueur d’e en f, 1 pied d ’f en i , et 2 pouces d’r en o. La traverse / , qui le rapproche du corps de la pompe pour donner la facilité de plonger l’instrument dans un vase étroit , a 2 pouces 2 lignes de longueur.
3. Arrosoir de fer-blanc. Il a l’avantage d’être fort léger , mais il se
rouille et se perce en peu d’années, maigre' l’attention que l’on doit avoir de ne laisser jamais de l’humidité à l’intérieur quand on cesse de s’en servir, de le tenir dans un lieu sec , et de le couvrir de deux ou trois couches épaisses de peinture à l’huile. J’en ai conservé trcs-long-temps en goudronnant l’intérieur chaque année.
La iig. 3-A représente une pomme qui |ieut s’ajuster egalement aux arrosoirs , fig. 3 et 6; elle est percée de trous plus ou moins grands, plus ou moins serrés , en raison de la manière dont on veut obtenir la gerbe d’eau : scs dimensions varient également.
4- Arrosoir à bec. On l’emploie à l’arrosement des plantes en serre, dont on ne peut pas approcher aisément d’assez près pour se servir de l’arrosoir ordinaire , soit qu’elles se trouvent placées sur des rayons ou derrière les premiers rangs. Une qualité indispensable de cet instrument est d’être fort léger , aussi est-on dans l'habitude de le faire petit , et en fer-blanc ; le bec est plus ou moins long , selon le besoin , et l’on ajuste quelquefois au bout une pomme comme celle figurée en a-C.
5. Arrosoir à pomme fixe. 11 est en cuivre : ses proportions varient.
6. Arrosoir à goulot. Il est en cuivre comme le précédent , et l’on y ajoute à volonté la pomme 3-A : on aurait pu trouver pour les arrosoirs en cuivre une forme plus gracieuse.
Caisses et poterie d' horticulture.
t . Caisse à oranger, à panneau mobile. Les meilleures caisses, c'està-dire celles qui offrent le plus de solidité, et qui durent le plus longtemps , sont en bois de chêne. On est parvenu à en faire avec du mastic aussi dur que de la pierre , comme on en peut voir des exemples au jardin des Tuileries; mais leur pesanteur balance et au-delà l’avantage de leur durée.
Dans la caisse que nous avons figurée, le panneau de face, que l’on peut ôter à volonté, soit pour renouveler la terre, soit pour faire un dépotement complet, est maintenu par des traverses en bois ou en fer, dont une extrémité est passée dans des crochets de far; et l’autre attachée à charnières; deux crochets qui tiennent au panneau, et dans lesquels les barres sont également passées , servent à maintenir le panneau eu position quand la caisse est vide.
On conçoit que nous ne pouvons indiquer aucunes proportions, ni pour les caisses, ni pour la plupart des autres vases, parce qu’elles dépendent entièrement de la force et de la grandeur des végétaux à y placer. . ; , - .
5- Caisse ordinaire à oranger. Elle ne différé de la precedente que par ses panneaux tous immobiles et «loues sur les montans.
3. Caisse à petits arbustes. Ayant besoin dé moins de solidité, on la fait en bois plus mince et quelquefois plus léger.
4. Caisse à panneaux mobiles et à tringles. Elle ne diffère du numéro 1 que par scs traverses qui consistent en deux tringles de fer , à crochet.
5. Pot-à-fieur. Qn en fait de diverses dimensions : l’essentiel est qu’il soit percé de manière à ne pas conserver l’humidité.
C. Pot-à-Jleur à dessous évidé. Nous l’avons figuré coupé parle milieu pour faire concevoir sa forme : le fond est concave, ce qui fait que le trou, ne posant pas sur la terre, se bouche moins aisément.
7. Pot à ananas. 11 diffère des précédons par sa forme plus alongée, par le manque de rebord, afin d’occuper moins de place sur la coucha
chaude, et par son fond, qui, outre le trou du milieu, a encore six petites fentes sur son pourtour.
8. Pot a oreilles d’ours. On donne à ces pots des formes plus ou moins gracieuses, et on les recouvre d’un vernis vert de poterie; on s'en sert pour cultiver toutes sortes de fleurs. Je n’en ai guère vu faire un usage general qu’à Lyon , et dans quelques villes du centre et du midi de la France.
q. Pot de deux pièces. On s’en sert pour cultiver les plantes très-délicates qui craignent le dépotage ; on rapproche les deux parties au moyen d’un fil de fer, et on le place ainsi dans un autre pot.
10. Pot ouvert à marcotter. On en a d’entiers, comme celui que nous avons figuré , lorsqu’on peut faire passer l’extrémité de la marcotte par l'ouverture ; dans le cas contraire, ce pot est coupé en deux parties que l’on rapproche au moyen d’un fil de fer.
1 1 . Pot ordinaire a marcotter. Il se compose de deux parties semblables à celle que nous avons figurée , et que l’on rapproche comme dans le précédent : la marcotte passe par la large ouverture du fond.
i a. Terrine à marcotter. Nous l’avons figurée coupée en deux parties égales pour la faire plus aisément concevoir. Dans le milieu a, est un tube de 5 pouces de hauteur, sur 3 pouces 6 lignes de diamètre, par lequel on fait passer la branche ou la plante à marcotter; la terrine a 18 pouces de diamètre et 5 pouces 6 lignes de hauteur. On remplit le pourtour de terre dans laquelle on marcotte les rameaux de la branche ou de la plante qui occupe le centre. Au moyen de cette terrine, on peut faire un bon nombre de marcottes dans le même vase.
1 3. Terrine à semis. Elle sert à semer les graines fines des plantes délicates de terre de bruyères ; on arrose par-dessous , en déposant la terrine dans un baquet d’eau.
4. Grande terrine à semis. Elle ne diffère de la précédente que parce qu’elle est plus grande , plus profonde ; on l'emploie au semis de la plupart des arbrisseaux d'orangerie.
i5. Terrine à polelots. Elle est de l’invention de M. Noisette, et fort commode pour marcotter les plantes précieuses. Le milieu est un pot dans lequel on cultive la plante-mère; autour est une espèce de galerie pour placer des petits pots dans lesquels on marcotte , et que l’on arrose aisément par dessous , en jetant un peu d'eau dans la galerie.
16. Manne à marcottes. Elle peut avoir de 18 pouces à a pieds de longueur, sur 10 â la pouces de largeur, selon la longueur de la branche à marcotter; elle est grossièrement faite en osier ou en tiges de clématites des bois; on l’enterre au pied de la mère, on y c'tend la marcotte, et lorsque celle-ci est reprise on la relève avec la motte , au moyen du panier qu’on laisse eu la replantant ; il pourrit dans la terre, et pour cette raison, il est plus utile que nuisible.
17. Manne à bouture, mannequin. Il est moins large que la manne et beaucoup plus profond; on l’emploie à faire des boutures, et surtout à elever des jeunes arbres d’une reprise difficile , qu’il faut lever et transplanter avec la motte.
Inslrumens divers d' horticulture.
1 . Boite à pucerons. Elle consiste en une boite eD cuivre , cylindrique a, ayant 5 pouces de hauteur et i pouces G lignes de diamètre; elle se compose de (leux parties, s’ouvrant en b, à la manière d’une boite à savonnette. Dans l’intérieur sont deux plaques transversales percées de trous, comme on le voit en i-A , une placée à la partie supérieure, audessous du tuyau c; l’autre à la partie inférieure, au-dessus du tuyau d ; celle-ci ne nous parait pas d’une nécessité absolue, et nous pensons qu’on pourrait la retrancher sans un grand inconvénient. Le tuyau c a 7 pouces de longueur, 7 lignes dans son plus grand diamètre, et au plus 1 ligne I quart dans le plus petit, c’est-à-dire à l’extrémité; on y ajuste quelquefois une sorte de petite pomme d’arrosoir, fig. t-B, criblée de trous très-fins , pour disséminer la fumée.
On ajuste un soufflet en e, et on le maintient au moyen de l’anneau coulant /; on place du tabac à fumer dans la boite; on y met le feu, et en soufflant , on fait sortir la fumée en jet par l’extrémité g, g , du tuyau c, ou en nuages, en h , quand la pomme est ajustée.
En dirigeant cette fumée sur les parties des plantes attaquées par les pucerons, on détruit rapidement et très-bien ces insectes nuisibles. Celte boite a été beaucoup perfectionnée par MM. Amheitcr et Petit.
u. TranspLinloir h cylindre. Il consiste en un cylindre de tôle, haut de 6 pouces et large de 4 ; il est muni de deux manches en bois , longs de 4 pouces, y compris la béquille. Pour s’en servir, on place le cylindre a- A autour de la tige de la plante à transplanter, et cette opération est d’autant plus facile que le cylindre à charnière s’ouvre et se ferme à volonté; on enfonce le transplantoir, en appuyant sur les manches, puis on enlève la plante avec la motte. Quand elle est transportée à demeure, on appuie sur le cylindre 2- A en retirant le transplantoir, ce qui force la plante à rester en position.
3. Transplantoir à double charnière. Il est en fer-blanc, et construit sur les mêmes proportions que le précédent; les manches a, b, sont également en fer-blanc et longs de 5 pouces. Le cylindre intérieur 3-.A est aussi en fer-blanc; il est muni de deux oreilles de 10 pouces de lon-
gueur, ayant chacune deux trous à rebords c, c, servant à passer les pouces pour maintenir la motte , tandis qu’on retire le cylindre en transplantant.
4- Marcottoir à réservoir. Il consiste en un vase en tôle ou en ferblanc, conique, long de 3 pouces q lignes , plus ou moins sclonle besoin, large de 3 pouces 3 lignes au sommet. En a est un réservoir formé par une double paroi , dans lequel on met de l'eau ; on y place un morceau de corde, dont l’autre bout tourné autour du pied de la marcotte entretient l’humidité de (a terre , la corde servant de conducteur à l’eau du réservoir par la loi de la capillarité. En b est un tuyau dans lequel on enfonce le bout de la baguette ou du piquet servant de support au marcottoir, quand la marcotte elle-mcme n’est pas assez forte pour le porter.
5. Marcottoir à double charnière. 11 est en tôle, conique , long de a pouces ti lignes, large de uo lignes.
6. Piquet- thermomètre. Cet instrument, inventé par M. le chevalier Regnier, a etc simplifié et beaucoup améliore par ses élèves , MM. Arnheiter et Petit; on s’en sert pour connaître les degrés de chaleur des couches chaudes, dans lesquelles on le tient enfoncé. Le piquet b a 1 pied de longueur et 1 4 lignes de diamètre ; il est perce longitudinalement pour recevoir un thermomètre a, a, que l’on retire à volonté pour connaître la température sans déranger le piquet et l’exposer à se refroidir. 6-A est un couvercle de fer-blanc qui empêche l’air de s’introduire dans le tube et d’influencer la température du thermomètre.
Instrument divers d’horticulture.
î. Tire-chiendent. Cot instrument est précieux pour extraire les racines de chiendent et autres herbes parasites , dans les terres qui ont déjà subi un ou deux labours; nous le croyons surtout indispensable à la bonne culture d’un jardin. Sa laine a 3 pouces 6 lignes de largeur et 4 pouces de longueur; elle est armée de 5 fortes dents, ayant chacune 3 pouces et demi de longueur. La douille a porte un manche de 3 pieds de longueur. Cet instrument est de l’invention de MM. Arnheitcr et Petit.
а. Curette en bois on en os, [mur nettoyer les bêches, houes, pioches, etc. , de la terre qui s’y attache en travaillant. Elle a 6 pouces de longueur.
3. OEillère, cuilleron à pomme de terre. On se sert de cet instrument , dont la lame a la forme et la grandeur d’une cuiller à café, pour enlever les yeux des pommes de terre , afin de les planter en conservant le tubercule pour un autre usage. Nous pensons que cette œillère ne sera jamais d’une grande utilité.
4. Contre-sol. Il consiste en un pot de terre, ouvert comme nous l’avons figuré, et servant à défendre les plantes délicates contre les rayons du soleil et le hàle desséchant du vent du sud.
5. Focne à pain de sucre. On s’en sert, dans le département de la Gironde , pour couvrir les salades et autres légumens que l’on veut faire blanchir.
б. Pot à céleri. Dans les Pyrénées-Orientales on se sert de ce vase de terre pour faire blanchir le céleri ; il a 1 pied de hauteur, 7 pouces 6 lignes de diamètre à sa base , et 4 pouces 6 lignes au sommet.
7. Cage en fil de fer. On en fait usage dans les jardins et surtout dans les écoles de botanique , pour défendre les graines des plantes rares contre la voracité des oiseaux.
8. Cage en osier. On s’ en sert pour abritrer les plantes délicates. Elle a 1 8 pouces de hauteur, et 1 pied de diamètre ; l’ouverture a 8 pouces de largeur Du reste, ces proportions varient.
/V tüb
f). Cage d'osier à claire-voie. On s’en sert pour entourer les plantes que l’on veut garantir des chats et des chiens. Construite dans des proportions plus grandes , elles sert à entourer les artichauts que l’on couvre l’hiver, et auxquels on veut donner de l’air quand la saison le permet.
io. Cloche en verre. Elle est employée parles jardiniers maraichers et fleuristes à un grand nombre d’usages , ayant tous pour objet de préserver les semis ou les plantes des intempéries de l’air.
i « . Verrine. On l’emploie aux mêmes usages que la précédente , sur laquelle elle a l’avantage d’être plus grande et de pouvoir être aisément réparée quand une vitre se casse ; elle est montée en plomb , soutenu par des fils de fer quand elle est grande.
ta. Cage de verre. Elle ne diffère de la précédente que par sa forme et sa monture en fer ; toutes deux ont quelquefois un carreau à battans a, servant à donner de l’air.
■ 3. Crémaillère à châssis. Elle sert à exhausser les panneaux des châssis de couche, pour donner de l’air.
14. Crémaillère à cloches. Elle sert pour donner de l’air aux plantes sous cloches , en tenant ces dernières soulevées.
1 5. Crochet de fer , servant à transporter les caisses.
16. Porte-cordeau.C’cst un piquet de 1 pied de longueur, ayant deux crochets au sommet, en a , servant à soutenir le cordeau des jardiniers, lorsqu’il est tendu dans une grande longueur.
17. Etiquette en cristal, de l'invention de MM. Arnhciteret Petit; on écrit le nom d’une plante sur un morceau de papier que l’on place dans un flacon de cristal c, et Gg. 1 7-A c , puis on implante dans le bouchon le fil de fer a, a, servant de support.
18. Etiquette à piquet. On en fait en fer-blanc peint à l’huile, en plomb , en faïence , et même en terre cuite.
19. Etiquette en latte. C’est tout simplement un morceau de latte un peu uni au couteau à deux manches.
no. Étiquette suspendue. Elle s’attache à la tige ou aux branches de l’arbrisseau , au moyen d'un fil de fer.
ni. Etiquette à ruban. Elle consiste en une petite lame de plomb laminé, que l’on roule autour d’un rameau , après y avoir imprimé un numéro au poinçon. Elle est très-convenable dans les grands établissement marchands.
Jnstrumens divers d'horticulture.
■ . Claie en fil de fer. Elle est utile dans les jardins pour passer la terre lorsqu’on fait un défonçage , ou pour mélanger les diflerens terreaux et terres des compost; elle consiste en un châssis de bois , ordinairement de 5 pieds de hauteur sur 3 de largeur , traverse par de forts fils de fer, à la distance de 18 à -ati lignes les uns des autres , selon l’usage qu’on en doit faire , et soutenus par deux autres fils de fer plus gros entrelacés avec eux du haut en bas. Deux supports ou montans en bots, assembles à charnière Sur le châssis, permettent de donner & la claie le degré d’inclinaison convenable.
i. Claie en osier ou en lattes. On l’emploie aux mêmes usages que la précédente; elle a ordinairement 5 pieds 6 pouces de hauteur, et de 4 pieds à 4 pieds 6 pouces de largeur ; les intervalles entre les baguettes sont de 6 à 9 lignes.
3. Plantoir à betteraves et à choux. On s’en sert beaucoup en Suisse et en Allemagne pour planter les légumes que l’on cultive dans les champs. La lame c a 6 pouces de longueur; elle est tout-à-fait conique dans le haut, mais elle descend en s’aplatissant jusqu'à la pointe, et même elle est quelquefois entièrement plate , et cette dernière forme est préférable dans les terrains forts et argileux , parce que l'outil tasse moins la terre. La tige b est en fer, et tient à un manche en bois de 4 pouces 6 lignes de longueur.
4. Plantoir fourchu. Il a été exécuté par MM. Arnhciter et Petit, sur un dessin fait par un amateur. Il est très-expéditif pour planter les bordures de buis , lavande et autres arbustes à bois flexibles. Quand la terre a été ameublie préalablement , on prend la plante de la main gauche, on pose sa partie inferieure sur la terre, dans une position un peu inclinée, puis on l’cDfonce à la profondeur désirée avec la fourche du plantoir.
5. Tracoir-trident. Il est de l’invention de M. Sieulie, jardinier à Vaux-Praslin. Il consiste en un trident en bois, dont les branches souples se fixent à la distance désirée, sur un quart de cercle en fer, au ratyen
napoli
des chevilles a, a, que l'on ôte et met à volonté. Le quart de cercle est fixé à la branche du milieu.
6. Crochet simple à transporter les caisses. L’extrémité a se place sous la caisse, et l'extrémité esur un bâton. Il faut, comme on le pense, deux bâtons , quatre crochets et deux hommes pour opérer.
7. Crochet double à transporter les caisses. On s’en sert comme du précédent ; mais comme il a 2 branches a , b , il n’en faut qu'un pour chaque côté de la caisse à transporter.
8. Socle à pot de fleur. Il est en pierre avec un canal qui isole la partie du milieu , sur laquelle porte le pot de Heur ou le pied de la caisse. On remplit le canal d'eau , et par ce moyen on abrite la plante cultivée dans le vase , de l'atteinte des fourmis et autres insectes.
9. Panier des jardiniers. Il sert à transporter les racines , légumes , etc. Il a 2 pieds de longueur , 15 à 16 pouces de largeur et 7 pouces de hauteur.
10. Panier à palisser. Les jardiniers de Montreuil, près de Paris, se l'attachent sur le devant du corps au moyen d'une ceinture en cuir, pour déposer les clous, les loques, les tenailles et le marteau qui leur servent à palisser leurs pêchers , si bien cultivés. Ce panier a 5 pouces de profondeur, 4 pouces 6 lignes de largeur, et 1 pied de longueur.
11. Corbeille à supporter les citrouilles. Elle est en osier et a 15 ponces de diamètre ; on la place sous les citrouilles pour les empêcher de pourrir sur les terres humides.
12. Panier à supporter les citrouilles. Il est employé au même usage que le précédent , aux environs de Rome. Il est on forme d’entonnoir ; le diamètre de son ouverture est de 14 pouces, et sa profondeur de 9 pouces 6 lignes. Sa forme est calculée sur celle des variétés de courges longues que l'on cultive plus ordinairement en Italie.
13. Chemise en paille ou en jonc , que l'on emploie pour recouvrir les cloches , et garantir des rayons ardents du soleil les plantes délicates que l’on cultive dessous^