‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 11 sur 173 · SUR LES MAGICIENS · texte numérisé non relu

SUR LES MAGICIENS

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maléfices, ainsi que leurs complices. Les ordonnance de Charles VIII, en >490, et de Charles IX, en i56o, punissent également ceux qui devinent par l'eau, par les sas, ou autre-* ment. Nous avons aussi une déclaration de juillet 1683; dont le troisième article porte textuellement que s’il se trouvait quelques personnes assez, méchantes pour ajouter et joindre à la superstition Hûnpiéiè et le sacrilège, ceux qui en seraient convaincus seraient punis de mort. Enfin, l’on trouvedans les registres de tous les parlements, et notamment de celui de Paris, une très-grande quantité d’arrêts qui ont été soigneusement recueillis par Galli, ltacquet, Charondas, Corbin, Bodin, Papon, Pévret, La Marre, le Recueil des Causes célèbres, etc., lesquels condamnent au feu des prétendus magiciens ou sorciers. Nous citerons à ce sujet un plaidoyer de l’avocat-général Servin, inséré dans un arrêt de la tournelle criminelle, du Ie* décembre 1601, par lequel il cherché à établir, par l’Ancien et le Nouveau Testament, la tradition, les lois, etc., qu’il y à des devins, "des enchanteurs et des sorciers , lesquels doivent être punis et par les lois générales de l’Ecriture et des saints décrets, et par les constitutions de nos rois.

Malgré cela, nous sommes forcés de convenir qii’en général les parlements ne faisaient nullemént rechercher les prétendus sorciers qui ne nuisaient à personne, et se contentaient d’aller invisiblement au sabbat. I)ans certaines circonstances il à infirmé ou modéré un grand nombre de senteuces des juges subalternes contre de prétendus sorciers, et les a parfois renvoyés absous ; mais, lorsqu’il était évident pour eux qu’à l’accusation de sortilège se joignaient des maléfices, ils les faisaient impitoyablement brûler, sans avoir égard à l’âge, au sexe, ni à la qualité. Aiusi, l’oii vit, en i44°, Gilles de Laval, baron de Retz et maréchal de France, brûlé à Nantes pour crime de magie. Ce supplice fut juste, s’il est vrai, comme le dit Monstrelet, que ce maréchal ait fait mourir, d’après ses aveux, plus de cent soixante enfants et feinraes enceintes pour des pratiques de magie. Il n’en est pas de môme du malheureux Guillaume Edelin, docteur de Sorbonne, qui fut condamné pour magie fen i4$3, ia veille de Noël, apres avoir avoué qu’il avait été plusieurs fois au sabbat, et qu’il y avait adoré le diable sous la forme d’un bouc. Aux yeux de la saine raisub, Edelin 11’était qu’un visionnaire qu’il fallait se contenter d’envoyer aufc Petites-Maisons.

Nous sommes forcés dé convenir que là politique ét la haine

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