DIVINATION AD MOYEN DES CARTES
et une cartes. Si les quatre neuf s’y trouvent, c’est une sépara* tion assurée, et si les quatre rois et les quatre dames s’y trouvent, jamais ils ne se sépareront. •
Si une jalousie est bien ou mal fondée, il se trouvera dans le coup de quinze cartes, sept carreaux ; et si la chose n’est pas vraie, il s’y trouvera cinq cœurs avec le sept de trèfle.
Pour une entreprise quelconque, il faut les quatre as et le neuf de cœur pour la réussite. Si le neuf de pique se trouve devant la personne, elle ne réussira pas.
Pour la loterie et autres jeux, il faut, dans le coup de vingt* une, les huit trèfles, les quatre as et les quatre lois pour gagner.
■Si on veut savoir si un enfant se portera bien, et s’il conservera son patrimoine.
Les quatre as forment assurance de bien et une alliance proportionnée à ses sentiments, et si c’est une demoiselle, il faut les quatre huit et le roi de cœur, qui lui présagent la paix, la concorde dans son ménage.
Pour savoir combien de retard les personnes auront pour leur mariage, soit par année, soit par mois, ou par semaine.
La dame de pique se trouvera avec la dame de cœur, l'as de pique et le huit de carreau.
Chaque autre huit sera autant d’années de retard.
Chaque neuf sera autant de mois.
Chaque sept sera autant de semaines.
Pour savoir si un homme parviendra dans [état militaire.
Les quatre rois doivent se trouver avec les quatre dix, et si, par hasard, les quatre as s’y trouvaient, alors il doit parvenir au plus haut grade, selon sa capacité.
Pour un changement de lieu ou de place, ou tel état gue ce soit : la personne, maître, maîtresse ou domestique.
Si c’est un maître ou une maîtresse, il faut les quatre valets, le dix et le huit de carreau, le dix de trèfle pour la réussite; s’il s’y trouve un neuf de carreau, c’est retard.
Si c’est un domestique, il lui faut le dix et le 7 de carreau, le huit de pique et les quatre dames pour la réussite.
Deviner combien il y a de points en trois cartes que quelqu’un
aura choisies.
Prenez un jeu de cinquante-deux cartes, faites-en choisir
divination au moyen des cartes. ' 365
trois, et comptez ensuite les points de chaque carte choisie, eu ayant soin qu'à chacune on ajoute, des cartes qui sont au talon, autant qu’il en faudra pour arriver au nombre 1 5, y compris les points de ladite carte; l’on prend alors le reste du jeu, et l’on en tire quatre cartes ; le nombre des autres est le total des points des trois cartes choisies.
Exemple.
Si les points des trois cartes étaient 4, 7,9, il faudrait, pour arriver à 1 5 à chaque carte, ajoutez onze cartes au 4 ; au 7, huit, et au 9, six; il resterait alors vingt-quatre cartes, desquelles en ôtant 4, on aurait 20, nombre égal à celui de 4» 7 et 9, qui sont les points des trois cartes choisies.
Mais si l’on se propose d’exécuter cejeu à quatre, cinq, six, sept, huit cartes et même plus ; et soit que le jeu soit de cinquante-deux cartes plus ou moins, soit que le nombre à compléter soit i5, i4 ou 12, il faut retenir la règle générale que voici : multipliez le nomhre que vous faites accomplir par le nombre des cartes que l’on a choisies, et au produit ajoutez ce nombre de carteschoisies; puis soustrayez cette somme de tout Je nombre des cartes ; le reste sera le nombre de cartes qu’il vous faudra ôter de celles qui sont au talon, pour que les autres vous indiquent les points des cartes choisies. S’il ne reste rien après la soustraction, le nombre des cartes que le talon contient doit exprimer justement les points des cartes choisies. Au cas où le nombre des cartes se trouvant trop petit, la soustraction ne pourrait pas se faire, il faudrait ôter ce nombre de cartes du produit de la multiplication, et en ajouter le reste, ainsi queie nomhre des cartes choisies, à celui des cartes restantes.