TOUR DU MILLET
bout de peu de minutes, vous saisirez cet instant pour dira que vous allez le rappeler à la vie.
Tuer un pigeon d'un coup de sabre donné à son ombre.
Ou attache le cou du pigeon à un double ruban bien tendu et soutenu par deux colonnes. Les deux rubans cachent une petite lame d’acier bien tranchante, recourbée en forme de faucille. Cette lame est attachée à un cordon de soie qui, passant entre les deux rubans et dans l’une des colonnes, va aboutir entre les mains du compère. Le cou du pigeon est assujetti à un anneau de soie, pour qu'il ne puisse avancer ni reculer. Le faiseur de tours, feignant de frapper sur l’ombre du pigeon, avertit par un signal convenu le compère ; et celui-ci tirant le cordon, la faucille embrasse le cou du pigeon, et sa tête est à l’instant séparée du corps.
Tour du Millet.
Le boisseau du millet est petit, tourné et creux comme A ( fig. 117). On montre d’abord qu'il n’y a rien dedans ; on a une bourse ou petit sac, où il y a du millet ; on fait semblant d'emplir le boisseau dans le sac, quoiqu’on n'y mette rien ; ou retourne seulement le boisseau comme il est marqué en B, qui sera un peu creusé par dessous, et où l’on aura collé une couche de graine de millet avec de la colle-forte ou de la gomme assez épaisse. On le mettra dans cette situation sur la table ; on croira qu’il est tout plein ; on fera mettre un chapeau sur la boîte que l’on tieut avec la main : en même temps l’on retourne la boîte, puis retirant la main de dessous lécha* peau, l’on dira : Messieurs, je vais envoyer la graine au moulin , pour la faire moudre. Ensuite, on fera semblant de prendre de la poudre de perlimpinpin et d’en jeter sur la boîte, et l’on dira : Messieurs, la voilà partie ; on la moud présentement, nous aurons bientôt de la farine. Aussitôt on fera ôter le chapeau de dessus, et l’on dira : Messieurs, il n’y a plus rien, la boîte est vide. On montrera ensuite une clochette, et l'on fera voir qu‘il n’y a rien dedans; l’on dira : Messieurs , remarquez cette clochette, elle est bonne dans la chambre dun malade, elle sonne comme du coton.
Pour construire cette clochette, qui est de bois, ou la fait tourner, et l’on fait la pièce D E d’un seul morceau, que l’on évide en dedans, jusqu’en F. On tourne une pièce G pour coller à l’endroit C. On y fait un trou dans le milieu K, qui est vidé en chanfrein, c’est-à-dire plus ouvert eu bas qu’en
FAIRE DANSER DN OEUF. 3g3
haut, pour y laisser entrer la pièce T, de manière quelle s’emboîte dans l’ouverture K, où elle doit tourner, et en être ôtée quand on voudra. Ce morceau I doit avoir un trou dans le milieu, pour recevoir le bout du bâton L, qui fait partie d’une quatrième pièce H I. Après avoir fait passer le bâton L
{>ar le trou D de la clochette, ou le colle à la pièce 1 avec de a colle forte.
• Ayant empli cette cloche de millet, on ouvre le trouC, en appuyant le doigt sur le bouton M, qui fera sortir la pièce I de dedans le trou K. Cette ouverture donnera la liberté au millet d’entrer dans l’espace D C du fond ; puis l’on ferme le trou, on ôte le surplus du millet qui reste daos la cloche ; alors on montre qu’elle est vide et qu’il n‘y a rien dedaus; mais en la posant sur la table, on appuie sur le bouton pour faire couler le millet sous la cloche.
Avant de faire cette opération de la cloche, on ne doit point faire ôter le chapeau de dessus la boîte au millet, il faut lui commander d’aller sous la cloche, et dire : Messieurs, il n’y a plus rien dans le boisseau; il est sous la cloche. On le tire ensuite, et le millet se trouve dessous.
Faire danser un œuf.
L’on attache l’œuf au moyen d’un fil qui entoure uné petite cheville qn'oh y fait entrer en long, et qui se trouve appuyée transversalement sur la surface intérieure de la coque. Le trou qu’on a fait pour introduire la cheville est bouché par un peu de cire blànébe^ L’autre bout du ht tient à l'habit de celui qui fait le tour, à l’aidé d’une épingle ployée en forme de crochet. . On se fait prêter uné badine que l'on pose de mauière que,
5~assant sous le fil, tout près de l’œuf, elle lui serve de point 'appui. Alors bn pousse la calme de gauche à droite et dé droite à gauche : ce mouvement fait croire que l’œuf parcourt la canne dans sa longueur, tandis' que c’est la canne seule qui, en glissant, présente successivement ses divers points à la sur* face de l’œuf.
Manière de connaître si une personne a eu des enfants. Vous faites une petite hgure d’enfant emmailloté avec de la râclure de corne blanche extrêmement mince comme du papier à lettre, et longue de 27 millimètres (1 pouce) sur environ i4 millimètres (6 lignes) de largè; vous en faites une autre en taffetas blanc et pareille à la première. Si c’est une demoiselle qui vous interroge , vous posez dans sa main la hgure en taf-
394 FAIRE tomber une pièce DE MONNAIE DANS VN VASE.
fêtas qui ne bougera pas. Si c’est une dame, et que vous sachiez qu’elle a eu des enfants, vous posez dans sa main la figure de corne, qui se remue très-vivement sur la main , tant elle est sensible au nouveau degré de chaleur qui la pénètre. Ce qui divertit extrêmement la société.
Les poucetles de Vidocq.
On se fait entourer le pouce de la main gauche avec une petite corde et on y fait faire deux nœuds; après cela on prend le bout de la corde tourné vers la main droite, on le fait passer entre l'index et le pouce de cette dernière main , et pendant qu’on présente à la même personne les deux pouces pour les lier ensemble par deux ou trois nouveaux nœuds , on passe les quatre doigts de la main droite dans la partie de la petite corde qui doit lier le second pouce avec le premier. Cela étant ainsi pratiqué comme on peut le voir dans les trois figures 1 1 8, 119, 1 70, il suffit, pour le délier, d’abandonner la partie de la petite corde dans laquelle sont les quatre doigts de la main droite.
Les fers rompus.
On attache à chaque jambe une bande de cuir à laquelle se trouve fixé un anneau de fer, dans lesquels on fait passer une chaîne de fer (fig. 1 a 1 ), qu’on fixe ensuite à une coloune , ou contre un mur dans un cadenas. Lorsqu’on est ainsi enchaîné, l’on peut se délivrer aisément de ses fers sans les rompre, ni toucher au cadenas. Il suffit pour cela de prendre la chaîne au point A et de la faire passer dans l’anneau B , de la porter ensuite sur la tète C et sous les pieds D(fig. iai). Cela fait, il suffit de tirer un peu fort pour que la chaîne sorte des anneaux qui sont fixés aux deux jambes.
Les ciseaux dégagés.
Oa peut pratiquer ce tour avec des ciseaux et un petit ruban, comme il est marqué dans la figure ia3.
Moyen de faire tomber dans un vase une pièce de monnaie mise sur un mouchoir placé dans le vase.
Prenez un vase ; tortillez un mouchoir comme pour faire un tampon et le mettez dans le vase et une pièce de monnaie sur le mouchoir : alors donnez le vase à tenir à quelqu’un de la société, et donnez avec un bâton un grand coup en travers du mouchoir; il tombe à terre et la petite pièce tombe
l’alÈHE planter DANS LE PRONT. 39$
dans le vase. Il faut frapper le mouchoir entre le vase et la pièce.
L’alêne plantée dans le front.
Le manche est creux. Il a une espèce de tire-bourre de filde-fer tortillé assez menu qui fait un ressort (fig. n4). On creuse le manche par le bout C jusqu’en D, et l’on met l’alêne E qui est soudée à une petite plaque de la largeur du trou qui est dans la manche; on la passe par ce trou la pointe la première, et depuis le trou D jusqu’en G, il y a uu trou fort petit seulement pour passer l'alêne. Vous mettez ensuite le ressort qui doit être faible et l’alêne pas trop pointue, afin qu’elle ne blesse pas le front; il faut toucher le front du bout C du mauche de l’alêne avec un morceau de buis, et mettre à l’endroit G de la cire gommée afin que le manche s’attache au front daus le temps que l’aléue est entrée dans le manche.
Avant de retirer l’alêne, on a un entonnoir double que l’on prépare auparavant eu mettant dedans du vin rouge ; pour l’emplir, on le bouche avec le doigt par en bas et ou laisse le trou du bord d’en haut très-ouvert , afin que le vin entre dan» l'entonnoir. Lorsqu’il est plein, on bouche le trou d’en haut avec un petit morceau de cire, et on ôte le doigt qui bouchait le trou d’en bas, alors le vin ne se répand pas. Lorsqu’on veut retirer l’alêne', on met l’entonnoir au-devant; ou débouche le trou qui est bouché avec de la cire et on met le doigt dessus. L’alêne étant retirée, on lève le doigt de dessus letrou, et aussitôt le vin coule par l'entonnoir comme si c’était du sang. Quand on veut qu’il s’arrête, on met le doigt sur le trou avant d’ôter l’entonnoir. Ou peut mettre un petit emplâtre de taffetas noir pour faire croire que c’est pour cacher la cicatricejlike^t au front, et l’ôter peu de temps après, en disant que^j^jtfguent que l’on y a mis a la vertu de guérir prompteraent'||jtque ce qui est le plus admiré le, c’est qu’il ne laisse aucuhe marque.
Cet entonnoir peut s’appeler entonnoir de commandement, • parce qu’il n’y a qu'à le déboucher par le bout d’en haut où il y a un petit trou que l’on bouche et débouche sans qu’on s’en aperçoive; c’est ce qui fait qu’on lui peut faire tel commandement qu’on voudra, le faire jouer en ouvrant le trou et le faire arrêter eu le bouchant. On y met de l’eau ou dn vit} à volonté.
3g6 TROIS COTJTEÀÜX SUR LA POINTE o’üNE Aléültt*j
Le bras traversé par un couteau, sans douleur.
On fait construire un couteau de manière à ce que la lame soit coupée par le milieu et réunie par une languette en fer que l’on couvre d’un morceau de drap rouge, comme on le voit fig. 12 5), on place alors l’avant-bras dans cette cavité de manière à ce que les deux extrémités du milieu delà lame du couteau pressent contre la peau. Le spectateur est très-étonné, quand vous avez tiré en particulier ce couteau , de voir que vous n’avez aucune blessure.
Couper la tête à un homme et la lui rendre sans danger pour lui.
On a une grande table munie d’nn tapis; à la partie supérieure se trouve une ouverture ronde dans laquelle l’homme qui est sous la table passe la tête. L’on a ensuite un grand plat de faïence, ou d’argent dont le fond a été enlevé et dans lequel on passe la tête de l’homme, en mettaut autour du cou et au fond du plat des bandes de drap rouge de manière à ce que la tête paraisse coupée, saignante et placée dans un. plat. L’illusion est beaucoup plus complète si l'on fait brûler, sur la même table, de l’esprit-de-vin avec du sel marin qui donnent à cette tête une couleur livide. Il est aisé de faire paraître ensuite le même individu tel qu’il n’a jamais cessé d etre. Ce tour fait toujours une très-forte impression sur le spectateur.
Pour faire tenir un couteau ou une petite baguette sur la paume de la main renversée.
Ce tour est des plus simples; il consiste à présenter sa main horizontalement et bien étendue , la paume eD dessus. On y place le couteau ou la baguette transversalement. Après cela on a l’air de se serrer fortement le poignet afgMjhutre main, et au même instant qu’on retourne prompten|8Hj| main sur laquelle se trouve placé le couteau, on alionglHKi^x de l’autre main sur le même couteau qui le tient a^^Hté contre la paume de la main, de sorte que le spectateuflHf tout émerveillé de ce tour.
Pour faire tourner trois couteaux sur la pointe dune
aiguille. ;* •
Procurez-vous trois couteaux bien égaux en longueur et en poids ; placez-en an horizontalement, et attachez au bout du manche un second couteau par sa pointe , tandis que la