‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 146 sur 173 · BOÎTE AUX JETONS · texte numérisé non relu

BOÎTE AUX JETONS

le bord d’en haut rabattu ; on la met dans la boîte B, et on l’emplit de jetons qui doivent être de la grandeur de la boîte. C’est pourquoi on achète les jetons avant de faire faire la boîte. Lorsqu’elle est pleine de jetons , s’il y en a de surplus , on les serre dans la gibecière. On met une des mains sur la boîte, et on prend la boîte A, où sont les jetons, avec deux doigts; on la lève et on la cache dans la main. Eu la portant sous la table, on la tourne sens dessus dessous, et l’on fait tomber les jetons de la boîte dans sa main; avant de Jirez la main de dessous la table, on met la Boîte dans la gibecière et on met les jetons sur la table. Il faut remarquer qu’avant de jeter les jetons de dedans la boîte qui est sur la table, il faudra faire mettre sur la boîte un chapeau qui couvrira en même temps la main. On peut, lorsqu’on a emporté les jetons de dessus la table avec la main droite, mettre la main gauche et prendre la boîte qui est restée sur la table, et cogner avec pendant que l’on fait tomber les jetous dans sa main. Lorsqu’on a remis les jetons sur la table, on ôte le chapeau : l’on fait voir la boîte où il m’y a rien.

Deuxième manière. — Pour faire passer des jetons à travers une table, on montre d’abord la lettre C (fig. 107) couverte de son couvercle D ; on la découvre et l’on dit : Messieurs, il ri y a rien dedans, sinon un dé ; voulez-vous jouer aux dés? On le remue dans la boîte comme dans un cornet; on le jette sur la table et l’on dit : Voilà tout; voyons si vous amènerez davantage. S'il amène plus haut, on dit : Vous avez gagné. On a pendaut ce temps un rouleau de jetons contrefaits dans la main gauche, que l’on tient au-dessous de la table, en l’empoignant par le bord, les doigts en dessous. On prend la boite avec la main droite, et l’on met dedans le rouleau de jetons que l’on a dans la main gauche, par-dessus la table. Cependant, on prie quelqu’un des assistants de mettre le dè sur six, et l’on dit i Je couvre le dé avec la boîte . On tient le rouleau de jetons dans la boîte avec le petit doigt par-dessus, et l’on inet le côté E en bas. Lorsque le dé est couvert avec la boite, on tire des jetons de la gibecière, autant qu’il y en a de marqués sur le rouleau; on les met dans ,1a main gauche et on leur dit de passer dans la boîte, et en même temps on ouvre la main, et l’on dit : Ah! les voilà encore. On met la main dessous la table comme pour faire passer les jetons à travers la table dans la boîte. Pendant ce

les boItes AU MILLET. 389

temps on cogne sur la boîte avec le bâton de Jacob, afin de les faire mieux passer; on ôte ensuite la boîte C qui couvre Je rouleau de jetons, et on est surpris de voir des jetons à la place d'un dé qu’on y avait mis. Enfin, on recouvre ce rouleau et l’on dit que l’on va retirer les jetons à travers la table. Pour cela 011 prend des jetons dans la main, et on les fait sonner dessous la table; on ôte ensuite la boîte et le rouleau de jetons de dessus la table; en Tâtant, on a soin de mettre Je petit doigt dessous pour soutenir le rouleau, et Ton dit : Messieurs, vous voyez qu’il n’y a rien dessous que le dé. Ayant levé la boîte, on laisse couler le roulean dans la main, et on jette la botte sur la table. On met le rouleau dans la gibecière.

Le couvercle de la boîte est marqué D et le rouleau de jetons doit être fait d’un morceau de cuivre que Ton soude. On le tourne ensuite et Ton fait des lignes dessus pour marquer la séparation des jetons, et sur le bout F ou soude un jeton.

Les Boites au millet.

Construction. — Faites tourner une petite boîte (fig. 108), de 54 millim. (j pouces) de hauteur, composée de trois parties séparées, ABC, en telle sorte que vous puissiez l’ouvrir en levant le couvercle A, ou avec lui le deuxième couvercle B qui doit avoir un petit rebord vers sa partie supérieure, afin d’y pouvoir mettre une petite couche de millet, et qu’il sembla alors que toute la boîte en est remplie; qu’au contraire elle paraisse n’en plus contenir lorsqu'on lève ensemble les deux couvercles A et B.

Ayez une autre boîte d’environ 81 millimètres (3 pouces) de hauteur (fig. îoy), composée de trois parties ABC; qu’au couvercle A soit ajustée une espèce de petite trappe D, qui puisse s’abaisser en appuyant sur le bouton E, et laisse échapper par ce moyen, dans le premier fond G de cette boîte, le millet renfermé dans l’intervalle vide F de ce couvercle; que la partie B, en s’élevant un peu, puisse laisser couler ce même millet dans l’intervalle ll^Poyez lu coupe des trois parties séparées de celle boîte, fig. 110), en sorte qu’il paraisse qu’il n’y en a plus dans la boîte. Ayez encore un petit sac dans lequel vous mettrez du millet.

RÉCRÉATION

Ouvrez la première boîte (fig. to8) à l’endroit convenable;

*)gO BoItI k fc’oEDV.

et faites voir quelle est pleine de millet ; prenez-en eu même temps encore un peu dans le sac, comme si vous vouliez l’ero* plir entièrement; fermez -la avec son couvercle, et posez-la sur la table. Ouvrez ensuite l’autre boîte (6g. 109), et faites voir quelle n'en contient point ; refermez-la, et, en la posant sur la table, abaissez adroitement le bouton E, afin d’y faire tomber le millet qui a dû être enfermé d'avance dans son couvercle ; annoncez alors que vous allez faire passer dans cette deuxième boîte le millet dont vous venez de remplir la première ; ouvrez cette première boîte, et faites remarquer qu’il n’y est déjà plus ; et, levant le couvercle de la deuxième boîte, faites voir qu’il y a passé, préposez ensuite de le faire retourner dans la première : à cet effet, couvrez-la en élevant un peu la partie B ; ouvrez ensuite 1a première boite pour y faire voir le millet ; et la deuxième, en faisant observer qu’à xpy est plus.

. < Boite à tœuf.

Cette boîte doit avoir la figure d’un oeuf, mais elle doit être un peu plus large et pins longue de 16 à 18 millimètres (7 à 8 lignes) que les jeux ordinaires, elle doit s’ouvrir en quatre endroits, comme il est marqué (fig. 11 1) dans les endroits a 6, cd,ef,gh. \ -W.. -

La pièce marquée l, dans la figure 11 a, est représentée dans la figure 1 15 en Im, comme elle est construite. U faut remarquer que cette pièce Im a une feuillure du côté p, comine il y en a une du côté o, excepté qu’au bord o la feuillure est en dehors, et au bord p elle est en dedans, elle s’emboîte sur la feuillure de la figure 1 >4, à ^endroit r; et afin qu’on voie mieux comme la feuillure est en dedans, j’ai représenté la pièce Im de la figure n4» retournée sens dessus dessous dans la figure 1 15. La figure 1 1 3 représente le dessus de la boîte à l’œuf. On fera faire trois pièces comme celle qui est représentée dans la figure 1 14, eu sorte que les feuillures soient toutes de la même manière.

Les trois coquilles d’œuf se collent au-dedans des trois pièces séparées : la blanche à la première pièce, la rouge à la deuxième, et la bleue à la troisième. Ce sont des demi-coquilles qui s’emboîtent les unes sur les autres, comme il est représenté à la figure 112, par des lignes ponctuées, marquées », a, 3, 4- Le premier point marque la place d’un œuf de marbre blanc, qui monte jusque-là ; le deuxième chiffre marque la place de la demi-coquille d’œuf, blanche ; la troisième ligue

PAIRE TOMBER UNE HIRONDELLE PENDANT SON VOL. 3g I

ponctuée marque la coquille rouge, et la quatrième, la coquille bleue.

Lorsque la boite est construite de cette manière, on dit : Messieurs, voilà une boîte qui est bien curieuse; elle a clé envoyée au docteur Tanchou par l'empereur des Antipodes. L’on ouvre la boite par la première ouverture d'eu bas, où il y a tin œuf de marbre blanc, et l’on dit : Foilà un œuf tout frais pondu, que notre poule a fait ce matin; je prends cet œuf et je le mets dans ma qibecière. Vous refermez la boite, et l’ouvrez à la seconde ouverture, et vous dites : Ali!. le voilà revenu, il faut que je Cavale. On referme la boîte, et en taisant semblant de l’avaler, ou ouvre le premier endroit où il n’y a rien; en referme la boîte, et l’on fait encore paraître l’oeuf blanc, si l’on veut, et l’on dit qu’on va le faire changer de couleur.

L’on ferme la boîte, et l’on demande de quelle couleur on le veut, rouge ou bleu. Si Dn ne demande pas la couleur que l’on veut, il faut dire : Je vais le faire devenir rouge. L’ou ouvre . la boîte à la troisième ouverture, et l’on montre un œuf rouge.

On ferme la boîte, et, soufflant dessus, l’on dit : Il n’y a plus rien. On ouvre l’endroit où il n’y a rien ; on la ferme encore une fois ; on souffle dessus, et l’on dit : Messieurs, je vais faire venir un œuf bleu. Il faut avoir soin que les ouvertures de cette boîte se ferment bien, et qu’elles tiennent un peu ferme. L’on fera faire des traits dessus la boîte qui soieut enfoncés et qui marquent des ouvertures, quoiqu’il n’y en ait point, afin qu’on ne s’aperçoive pas des véritables endroits où elle s’ouvre.

J’ai marqué, à U figure 1 16, une coquille collée sur la pièce tv , qui est semblable à la pièce Im de la figure 1 14.

Faire tenir un œuf droit en le posant sur le bout pointu.

Pour y parvenir, il faut agiter l’œuf assez longtemps, afin que le jaune, se mêlant avec la glaire, ne soit point susceptible de rompre l’équilibre.

Faire tomber une hirondelle pendant son vol, par le moyen cCun coup de fusil, et la rappeler à la vie.

Prenez un fusil ordinaire ; mettez-y la charge de poudre accoutumée, et, au lieu de plomb, une demi-charge de vifargent j vous amorcerez pour être prêt à- tirer votre coup de fusil quand il se présentera une hirondelle. Pour peu que vous approchiez- d’elle, car il n’est pas nécessaire de la toucher, cet oiseau se trouvera étourdi et engourdi au point de tomber à terre asphyxié. Gomme il doit reprendre ses sens au

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