PLANTES OBSERVÉES
HEUBES DU COUCHER, c’est-à-dire auxquelles se ferment ces
mêmes fleurs.
Matin.
Matin .
Soir.
Hieracium aurienta. .
Anagallis arvensis.. .
Di&nthus prolifer. . .
Hieracium chondriloi-
des
Calendula arvensis . .
Arenaria rubra. . . .
Meserobryanthemum
cryslallinum. . . .
Meserabryanlhemum
nodiflorum
Soir.
Mirabilis Jalapa. . . .
Géranium triste. . . .
Silene nocliflora. . . .
Cactus grandiflorus. .
Nota. — Suivant la remarque d’Adanson, le tableau do Linné, pour le climst d'Upsal, diffère d’une heure de celui qu’on pourrait faire pour le climat de Paris : 10» de latitude donnent une différence d’une heure à peu près.
Voilà des divinations par les plantes, qu'à coup sûr tes anciens ne connaissaient point.
Signes avant-coureurs du beau temps ou de la pluie.
La lune influe différemment sur l'état d’équilibre de notre atmosphère , suivant la différence de sa position relativement à la terre. Aussi, il est à peu près certain qu'avaut ou après }a nouvelle ou la pleine lune, il surviendra un changement
SIGNES AVANT-COUREURS DU BEAU tEMPS. 35
de temps. La pleine lane amène le plus ordinairement ua temps calme et serein, et les nouvelles lunes nous procurent presque toujours un temps sombre et pluvieux.
Les plus anciens astrologues étaient d’accord polir regardes le troisième et le quatrième jour de la nouvelle lune comme très-critriques ; ils ont remarqué que si, ces jours-là, le croissant de la lune est net et clair, le temps se met au beau et s'y maintient ordinairement jusqu’à la pleine lune; le contraire est à craindre si le croissant est pâle et terue.
Les indices d’une pluie certaine sont assez généralement : la couleur très-rouge du ciel, le matin; quand le disque du soleil, à son lever, n’est pas exactement circulaire, mais un peu allongé, échancré et entouré de rayons qui se croisent d’une manière inégale et irrégulière ; lorsque le soleil levant est pâle ou qu’il est entouré d'un cercle ridé ou blanchâtre; lorsque l'air parait épais ou chargé à l’Orient, ou lorsque des nuages bruns ou d’un rouge foncé s’y amoncèlent lentement ; ou bien encore quand le soleil couchant est pâle et caché par des nuages épais et sombres : il est, dans tous ces cas, à présumer qu’on aura du vent ou de la pluie.
Si, en été, après le coucher du soleil, les nuages présentent des formes diverses, telles que des rochers entassés, des montagnes, ce sont des avant-coureurs de l’orage, surtout s’il a fait très-chaud dans la journée. Il en est de même si, dans la soirée d’été, il fait des éclairs pendant un temps sereiu, ou si le ciel, jusqu’alors très-clair, montre tout à coup une petite nue d’un gris foncé.
On doit s’attendre à avoir de la pluie ou du vent quand le soleil, longtemps après son lever, se montre derriUtdes nuages pommelés, lorsqu’il est entouré d'un large cercle blanchâtre, et qu’eu même temps le vent souffle du sud ou du sudouest, ou lorsque le soleil se baigne, c’est-à-dire qu’il luit à travers un nuage sombre.
Si les montagnes, au lieu de se dessiner nettement dans le lointain, paraissent sombres et chargées de brouillards ; si, au. commencement de la nuit, les étoiles sont d’un teint pâle ; si le croissant de la lune est obscur et émoussé ; si le veDt est à l’ouest ou au sud, ce sont autant d’indices de pluie prochaine. On a à craindre une tempête si la lune est entourée de plusieurs anneaux interrompus et diversement colorés, ou si le ciel se couvre d’une infiuilé de petites nues noires.
Q» peut au contraire, se promettre un temps sec et cous*
£6 BRIZ0MANC1E
tamment beau, lorsque le soleil, à son lever, est très-clair et très* brillant, ou qu’on voit à l’orient une légère nue s'enfuir et se perdre vers l'occident au moment où le soleil se lève; lorsque le soleil couchant se montre, sous un ciel pur d’une couleur dorée ou rougeâtre, ou que les nuages, s’il y en a, se colorent d’un beau rouge clair ou de quelque autre teinte vive, surtout si le vent est à l’est et à l’orient parfaitement serein; lorsque des brouillards tombent le matin sur la terre, au lieu de s’élever en l’air; lorsque les nuages, pendant le jour, ressemblent à des flocons de laine d’une blancheur éclatante, ou du moins que leurs bords sont d’un blanc éblouissant, et que le ciel, dans les intervalles des nuages, est d’un beau bleu très-vif; lorsque le ciel commence à s’éclaircir d’un autre côté que celui d’où vient le vent ; lorsque le croissant de la nouvelle lune a ses contours bien nets et bien dessinés ; lorsque le sommet des montagnes élpignées se montre bien distinctement ; lorsqu’on voit flotter le matin sur les eaux de légers brouillards qui se dissipent au lever du soleil ; lorsque les chauves-souris volent en foule de côté et d'autre aux approches de la nuit : tous ces signes sont autant d'indices certains du beau temps,
Brizomuncic.
Cette divination, également connue sons les noms d’onmurnmtcie et d'o neirocritic, est produite par les songes. Rien de plus ridicule que ce genre de divination. En effet, les songes sont, pour ainsi dire, sous la dépendance de l’imagination qui répète avec plus de force, sur les sens, les impressions des objels gui la frappent le plus. Ainsi, l’âme et le corps doivent éprOTwer, à quelques variations près, les mêmes sensations pendant le sommeil, parce qu’ils sont gouvernés par l’imagination. Ainsi, ceux dont l’imagination a été vivement frappée par l'histoire des sorciers, des revenants, des sabbats, ont la nuit, des songes analogues et tellement conformes à tontes ces histoires, que ceux qui sont le plus portés à la crédulité, ou qui vireyit le plus sous l’empire des préjugés et de ta superstition, ceux-là, dis-je, croient de bonne foi avoir réellement assisté au sabbat. D’autres, atteints de la peur des incubes, rêvent des montagnes et des fardeaux accablants; et, ce qu’il y a de bien certain, ils souffrent presque autànt que s’ils portaient véritablement ces fardeaux. Nous croyons inutile de poursuivre ces citations.
CHIROMAKClfe}
Capnomancie
Divination par la fumée des sacrifices.
Cartomancie.
Divination par le tirage des cartes.
Catroptomancie.
Divination par les miroirs. C’est l’espèce de magie à laquelle était adonné l'empereur Didius Julianus ; quand, au lieu de miroirs, l’on employait des cristaux, on la nommait cristal lomancie.
Cèphalonomancie.
Cette opération consistait à faire griller sur des charbons la tête d’un âne : ce sactifice fait aux démons les engageait à répondre aux questions qu’on leur adressait.
Cèromancie.
On faisait fondre de la cire qu’on laissait tomber goutte â goutte dans l’eau. La forme que prenaient ces" gouttes indiquait un heureux ou mauvais présage ; cette divination était principalement usitée par les Turcs.
Chiromancie.
C’est la divination par l’inspection des lignes de la main; Plusieurs auteurs de l'antiquité out écrit sur la chiromancie ; mais un des plus curieux ouvrages est celui qui parut avec privilège en 1 54» chez Pierre Régnault, lequel contient toutes les règles de cette divination.
Le chiromance étudie, dans la paume de la main, les indices qui ont leurs rapports avec les sept planètes. D’après le» chiromanciens, le mont du pouce, ou l’élévation de la maint qui est à la racine du pouce, est sous la domination de Vénus; cependant quelques-uns, avec Cardan, la placent sous celle de Mars. Le triangle formé par les lignes de la main est attribué par les uns à Mars, et par les autres à Mercure. La lettre A. majuscule, formée et figurée dans le quartier de la main, qui est dominée par Jupiter, est un pronostic de richesse ; dans le quartier du Soleil, d’une grande fortune ; dans le quartier de Mercure, des sciences ; dans le quartier de Vénus, de l’incon&H tance ; dans le quartier de Mars, de la cruauté ; dans le quax^. lier de la lune, de la faiblesse.
Les sept premières lettres de l’alphabet, consacrées aux: $ept planètes, ont chacune leur signification particulière Sorciers, * 4
38 CLÈIDOMANCLE OU Cl£iD0NOMANCIE.
lorsqu’elles se trouvent formées par les sept lignes de la main. Mais comme la figure des lettres est différente dans plusieurs langues, dit M. Legendre, les lignes delà main doivent nécessairement avoir fies propriétés différentes chez les Arabes, les Chinois, les Hébreux, les Grecs, leslrauçais, etc.
Les petites marques blanches qu’on remarque quelquefois sur les ongles, sont, quand elles sont nombreuses, un présagé que les apparences sur lesquelles on compte sont vaines. Cardan assure qu’il avait lui-même sur les ongles de petites marques qui étaient des indices certaius de ce qui devait lui arriver.
Il est des conditions qu’il est bon de faire connaître , afin que le chiromancien puisse réussir complètement. Il faut qu’il n’ait ni amour ni Itaine pour la personne qui le consulte. De son côté, celle-ci doit avoir sa main bien lavée et sanscalus, être à jeun, être dans un état complet de tranquillité, et doit éviter l’excès du chaud et du froid. Il se présente une difficulté parmi les chiromauciens, sur la main qu’on doit consulter. Les uns soutiennent que la main droite est la significative chez les hommes ou chez les personnes nées de jour, tandis que c’est la gauche pour les femmes, ainsi que pour ceux qui sont nés de nuit. D’autres prétendent le contraire; il en est enfin qui attestent que les deux maius sont également significatives. Daus cette divination , non-seulement on observe les lignes de la main, mais encore leur largeur, leur longueur, leur couleur et leur profondeur ; l’on examine aussi la forme et la grandeur de la main, des doigts et des ongles. Nous ne pousserons pas plus loin ces puérilités ; les raisonnements des chiromanciens se réfutent d’eux-mémes, puisque Traisnier, dans le premier livre de sa Chiromancie , convient que de cent mille mains, il n'y en a pas deux qui se ressemblent. De nos jours encore, les bohémiens , connus également en Espagne sous le nom de Gitanos, lesquels se prétendaient originaires d’Egypte, disent la bonne aventure, ou mieux, prédisent l’avenir par l’inspection de la main.
Cléidomancie ou Cléidonomancie.
Divination opérée au moyeu .d’une clçf. On la pratique, à peu de chose près, comme la Rbabdotnancie : souvent on, écrit sur un morceau de papier le nom de la personne qu’on soupçonne d'un crime ou bien de celle dont ou veut çon^aitr$
6YH0MANCTB.* 3<J
lè secret» et l’on entortille ce papier autour d’âne clef «fue l’on attache à une bible et que l’on fait tenir par une vierge. Tout étant ainsi disposé» la clef doit tourner d’elle-même aux paroles du devin.
. D’autres pratiquent cette divination en attachant avec une ficelle cette clef à la première page de l’évangile de saint Jean» de sorte quelle est ainsi suspendue quand le livre est fermé. Celui qui se propose de découvrir par ce moyen» un secret, met un doigt dans l’anneau, et la clef tourne tout-à- , coup. ,
. Cette superstition est commune à plusieurs nations et particulièrement aux Russes, qui croient pouvoir découvrir des trésors par la ciéidomancie.
Coscinomaticie.
* fc’ est ce ijd’on appelle vulgairement tourner te sas. On sus- |>ènd pouf cela un crible sur le doigt. Si lè crible, lorsqu’on prononce le nota de quelqu’un, fait un Ériouvement, s’il penche ou s'il tonrne, cela signifie que ce ùôm est celui du criminel.
Ddctyliomancie.
Divination par des anneaux sur lesquels on avait gravé des caractères magiques.
Gastromancie ou Garosmancie.
On mettait entre plusieurs bougies allumées des vases de verre, ronds et pleins d’eau claire ; après avoir invoqué et interrogé les démons tout Las, on faisait regarder attentivement la àurface dé ces vases par Ah' jeune garçon où par une jeûné feràme enceinte , qui voyaient la réponse dans des finages tracées par la réfraction de la lumière dans lé verre. Une autre espèce de gastromancie était pratîqûée par le devin, qui réportdàit rfaOs fetauer les lèvres. Cëlle-ci était plus conforme à sa dénomination, parce qùè l’on croyait que le devin parlait par l’estomâè.
Géomancie.
Divination au moyen de plusieurs points que l’on marquait an hasard Sur la terre.
Gyromancie.
On traçait des lettres sur la circonférence d’un grand cercle, au milieu duquel on tournait jusqu’à se laisser tomber; on regardait alors les lettres sur lesquelles la chuta