‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 20 sur 173 · NÉCROMANCIE · texte numérisé non relu

NÉCROMANCIE

avait eu lieu, .et ce tout ces lettres qui servaient à la prédiction.

Hydromancie.

Cette divination est attribuée par les uns à Numa, et par les autres à Joseph le patriarche, d'après ce passage dç la Genèse : « La coupe que vous avez dérobée est celle-là même dont mon maître se sert pour les augures. » Saint Augustin en fait mention. Voici la manière d’opérer :

On mettait dans un vase un anneau suspendu avec da fil, et, si la chose devait réussir, l’anneau, sans qu’on lui communiquât le moindre mouvement, frappait plusieurs fois contre le verre. L’on avait encore une autre méthode ; elle consistait à jeter dans l’eau trois petites pierres, et si elles se mouvaient en rond d’elles-mêmes, c’était un présage de bonheur. L’bydromancie s’opérait aussi par tous les accidents de l’eau. Las hydromanciens font observer que, pour que ces expériences réussissent, il faut être dans certaines dispositions qui ne se rencontrent qu’à certains jours et à certaines heures ; il faut aussi non-seulement être doué de la foi nécessaire, mais encore d’une faculté naturelle et privilégiée. Autant eût valu qu’ils eussent dit qu'il fallait être ignorant, superstitieux et crédule.

Lèbanomancie.

Cette divination se pratiquait en projetant des parfums dans un réchaud rempli de charbons ardents.

Lécanomancie.

Pour cette divination, on mettait, dans un poêlon rempli d’eàu, des pierres précieuses et des lames d’or et d'argent, sur lesquelles étaieut gravés des caractères magiques; après les avoir offerts aux démons, et les avoir conjurés par certaines paroles, on leur demandait la réponse à ce que l’on désirait; il sortait alors du fond de l’eau une voix basse, semblable, disent-ils, aux sifflements des serpents, qui donnait la réponse attendue.

Nécromancie.

Cette divination a pour but d'évoquer les âmes des morts pour les interroger sur l’avenir. L’empereur Néron avait, comme nous l’avous déjà dit, uue grande foi aux magiciens. Sur ce principe, il fit un grand nombre de semblables évocations, sans pouvoir obtenir le moindre résultat, et finit par se désabuser de la magie et des magiciens,

ONUROCRITIE. . 4)

. • * • Onéirocritiej »

Explication ou interprétation des songes. Cette divination est une des plus anciennes. Tout le monde connait l’explication donnée à Pharaon par Joseph, et ses suites, l'Ecriture- Sainte offre encore divers antres exemples des communications ccleste's données aux hommes, dans leurs songes. Nous Je répétons, tout en respectant tout ce qui tient â notre croyance religieuse, nous ne pouvons nous dispenser de vouer hu ridicule ces interprétations puériles des songes, quedescerveaux creux recueillent soigneusement, et qu ils ont imprimées de tout temps avec approbation et priviléijc, comme dit Voltaire. Il est quelques-uns de ces livres qui ont fait des espèces d'aphorismes de ces interprétations : ainsi, disent-ils,

Itérer des fruits hors de saison,

A u nonce mort ou trahison.

Songer qa’on perd ses dents, est un présage d’un malheur oü de la mort d’un dé’ ses proches.

P.éver de chats noirs et de poules blanches, est aussi uu mauvais présage.

Songer qu’ou perd la vue, annonce la perte de ses enfants. SI c’est là tête, les btas, les pieds, c’est la perte de sou père, de ses Frères ou de ses domestiques.

Songer qu’on a de beaux cheveux, et bien frisés, c’est un présage de prospérité. S’ils sont au contraire négligés et en inanvaià état, c’est un sig#e d’affliction.

Rêver des coarônnes||de fleurs dans leur saison, est nu Rêureüx présage; il est mauvais, si elles sont hors de leur saison.

Soiiger à là tnort, annonce un mariage.

S’ôngeir qu’ou trouve un trésor, est üitë mort ou un chagrin. ' ... , . ' ,

Révëf én voyage, i^u’on vous a volé la clef du logis, annonce qu’on en a débauché la fille.

Songer qu’on se regarde dans un miroir, avant de se marier, ou bien qu’on a quelque chagrin, c'est un signe heureux ; il est au contraire mortel pour ceux qui so>nt atteints de quelque maladie.

DE l’uTILITÉ DES SONGES.

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