SORTS
source, éprouve des vibrations dont le nombre dépend de li profondeur de cette source. Toutes c es choses procurent à l'auteur un juste motif de plaisanter et même de se fâcher quelquefois. Il aurait dû pourtant apporter plus de précision dans ses observations, et les varier davantage. Ses raisonnements ne sont pas toujours justes ; il semble, par exemple, n’avoir pas compris que l’inclinaison de la baguette doive se manifester d’autant plus loin que le centre d’attraction est à une plus grande profondeur dans la terre. Mais il est inutile de s’arrêter plus longtemps sur ce sujet, auquel nous avons touché, moins dans l’intérêt actuel de la science, que pour apprendre à nos lecteurs que des croyances populaires, qui paraissent remonter au xi® siècle, se sont propagées de l’ancien dans le nouveau monde.
Sorts.
La prédiction par les sorts date de la plus hante antiquité, puisqu’on en trouve des exemples dans l’Écriture-Sainte. En effet, c’est au moyen d’un sort qu’on dit que Josui devina la tribu, la famille, la mmson de l’homme qui avait volé et caché un manteau, une réglé d’or et aoo sicles, après qu'il eut été défendu de rien garder de ce qu’on avait trouvé à Jéricho. C’est également par un sort que l’on connut que Dieu avait choisi Saül pour roi ; que le prophète Jonas était celui qoi, par sa désobéissance, avait attiré la tempête; la contravention de Jonathas aux ordres du roi son père; enfin les apôtres mêmes recoururent aux sorts pour l’élection de Mathias; et saint Augustin consulta les Epitres de saint Paul pour savoir ce que Dieu voulait de lui. Cependant ce père de l’Eglise semble les désapprouver, tout en y recourant lui-même. Ces sorts étaient ordinairement, le résultat des mots et même des passages qui se présentaient à l’ouverture de certains livres. Lorsque l’on consultait ainsi les saintes Ecritures, on le nommait le Sort des Saints. Ce mode fut très-usité en France, dans les v® et vi® siècles. Clovis, Chramne, fils de Clotaire, Mérovée, fils de Chilpéric, etc., y recoururent.
Malgré qu’on trouve des exemples des sorts dans l’Ecriture- Sainte, cependant plusieurs auteurs, avec Pierre de Blois, les ont considérés comme des pratiques superstitieuses et des sortilèges. Plusieurs conciles non-seulement ont partagé cette opinion, mais ils ont même excommunié ceux qui reconraient pu $ort des saints ; témoins Je concile de Vanne, en 465; ce-
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lui d’Agde, en 5oG; celai d’Orléans, en 5 r i ; celui d’Auxerre, en 5y8, etc.
ALes historiens parient d’une antre espèce de sorts qui fut en, très-grande réputation : ce sont ceux de Préneste. Ils consistaient en des morceaux de bois sur lesquels étaient écrits divers mots qu!on jetait comme des dés, ou qu’on remuait en tons sens, dans le coffre d'olivier où ils étaient conservé!; un enfant eu tirait ensuite un sur lequel se trouvait la réponse. A l’instar de Préneste, d’autres villes* d’Italie eurent également leurs sorts; les principaux furent ceux à'Antium et de SïèurvdLe plus souvent les sorts étaient des espèces de dés sur lesquels étaient gravés quelques caractères ou quelques mots dont on allait chercher la sens ou l’explication dans des tables faites exprès. Dans quelques temples , on les jetait soi-même; dans d’autres, on les faisait sortir de l’urne. C’est du premier mode qu’est venue cette façon de parler : le sort est tombé. On se préparait au tirage des sorts par des sacrifices, eto. •«
Des Téraphims.
C’étaient des statues fabriquées sous certaines constellations, qui avaient le don de parler et de répondre à certaines heures^ il en est parlé dans I’Ecrilure-Sainle. Suivant Vorstius, c’étaient des instruments de cuivre qui marquaient la différence des temps et des heures. Bekkcr est d une opinion Lieu différeute ; il soutient que ceux qui voulaient faire un téraphim faisaient mourir le premier-né d’un homme, lui fendaient la tête, et la frottaieut avec du sel et de l'huile. Après cela, ils é.cii valent sur une lame d’or le nom d’un esprit impiy, et la mettaient sous la langue de cette tête, qu’ils appliquaient contre le mur avec des cierges allumés; ils lui adressaient ensuite leurs demandes et en obtenaient les réponses. On a donné aussi le nom de téraphims à de petites idoles du paganisme.'
Tératpscopie.
Divination due à l’examen des prodiges, comme accouchements monstrueux,' pluies de pierres, visions effrayantes, etc
* ' Xylomancie.
Divination au moyen de petits morceaux de bois. Cette espèce a la plus grande affinité avec celle par la baguette.
Sorciers. Si
S(f TALISMANS CONTRE LA MAGIE.