‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 47 sur 173 · DE LA PHYSIQUE ET DE LA CHIMIE · texte numérisé non relu

DE LA PHYSIQUE ET DE LA CHIMIE

Ces deux sciences ont une si grande connexion, qu’il est bien difficile d'établir entre elles une ligne de démarcation. C’est à leur heureuse application à la mécanique et aux arts chimiques «t industriels, que l’on doit les brillantes découvertes qui ont si fortement agrandi la sphère de nos connaissances. D’après la définition que l’on adopte, la physi-

3ue embrasse un grand nombre de sujets divers ; cependant, ans son acception ordinaire, cette science a pour but l’étude des propriétés les plus générales des corps, de l’action qui a lieu entre les grandes masses, ainsi que des propriétés externes et des phénomènes particuliers que les corps présentent. La chimie, a plus spécialement pour but de connaître l’action intime et réciproque de tous les corps de la nature les uns sur les autres. Voici le tableau qu’en a tracé Fourcroy : Placée pour toujours au rang le plus élevé, riche de toutes ses nouvelles conquêtes , ne connaissant presque plus * d obstacles ni de difficultés dans ses recherches, elle est devenue en même temps la science la plus propre aux spéculations su~ b limes de la philosophie, et la plus utile à la perfection de toutes

ï3a Diyisiok ©es corps de la natorD.

les pratiques des arts. Il n est presque aucune occupation humaine qu elle n cclairc de son flambeau, et sur le perfectionnement de laquelle elle ne puisse avoir une grande influence.

Une science qui embrasse tous les corps de la nature a dû recevoir diverses dénominations. Aussi, lorsque la chimie s’attache spécialement à l'étude des arts en général, ou à celle de l’agricultnre, de la pharmacie, de la médecine, etc., elle prend celle de chimie appliquée aux urts, chimie agricole, chimie pharmaceutique, chimie médicale , etc. Elle reçoit aussi différents noms suivant qu’on l’applique aux diverses productions de la nature. Lorsqu’elle se livre à l’examen des substances végétales, elle porte celui de chimie végétale ; à celui des substances animales, chimie animale ; à celui des corps inorganiques, chimie minérale, qui est elle-même sous-divisée en chimie métallurgique, etc.

La chimie, avons-nous dit, est si intimement liée à la physique, qu’elles sont inséparables, surtout depuis que l’électricité, qu’on avait d’abord considérée comme un phénomène physique, a été reconnue pour un des plus puissants agents de la chimie, et comme exerçant la plus grande influence sur cette action intime et réciproque de tous les corps de la nature. Si la physique s’occupe plus particulièrement de l’action qui a lieu entre les grandes masses des corps, la chimie porte son examen sur cejle qui s’opère entre leurs dernières molécules, c’est-àdire entre desmasses si petites qu’elles ne sauraient être ni mesurées ni calculées. Malgré que, dans l’étude des corps en général, l’étude physique doive précéder les recherches chimiques, cependant il est un grand nombre de circonstances où elles marchent ensemble, et daus des rapports tels qu’il est alors Lien difficile d’établir entre elles une ligue de démarcation, surtout d’après les travaux importants des Gay-Lussac, des Davy, des Thénard, des Arago , des Berzélius, des Becquerel, des Wollaston, etc.

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