I98 FAIRE SAUTER US PAIN DANS UN FOUR
rez presque toujours la pièce partagée en deux parties égales,1 suivant son plan, quoique son empreinte existe de chaque côté de ces deux différentes pièces, avec cette différence que sur l’une elle est en creux. *
Moyen très-curieux pour enflammer un métal en le jetant dans l’eau froide. .
Le potassium est un métal, comine nous l’avons déjà dit, qui a été récemment découvert par M. Davy ; sa propriété caractéristique est, quand on le jette dans l'eau, de rouler à sa surface en globules de feu et de dégager beaucoup de vcalorique et de lumière. Cela tient à ce que l’eau est aussitôt décomposée, et que la chaleur qu’acquiert alors le métal e^t telle, que l’hydrogène, un des constituants de l’eau, s’enflamme, tandis que l’oxygène se porte sur le potassium et le fait passer à l'état de deutoxyde ou de potasse qui se dissout dans l’eau non décomposée.
Moyen de faire bouillir de C eau sans le secours du feu.
L’acide sulfurique concentré, en s’unissant à l'eau, dégage une grande quantité de calorique. D’après cette propriété, l’on prend parties égales d’eau et d’acide sulfurique concentré à 66 degrés et au-dessus; on les mêle; on plonge alors dans ce mélange un petit tube contenant de l’eau à a5 degrés, qui s’échauffe et entre en ébullition au moyen du calorique qui se dégage du mélange de l’eau et de cet acide Daus les cours de Chimie, pour être mieux certain du succès de cette expérience, l’on met de l'alcool dans le tube au lieu d’eau.
Enflammer un liquide froid au moyen d'un liquide froid.
Versez dans de l’essence de térébenthine de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique très-concentrés, il se produira aussitôt une vive inflammation. Ordinairement on fait celte expérience avec l’acide nitrique contenant 20 gouttes d’acide sulfurique par once ( 3o gr.). Cet effet est dû à ce que la capacité do ce mélange pour le calorique diminue à tel point que celui qui s’eu dégage est suffisant pour enflammer l’huile de térébenthine.
Faire sauter un pain en cuisunt dans un four.
Au moment d’enfourner le pain, placez dans la pâte une » coquille de noix remplie d’un mélange de mercure, de soufre vif et de salpêtre, et recouvrez-le de manière à ce qu’il ne puisse pas en sortir; dès que le pain commencera à se cuire.
. FLAMBEAU DES FURIES.' . igj
on le verra sauter daus le four. C’est par le moyen du mer* cure placé dans un pot où l’on fait cuire des pois, qu’on les fait sauter hors du vase aussitôt que l’eau entre en ébullition) U en est de même aes pommes qu’on fait sauter sur une table, en les faisant cuire après avoir introduit du mercure au centre. I! est probable que ces effets sont dus à la dilatation et à la gazéification de ce métal.
Moyen propre à se procurer du feu au moyen de teau.
Prenez de la cha^x vive bien compacte et bien cuite, placez-la dans un vase un peu étroit, et arrosez-la légèrement avec un peu d’eau f lorsqu’elle commencera à se déliter, ajoutez un peu plus de ce liquide; la chaleur qui se dégage est alors telle qu’on peut enflammer par ce moyen la poudre à canon, le soufre, le phosphore, etc. Ce dégagement considérable de calorique est dû à l’absorption et à la solidification de l’eau par l’oxyde de calcium qui passe à l'état d’hydrate.
Aérostats .
Lorsque nous avons parlé de l’air, nous avons dit qu’il se dilatait par le calorique et devenait par conséquent beaucoup plus léger. C’est d’après cette propriété que Montgolfier imagina scs aérostats. Nous renvoyons à notre Manuel de PJiysiquc amusante, faisant partie de l’ Encyclopédie - Rorel .
Machines à vapeur.
L’eau exposée à l’action du calorique se réduit en vapeurs, et ces vapeurs se dilatent d'autant plus qu’elles sont plus fortement chauffées. Réduite à l’état gazeux, l’eau acquiert une grande tension que l’on a appliquée avec le plus grand succès, comme force motrice, daus un grand nombre de manufactures et d’usines, ainsi que pour la navigation. Nous renvoyons au Manuel des Constructeurs des Machines à vapeur, par M. Janvier, faisant partie de l’ Encyclopédie- RoreU
ï lambeau des furies. ;
C’est ainsi qu’on nomme au théâtre ces espèces de flambeaux qui, par une agitation forte, répandent des sillons d’une vive lumière. Voici leur mode de construction.
Chacun ,de ces flambeaux est accompagné dans sa longueur d’un tube en fer-blanc terminé ù son extrémité par un cône percé de petits trous, comme un arrosoir. Au bout de ce flam-