‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 75 sur 173 · FLAMMES COLORÉES · texte numérisé non relu

FLAMMES COLORÉES

beau est une éponge trempée dans l'esprit-de-vin, qui brûle avec une flamme pâle; mais lorsqu’ot» agite vivement ce flambeau, on en fait sortir, par les petits trous, une partie du lycopodium ou de la résine qu’il contient, et qui brûle avec beaucoup de flamme que l’on prolonge en longs sillons en continuant cette agitation, ainsi qu’on a pu le voir dans les ballets des Furies.

Oracle magique.

Ecrivez diverses questions, avec de l’encre ordinaire, sur des feuilles de papier séparées, et tracez au-dessous de chacune des réponses différentes, avec le suc de citron ou d’ognon, on une solution de nitro-muriate d’or. Faites choisir la question qu’on désire, et placez celle où se trouvera la réponse que vous voudrez dans une boîte à laquelle on donne le nom d'antre de la Sybille. Cette boîte a dans son couvercle une plaque de fer très -chaude, de sorte qu’en y enfermant ce papier, l’écriture de l’encre sympathique portant la réponse à la question, devient visible tant- qu’il est chaud et disparaît aussitôt qu’il est froid.

Flammes colorées.

Flamme rouge carmin. — On produit cette flamme en brûlant dans une capsule trois parties d’alcool avec une de nitrate ou d’hydrochlorate de strontiane.

Flamme rouge. — Pour obtenir cette flamme, on emploie les mêmes proportions d’alcool sur une de sulfure de mercure (cinabre).

Antre. — Le sulfate de 60ude avec l’alcool donne une flamme semblable.

Flamme orange. — On l’obtient par la combustion de l’alcool avec le chlorure de sodium (hydrochlorate de soude calciné }.

Flamme jaune. — On produit cette flamme avec l’alcool, et presque tous les hydrochiorates, les chlorures et le nitrate de potasse, dans les proportions de trois parties de ces sels contre une d’alcool. On obtient une jolie flamme jaune avec cinq parties de nitrate de potasse fondu en 200 parties d’alcool à o,84°

Flamme vert émeraude. — C’est le produit de la combustion de l'alcool avec le nitrate de cuivre.

Flamme verte. — Alcool et hydrochlorate de cuivre.

Flamme bleue. — Alcool et acide borique.

AVALER LA FLAMME d’üNE BOUGIE, 30t

Autre.

Hydrochlorate d’ammoniaque. . . . 5 parties.

Deuto-sulfate de cuivre calciné

Mêlez bien. L’on projette ce mélange sur des charbons allumés ; la flamme prend aussitôt une belle couleur bleue.

Flamme verte.

Sous-acétate de cuivre (vert-dc-gris). . 2 parties.

Poix blanche 2

Hydrochlorate d’ammoniaque. . . . , \

Pulvérisez les deux sels, mêlez, laissez-les exposés à l’hu^ midité pendant un jour, et versez- les dans la poix fondue * en remuant le mélange; laissez refroidir et pulvérisez, ou bien, tandis que le mélange est chaud, donnez-lui les formes convenables ; en le brûlant on obtient une flamme bleue , verte, etc.

M. Tulbot a fait de curieuses expériences sur les flammes colorées. Il a reconuu qu’une mèche de cotou trempée dans les sels de soude et desséchée ensuite, donnait, en brûlant avec l'alcool, une flamme uniquement jaune, taudis que cette même flamme était d’un bleu clair, si la mèche avait été plongée dans une solution d’un sel de potasse.

L’alcool avec le soufre donne une flamme analogue à celle avec les sels de soude. Ainsi, les expériences de M. Talbot peuvent être considérées comme uu nouveau moyen propre 3 distinguer les sels de potasse des sels de soude.

Avaler la flamme d'une bougie, ou tenir une bougie allumée dans la bouche, sans se brûler.

L’on approche une bougie allumée des lèvres, et l’on aspire fortement ; dès-lors la flamme pénètre dans la bouche avec le courant d’air établi, sans vous brûler. Il en est de même en l’introduisant allumée dans la bouche et fermant les lèvres aux trois quarts. Daus l’un ou l’autre de ces jeux, le calorique ne saurait se fixer sur les lèvres ni dans la bouche, attendu qu’il est entraîné dans l’intérieur du corps par le courant d’air qu’on établit par l’aspiration.

Moyen propre à supporter la température la plus élevée et à se rendre, incombustible.

L’on a vu , à Tivoli jadis, un Espagnol nommé Martinez * entrer dans un four dont la température était assez élevée

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