‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 80 sur 173 · AMUSEMENTS D’OPTIQUE · texte numérisé non relu

AMUSEMENTS D’OPTIQUE

Illusion curieuse.

Voici une illusion curieuse d’optique. Soit une carte per?cée d’un petit trou, et placée vis-à-vis d’un mur blauc ou d’une fenêtre, l’œil de l’observateur étant situé de l'autre côté de la carte; une épingle étant alors placée entre l’œil et la carte, sera vue de l’autre côté de l’orifice renversée et agrandie. La raison de ce phénomène , comme M. Lecat l’a observé, est que l’œil, dans ce cas, voit seulement l’ouibre de l’épingle sur la rétine, et, puisque la lumière, qui est arrêtée par la tête de l’épingle, vient de la partie inférieure de la muraille blanche ou de la fenêtre, tandis que celle qui est arrêtée par le bout inférieur de l’épingle, vient de la partie supérieure, l’ombre doit nécessairement paraître renversée par rapport à l’objet.

On peut complètement imiter le phénomène connu sous le nom de mirage, comme l’a fait voir le docteur Wollastou, eu dirigeant ses regards vers un objet éloigné, le long d’une piucette chauffée au rouge, ou à travers une dissolution saline ou saccharine recouverte d’une couche d’alcool.

L’expérience suivante, indiquée par le docteur Brewster,

FAIRE PARAITRE t’iMAGE d’üN OBJET QUELCONQUE. 3 1 1

explique agréablement la formation des halos. Prenez une dissolution saturée d'alun, et après eu avoir versé quelques gouttes sur un morceau de verre, elle cristallisera rapidement en petits octaèdres plats à peine visibles à l’œil. Lorsqu'on tient ce morceau de verre entre l’observateur et le soleil , ou une bougie, l’œil étant très-près de la surface unie du verre, on y verra trois beaux halos de lumière à diverses distances du corps lumineux. Le halo iutérieur, qui est le plus blanc* est formé par les images réfractées par deux des surfaces des cristaux octaèdres peu inclinés l’un à l’autre. Le deuxième halo, dont les couleurs sont plus belles, avec des rayons bleus extérieurs, est formé par deux faces peu inclinées ; et le troisième, qui est très- grand et très-coloré, est formé par deux faces encore plus inclinées. On peut obtenir les mêmes effets avec d’autres cristaux, et chaque halo sera, soit doublé, lorsque la réfraction est considérable , soit modifié par diverses couleurs , lorsque la réfraction est faible. Les effets peuvent Varier d’une manière curieuse en faisant cristalliser sur le même morceau de verre des sels d’une couleur déterminée; par ce moyen des halos blancs et colorés se succèdeut l'un à l’autre.

Faire ‘paraître l’image d’un objet quelconque , de manière que

lorsqu’on s imagine le tenir en sa main , on n’en puisse prendre que les apparences.

Derrière la cloison AB (fig. a) élevez un peu le miroir couçave EF, de 271 miilim. (10 pouces) au moins de diamètre, lequel doit être éloigné de cette cloison du quart et demi du diamètre de sa sphéricité; faites à cette cloison une ouverture de 162 à 189 millim. (G à 7 pouces), carrée ou circulaire (à votre volonté), et qu’elle se trouve en face à la même hauteur que le miroir; disposez une forte lumière derrière cette cloison, qu’on ne puisse apercevoir par cette ouverture, et qui, sans donner sur le miroir, éclaire l’objet que vous devez placer en C. 1

Au-dessus de l’ouverture faite au-devant de cette cloison, attachez dans unqsituation renversée l’objet C que vous voulez faire paraître en avant du miroir, de même que si la tige sortait du vase D.

Ayez soin que l’espace contenu entre le derrière de la cloison et le miroir soit peint en noir, afin d’éviter les réflexions de lumière qui pourraient être renvoyées sur le miroir, et

aiï FAIRE PARAITRE t’iMACE d’üN OBJET QUELCONQUE.

faites en sorte de disposer tout de façon qu’il se trouve le moins éclairé qu'il sera possible.

Lorsqu'une personne se trouvera placée en face de ce miroir, vers l'endroit G, elle apercevra vers le vase D la fleur C qui se trouve cachée derrière la cloison, et il lui semblera qu’en avançant la main elle pourra l’ôter de dessus le vase , quoique l’objet qu’elle aperçoit ne soit cependant que l’image.

Nota. Les effets que produisent les miroirs concaves sont susceptibles de différentes applications aussi curieuses qu’extraordinaires, qui occasionnent nécessairement beaucoup d’étonnement à ceux qui n’en peuvent démêler la cause. On peut, au moyen de ces miroirs, leur faire voir indifféremment toutes sortes d’objets peints ou en relief, tels qu’une personne absente dont ou aurait le portrait, des figures de spectres capables de les etfrayer, et quantité d’autres illusions dont il est à propos de connaître le principe pour u’être pas la dupe de l’abus que quelques personnes pourraieut en faire pour tromper celles qui se persuadent bonnement qu’il est possible de faire paraître à leur gré le fantôme de ce qu’elles désireut connaître.

Remarque. •

Si, étant placé devant un miroir concave, .en-deçà de son Rentre, on se regarde dans le miroir, on y voit sa figure renversée; si, dans cette position, ou avauce la main du côté du miroir, ou verra avec étonnement l’image de cette même main s’avancer vers la main réelle, et elle paraîtra s’y joindre sans que cette dernière puisse la toucher. Si, au lieu de ta main, on se sert d’une épée nue, et qu’on la présente au miroir de manière que sa pointe se trouve dirigée vers le foyer des rayons parallèles de ce miroir, il en sortira une épée fantastique qui semblera venir frapper celui qui est au-devant.

On prévient ici que pour faire cette expérience avec succès, il faut employer un miroir qui ait au moins 487 millimètres (1 pied i/j) de diamètre, et qui grossisse beaucoup, afin qn’on puisse s’y voir en partie; s’il était assez grand pour qu’on pût s’y voir presque tout entier, l’illusion serait plus frappante.

Les phénomènes que produisent les miroirs concaves se trouveut amplement détaillés dans un ouvrage composé par le père Abat, qui a pour titre : Amusements philosophiques. Ceux qui désireront connaître tous ces effets et toutes ces illusions, relativement aux différents corps qu’on peut leur

PALAIS MAGIQUE. ai3

présenter, trouveront dans cet ouvrage de quoi satisfaire entièrement leur curiosité. Le phénomène des déplacements dont on a donné ci-devant la description est dans ce même auteur.

Palais magique.

Sur le plan hexagone A B C D E F (fig. 3), servant de base à ce palais , tracez six demi-diamètres GA, GB, GC, GD,

G F ; placez yerticalement sur chacun deux miroirs plans Uès-minces adossés l’un contre l’autre, taillés en biseau vers le point de jonction et se réunissant tous au centre G (i) pour former une , ouverture dont l’angle est de 60 degrés. Les points extérieurs et correspondants aux angles produits par la réunion de chaque deux glaces doivent être décorés d’une colonne et de sa base, dans le but non-seulement de figurer uu palais, mais encore de fixer ces miroirs au moyen d’une rainure pratiquée dans la partie interne de chaque colonne. Cet édifice doit être surmonté d’un dôme convenablement disposé. ,

D’autre part, préparez divers objets en carton et en relief représentant six différents objets, lesquels soient susceptibles de produire un joli effet en décrivant une forme hexagone; dans chacun des six espaces triangulaires, formés par la disposition des deux miroirs, vous placerez six de ces sujets variés, en ayant soin de coller sur le point de jonction des deux glaces quelque objet analogue aux sujets qu’on y place.

Effet. — Si l’on regarde dans l'une des six ouvertures disposées entre deux colonnes de ce palais magique, on croira voir tout l’intérieur rempli des sujets qu’on y aura disposés, parce qu’ils sont réfléchis six fois par ces miroirs. Or, si l’on a placé, par exemple, une courtine et deux demi-bastions avec .quelques soldats, on verra une citadelle flanquée de six bastions avec la garnison sur les remparts ; il en sera de mémo * d’une galerie ornée de tableaux, d’une salle de danse, çtc. Il est iuutile de dire que dans chaque autre angle du palais ou jouit d’uue nouvelle illusion , et qu’on peut, pour ainsi dire, y représenter une partie de l’histoire de la vie humaine. On peut, par exemple, montrer dans une partie une citadelle, dans l’autre un combat, dans la troisième un bois, dans la quatrième uu bal, dans la cinquième uu festin, et dans la sixième hd hôpital.

(i ) Voyez lo plan et profil adapte» & la figure.

h 1 4 TRACER SCR ONE SURF ACE UNE FIGURE DIFFORME»

Ombres chinoises.

Faites une ouverture à une cloison d’environ i mètre 399 xnillim. (4 pieds) de longueur sur 65o millim. (3 pieds) de hauteur, de manière à ce que le côté inférieur se trouve à une élévation de 1 mètre 6i4 millim. (5 pieds) au-dessus du sol ; couvrez cette ouverture avec une gaze d’Italie blanche et vernie avec le copal. Préparez beaucoup de châssis d'une semblable grandeur sur lesquels vous tendez de cette même gaze, sur laquelle vous. dessinerez au trait les sujets d’architecture ou de paysages en rapport avec les scènes que devront représenter les figures dont nous parlerons bientôt.

On ombre ces tableaux, au moyen de plusieurs papiers très-minces et découpés. Lorsqu’il s’agit d’imiter les clairs, l’application sur la toile d'un ou de deux suffit; il en faut trois ou quatre pour les demi-teintes, et six pour les ombres. La forme de ces papiers est facile à prendre; on n’a qu’à les calquer sur le trait du tableau, et les y coller les uns sur les autres le plus soigneusement et le plus exactement qu’on peut. On va plus vite en besogne et l’on rend ce travail plus correct en reformant le tout au moyen d’un peu de bistre. On doit exposer ces tableaux au grand jour pour juger de l’effet qu’ils doivent produire.

On prépare ensuite des figures d’hommes et d’animaux avec du carton découpé dont on rend les parties mobiles au moyen d’un fil ; ces parties mobiles sont elies-mémes accrochées à de petits fils-de-fer qui les font mouvoir en tous sens derrière et très -près de ces châssis. Il est bien évident que toutes ces figures sont supposées vues de profil, et qu’elles 11e sont visibles que lorsqu’elles sont placées derrière les parties des tableaux qui sont peu ombrées. Il est inutile de dire qu’on leur fait représenter de petites pièces que l’on a composées, et que les mouvements de ces ombres sont en raison de l’adresse et de l’habitude de celui qui les expose à la curiosité publique.

Tracer sur une surface plane une figure difforme, gui, vue dun point déterminé, paraisse non-seulement régulière, mais encore suspendue au-dessus de ce plan.

Tracez sur un papier, et dans une grandeur prise à discrétion, un octaèdre suspendu au dessus de son plan géométral , comme il est expliqué au problème huitième , et transportez-en le dessin (ombré régulièrement) sur un car-

ÀPH ANEIDOSCOPB. à 1 5

ton et d*une manière difforme, comme l’indique la deuxième récréation ci-dessus ; alors, lorsqu’on regardera cette figure du point de vue qui aura été déterminé, et que le carton sur lequel il aura été peint sera dans une situation horizontale, il paraîtra élevé et suspendu au-dessus du plan; et si au contraire on tient le carton dans une situation verticale, il paraîtra suspendu en l’air au-devant du plan, ce qui produira une surprise des plus extraordinaires à ceux qui ne connaissent pas jusqu a quel point la perspective peut produire d’illusion.

Nota. Il est essentiel que les faces de cet octaèdre soient ombrées bien à propos, et qn’on aperçoive sur ce plan l’ombre qu’il y doit produire, sans cela il ne ferait pas le même effet.

Kaléidoscope.

Cet instrument, dont la renommée fut européenne, est une modification des machines de catoptrique que l’on rencontre dans tous les cabinets de physique amusante. La disposition commode et portative que lui ont donnée les Anglais, est la cause de la célébrité que la mode lui a consacrée un moment. Cet instrument restera toujours pour orner les cabinets de physique par ses effets agréables et multipliés. Il est composé de deux glaces formant un angle plus ou moins ouvert, suivant le nombre de réflexions que l’on veut de cet angle. A une extrémité on place l’œil, et à l’autre on met, entre deux verres dont un est dépoli, quelques fragments de verre de diverses couleurs, qui, étant répétés régulièrement par les glaces plusieurs fois, produisent un nombre infini de figures régulières qui changent chaque fois que l’on meut l’instrument, puisque les fragments de verre se replacent d’une manière différente, sans qu’il soit probable que l’ou retrouve la même disposition.

RÉCRÉATIOH.

l’ Aphanèidoscope.

L’aphanéidoscope, plus grec encore que son rival le kaléî-* doscope, a sur lui l’avantage, comme Pannonce son nom, de soumettre les corps opaques aux effets merveilleux de la lumière. Sa position verticale n’étant pas fatigante, donne en outre la facilité de fixer les dessins qui conviennent aux teintes adoucies par l’effet combiné de la catoptrique, et laisse l’œil incertain si l’objet est peint ou naturel. De petits bas-relief^

ai6 FAIRE PARAITRE DES CARTÊS DANS UN MIR0I».

ou camées en plâtre se groupent en rosaces charmantes; les fleurs naturelles s’entrelacent en guirlandes parées dés plus vives couleurs; les insectes vivants, à ailes brillantes, y prodtli» sent les surprises les plus agréables.

Faire paraître dans un miroir des cartes que différentes personnes ont librement et secrètement choisies ,

Ayez un cadre circulaire N O (fig. 4 )> de 189 à 217 millimètres (7 à 8 pouces) /de diamètre, construit de façon qu'il puisse entrer dans une ouverture faite à une cloison fort mince, du moins vers cet endroit. ( Voyez le profil, fig. à.) Observez que du côté où il doit être vu, il faut qu’il excède cette cloison de manière qu’il semble être posé par-dessus, et que de l’autre côté il doit en être à fleur, afin que la glace ciaprès, qui se pose derrière la cloison, paraisse être placée à l’ordinaire dans ce cadre.

Ayez une glace de 217 millimètres (8 pouces) de largeur sur65o millimètres (2 pieds) de longueur, montée sur un châssis B CD E (fig. 4 et 5); ôtez le tain aux endroits F et O, c’est-à-dire de la grandeur de chacune des deux cartes qui doivent y être collées de ce même côté; que ce châssis puisse couler librement dans un autre châssis ILMH, auquel il doit être ajouté une traverse PQ, et que ce dernier châssis puisse tourner en tous sens sur son centre, au moyen d’un pivot R qui doit passer à travers une règle de bois S T, coudée par les deux extrémités S et T, et attachée perpendiculairement au revers de cette cloison. ( Voy. fig. 6 )

Cette pièce ayant été adaptée ainsi à une cloison, si l’on fait couler fort doucement la glace renfermée dans le châssis BCDE, ceux qui seront placés à côté de ce miroir ne s’apercevront aucunement de son mouvement ; par conséquent, lorsque les endroits de ce miroir où sont les cartes sravancerotot, ils se persuaderont que ce sont les cartes mêmes qui traversent ce miroir , et il semblera qu’elles passeut entre son tain et la glace. D’un autre côté, celui qui fera agir la glace, pouvant très-facilement la conduire en tous sens, il y fera ën apparence entrer et sortir ces cartes par tel côté qu’il voudra.

RÉCRÉATION

On fera tirer forcément et à différentes personnes deux cartes semblables à celles que peut indiquer ce miroir; on les leur fera remettre dans le jeu, et, faisant sauter l.a coupe,

Lanterne magique» ’ji ?

on les fera revenir au-dessus du jeu, pour ensuite les escamoter, en les tenant cachées dans la pauiue de la tnain; ou rendra ensuite le jeu aux personnes qui les auront choisies, et on leur fera examiuer que leurs cartes ne se trouvent plus dans le jeu; on annoncera qu’elles vont traverser ce miroir l’une après l’autre, et on demandera à celle qui a tiré la première carte par quel endroit elle veut que sa carte y arrive, et, suivant sa réponse, la personne cachée, avec qui on doit être d’intelligence, la fera avancer doucement après avoir fait tourner de même la glace, afin de la faire rentrer par le côté qui aura été choisi, et commandera ensuite 4 cette carte de sortir par un autre côté; on agira de même à l'égard de la deuxième carte. Prenant ensuite le jeu, qu’on a dû faire remettre sur la table, on posera au-dessus de lui les cartes qu'on tient cachées dans sa main, on les fera passer au milieu du jeu, et on le remettra successivement à ces deux personnes, en leur faisant remarquer qu’elles y sont déjà revenues.

Nota. On doit placer ce miroir dans un endroit un peu élevé, afin qu’on ne puisse pas en y touchant, s’apercevoir de son mouvement, et il faut le bien essuyer, afin qu’il n’y paraisse aucune tache ni poussière. On peut faire paraître de la même manière une fleur, une espèce de fantôme ou toute autre chose à laquelle il sera facile d'appliquer quelques amusements.

Lanterne mayique.

Cet instrument, qui offre, dans les soirées d’hiver, un amusement au peuple, surtout dans les campagnes, est dû au père Kirclter ; il consiste en une boîte de fer-blanc, ABCD (fig 9).

EF est un miroir concave, lequel a à son foyer uue lampe; G H, lentille qui reçoit la lumière de cette lampe, ainsi que celle que le miroir réfléchit. Au-devant de cette lentille on introduit des plaques de verre, sur lesquelles on a peint des sujets variés qui, d’après cette disposition, se trouvent éclairés I K, autre lentille sur laquelle se rendent les rayons qui émanent de ces objets; LM, cloison ayant une ouverture pour donner passage à la lumière; N P, troisième lentille : les rayons qui en émanent vont représenter les sujets en X YZ, sur une toile blanche qu’on a placée sur le mur. Cette dernière lentille doit être mobile et pouvoir se rapprocher et s’écarter à volonté de celle 1K. afin de pouvoir rendre toujours

Sorciers. 1 9

2ï8 FANTASMAGORIE.

distincte l’image XYZ sur le plan. Il faut avoir soin de renverser les sujets comme GH, si l’on veut que leur image soit représentée droite en XZ.

Lorsqu’on veut s’amuser avec la lanterne magique, on place un drap blanc sur la muraille, où l’on veut repiésenter les sujets peints sur les lames de verre, et l’on éteint toutes les lumières de l’appartement. -On place les spectateurs derrière la lanterne magique, et l'on fait passer successivement les di-s vers sujets devant la première lentille. Pour rendre cet amusement plus divertissant, on tend la toile au milieu de la chambre comme une cloison, et l’on met la lanterne d’uu côté et les curieux de l’autre.

On a maintenant beaucoup simplifié la lanterne magique; elle ne se compose plus que du vert e 1K, qui prend l’image de l’objectif, et de celui N P, qui transmet l’imagé amplifiée sur la toile. Il est bien entendu qu’on emploie toujours la lampe et le réflecteur pour éclairer l’objet.

Fantasmagorie.

Ceux qui n’ont aucune connaissance de la théorie de cet amusement sont fermement convaincus que des spectres voltigent à leur gré autour de la salle, ou vont se précipiter sur eux; la plupart dps spectateurs tnéuie ne peuvent se défendre d’une certaine crainte lorsqu’ils les voient en apparence accourir vers eux. La fantasmagorie n'est cependant qu’une simple modification de la lanterne magique. L’instrument au moyen duquel on opère des effets magiques, consiste en une toile gommée que l’on tend en face des spectateurs; elle ne reçoit d'autre lumière que celle d’un appareil placé derrière cette toile, qui e6t invisible pour le public. On représente sur cette, toile gommée des spectres, des bétes féroces, des monstres, etc. Ces objets effrayants paraissent d’abord comme un point, mais il prennent graduellement et rapidement de l’accroissement; c’est cet effet qui les fait paraître se précipiter vers les spectateurs, L’appareil fantasmagorique est placé sut des roulettes garnies d’une étoffe de laine, afin d'éviter le bruit. Par le secours d’une crémaillère, et à l’aide d’une petite manivelle, la lentille N P se meut aisément. Supposons maintenant que l’objet soit bien dessiné et vu sous la grandeur X Z (fig. g de la lanterne magique ); si l'on désire le rendre subitement très-petit, on n’aura qu a rapprocher l'appareil de la toile; mais il en résultera quel'image en sera confuse, parce que

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