‹ Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique par m. ComteChapitre 99 sur 173 · L ORACLE MERVEILLEUX · texte numérisé non relu

L ORACLE MERVEILLEUX

Elle peut en espérer deux ,

Dont le bon naturel et la haute sogesso La doit récompenser ml jour de sa vieillesse.

Des grands suins qu'elle aura pris d'eux.

Profite du temps et des lieux ;

Sois iimidc au grand jour et hardi sur la brabe,

Et sache ijuo l'amour, ainsi que la fortuite. Favorise l'audacieux.

(inoif)uo fort ardente an plaisir.

Oh (a verra resier pendant quelque temps votive ; Mais de plusieurs amants elle fera l'épreuve.

Afin de pouvoir mieux choisir.

, li - •

Tu n'en es pas hors de danger :

Souvent ou pousse à bout la femme la ptnssagc;

Et par le mémo endroit dont on reçoit l'outrage,

11 est bien doux do se venger.

Tu seras les plus grands désirs Du plus atmnble époux qui soit dans le rovaume; Mais tu le trouveras un pen trop économe Pour ta bourse et pour tes plaisirs.

Douter qu'il ne soit pas ?t lot ,

C’est fuira un tort cruel à l'honneur dé sa mère, Bout la flamme toujours tendre et sincère Ne t'a jamais manqué de fui.

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t {Cette beauté est en dnngor, ^

El l'amour .dans son cœur certains désirs fait naître. Par lesquels un amant s'en rendrait bientôt maître. S'il savait l'heure du berger.

Persévère dans ton amour.

Et crois ijue cet objet dont ion âme est captive En ressent dans son cœur uno ardeur aussi vire. Qu'elle n'ose point mettre au jour.

t ORACLE MERVEILLEUX.

N° ao;

Il te chérit d'un feu si beau ,

Que >i quelque accident te privait de la rie.

Le chagrin qu’il aurait de te la voir ravie Le ferait aller au tombeau,

Tourne vert l’autel ton penchant.

C'en le meilleur parti que ton coeur. puitte prendre; Pour let lient temporelt et la pattion tendre Ce n’est pas un poste u&hant.

, N° aa.

Elle a trop de grâce et d'appas Pour choisir d'un couvent la sévère observance ;

En vain on veut lui faire aimer la continence ;

Elle n’y consentira pat.

Ce soupçon est injurieux

A l’autour qu’en tout temps cet homme vont témoigne, Et je craint que de vous votre époux ne s'éloigne.

S’il tait ce détir curieux.

Il leur en naîtra de très-beaux,

Avant même que l’un achève sa carrière;

D’eux un très-beau garçon recevra la lumière.

Ou cet oracle serait faux.

11 ne fout pas te rebuter :

Contre tout ses refus arme-toi de constance •

Le plat sévère objet par la persévérance.

Se laisse à la fin emporter.

Quoiqu’elle ait plus d’un amoureux,

Elle doit bientôt prendre un époux k leur suite; Parce que le passé l’avant très-bien inslrnite,

Elle sait qu’un et un font deax.

Ta femme l’a manqué de foi ;

Malt cela ne doit pas le sembler fort étrange M’ayant fait en cela que te rendre le change De ce qu’elle a reçu do toi..

l’oracle merveilleux.

Dnn* le transport de sou courroux Elle «îTengern d'notrui sur elle-même,

Et par le seul motif d'un désespoir extrême Le cloître sera son époux. >

Cette demande sans besoin Prouve les sentiments d'une orne un peu jalouse;

Mais crois-en ton amante, ou crois-en ton épouae,

El ne pénètre pas pins loin.

On pourrait juger ou besoin Que jamais de ton corps elle n'a fuit usage;

Mais si par les désirs l’amour faisait naufrage.

Le tien serait déjà bien loin.

On ne saurait t'en dire rien Qui te puisse donner aucun sujet de plainte,

Puisque ce tendre amour dont son Ame est atteinte Est encore plus fort que le tieo.

Il met en jeu tout son pouvoir Pour vaincre cet amour qui par toi la tu prendre; Mais il est dans son cœur comme uu feu tous la cendre Qui brûle sans se faire Toir.

Le trafic est ce qu'il le faut.

Par lui la bourse peut se relever en bosse ;

A la cour et partout il est plus d'un négoce Par où l’on s'élève bien haut.

Son esprit s’y porte, ébloui Du ravissant portrait qu'on fait du béguinage;

Mais qui lui parlerait des douceurs du ménage,

Ob 1 qu'elle dirait bien mieux oui !

Que t'importe-t-il de savoir 81 ton mari fréquente et va voir quelque belle, pourvu qu'à tes désirs il ne soit pas rebelle,

Et fasse avec toi son devoir,

t ORACLE MERVEILLEUX.

Elle n'en peut avoir que deux.

Non qu'elle n'eu puisse avoir davantage,

Mais c'est que son mari, qu’un suit être peu sage, Ailleurs cunsumo tous ses feus. ' *

îf 37.

N'épargne ni trésors, ni soins Pour d'nn objet si beau surmonter les caprices ;

La suite t’npprcndra que de si grands délices Ne pouvaient en mériter moins.

Encor que son deuil soit passé,

Elle n'entrera pas duos un second méonge.

Parce qu'un jeune nhmot, bien fait, discret et sage • Fait l'oflico du trépassé'. “‘“l ‘ 1

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Pourquoi to donner l'embarras Ponr savoir si ton front est orné d'un panache ;

Ne te suffit-il pas que ta femme le sache/

Et que l'on' ne T'ignore pas î

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js° 40.

Ton époux sera revêtu

De ce qu'il lui faudra pour te rendre contente ;

Puisque pour satisfaire en tout point tou attente.

Il aara beaucoup de" vertu.

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Ne le règle pas sur les traits Que pour s'eu assurer son visage te montrç ;

La frayeur et l*a'tttou'f,“eh semblable rencontre,

1 PrôSul'seitt fU mêmes effets.'

/x,'»»» 1:** il J* .UUÎlW .*->-■ • *

Elle ne put se dispenser Par faiblesse, autrefois, de se laisser prendre ;

Mais elle saurai r mléitr îTpréaehtVon’ défendre, sr c'éàil îi éèédnSmcft'cer, ‘ ' 1 “ " '

■J*>4 1 «i» •*..]' .1X1) v "ii.

Ne doute point de sen amour,

Ni do ce que ton coeur peut sur le sien prétendre. Puisqu'elle a pour chacun un si grand foud de tendre, -Ci Qu'elle en tiimeriit céht pa'rjôùr. 1 '

»üd lu « • wrt m l * U «4.1 tilt', ** • *

l'oHÀCLE MEftVElLLËOX.

L'amour est par loi son vainqueur Taudis que ton objet se présente à sa vue ;

Mais ne te voyant plus, la première venue Fait le mémo effet sur sou ca-ur.

Pnur acquérir bien des écas,

Parmi les cens de robe achète quelque office, phi s grand mai pour toi, dans ce doux exercice. C'est d'étre d u rang des élus.

No 46.

Si son sort lui paràit boureux Lorsqu'à prendre le voile un premier fou l'engage. Elle changera bien de ton et de langage Lorsqu’il faudra taire des voeux.

Celle qui fait cette question N’ost pas assurément bien fondée a la faire , Puisqu'il n’est pas de jour où «le se satisfaire Elle manque l'occasion.

Cette femme aura pins d'enfants ,

Que son jaloux mari n'en pourra jamais faire ;

Mais quoi! ne peut-on pas à la fol* satisfaire Et «on époux ot ses amanuî

Un cœur plus tendre que le sien Pourrait tout accorder oux transports de ta flamme j Nais comme la raison domine sur son 4mo, '~

Tu ne dois eu espérer rien,

Elle vivra sur le commun, '

Et s’apercevra bien, par uh fréquent nsage.

Que qui n’à pas d’éponx en a bien davantage 1 Que celle à qui l’on n’en volt qu'uD. '

Celui pour qui tu veux savoir Si sa femme conserve une flamme fidèle ,

K*o, pour voir d’an Dandin le plut parfait modèle, Qu’4 regarder dans un miroir, r \

l‘oracle mervêilleùx.

Un homme brutal et jaloux.

Infidèle, joueur, et d'une humeur chagrine.

Est celui qu'aujourd’hui l’Eteruel le destine.

Afin d'en faire ton époux.

Tu doi« avouer cet enfant ,

Comme tu l’a» été d'un qui s'est cm ton père,

Sa mère n’ojanl fait que ce que fit ta mère Avant ton père en te faisant.

D&t qu’elle eut atteint son printemps,

ËUo s’en dessaisit avec beaucoup de hSto,

Parce qu’elle savait que ce bijou se gâta Quand on le garde trop longtemps.

Na 55.

A ce que tu prétends savoir Tu ne recevras pas de précises nouvelles.

Parce que ta maîtresse est du nombre do celles Qui changent du matin au soir.

Tandis qu’il n’nura rien de toi , t

Ta le verras toujours soumis à ton empire;

Mais dès qu’il obtiendra ce que son cœur désire,

Il n’aura plus amour ni foi,

Pour l'honneur et pour l’intérét’,

D’une charge de robe achète l’exercice;

Si c'est à ton avis acheter Injustice,

Tu pourras la revendre après.

No 58.

Par sa mère elle a si souvent D«« plaisirs de l'hymen ouï tracer l'Image,

Qu'on doit craindre pour elle un évident naufrage Quand on lui parle de couvent.

La lecture do cent romans L'a tellement rendue avide de caresses.

Que jamais ton mari n'aura tant de maillasse#

Que ta belle entretient d'amants.

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