M A SOU COUPLET
3». Et le -règne minéral , qui avait pour but les miné*
Mais comme plusieurs propriétés sont communes a plus d'un règne , et que la ligne de démarcation qui sépare ces règles n'est pas toujours bien évidente, les naturalistes modernes ont rangé tous ces corps en deux grandes classes:
j*. Kn corps organiques . ou pourvus d’organes;
a". En corps inorganiques , ou dépourvus d organes.
Les premiers se sont divisés : i“ en normaux , dont l’étude constitue la zoologie; a" en végétaux ; la science qui est consacrée à leur étude, classitication , etc., S2 nomme botanique.
Les seconds * également appelés corps bruts, diflerent des corp' organiques en ce qu ils sont dépourvus de vu- . et qu'ils n'ont ni sensibilité , ni ceulrc d’action. Leur éludé constitue deux scieuces, la géologie et la mtnera-
^Ln géologie , ou géognosic , a pour but 1 étude des erundes masses qui concourent à la formation du globe, leur composition , leur structure , leurs couches, leurs di- La minéralogie s'occupe de 1 histoire de chaque espèce, des variétés, de leur classilication , etc.
L’etude des productions de la nature et des phenomenes quelle présente . emprunte ses principaux secours de la pbssique et de la chimie.
DK LA PBVSIQCB.KT DR LA CHIMIR.
Ce» deux sciences ont une si grande connexion , qu’il est bien difficile d’établir entre elles une ligne de démarcation. C'est à leur heureuse application à la mécanique et aux arts chimiques et industriels , que 1 ou doit les nri lantes découvertes qui oui si fortement agrandi la splicre de nos connaissances. D’après la définition que 1 on adopte, la physique embrasse un grand nombre de sujets divers . cependant . dans son acception ordinaire, celle science a pour bal 1 étude des propriétés les plus generales des corps , de l’action qui a beu entre les grandes masses, ainsi que des propriétés externes et des phénomènes particuliers <p,e les corps présentent La ch, m.c a plus spécialement pour but de connaître 1 action mlime et 1 troque de tous les corps de la nature les uns sur les auties.
DES 80BCIEUS.
Voici le tableau qu’en a tracé Fourcroy e Placée pour toujours au rang le plus élevé , riche de toutes : ses nouvel tes conquêtes , ne connaissant presque plus d’obstacles ni de dif/icultês dans ses recherches, elle est devenue en même temps la science ta plus propre aux spéculations sublimes de la philosophie , et la plus utile à la perfection de toutes les pratiques des arts. Il n’est presque aucune occupation humaine qu’elle nectaire de son flambeau , et sur le perfectionnement de laquelle elle ne puisse avoir une grande influence. *
Une science qui embrasse tous les corps de la, nature a dû recevoir diverses dénominations. Aussi , lorsque la chimie s’attache spécialement à l’étude des arts en génénéral , ou à celle de l'agriculture, de la pharmacie , de la médecine , etc. , elle prend celle de chimie appliquée aux arts, chimie agricole, chimie pharmaceutique , chimie médicale, etc. Elle reçoit aussi différons noms suivant qu’on l’applique aux diverses productions de la nature. Lorsqu’elle se livre à l’examen des substances végétales , elle porte celui de chimie végétale; à celui des substances animales , chimie animale ; à celui des corps inorganiques, chimie minérale, qui est elle-même sous-divisée en chimie métallurgique , etc.
La chimie, avons-nous dit, est si intimement liée à la physique, qu'elles sont inséparables, surtout depuis que l'électricité, qu’on avait d’abord considérée comme un phénomène physique, a été reconnue pour un des plus puissans agèns de la chimie, et comme exerçant la plus grande influence sur cette action intime cl réciproque de tous les corps de la nature. Si la physique s’occupe plus particulièrement de l’action qui a lieu entre les grandes masses des corps , la chimie porte son examen sur celle qui s’opère entre leurs dernières molécules, c’est-à-dire entre des masses. si petites quelles ne sauraient être ni mesurées ni calculées. Malgré que, dans l’élude des corps en général, l’étude physique doive précéder les recherches chimiques, cependant il est un grand nombre de circonstances où elles marchent ensemble , et dans des rapports tels qu’il est alors hicn difficile d’établir entre elles une ligne de démarcation, surtout d’après les travaux impertans des Gay-Lussac, des Davy , des Thénard, des Arago, des Berzélius, des Bacqucrel, des Wollaston, etc.
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