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leur lumière tombe bien sur lui. Ledit objet, ainsi ré , passe à travers l’instrument . et va se peindre sur ! toile , avec une amplification qui est en raison de sa du tance. Si l'objet n’est pas bien net . c'est qu'il n’est p bien au foyer, et l’on peut l’y mettre de trois manière* soit en l'approchant ou en 1 éloignant du verre , soit i variant la distance de l’instrument à la toile; soit enl en faisant mouvoir l’engrenage par le moyen de la m
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Si l’on veut voir des objets un peu grands, il ne la se servir que d’un seul verre, cl se mettre un peu plus U
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delaloile; mais si l’on n’a que de petits objets, il faut mettre le second verre , et on les grandit beaucoup plus à la même distance; en général, dans cette expérience, plus l’on veut grandir à la même distance, plus il faut mettre les verres près l'un de l’autre, et plus il faut en même temps rapprocher l’objet du verre dans la boîte.
A chaque fois que l’on change 1 objet de place, il faut s’assurer si la lumière tombe directement sur lui , condition essentielle pour qu'il paraisse bien sur la toile.
Pour les objets peints, on peut les éclairer des deux côtés ; mais*il en est qui ne doivent l’être que d un seul , comme les bas-reliefc, ou autres objets susceptibles d’être ombrés. .
Le tombeau , le squelette et la procession se placent de même dans la boite ; on passe la corde qui les fait mouvoir, par les trous pratiqués à la porte de la boite , pour les mouvoir lorsqu’elle est fermée.
Lorsqu’on fait voir le tombeau, on imite le bruit de l’orage et du tonnerre, et si l'on a un second appareil, on fait paraître un éclair sur ledit tombeau , et le spectre est foudroyé.
Pour donner à ces expériences toute l'illusion dont elles sont susceptibles, il faut tenir les spectateurs dans une pièce parfaitement obscure , derrière la toile , n'ayant aucune communication avec les appareils, et bien connaître d’avance les distances de l'objet et du verre, relativement à la toile , afin d’être sûr que l’objet soit bien à son foyer avant de le faire paraître sur la toile.
On pourrait faire venir de même la tête d'une personne , et même le buste en entier, au moyen d'une boite assez grande pour la contenir; pour les marquer on les tient simplement à la main : en tirant la corde de la soupape de la lampe la figure parait , et elledisparaît aussitôt qu’on la laisse tomber.
Danse des sorciers.
Pour cette expérience, on place derrière la toile (et à huit pouces environ de distance) une cloison à peu près de même grandeur. Cette distance doit être fermée tout autour, afin qu'il ne passe aucune lumière par cet endroit. A cette cloison on fait une ou plusieurs ouvertures , selon
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sa grandeur. A ees ouvertures, qui doivent être à peu près à deux ou trois pouces de distance l’une de l'autre , on place des découpures en carton , cl on les dispose de manière à pouvoir les couvrir à volonté, soit par une petite porte à coulisse , soit par un petit rideau.
Cette disposition faite, si on découvre les découpures, cl que 1 on tienne une lumière derrière , l'ombre de lu découpure se peint sur la toile. Si l’on a plusieurs lumières, on a plusieurs figures , et le nombre de figures peintes sur la toile est toujours . comme celui des découpures , multiplié par les lumières. Si l'on éloigne les himières , les figures diminuent de grondeur; si , au contraire, on les approche, elles grandissent ; enfin, si on éteint leslumières, elles disparaissent. D'après cela, on conçoit facilement que si l'on fait mouvoir les lumières avec un peu de symétrie , le mouvement répété sur la toile, et surtout accompagné d'un peu de musique , produit un spectacle assez agréable , et même surprenant pour les personnes qui n'en connaissent pas les moyens.
Faire paraître un fantôme sur un piédestal placé sur une table.
L’effet de la lanterne magique sur la fumée , dont on a donné la construction , peut produire une illusion fort extraordinaire si on en masque entièrement la cause. On peut, par son moyen, faire paraître tout-à-coup, et à sa volonté, un fantôme au-dessus d’une espèce de piédestal, ou tout autre objet moins effrayant.
Il faut avoir une lanterne magique fort petite, et l’enfoncer dans un piédestal a b c d ( fig . 10), qui doit être suffisamment grand pour contenir en outre le miroir incliné m ; ce miroir doit être mobile, afin de pouvoir diriger convenablement le cône de lumière que produit cette lanterne, et qui doit sortir par une ouverture faite à ce piédestal.
On ménagera dans ce piédestal un emplacement séparé f g h i . dans lequel on rncttr.rle réchaud /, afin de faire sortir de sa partie supérieure une lame de fiunée, de même qu'il a été dit ci-devant.
On aura un verre sur lequel sera peint un spectre, et qu’on pourra élever ou abaissscr à volonté dans la cou-
lisse fil de celte lanterne , au moyen du petit cordon O , qui communiquera par une poulie P au cote de cette boite ; on observera de peindre cette figureen raccourci . attendu que son image sur lu nappe de fumee . ne coupant pas a angle droit , le cône de lumière prendra alors une ligure un
^ Cet amusement sera très surprenant, attendu que les spectateurs, ne connaissant pas la cause qui le pronuit, ne savent à quoi attribuer l'apparition subite d un spectre , dont la tète paraîtra d’abord , et qui semblera s '-lever au milieu de cette fumée, et disparaître de meme en senfonçant en apparence dans ce piédestal. 11 sulurn, pour produire cet effet, de tirer doucement et lâcher de meme le cordon lorsqu’on verra la nappe de fuméesufusammènt éclairée par la lanterne magique. . ... ,
Nota. 11 faut, pour exécuter celte récréation, qu il n y ait aucune lumière dans la chambre , et placer le piédestal dans une situation assez élevée pour qu aucun des spectateurs ne puisse apercevoir son intérieur ; on peut couvrir l’ouverture, par.où sortie cône de la lumière , jusqu au moment où ou veut faire paraître le spectre, (.elle pièce peut s'exécuter en grand, de manière qu il paraisse dans une grandeur naturelle.
Chambre obscure.
Nous allons faire connaître celle que M. V. Chevalier a perfectionnée. Cette chambre consiste en un prisme triangulaire un peu convexe et concave qui rend sur le papier les objets avec les couleurs les plus vives, que l'on distingue encore mieux en l'entourant d un rideau noir sous lequel on considère les objets par curiosité, ou pour les reproduire. Dans un nouveau perfectionnement, M. Chevalier a remplacé ieprisme convexe par un prisme ménisque , ce qui lui donne , outre les avantages qui sont propres au prisme convexe , celui , très précieux dans une chambre obscure , de produire l’image sans aberration, également nette dans toutes ses parties. Pour disposer cette chambre obscure, on place les monlans dans les tenons entaillés pour les recevoir, on les lixe au moyen des
(i) Celte coulisse doit être en sens vertical.
MAXOKL COMPLET
■vis qui y sont adaptées ; on y pose la tablette , qui est retenue par des crochets. Ou place ensuite l’appareil dans l'ouverture pratiquée à la partie supérieure de la chambre obscure; on lixe les rideaux dans le cercle en bois , dont le côté est creusé en gorge de poulie , et l'on met une feuille de papier blanc sur la tablette. Ces dispositions prises, on fait glisser l'appareil pour l'approcher ou l'éloigner du papier, jusqu'il ce qu'on arrive au point d'une parfaite netteté des objets à peindre.
Conditions pour obtenir de bons effets.
Il est des conditions pour que les effets de la chambre obscure soient les meilleurs qu’il est possible; elles consistent,
i* fin ce que le prisme soit 5 une juste distance du papier ; celte distance varie suivant l'éloignement des objets.
j* Le prisme en expérience doit avoir sa surface convexe parallèle il l'objet ; la grnnde surface plane, qui fait fonction de miroir, inclinée ü 45 degrés, et la petite surface concave parallèle au papier.
3* L'intérieur île la chambre obsenre ne doit recevoir aucun jour.
4* L'on doit se placer à l'ombre et opérer sur des objets bien éclairés.
5° Il faut enfin bien essuyer le prisme avant de s’en servir.
Théorie. Un faisceau de lumière horizontal, dirigé vers le centre de la face convexe, traverse le prisme, rencontre la face plane inclinée à 45 degrés et s’y réfléchit; il tombe ensuite sur la surface concave horizontale' et sort du prisme pour rentrer dans l’air et tomber sur le de la tablette sur lequel il dépose, pour ainsi dire, de l’objet d'où le faisceau de lumière est parti.
Effets utiles et amusons de la chambre obscure.
L'instrument que nous venons de décrire étant disposé convenablement, le dessinateur, dont le dos est tourné vers les objets à peindre, s’assied dans la chambre obscure et reçoit, sur une feuille de papier placée sur la tablette, l’image des objets extérieurs avec toute la netteté des contours et du coloris que nous offre la nature. Par ce moyen, on peut faire des dessins d’un accord parfait, puisqu’il ne s'agit que de calquer l'image des sujets qui viennent se
papier
l’imago
DES SOUCIEES,
peindre, sur le papier, d’où l’on peut conclure que les dessins faits par lemoyen de la chambre obscure nesont qu'un calque de la nature. Un nouveau mégascope , qu’on peut adapter à cet instrument, fait qu’on peut peindre de la même manière les objets très rapprochés , ce qui rend cet instrument utile pour faire le portrait en grand ou en miniature, ou la réduction d'un dessin, la disposition d'uue draperie, etc. Ce dernier procédé, joint au prisme destiné pour le paysage, rend cette chambre obscure également utile pour tonte espèce de dessin d'après nature.
Les effets de la chambre obscure ne se bornent pas au idessin ; tout le monde sait qu’on peut y distinguer avec la même facilité, sur le papier de la planchette, tous les objets extérieurs qui se trouvent placés vis-à-vis; telles sont les maisons situées en face , la rue dans laquelle on voit icirculer le monde, etc.
Dans le Manuel de Physique amusante , nous avons décrit la chambre claire et l’utilité qu’on peut en retirer; pour éviter, autant que possible, les répétitions, nous sivons cru devoir la passer sous silence et renvoyer nos lecteurs à cet ouvrage, ainsi que pour les amusemens microscopiques.