M AM'KI. COMPLET
lampe ; G H . lentille qui reçoit la lumière de cette lampe, ainsi que celle que le miroir réfléchit. Au-devant de retle lentille on introduit des plaques de verre , sur lesquelles on a peint des sujets variés, qui, d’après cette disposition, se trouvent éclairés. 1 R, autre lentille sur laquelle se rendent les rayons qui émanent de ces objets; L M , cloison avant une ouverture pour donner passage à la lumière; . N P, troisième lentille : les rayons qui en émanent vont' représenter les sujets en XY Z, sur une toile blanche qu’on a placée sur le mur. Cette dernière leutdle doit être mobile et pouvoir se rapprocher et s'écarter à volonté de-1 celle I K, afin de pouvoir rendre toujours distincte l'image X Y Z sur le plan. Il faut avoir soin de renverser les sujets comme G U , si l’on veut que leur image soit! représentée droite en X Z.
Lorsqu'on veut s’amuser avec la lanterne magique , on ; place un drap blanc sur la muraille, où l’on veut représenter les sujets peints sur les laines de verre , et l'un éteint toutes les lumières de l’appartement. On place le; spectateurs derrière la lanterne magique, et l’on lait passer successivement les divers sujets devant la première lentille. Pour rendre cet amusement plus divertissant, or tend la toile au milieu de la chambre comme une cloison et l’on met la lanterne d’un côté et les curieux de l’autre
On a maintenant beaucoup simplifié la lanterne magi que ; elle ne se compose plus que du verre I K , qui prem Pimage de l’objectif, et de celui N P. qui transmet l’image amplifiée sur la toile. 11 est bien entendu qu’on emploi toujours la lampe et le réflecteur pour éclairer l’objet.
Fantasmagorie.
Ceux qui n’ont aucune connaissance de la théorie de cc amusement sont fermement convaincus que des spectre voltigent à leur gré autour de la salle, ou vont se préctp ter sur eux; la plupart des spectateurs meme ne peux ci se défendre d’une certaine crainte lorsqu ils les voient c apparence accourir vers eux. La fantasmagorie n est et pendant qu’une simple modification de la lanterne inag que. L’instrument au moyen duquel on opère des effe magiques, consiste en une toile gommée que 1 on tend e face des spectateurs; elle ne reçoit d autre lumière qt' celle d'un appareil placé derrière cette toile, qui est mv
DES SORCIERS* lSl
sible pour le public. On représente sur cette toile gommée des spectres, des bêtes féroces , des monstres , etc. Ces objets efl'rayans paraissent d’abord comme un point , mais ils prennent graduellement et rapidement de l’accroissement ; c’est cet effet qui les fait paraître se précipiter vers les spectateurs. L’appareil fantasmagorique est placé suides roulettes garnies d’une étoffe de laine , alin d’éviter le bruit. Par le secours d’une crémaillère, et à l’aide d’une petite manivelle, la lentille N P se meut aisément. Supposons maintenant que l’objet soit bien dessiné et vu sous Fa grandeur X Z ( fg. 9 de la lanterne magique ) ; si l’on désire le rendre subitement très petit, on n’aura qu’à rapprocher l’appareil de la toile ; mais il en résultera que l’image en sera confuse , parce que les foyers de ses divers points n’existeront plus sur cette toilç ; on parviendra à la rendre nette en écartant la lentille F P de celle I Iv , par le secours de la crémaillère précitée. Lorsqu’au contraire on se propose de faire paraitre les objets plus ou moins grands, on éloigne plus ou moins l’appareil de la toile , en approchant en même temps l’une de l’autre les deux lentilles. Voilà toute la théorie des amuseinens fantasmagoriques. Quoique cet instrument soit en apparence très simple , il n’en exige pas moins beaucoup d’habileté de la part de celui qui le fait mouvoir, s’il veut opérer dcscflels propres à étonuer les spectateurs; sous ce point de vue. M. Comte laisse peu à désirer.
Il y a des tableaux où la même figure est peinte pardevant et par-derrière ; on lait d’abord paraitre très petite celle qui vient en avant, et on la fait grandir , puis on la pousse vivement ; elle parait s’être retournée, et ou la fait s’éloigner en la diminuant. 11 y en a d’autres qui sont leinls pour monter ou descendre. Pour ceux-ci , on ourne d’un quart de tour la cage où les tableaux se placent , et on fait passer les tableaux de bas en haut , ou de g uaut en bas , à volonté , selon que l’on veut faire monter nu descendre la figure (1).
(1) L’éclairage de la fantasmagorie vient d'être péril! ectionné, par MM. Vincent Chevalier et lils.au moyen f .'une nouvelle cheminée parabolique d’un foyer très : lourt s’adaptant à la lampe, ce qui concentre davautage if R lumière sur l’objet.
MIXtEL COMPLET
Si l’on veut faire quelque scène d’apparition double , telle qu'une religieuse dans un cloître ( dite la nonne langlante ) , un brigand dans une forêt , dans une caverne , ou autres , il faut alors un second appareil , ou une bonne lanterne magique dans laquelle on place un tableau représentant l'endroit oit l'on veut produire 1 apparition. Celle lanterne se place sur un support quelconque , à une hauteur analogue à la toile , et un peu éloignée d'elle: dans l’appareil à engrenage , on met la figure que l’on veut faire paraître ; on la montre d’abord très petite , la dirigeant sur le fond du tableau ; et à mesure qu'on l’agi andit . elle semble s’avancer sur le devant de l’édifice, dont la grandeur ne varie pas. Pour celte expérience , les deux instrumens doivent être placés un peu obliquement * la toile , et faire arec elle un angle un peu ouvert . afin que les rayons ne se nuisent pas mutuellement. 11 faut avoir soin que le mouvement de la crémaillère suive convenablement celui du chariot , afin que l'objet ne perde pas sa netteté ; mais . avec un peu d’exercice , on s'habitue à bien juger et à bien rendre les effets.
RicmUTion.
Objets opaques fantasmagoriques .
On substitue il l’appareil transparent le mégascope, e l'on place au petit support un objet quelconque, pai exemple un médaillon en plâtre, ayant soin de le biei centrer avec l’appareil. L’objet doit être placé à peu prè» au milieu de la boîte , et la boite à six pieds environ d la toile; on éclaire l'objet par une ou plusieurs lampes pla cées sur le côté de la boîte, les dirigeant de manière ou . .. ' -u-* -:-si écla.