QUATRIÈME ENIGME
( Le Cœur. )
la tablette (fïg. 25 ).
transcrite sur la première face de
(al Fig. 2C, première face.
(5) Fig. 27, première face.
(4 j F‘g. a8, première face.
MANCEL COMPLET
CINQUIÈME ÉNIGME (l).
Ain»! qu’un long serpent je traîne Mon corps A repli» tortueux;
Je suit si peu respectueux ,
Que j'rnrhainerai» une reine.
Le jour je me tien» dans me* trou»,
Ël la nuit je le» quitte tous.
( Le Lacet. )
SIXIÈME ÉNIGME (a).
Pu «impie villageois j’habite la chaumière ,
El je brill» toujours dau» les riches palais;
Pes plu» grands conquèrtm» la débile paupière I>e uie» »ouihrr* réduit» cherche l'heureuse paix.
Pc» serrrl» de l’amour je suis dépositaire ;
De» malheureux mortels je vol» Unir le sort,
El l’orgueil dan» mon sein insultant à la mort ,
Fait d’une poiupr vaine éclater la chimère.
1 Les Lit t. )
SKrTIKMK KRICMÜ (3).
Je pa«ve pour monarque au milieu de la cour ;
Toi. joui» autour de moi un valu peuple criaille ;
Iles sujet» roui de plume , et mon trône e»l de paille ,
Kl je sui» toutefois le prophète du jour.
(J> Cou )
IIUITI &U R ÉJICMK ({).
Ma mer n’eut jaïuai» d'eau , me» champs sont infertile» ;
Je n'ai poii\l do maison», et j'ai de grande» ville».
Je réduis en un point mille ouvrage» divers.
Je ue suis presque rien , et je sui» l'univers.
( La Carte de Géographie. )
L’ceu dans une tabatière.
Percez . dans tout son diamètre, une pièce de cinq francs, avec un foret , et introduisez dans ce trou une aiguille ; coudre fortement aimantée ; soude/, ensuite l'ouvcrlun
(i) Sur l’autre face de la tablette, fiÿ. a5. (a) Sur l'autre face de la fig. a6.
(3) Sur l'autre face de la fig. 27.
avec un peu d'élain , pour qu'on ne s’en aperçoive point.
Effet. D'après ce que nous avons dit de la lunette magnétique , il est évident qu’en l’approchant de cet écu , l'aiguille de la lunette se fixera suivant la direction de l’aimant qu'on y aura placé.
Récréation. Avec un écu ainsi préparé , on exécute une récréation fort agréable. On commence par en emprunter un à quelqu’un ; on y substitue avec adresse le premier, et on le donne à une autre personne en la priant de le mettre ou de ne pas le mettre dans la boite, et de la poser ensuite sur la table. Cela fait, on regarde avec la lunette magnétique qu’on place très près du couvercle , et si son aiguille prend une direction et se fixe , c’est une preuve que l’on a mis l’écu dans la tabatière. Il est bon d’observer que cette aiguille se tournant et se fixant naturellement du côté du nord , il faut, avant de s'en servir, regarder sa situation , qui doit changer à mesure quelle est plus près de l’écu.
Boite aiuc dés par rcfllxion.
Faites faire une petite cage de bois A ü C D ( ftg. 29 ) d’environ dix pouces de longueur sur deux de largeur et de hauteur; élever, et placez, à coulisse sur ses deux extrémités supérieures A et B, deux petites boites cubiques 1 et L , d'environ vingt lignes en dedans , afin de pouvoir y insérer un dé de bois creux , de môme dimension ; que les petits côtés E F ( voyez, ftg. 5o ) soient entièrement fermés et puissent se lever à coulisse; ménagez.-v en outre un petit panneau mobile M qui puisse s’abaisser et s'élever d’une ligne seulement, afin de pouvoir découvrir ou masquer par son moyen un petit trou N, par lequel vous puissiez secrètement regarder dans l’intérieur de cette cage.
Couvrez le dessus de cette cage qui se trouve compris entre les deux boites cubiques ci-dessus , ainsi que ses deux grands côtés , avec des verres sous lesquels vous collerez. un papier très fin pour cacher entièrement ce qui doit être contenu, comme il va être dit, et éclairer néanmoins suffisamment son intérieur.
Placez, à demeure , dans ces deux boites , les deux miroirs O P et Q It , que vous inclinerez, à 45 degrés, en telle sorte que vous puissiez, apercevoir par les petits trous faits aux panneaux M, le dessous de chacune des deux bow
lU.U tL COMPI rT
ÎOS
les cubiques I et L' ; partagez le dessous de ces boiles en quatre parties «‘gales par deux diagonales tirées d’angle en angle; divisez en six parties égales, le rûté qui regarde les pertls cotés de la cage; indiquez sur chacune de ces six parties, les six différons points «pie l’on peut amener avec un dix. (Voyez fig. 3 1 .) Placez au-dessous des deux boites cubiques 1 et L' , un petit pont de cuivre A B , que vous disposerez comme il est indiqué à la fig. 33 , et sur lequel vous ajouterez un pivot qui doit se trouver exactement place au centre du carré que vous avez divisé, comme il vient d’être dit ci-dessus.
Ayez deux doubles aiguilles d’un pouce et demi de longueur, dont l’une soit d’acier et aimantée, et l’outre de cuivre; qu’elles soient toutes deux portées sur la même chape, et quelle se coupent à angles droits; posez-les sur les pivots ci-dessus, de manière qu’elles y soient parfaitement en équilibre. ( Voyez fig. 3i ).
Divisez rbacune des faces des dés ( fig. 5a ) en quatre parties égales par deux diamètres lires d’angle en angle ; décrivez du centre A un cercle, et divisez deux des parties opposées en six parties égales ; et ayant rerounu sur chacune des faces de res dés , une de ces parties différente de l’autre, quant à sa direction , faites-y une rainure et inscrez-y une petite lame aimantée d’un pouce et demi de longueur. sur deux lignes de large et une ligne d’épaisseur, ayez une attention particulière à faire toutes les divisions ci-dessus avec la plus exacte régularité. Couvrez ces dés d’un dquble papier, et tracez -y ci-dessus les différens points qu’ils indiqueront ( au moyen de la double aiguille aimantée ) : lorsqu’ils auront été placés dans l’une ou l’au- ■ tre de ces boites, ces boiles doivent se fermer avec un couvercle et sans charnières.
Remarquez encore que les rainures faites aux dés doivent être disposées de manière qu’ils indiquent indifféremment le même point , quoiqu'on les change de boite , et qu’en outre les points qui se trouvent sur leurs facesopposées doivent toujours former ensemble le nombre 7 , c’est-à-dire 6 et 1, 3 et 4» 5 et a.
Lorsque cette pièce aura été construite , en observant toutes les précautions et les dimensions ci-dessus détaillées; si, ayant posé les deux dés dans leurs boites, il n'impprte en quel sens et sur quels points, on regarde à Ira-
DBS SOBCIKBS.
vers les petits trous faits à chacun des deux panneaux , on apprendra, par la réflexion de chaque miroir, ces mêmes points qui se trouveront alors exactement indiqués par l'aiguille .placée sous chacune de ces boites, et on pourra , par conséquent , connaître par ce moyen tous les points qui auront été secrètement formés.
skcriUtio.x.
On donnera cette boite à une personne, en lui laissant la liberté de disposer à son gré et secrètement des deux dés qui y sont contenus ; après qu’elle l’aura rendue, les points étant couverts, on abaissera les deux petites trapes, et regardant au travers des petits trous quels sont les points que les aiguilles indiquent , on les lui nommera, et on ouvrira les boites pour faire voir qu’ilssont tels qu’on les a nommés.
Nota. Celte récréation produit un tout autre effet que la plupart de celles qui se font par le moyen de llaimant; premièrement cri ce qu’on a la liberté de poser les deux dés sur tous les sens possibles , ce qui fait vingt-quatre positions différentes pour chacun d’eux; deuxièmement en ce qu’on ne voit pas de quelle façon on découvre le point qui se trouve vers le dessus de la boite, et qu’on n’aperçoit d’ailleurs aucune ouverture par où on puisse regarder dans son intérieur.
Les petits clous.
Pour faire cette récréation , la table sur laquelle on place les clous doit avoir un aimant caché dans l’intérieur et disposé de manière à ce que celui qui l’exécute puisse le diriger à sa volonté. D’après cela, quand lune des extréimités de cet aimant se trouve placée au-dessous du point loù sont les clous, le fer qu’on leur présente les enlève, parce iqu alors les clous se trouvent aimantés. Lorsqu'au contraire les clous sont placés hors des points correspondons a l une des extrémités de l'aimant , le fer me peut point Iles enlever, parce qu’alors ils ne sont point imprégnés de fluide magnétique.
Cadrans de communication.
Construction. Faites tourner les deux cercles ou cadrans
MiMOKL COUTUt
«le bois A B ( fis ■ 54 ), d’environ 10 à » pouces de diamètre , sur un demi-pouce d’épaisseur, autour desquels, et d’un côté seulement, l’on met une bordure ou moulure d’un demi-pouce de largeur. L'on divise la circonférence de ces deux cadres en î4 parties égales, dans chacune desquelles on transcrit les lettresde l'alphabet, suivant l'ordre indiqué dans la figure 6i. L’on place ces cadrans sur leurs pieds E et F, à la base desquels l’on ne donne que a pouces de large sur 6 ou 7 de longueur, alai qu'étant placés près d'une cloison , ils n’en soient éloignés que d'un pouce au plus , ce qui est absolument nécessaire et essentiel pour la réussite de cette opération.
L'on adapte ensuite une aiguille de cuivre doré O, de 6 pouces de long , au centre du .cadran A : on la fixe carrément sur son aie , de façon qu'en la faisant tourner , et la dirigeant sur fine des lettres de ce cadran , lje barreau aimante II , qui doit être fixé aussi sur ce même axe , parallèlement à cette aiguille , suive cette même direction. Ce barreau aimanté doit être caché dans l’intérieur de ce cadran , entre le cercle où sont transcrites les lettres , et le carton qui doit le couvrir de l'autre cùté. Pour cela , quand on fait tourner le cadran , il faut le faire creuser rirculairement par-derrière , aOn de pouvoir y insérer le barreau , de telle façon qu'il puisse y tourner librement et sans frottement. Au milieu du eadran B , l’on place un pivot sur lequel puisse tourner verticalement une aiguille d’acier aimantée I , de 6 pouces de longueur . dont la chape soit entièrement percée ; faites dorer cette aiguille avant de l'aimanter, afin d’éviter qu’on ne puisse soupçonner qu’elle agit au moyen de l'aimant.
Lorsqu’on veut faire usage île ces deux cadrans , on les place très près d’une cloison d'un poure d'épaisseur au plus , car si l'on était forcé de les mettre près d'une cloison en plâtre . il faudrait la creuser par-derrière afin d’y placer les deux autres cadrans ri-aprês. Quant à l’éloignement où ils peuvent être entre eux . cela est indifférent |»our leur effet ; mais il est mieux de les placer à la plus grande distance possible. On prul mettre le cadran A sut une table, et le cadran B sur une console un peu élevée; cela produit un meilleur elTet.
Après cela, l’on reconnaît, de l'autre côté de la cloison l’endroit qui doit correspondre au centre de chacun de ces
DES SOBCIBSS.
cadrans , et , après avoir placé le cadran du carton C / çv, .36 ) ,le façon que le pivot qui est à son centre soit précisément dans la même direction que l’axe du cadran A, aiustez-y une aiguille aimantée et libre sur ce pivot ; transcrivez sur ce cadran de carton , divisé en vingt-quatre parties, les lettres de l’alphabet en sens contraire, comme l’indique cette figure C. bon place ensuite un semblable cercle de carton D ( f< g. 35 ) derrière l’endroit de la cloison où doit être placé le cadran B ; l’on ajuste a son centre un axe sur lequel on fait entrer le barreau aimante N », de façon qu'il ne tourne pas librement , afin qu'il puisse conserver les diverses directions qu’on voudra lui donner.
Effet. Les deux cadrans A et B ayant été placés de manière que leurs centres répondent exactement à ceux des deux autres cadrans C et D , cachés derrière la cloison ; si l’on conduit l'aiguille du cadran A sur l’une des lettres qui y sont transcrites, le barreau renfermé dans ce cadran suivra la même direction , et, suivant les principes établis ci-devant , l’aiguille placée sur le cadran C se dirigera aussitôt sur la même lettre. Ce même effet aura lieu relativement au cadran B , si l’on conduit le barreau du cadran D ‘sur l'une ou l’autre de ces lettres de l’alphabet ; d’où il est aisé de voir que lorsqu’on indiquera une lettre quelconque sur le cadran A , une personne cachée derrière la cloison l’indiquera facilement sur le cadran B, puisqu'il suffira de diriger le barreau du cadran D sur cette même lettre.
mtcnéx'noN
Qui sc fait avec ce cadran.
Après avoir annoncé qu’il y a une sympathie particulière entre ces deux cadrans, en sorte que si l’on dirige l’aiguille de l'un d’eux sur une des vingt-quatre. lettres de l'alphabet quelconque , l’aiguille de l'autre cadran , qui en est cependant fort éloignée, indique exactement celte même lettre ; on propose à une personne de conduire et arrêter successivement l'aiguille du cadran A sur toutes les lettres du mot qu’elle voudra choisir à son gré, ayant soin de lui faire laisser un intervalle de temps suffisant entre chacune des nouvelles directions qu’elle donnera à l'aiguille , à chaque changement de lettres, et l’on fait re-
UANCEL COUPLET
marquer mie l'aiguille de l'autre cadran indique avec précision chacune de ces mêmes lettres.
11 est hon que la personne qui fait agir le barreau aimanté du cadran D. derrière la cloison, lui fasse faire doucement plusieurs tours entiers, et en ralentissant peu a peu le mouvement, jusqu'à ce qu’elle l’arrête sur la lettre que lui a indiquer 1 autre cadran ; ce mode d'opérer cause une surprise plus agréable , attendu que 1 aiguille ne contracte aucun balancemcut.
Anagramme magique.
Faites Taire une boite A B C D (/ig.Zy), de quinze pouces de longueur sur trois pouces de largeur et quatre lignes de profondeur ; qu’elle se ferme à charnière , et que le dessous soit divisé en six cases séparées par des traverses E F G H I , auxquelles vous donnerez environ quatre lignes de largeur; axez six petites tablettes de trois lignes d'épaisseur, L M N OPQ, qui puisse entrer indistinctement dans l’une ou l'autre de ces six cases. (Voy ,fig. 58. )
Divisez le- deux labjettes L et M , en deux parties égales, par les lignes A B; tirez sur les deux tablettes Pi et O les diagonales C D,et sur celles P et Q, les diagonales EF; creusez ces six tablettes suivant la direction de ces lignes. . et insérez dans chacune d'elles un barreau fortement aimanté , dont les pôles soient exactement dirigés comme l’in litrne celte deuxième ligure. Couvrez ces barreaux et ces tablettes d'un double papier . sur lequel vous transcrirez les six lettres du mot Uranie, en observant de le faire suivant l’ordre désigné par cette même ligure. Ayez en outre une boite de même longueur, mais d'un demipouce moins large ( fi g . 3g] . au fond de laquelle vous ajusterez les six pivots A B G D £ F. Cespixots doivent servir de centre aux cadrons désignés sur cette même ligure, et ces mêmes centres doivent se trouver placés vis-à-visceux des tablettes renfermées en la première boite, c’està-dire lorsque ces deux boites sont mises l’une à côté de l'autre. ( Voy. leur position , fi g. 5j cl 58. )
Divisez ces six cadrans en six parties égales . et transcrivez sur chacun d’eux les six lettres du mot Uranie , dansl’ordre indiqué par cette troisième figure. Mettez sur cha-cun de ces pivots une aiguille aimantée bien libre , et cou-
DES SOUCIER?. 3)3
vro7, d'un verre le dessus du fond de celle boîte, afin que les ai"uilles ne sortent point de dessus leurs pivots.
Lorsqu’après avoir disposé les six tablettes, contenues en cette boite , dans tel ordre qu’on aura jugé à propos, on posera auprèsd’elle la boite où sont les six cadrans (1), les barreaux aimantés, renfermés dans ces tablettes , attirant le nord ou le sud des aiguilles, eu égard à la disposition de leurs pôles, les dirigeront sur les lettres de chacun de ces cadrans qui ont rapport à celles de ces mêmes tablettes qui leur correspondent; d’où il suit qu’on pourra connaître, au moyen de leur indication, quel est l’ordre des lettres contenues et renfermées dans la première boite ; et , comme cet effet peut avoir également lieu quoique la deuxième boite soitéloignée d’un pouce delta première, il est égal qu’il se trouve une cloison interposée entre l’uue iet l’autre de ces deux boites.
RÉCRÉATION
Qui sc fuit avec cette boite.
Pour exécuter cette récréation , on se servira du cadra» B , déjà décrit (a).
On décidera l’endroit où l’on doit poser sur une tabH , placée près d’une cloison , la boite contenant ces tablettes,
. st celle où il est nécessaire de mettre derrière cette cloiso»
• la deuxième hoite contenant les six cadrans , afin qu’il)
; produisent l’effet ci-dessus. (Voy. fig. 4o. )
j (1) 11 faut que cette boite soit placée bien parallèle- . ment à l’autre, et qu’elle ne la déborde d’aucun côté, sans quoi la direction des aiguilles ne se trouverait pas . ‘xactement sur les lettres semblables à celles des tablettes qui correspondent à chaque cadran. Pour plus t l’exactitude, on ne peut marquer les lettres sur les i ad rans que sur l’indication des aiguilles , lorsque la t boite sera posée à la distance qu’on pourra déterminer.
(2) Ces mêmes cadrans peuvent servir en y traçant un second cercle, sur lequel on transcrira ces six jj lettres; on doit se souvenir que celles du cadran , ..lacées derrière la cloison, doivent être écrites en sens , cou traire.