‹ Nouveau manuel complet des sorciers, ou la magie blanche, dévoilée par les découvertes de la chimie, de la physique et de la mécanique, contenant un grand nombre de tours dus à l'électricité, au calorique, à la lumière, à l'air, aux nombres, aux cartes, à l'escamotage, etc. Ainsi que les scènes de ventriloquie exécutées et communiquéesChapitre 52 sur 89 · JEUX D'ADRESSE · texte numérisé non relu

JEUX D'ADRESSE

TOUR DU CORDOJV.

Le tour de bâton avec le cordon , se fait avec un ruban de fil dont on noue les deux bouts ensemble ; et le cordon étant double on le jette par-dessus le bâton , comme on vo:t en A ( fig. 91 ) , et on le fait tourner uneseconde fois comme en U , une troisième et quatrième comme C . D le marquent. Pour E , c'est le cordon dont le bout est écarté, et mis sur le bout du bâton. On commande ordinairement au petit garçon qui tient le bâton de ne point rabattre le bout du cordon E , ensuite on se retourne pour parler au monde, nGn que celui qui tient le bâton, rabatte le bout du cordon; puis on parie que le cordon est pris dans le bâton. Un tire le cordon par le bout F et le cordon se tire touta-fait et ne tient pas. Vous dites : Ali! je croyais qu'il tenait . Vous faites de même trois ou quatre fois de suite et sous dites a chaque fois : J e parie que le cordon est dedans. Apres avoir fait voir plusieurs fois de suite que le cordon n est point dedans , parce que l’on rabat le bout , lorsqu on veut gager véritablement, on tourne le cordon quatre fois autour du bâton ; mais au lieu de le mettre suite bâton , comme on l’a mis les premières fois , il faut le mettre quatre tours comme à l’ordinaire . et prendre le cordon d une manière que vous fassiez tomber le quatrième tour ou plutôt le huitième en bas, comme il est marque en G, ou le cordon n’est marqué que sept fois et

mrHni'T0 CSt,lTbe (Il" esl G- Alors on '«et le bout du itnnp tt nUT e.^l0D» comme il est marqué en K au manii.ro „ 6 ',or^on ôtant rabattu comme à la première jqu'il est 1 ™r(Juée “-dessus , on gage hardiment COrdon L o. |S' °n tlre’ 0U 1,on fait lirer- le b°ut du

Itopaon L, et il se trouve dedans.

Mtftt’BI COMftBT

ut

Tour de la jarretière.

Il se fait d’abord en tournant la jarretière comme en AA pour faire trouver la pointe que I on pique dans le miliei comme il est marqué à la jarretière 11 ( j Ig . pa ) : je l’i représentée fort courte, afin que l’on voie mieux la manièn de la plier; car on doit la rouler bien serrée, afin que IV ne voie pas si bien l’endroit où il faut mettre la poinli Mais cela ne se fait que pour mieux cacher son jeu; ci quoique l'on mette la pointe dans la lisière , on ne laispas de la faire trouver dehors pour y réussir ; lorsqu’on 1 fait tourner dedans plusieurs fois, en pliant le bout B qt est dedans plus court que C , ou même égal , la pointe trouvera toujours dedans; mais si on la met en dehors que l’on tienne le bout plus court , elle se trouvera deho quoiqu'on mette 1a pointe dedans.

Joli tour pour se divertir en toeivlc.

Prenez un morceau de bois , ayant la forme d’une bo teille, que vous coucherez à terre le goulot tourné vt 1rs jambes de la personne que vous laites asseoir dessi- Lorsqu’elle est assise, vous lui mettez, un béton appu par un bout contre le ventre , et l’autre bout à terri vous lui faites croiser une jambe sur la première : par moven . elle est dans un équilibre parfait; vous lui do nez à tenir d'une main une chandelle allumée et del au une éteinte.

Alors ce tour consiste à allumer la chandelle éteii avec celle qui ne l’est pas ; comme il se trouve en équ. bre, le moindre mouvement le dérange et l'empêche réussir. Ce tour extrêmement plaisant peut servir à fa une gageure quelconque ; car ce n’est qu après avoir essiun grand nombre de fois qu'on peut parvenir à allun la chandelle : mais on peut parier à coup sur qu’il ne ré sira pas en douze fois.

Tour des doux mouchoirs.

L’on demande d’abord un mouchoir à une personi on l'étend sur la table, on fait tomber un coin de desla table de son côté, et pendant que L’on amuse le moi en parlant , on met un liard dans ce coin du nv choir ; on l’enveloppe et on 1 attache avec une ép gle, afin qu'il ne tombe pas. On demande une piêc

0118 S0BCIBBS.

quelque personne. Supposons qu'on donne une pièce de vingt sous ou de cinq sous , on la met dans le milieu du mouchoir, on ramasse les quatre coins et on les met dans sa main gauche, on prend la pièce avec la main droite sur le bout des doigts , on fait semblant de l’envelopper et de tortiller le mouchoir sur la pièce , mais on la tortille sur le liard et on laisse tomber la piècedans sa main. On donne ce mouchoir à tenir par l’endroit où est le liard.

On demande ensuite un mouchoir à une autre personne; on l'étend sqr la table; on demande une autre pièce que l’on diet dans le milieu ; mais en la mettant , on met aussi celle que l’on a dans la main et on tortille les deux pièces ensemble. On donne ce mouchoir à tenir à une autre personne ; ou prend le mouchoir à la première personne, puis on dit que les deux pièces se trouveront dans le mouchoir de la personne la plus amoureuse. On dit à la piece qui est dans le mouchoir que l’on a d'aller avec 1 autre; on prend en même temps le mouchoir que l’on tient par le coin , et tenant le liard dans la main , on secoue le mouchoir pour faire voir qu’il u’v a plus rien dedans. Enfin , on dit ùl autre personne de regarder dans son mouchoir et qu’elle y trouvera les deux pièces.

Mettre un anneau dans un pistolet , cl le faire trouver au bec et’ une tourterelle ,

On prie quelqu’un de la société de charger un pistolet et d'y mettre dedans un anneau que l’on demande à une autre personne. On montre une cassette vide , et l'on invite quelqu'un à la sceller de son cachet. On la place sur la table a la vue de tout le monde. Le coup de pistolet I étant tiré, on fait ouvrir la cassette, et l'on y trouve une tourterelle tenant à son bec l’anneau qu’on avait mis dans le pistolet. Le tout consiste à escamoter l’anneau et à le porter au compère, qui le met aussitôt au bec d’une tourterelle apprivoisée; et, approchant sa main vers la trappe sur laquelle la cassette est placée, le compère fait glisser une coulisse pratiquée au fond de celle-ci , et v introduit la tourterelle. . J

Tour de l'anneau dans un bâton.

On demande un anneau ou une bague; on le met dans J le milieu d un mouchoir ; on prend la bague avec la main

UArtCEt, couplet

droite et on met le mouchoir par-dessus la bague. On la fait liber pour faire voir qu’elle est dans le mouchoir, puison dit : Elle n'est pas bien comme cela , U faut la retourner , afin de ne pas casser le diamant. En même temps,, | vous rognez dessus avec votre baguette et dites toujours , ,! il ne faut pas casser le diamant. Alors on met le bout de-! la baguette par-dessous le mouchoir, dont les bouts tombent:! en bas; en môme temps, on laisse couler la bague dans la, J baguette jusque dans sa main ; on retire la baguette de.i dessous le mouchoir , et l'on en appuie le bput sur la table-; pour faire couler la main avec la bague dans le milieu de le baguette. On fait tenir à quelqu’un les deux bouts de la baguette et l’on ne quitte point la main droite de dessusla bague. On enveloppe le mouchoir autour de la bague., et dès qu’elle est couverte, on peut ôter la main. On continuera à envelopper le reste du mouchoir; ensuite on lf tirera de dessus la baguette, et la bague se trouvera cnfilé< dans la baguette et l’on croira quelle est passée du mouchoir dans la baguette.

Manière d'enlever la chemise de quelqu’un sans le ditsl habiller.

Ce tour n’exige que de l’adresse. 11 faut seulement ob | server que la personne à qui on ôtera la chemise, soit lar- j gemcnl habillée. Vous ferez ôter simplement le col demousseline , puis déboutonner la chemise, ensuite ôter les boulons de manches, et vous attacherez un cordon à l’une des boutonnières de la manche gauche ; ensuite passant la main dans le dos de la personne , vous tirerez ,1a chemiscde la culotte et vous la lui ferez passer ensuite par-dessu: la tête; puis la tirant également par-devant, vous la lais-J serez sur l'estomac ; vous passerez ensuite à la mai: | droite ; vous tirerez cette manche en avant de manière : faire sortir le bras; la chemise se trouvant alors en lapon | tant dans la manche droite que sur le devant de l’estomac : vous faites usage du petit cordon que vous avez attaché : i la boutonnière de la manche gauche pour rattraper I ' manche qui doit être remontée, et pour tirer la totalité d j ce côté.

DIS 80HCIEB8.

LES QUATBE BIJOUX.

Indiquer parmi plusieurs objets présentés à une personne , quel est celui qu’elle se déterminera de choisir.

Construction.

Faites tourner une boite de la grandeur d’une tabatière un peu plate; quelle soit composée de quatre pièces; savoir , de son couvercle A B ( voyez les profils fig. 92 ) , d'un cercle E F, dans lequel puisse entrer du côté G la pièce G D , dont la partie H excédant le côté I de ce cercle, doit servir de gorge à cette boîte ; que cette pièce C D ait un fond M qui semble être celui de la boîte , et qu’un autre fond L N entre à vis dans le côté G du cercle E F; qu’enûn le tout soit construit de manière qu’en tournant le couvercle A B on fasse tourner en même temps la pièce C D, sans quelle puisse pour cela s’enlever lorsqu’on ouvre la boite; à cet effet , il est nécessaire que le couvercle entre un peu de force dans la partie II de la pièce C D, et que cette même pièce tourne assez facilement dans le cercle EF.

Fixez un pivot au centre de la pièce L N , lequel passe à travers un trou fait au fond G D : ajustez sur ce pivot une aiguille A O ( fi g, 9 4 ) qui ne puisse tourner qu avec frottement; tracez sur du papier un cadran de même grandeur que le fond CE, et après l'avoir divisé en quatre parties égales, transcrivez-y les noms de quatre différens objets , tels qu’une bague , un couteau, une montre et une boîte ( fig. 94 ) ; mettez une très petite pointe à un des côtés de la boite et une à son couvercle , ou failes-y seulement une petite marque que vous puissiez reconnaître à la vue ou au tact.

Effet. Lorsque l’aiguille aura é!é, ainsi que le mot ba-

fue, dirigée vers la petite pointe qui est au côté delà oite , et qu'en la fermant on dirigera du même côté la pointe qui est à son couvercle, si on tourne le couvercle à droite ou à gauche en lui faisant faire un quart de tour , ce mouvement entraînera d’autant le cadran; et si la boite étant dans cet état on vient à l’ouvrir , l’aiguille n’ayant pas changé de place, indiquera le mol boite ou couteau ; si au contraire on fait faire un demi-tour au couvercle, elle indiquera le mot montre, au moyen de quoi il sera

xuSt'ii. coMn.ii

tk

très facile , en ouvrant la boite . de faire indiquer à son gré , par cettç aiguille , un des quatre objets transcrits sur

ee cadran.

adcaiATiow.

On fera mettre sur la table les quatre bijoux ci-dessus , et ou y posera de même celte boite ; ensuite on avancera qu on y a indiqué d avance celui de ces objets qu'une perronne va se déterminer de prendre, en assurant que, quelque choix qu elle fasse , ce ccra de nécessité celui qu’on a prévu. Lorsque le choix aura été fait, on ouvrira la boite en tournant adroitement le couvercle comine il sera convenable, et on fera voir que l’aiguille indique elfectivcmen le nom ue l objet qui u été choisi; on fera aussi rem arquer que I aiguille ne peut tourner d’ellc-inéme.

S il arrive, ce qui est assez fréquent, que la personne choisisse la bague . on pourra alors lui (tire de prendre la i boite et de 1 ouvrir elle-même, ce qui rendra cet amusement plus extraordinaire.

i\ ola. On peut transcrire sur ce même cadran les quatre rouleurs des cartes, afin de paraître indiquer la couleur dans laquelle une personne doit choisir d’être repique.

Les deux portefeuilles magiques,

Deux cartes librement choisies, ayant été renfermées i dans deux endroits séparés, les faire passer réciproque-ment de l'un dans l’autre.

Préparation. Coiqic/ deux morceaux de carton A et B , d’égale grandeur et de trois minces de largeur sur trois et demi de longueur; placez-les l’un à côté de l'autre, comme l’indique la figure q5 j'aycx du ruban de soie fort t étroit, et ajuslez-én une bande vers le bord du carton A, depuis C jusqu’en E , et une autre depuis D jusqu’en F, de manière qu'elles excèdent ce carton , alin de pouvoir les reployer |iar les deux bouts, et les coller au revers du carton A aux endroits C et D . et au revers du carton B aux endroits E et F. Prenez deux autres bandes et les pla- I cez de même sur le carton B , en les reployant sur le revers de ce même carton aux endroits I et L; et au revers i de celui A aux endroits G et II. Cette première opérât on étant faite . si vous reployez ces deux cartons l’un après l’autre, cela formera une espèce de portefeuille, dont un

DIS SORCIERS. 55 1

des cotes fera toujours charnière lorsqu’on l'ouvrira de l’autre.

Mettez quatre petites bandes de ruban aux quatre extrémités des cotés M N QR de ces deux cartons , en observant qu’elles passent en dessous des bandes que vous avez déjà mises ; collez de même leurs extrémités au revers de ecs cartons; garnisse/, aussi de ce même ruban les deux côtés O et P du carton B. Ces six dernières bandes ne servent point au jeu de ces cartons , et sont ajoutées aün que chacun'd’eux paraisse également bordé de ruban.

Ayez deux papiers taillés de même que l’enveloppe d'une lettre, dont la grandeur soit telle quelle couvre en entier les deux rubans Cr 1 et II L, ainsi que l’espace contenu entre eux ; appliquez-en un , et le collez seulement sur ces deux rubans; collez et appliquez l’autre audessous de celui-ci , de façon que le dessus de ces deux enveloppes soit appliqué l’un sous l’autre , et qu’elles renferment et masquent exactement ces deux rubans. Ayez un deuxième portefeuille semblablement construit, et couvrez -les tous deux d’un papier de couleur, du côté où les rubans sont collés et replovés.

Effet. Le tout étant ainsi ajusté , si vous ouvrez ce portefeuille d’un côté ou de l’autre , on verra toujours une de ces enveloppes ; et comme elle paraîtra adhérente à un des côtés, il sera naturel de croire qu'il n’en contient qu'une.

RKCBÉATION.

Ayant secrètement renfermé une carte dans chacune des enveloppes de ces deux portefeuilles, prenez un jeu et faites tirer forcément, à deux différentes personnes, deux cartes semblables à ces premières; présentez ensuite le premier portefeuille ouvert à la personne qui a tiré une carte pareille à celle qui a été insérée dans ia deuxième, et dites-lui de l'insérer dans l’enveloppe qui se trouve vide; reprenez le’ portefeuille , et, en le posant sur la table, retournez-le subtilement. Faites mettre pareillement dans l’enveloppe vide du deuxième portefeuille 1h carte tirée par la deuxième personne, et remettez-le de même sur la table; proposez ensuite de faire réciproquement passer ces cartes d’un portefeuille dans l'autre , et ouvrezles aün que chacune de ces personnes , en déployant elle-

MAlSCBL complet

meme l'enveloppe , en lire celle que l’autre y a insérée.

Le petit culbuteur.

A B ( fig . 96) est une petite pièce de bois creusée et un peu coudée en forme d’S vers les deux extrémités A et B , elle est fermée exactement de tous côtés, et divisée intérieurement en deux partit.' par une traverse où l'on fait quelques petits trous pour Imsser passer un peu de vifargent qui doit couler assez, promptement du côté A au côté B , et de celui B au côté A , selon la position où cette pièce se trouve placée; elle doit servir encore à former extérieurement le corps d'une ligure représentant un petit sauteur dont la tête est en B.

VersC sont ajustées de part et d’autre (fig. 97) deux petites poulies de bois, fixées sur un axe, qui traverse cette ligure à l’endroit des épaules , sans entrer dans celui où la pièce ci-dessus a été creusée ; les bras D de celte ligure sont collés sur ces poulies ; il faut qu’ils soient très légers , et les mains doivent être fort larges et plates, afin nue la figure puisse se tenir en équilibre (fig. 97). Un lill de soie fixé sur chacune de ces poulies passe au travers d’un trou fait à une petite éminence de bois ajustée vers 1 D, d’où passant par-dessous l’habillement de la ligure , ils se réunissent vers A , et sont atlachés ensemble à une petite traverse A nui joint ensemble ses deux jambes ( fis- 9® ) : ce* fil* de soie sont retenus par une petite cheville, afin de pouvoir les rallonger ouïes raccourcir selon qu’il est nécessaire pour le mouvement ci-après : les jambes F sont mobiles en A , et fixées sur un axe qui traverse le corps de la ligure.

Effet. Cette figure ainsi construite étant placée dons la situation (fig. 96) , c’est - à - dire au haut d’un gradin composé de plusieurs marches, dont la hauteur doit être j proportionnée à la grandeur, le vif-argent qui coule vers B , fait , par sa pesanteur , baisser la tête de cette figure , dont les bras servent alors de point d’appui , et elle s’élève droite sur ses mains : ce mouvement raccourcissant les (ils de soie, les pieds se penchent vers G (fig. 99 ) , et alors* leur poids et celui du corps de la figure étant plus pesans que le mercure, en ce qu’ils sont plus éloignés que lui du point d’appui B , ils viennent se poser sur la deuxième 1 marche H de ce gradin; aussitôt qu’ils y sont placés, le

DES 801CIEM.

■vif-argent descendant vers A fuit pencher les bras et le corps de la figure , et elle se pose alors sur celte marche H (fig ■ 99) , dans la même position qu’on lui avait donnée d’abord sur la première marche ; elle recommence cette manœuvre en retombant sur la troisième marche 1 , et de cette marche sur la table K où ce gradin est placé : et comme elle se trouve alors sur ses pieds , elle fait encore une culbute sur la table , où enfin elle reste couchée. Si l'on veut qu’en finissant ses sauts elle se trouve debout, il suffit de mettre une petite planchette un peu inclinée à quelque distance de la troisième marche.

On construit la boîte , qui renferme cette figure, de façon qu'elle serve à former le gradin sur lequel elle fait ses petits exercices. La marche I sert de tiroir pour la renfermer, et la pièce L pour couvrir la boîte en la retournant sens dessus dessous.

Nota. Quoique celte pièce ne soit en quelque sorte qu’un jouet d’enfant, la mécanique en étant fort ingénieuse , on a cru qu'on en verrait ici avec plaisir la description.

Les petits piliers.

Construction.

Faites tourner deux petits piliers A et B (fig. 100) qui soient percés dans toute leur longueur , c'est-à-dire depuis A jusqu’en B ; percez-les encore sur le côté vers C et D, afin de pouvoir y introduire un cordon qui communique de l’un à l’autre par les deux trous C et D. ( V oy. cette figure. ) Introduisez vers E et E un petit bout de ce même cordon , en sorte qu’il semble que ce soit le cordon ci-dessus ( que vous supposez passer de C en C ) qui soit coupé.

BKCBéiTIOn.

Ces deux petits piliers étant appliqués l'un auprès l’autre, on les joint par les côtés B , et tirant le cordon vers F et le ramenant vers G , on donne à présumer qu’il passe à travers les endroits A et A ; on feint ensuite de le couper entre ces deux endroits, et on fuit voir les deux petits bouts de cordon E et E : on applique de nouveau ces deux^ piliers l’un contre l’autre et on suppose que le cordon s’est repris à l’endroit qui a été coupe.

UANOIL COMMIT

Faire paraître a une personne enfermée dans une chambra , ce que quelqu’un désirera.

Cet amusement se fait par intelligence avec une personne de la compagnie.

Convenez secrètement , avec une personne de la compagnie, que lorsqu'elle sera enfermée dans une chambre voisine , et qu’elle vous entendra frapper un coup , cela lui désignera la lettre A; que si vous en frappez deux, cesera la lettre B. et ainsi de suite selon l'ordre des vingt-quatre lettres de l'alphabet ; proposez ensuite de faire voir à la personne , qui voudra s'enfermer dans une chambre voisine, tel animal qu'une autre de la compagnie désirera ; et, afin qu'un autre que celui avec lequel vous vous entendez ne vienne a s'offrir , annoncez qu'il faut que celle qui va y entrer soit bien hardie , sans quoi elle ne doit pas s'y ! exposer. Lu personne convenue s’offrira ; alors , avant al- ; lume une lampe qui répande une clarté lugubre, donnezla lui en lui disant de la mettre au milieu de la chambre, et de n'avoir aucune frayeur de ce qu’elle verra.

La personne étant enfermée dans la chambre , vous i prendrez un carré de papier noir , avec un morceau de crayon blanc , et vous proposerez ii une personne d'y écrire le nom de l'animal qu'elle souhaite qu’on voie ; vous reprendrez ce papier pour le brûler à une lampe , et vous mettrez sa cendre dans un mortier sur lequel vous jetterez une poudre à laquelle vous attribuerez, beaucoup de vertu; vous lirez ce qui aura été écrit , qu’on suppose ici être un coq ; alors , prenant un pilon , comme pour triturer le tout dans un mortier , vous frapperez trois coups pour désigner ît la personne cachée la lettre C , et vous ferez ensuite quelques roulades avec le pilon . pour l’avertir qu’il n’y a plus de coup à donner ; vous recommencerez ensuite à frapper quatorze coups pour désigner la lettre O , et vous répéterez la roulade, et ainsi de suite; vous demanderez, alors à la personne ce qu’elle voit ; elle ne ; répondra pas d’abord , afin de faire croire quelle est cf- ! frayée; enfin, après plusieurs demandes, elle dira qu’il lui semble avoir vu un coq.

Kola. Pour ne point se tromper dans les lettres il sufüt, de part et d'autre, de prononcer en soi-même les lettres de l’alphabet , suivant leur ordre , à chuque coup que 1 ob

DIS S0IC1RRJ,

frappe » ou que l’autre entend. On peut , par ce même moyen , supposer qu’on fait paraître le fantôme d’une personne décédée , au choix de quelqu’un de la compagnie.

Transcrire sur un papier cacheté le point qu’une personne doit amener avec deux dés.

Construction.

Faites une planchette A B C D ( fig . loi ), d'environ six pouces carrés et huit à neuf lignes d’épaisseur , dans laquelle vous ménagerez une rainure E F de deux pouces de largeur et de six à sept lignes de profondeur; ayez une petite règle de bois fort mince A B (fig. 10a ) sur laquelle vous ajouterez trois petites règles G D E, qui la divisent en deux cases égales H et I ; que cette règle n’ait que quatre pouces de longueur . afin que venant à se mouvoir le long de la rainure E F (fig. 101 ) elle puisse présenter exactement l’une ou l’autre dos deux cases H et I à une ouverture G faite à la planchette A B G D.

Diminuez l’épaisseur de cette planchette aux endroits convenables, afin de pouvoir y placer les quatre poulies H 1 L et M ; que la poulie M ait sept à huit lignes de diamètre, et quelle soit double, afin de pouvoir y fixer les deux cordons de soie N et O, lesquels doivent passer sur les poulies If I et L, et être attachés sur la pièce mobile ci-dessus, aux endroits P et Q, de manière qu'en faisant tourner de côté et d’autre celle poulie M, on puisse faire avancer ou reculer celte coulisse , et qu'elle présente l’une ou l'autre de ces deux cases M ou I à l’ouverture G.

Cachez toute cette mécanique , en posant cette planchette ainsi disposée sur une autre de même grandeur, qui soit garnie d’un rebord formant une moulure dans laquelle elle se trouve emboîtée , et placez au-dessous de Celte dernière quatre petits pieds decuivre A B C (fig. io3) qui , entrant à vis dans la planchette de dessus, puissent en même temps la contenir, quoiqu’ils semblent ne servir que d’ornement ; observez qu’un de ces pieds doit être fixé sur la poulie M , afin de pouvoir la faire tourner par son moyen, et placer à volonté , vis-à-vis l’ouverture G, une des deux cases M et I. •

Élevez sur celle planchette , et vers le bord de son ouverture G , une petite colonne creuse E portée sur son

MARCEL COUPLET

piédestal ( fig. io3 et îoj ) dans lequel vous ajusterez un petite lame de boisFG, inclinée vers l’ouverture H. Place au foud de ce piédestal , qui doit être creux , c'est-à-dir au-dessus delà planchette ABGD, une petite trappe coulisse I, qui puisse s’avancer ou se reculer vers C ou G au moyen d'un petit pied A ( fig. io5 ) qui doit traverse' une petite rainure RS ( Jig . ioi ) faite à cette planchettci ce pied doit être contenu par un petit bouton T, qui set: en même temps à le faire mouvoir.

Couvrez d’un verre le côté de ce piédestal qui est lourn vers l’ouverture 11 , et ayez un petit couvercle pour I couvrir ou la fermer lorsqu'il est nécessaire ; cniin qu le tout soit disposé de manière qu'en jetant deux dés pe. le haut F de cette colonne, ils puissent , après avoir gliss le long d’un petit plan incliné FG ( fig. io3). tomber dai l’ouverture 11. lorsque la petite trappe 1 se trouve retire vers C, et qu'au contraire ils restent dans le bas de la ci lonne C , lorsque celte petite trappe est avancée vers D c’est-à-dire lorsqu'elle les empêche d'entrer dans l’ouver ture H : à cet effet cette trappe doit être élevée d' côté D , comme le désigne son profil ( fig. io5 ). Ayez sipetits dés de même grosseur et bien semblables, qui pui; sent entrer dans l’ouverture II.

Efftt. On pourra, au moyen du bouton qui fait mon voir la trappe I , fermer ou faciliter l’entrée des dés dai l’ouverture II; il sera également facile de placer à voloni l'une ou l'autre des deux cases H et I , au-dessous et vi à-vis l’ouverture G.

RéCRÉÀTlOJt.

On placera secrètement deux dés dans chacune des dei cases H et I, en les posant sur les points qu'on aura tran crits sur deux petits billets qu’on aura séparément cachet' et qu’il faudra pouvoir distinguer l’un de l’autre, afin de i passe tromper. On donneracesdeuxbilletsàdeuxpersor nés différentes , en leur recommandant de les garder ; c posera la pièce ci-dessus sur la table , après avoir eu so que la trappe soit poussée du côté de l'ouverture H , que la case ou sont les deux dés, dont le point a été tram crit sur le premier bilieUdonné, se trouve exactemei placée vers cette même ouverture, qui doit alors être coi verte; on présentera les deux dés restansàlapersonneàq'

dis sOBCieas.

on aura donné le premier billet , et on lui dira de les jeter au hasard dans la colonne; on lèvera ensuite le couvercle qui cache l’ouverture H , et , lui faisant voir les deux dés qui y ont été mis, on lui dira quelle a amené ici tel point, et que ce doit être celui qu'elle trouvera transcrit dans le petit billet qu’on lui a remis ; ce qu’elle reconnaîtra en en faisant elle-même l’ouverture.

On retirera ensuite la trappe , en touchant subtilement le bouton , sous prétexte de changer cette pièce de place pour la mettre plus à la portée d elre vue ; et , prenant les deux dés qui sont dans l’ouverture H , on les jettera à diverses reprises dans la colonne sous prétexte de faire voir qu’ils ne sont pas plombés , et qu'ils amènent indistinctement toutes sortes de points, ce qui, sans qu’on l’observe soi-même, donnera lieu de croire qu’ils vont effectivement se rendre dans cette ouverture H : alors on la couvrira, et , changeant cette pièce de place pour la mettre en apparence plus à portée de la deuxième personne qui a le deuxième billet, 011 repoussera le bouton pour fermer de nouveau le passage aux dés et on tournera adroitement le pied qui fait agir la pièce à coulisse, afin que la case où sont Ips deux autres dés se trouve vis-à-vis de l’ouverture G ton dira ensuite à la personne qui a le deuxième billet, de jeter dans la colonne les deux dés qu’on aura retirés de la case au coup précédent, et lui ayant fait voir le point contenu dans cette deuxième case , on lui fera ouvrir ellemême son billet , où elle trouvera le même point transcrit.

Nota. Lorsque cette pièce est bien construite, et que tous ses effets sont masqués comme il faut, elle produit une surprise d’autant plus extraordinaire que le spectateur, voyant couler les dés le long delà pièce inclinée placée dans le piédestal, se persuade qu’ils vont nécessairement se rendre dans l’ouverture G, et dès lors il n'est

fias facile de concevoir comment on a pu prévoir d’avance es points qu’on devenait amener.

Boite aux jetons.

On peut la faire de deux manières différentes.

Première manière. O11 a deux boites ( fig. 106 ), comme AB. La boite A doit entrer dans la boite B. Celle-ci ne doit point avoir de fond, c’est-à-dire qu’elle doit être percee par en bas comme par en haut. L’autre , qui est A ,

MiJMJBL COUfLIT

doit avoir un fond et le bord d'en bout rabattu; on lr : met dans la boite B , et on l’einplit de jetons qui doivent ! être de la grandeur de la boite. C'est pourquoi on achète les jetons avant défaire faire la boite. Lorsqu'elle est plein) < de jetons . s’il y en a de surplus, on les serre dans la gi- ■ becière. On inet une des mains sur lu boite , et on prend la boite A. où sont les jetons , avec deux doigts; on hi lève et on la cache dans la main. En la portant sous h table, on la tourne sens dessus dessous , et l’on fait tom ber les jetons de la boîte dans sa main ; avant de tirer 1 la main de dessous la table , on met la boite daus la gibe cière et on inet les jetons sur la table. 11 faut remarque i qu'avant de jeter les jetons de dedans la boite . qui est su. la table « il faudra faire mettre sur la boîte un chapeau qui couvrira en même temps la main. On peut, lorsqu'o a emporté les jetons de dessus la table avec la main droit) mettre la main gauche et prendre la boite qui est resté' sur la table , et cogner avec pendunt que l'on fait tombe les jetons dans sa main. Lorsqu'on a remis les jetons su la table , on ôte le chapeau ; l'on fuit voir la boite o il n'y o rien.

Deuxième manière. Pour faire passer des jetons à trt vers une table , ou montre d'abord la lettre O ( jig. 107 couverte de son couvercle D ; on la découvre et l’on dit Altiste un , il n'y a rien dedans , sinon un de , voulez-voi jouer aux dès ? On le remue dans la Imite comme dans u cornet; on le jette sur la table et l’on dit; Foilà tout voyons si vous amènerez davantage. S'il amène plus hau ou dit 1 F ou s avez gagné. O11 a pendant ce temps un roi leau de jetons contrefaits dans la main gauche , que l’c tient uu- dessous de la table, en l'empoignant par le bon lesdoiglsen dessous. On prend la lioiteavecla main droit et l'on met dedans le rouleau de jetons nue l’on a dans main gauche , par-dessus la table. Cependant 011 prie qu» qu'un des assistans de mettre le dé sur six , et l'on dit : . couvre le dé avec ta boite. On tient le rouleau de jeto dans la boite avec le petit doigt par-dessus, et l'on m le côté E en bas. Lorsque le dé est couvert avec la boit on tire des jetons de la gibecière, autant qu’il y en a m marqués sur le rouleau ; on les met dans la main gauch et on leur dit de passer dans la boite, et en même tem PU ouvre la main , et l’on dit : Ah I les voilà encore, On m

OKI SORCtlRI.

la main dessous la table comme pour faire passer les jetons à travers la table dans la boite. Pendant ce temps on cogné sur la boite avec le bâton de Jacob , afin de les faire mieux passer; on ôte ensuite la buite G qui couvre le rouleau de jetons, et on est surpris de voir des jetons à la place d'un dé qu’on y avait mis. Enfin, on recouvre ce rouleau et l'on dit que l'on va retirer les jetons à travers la table. Pour cela on prend des jetons dans la main, et on les fait sonner dessous la table; on ôte ensuite la boite et le rouleau de jeton de dessus la table ; en l'ôtant , on a soin de mettre le petit doigt dessous pour soutenir le rouleau , et l'on dit : Messieurs , vous voyez qu’il n’y a plus rien dessous que le dé. Ayant levé la boite, on laisse couler le rouleau dans la main , et on jette la boite sur la table. On met le rouleau dans la gibecière.

Le couvercle de la boite est marqué D et le rouleau de jetons doit être fait d’un morceau de cuivre que l’on soude. On le tourne ensuite et l’on fait des lignes dessus pour marquer la séparation des jetons , et sur le bout F on soude un jeton.

Les boîtes au millet.

Construction.

Faites tourner une petite boite ( fig. 10S ), de deux pouces de hauteur, composée de trois parties séparées , ABC , en telle sorte que vous puissiez l’ouvrir en levant le couvercle A, ou avec lui le deuxième couvercle B qui doit avoir un petit rebord vers sa partie supérieure, afin d’y pouvoir mettre une petite couche de millet, et qu'il semble alors que toute la botie en est remplie; qu'au contraire elle paraisse n’en plus contenir lorsqu’on lève ensemble les deux couvercles A et B.

Ayez une autre boite, d'environ trois pouces de hauteur ( fiâ- '09 ) , composée de trois parties. ABC ; qu’au couvercle A soit ajustée une espèce de petite trappe D, qui | puisse s'abaisser en appuyant sur le bouton E , et laisse I échapper par ce moyen , dans le premier fond G de cette boite , le millet renfermé dans l’intervalle vide F de ce couvercle; que la partie B , eu s'élevant un peu , puisse laisser couler ce même millet dans l'intervalle II ( Voy. ta coupe des trois parties séparées de cotte botte fig. 110), en sorte quil paraisse qu’il n’y en a plus dans la "boîte;

NASCIL CONFLIT

Mo

Avez encore un petit sac dans lequel tous mettrez ddj millet.

RfCldATION.

Ouvrez la première boite ( fig. 108 ) h l'endroit convt nable, et faites voir qu'elle est pleine de millet: prenez en en même temps encore un peu dans le sac, comme : : tous vouliez l'emplir entièrement: fermcz-la avec son cou Tercle, et posez-la sur la table. Ouvrez ensuite l’autr boite [jig. >09), et faites voir qu'elle n’en contiei point ; refermez la , et , en la posant sur la table , abais sez adroitement le bouton E, atin d'y faire tomber 1 millet qui a dû être renfermé d'avance dans son couvei de; annoncez alors que vous allez faire passer dans celti deuxième botte le millet dont vous venez de remplir première; ouvrez, celle première boite, et faites remai : qurr qu’il n'y est déjà plus ; et, levant le couvercle de deuxième boite , faites voir qu’il y a passé, proposez ei suite de le faire retourner dans la première : à cet effet couvrez-la en élevant un peu la partie B ; ouvrez ensui' , la première boite pour y faire voir le millet; et deuxième , en faisant observer qu'il n’y est plus.

Botte à l’œuf.

Cette boite doit avoir la Ggure d'un neuf, mais el doit être un peu plus large et plus longue de sept ou hu lignes que les œufs ordinaires, elle doit s'ouvrir en quai eudroils, comme il est marqué ( fig . lit) dans les ei droits a b, ed. ef, g h.

La pièce marquée l , dans la Ggure 1 1 * . est représenl' dans la Ggure 1 15 en lin , comme elle est construite, faut remarquer que cette pièce lin a une feuillure t cité p , comme il y eu a une du côté 0 , excepté qu i bord o la feuillure est en dehors, et au bord p elle est < dedans , et elle s’emboilc sur la feuillure de la Ggure ni à l’endroit r; et aGu qu’on voie mieux comme la feuillu est en dedans, j'ai représenté la pièce lm de la ligu 114. retournée sens dessus dessous dans hi ligure 1 1 5.1 - Ggure 1 13 représente le dessus de la boite à lœuf. Q1 fera faire trois pièces comme celle qui est représentée da la Ggure 1 4 . en sorte que les feuillures soient toutes • la meme mauière.

DSS SORCIESS.

Lès trois coquilles d’œuf se collent au-dedans des trois pièces séparées: la blanche à la première pièce, la rou°e à la deuxième, et la bleue à la troisième. Ce sont des demi-coquilles qui s’emboîtent les unes sur les autres , comme il est représenté à la figure 112 , par des lignes ponctuées, marquées 1 , 2, 5, 4* Le premier point marque la place d’un œuf de marbre blanc, qui monte jusque là ; le deuxième chiffre marque la place de la demi-coquille d’œuf, blanche ; la troisième ligne ponctuée marque la coquille rouge, et la quatrième, la coquille bleue.

Lorsque la boîte est construite de celte manière , on dit : Messieurs , voilà une boite qui est bien curieuse ; elle a été envoyée au docteur Tanclwu par l’empereur des Antipodes. L’on ouvre la boîte par la première ouverture d’en bas , où il y a un œuf de marbre blanc, et l’on dit : F oilà un œuf tout frais pondu , que notre poule a fait ce matin ; je prends cet œu f et je le mets dans ma gibecière. Vous refermez la boîte, et l’ouvrez à la seconde ouverture, et vous dites: Ab ! le voilà revenu, il faut que je t'avale. On referme la boite, et, en faisant semblant de 1 avaler, on ouvre le premier endroit où il n’y a rien ; on referme la boîte , et l’on fait encore paraître roeuf blanc , si 1 on veut , et 1 on dit qu on va le faire changer de couleur. L on ferme la boite, et l on demande de quelle couleur on le veut , rouge ou bleu. Si on ne demande pas la couleur que l'on veut, il faut dire: Je vais le faire devenir rouge. L’on ouvre la boite à la troisième ouverture, et 1 on montre un œuf rouge. On ferme la boite, et , soufflant dessus , l’on dit: Il n’y a plus rien. On ouvré l’endroit ou il n'y a rien ; on la ferme encore une fois : on souffle dessus , et I on dit : Messieurs , je vais faire venir un œuf bleu. U faut avoir soin que les ouvertures de cette boite sc ferment bien , et quelles tiennent un peu ferme. L on fer^aire des traits dessus la boite qui soient enfoncés et qui marquent des ouvertures, quoiqu'il n’v

cndrniu01nt,iiafl" q“ °" ne s’aPerÇ0>ve pas des véritables endroits ou elle s ouvre.

la J‘ZTTé' k- la Ügure 1,6 • une “quille collée sur bguœnj ’ q'U CSt semblable à la pièce lm de la

UiaOEI. COMftKr

Faire Unir un œuf droit en t» posant sur le bout pointu .

Pour y parvenir, il faut agiter l’œuf nssez long-temps, afin que le jaune, se mêlant aver la glaire, ne soit point susceptible Je rompre l’équilibre.

Faire tomber une hirondelle pendant son vol, par le

moyen d’un coup de fusil, et la rappeler à ta vie.

Prenez un fusil ordinaire; metlez-y la charge de poudre accoutumée , et , nu lieu de plomb , une demi-charge de vif-argent; vous amorcerez pour être prêt à tirer votre 1 coup de fusil quand il se présentera une hirondelle. Pour | peu que vous approchiez d'elle, car il n’est pas nécessaire j de la toucher, cet oiseau se trouvera étourdi et engourdi au point de tomber à terre asphyxié. Comme il doit reprendre ses sens au bout de peu cfe minutes , vous saisirez cet instant pour dire que vous aile* le rappeler à la vie.

Tuer un pigeon d'un coup de sabre donné à son ombre.

On attache le cou du pigeon à un double ruban bien tendu et soutenu par deux colonnes. Lis deux rubans rnrheni une petite lame d’acier bien tranehnnte, retourbée en forme de faucille. Celle lame est utlachée à ui cordon de soie qui, passant entre les deux rubans etdnni l’une des colonnes , va aboutir entre les mains du eau», père. Le cou du pigeon est ussuji tti à un anneau de soie pour qu’il ne puisse avancer ni reculer. Le (aiscur d( tours, feignant de frapper sur l'ombre du pigeon, averti I par un signal convenu le compère; et celui-ci tirant h cordon , la faucille embrasse le cou du pigeon, et sa t|M est à l’instant séparée du corps.

Tonr du millet.

Le boisseau du millet est petit , tourné et creux comm<

A [fig. * 17 )• On montre d'abord qu'il j/v a rien dedanson a une bourse ou petit sac, où ii y a du miliet ; on fat sémillant d'emplir le boisseau dans le sac , quoiqu’on 11 mette rien ; on retourne seulement le boisseau comme 1 1 est marqué en B , qui Sera un peu creuse par-dessous» t où l'on aura collé une couc'ie de graine de millet avec d 1 la colle-forte ou de la gonpie assez épaisse. Ou ïe mellr dans celle situation sur la table; on croira qu il est tou

BBS SORCIERS*

plein • on fera mettre un chapeau sur la boite que 1 on lient avec la main : en même temps l’on retourne la boite, puis retirant la main de dessous le chapeau, l’on dira: Messieurs je vais envoyer la graine au moulin pour la, faire moudre. Ensuite , on fera semblant de prendre de la poudre de perlinpinpin et d’en jeter sur la boite, et l'on dira: Messieurs, ta voilà partie, on la moût prisontement , nous aurons bientôt de ta farine. Aussitôt on fera ôter le chapeau de dessus, et l'on dira : Messieurs , il n y a plus rien , la boite est vide. On montrera ensuite une clochette , et l’on fera voir qu’il n’y a rien dedans : l’on dira : Messieurs, remarquez cette clochette, elle est bonne dans ta chambre d’un malade, elle sonne comme du coton. • .

Pour construire eette clochette , qui est de bois , on la fait tourner , et l'on fait la pièce DE d’un seul morceau , que l’or» évide en dedans, jusqu’en F. On tourne une pièce G pour coller à l'endroit G. On y fait un trou dans le milieu Iv , qui est vidé en chanfrein , c’est-à-dire plus ouvert en bas qu’eu haut, pour y laisser entrer la pièce T , de manière qu'elle s’emboite dans l’ouverture K , où elle doit tourner , et eii être ôtée quand on voudra. Ce morceau I doit avoir un trpu dans le milieu , pour recevoir le bout du bâton L, qui fait partie d'une quatrième pièce HI. Après avoir fait passer le bâton L par le trou D de la clochette , on le colle à la pièce I avec de la colle-forte.

Ayant empli cette cloche de millet , on ouvre le trou G, en appuyant le doigt sur le bonlou M, qui fera sortir la pièce I de dedans le trou K. Celte ouverture donnera la liberté au millet d’entrer dans l’espace DG du fond ; puis l’on ferme le trou, on ôte le surplus du millet qui reste dans la cloche 5 alors on montre qu’elle est vide et qu'il n'y a rien dedans; mais en la posant sur la table , on appuie sur le bouton pour faire couler le millet sous la cloche.

Avant de faire celle opération de la cloche, on ne doit point faire ôter le chapeau de dessus la boîte au millet , il faut lui commander d'aller sous la cloche , et dire : Messieurs, il n’y a plus rien dans te boisseau: il est sous la cloehe. On le lire ensuite , et le millet se trouve dessous.

Faire danser un œuf.

L’on attache l’œuf au moyen d’un fi] qui entoure une

3^4 U ANCEL COMPLET

petite cheville qu’on y fait entrer en long, et qui se trouve appuyée transversalement sur la surface intérieure de la coque. Le trou qu on a fait pour introduire la cheville est bouché par un peu de cire blanche. L’autre bout du fil tient à 1 habit de celui qui fait le tour, à l'aide d'une epingle ployée en forme de crochet. On se fait prêter une badine que 1 on pose de manière que, passant sous le Gl, tout près de l’œuf , elle lui serve de point d’appui. Alors on pousse la canne de gauche à droite et de droite à gauche : ce mouvement fait croire que l’œuf parcourt la canne dans sa longueur , tandis que c’est la canne seule qui , en glissant, présente successivement ses divers points à la surface de l'œuf.

Manier » de connaître s\ une personne a eu des en fans.

Vous faites une petite ügure d’enfant emmailloté avec de la raclure de corne blanche extrêmement mincé comme du papier à lettre , et longue d’un pouce sur environ six lignes de large ; vous en faites une autre en taffetas blanc et pareille à la première. Si c’est une demoiselle qui vous interroge, vous posez, dans sa main la figure en taffetas qui ne bougera pas. Si c'est une dame , et que vous sachiez qu’elle a eu des enfans , vous posez dans sa main la Ggure de corne , qui se remue très vivement sur la main , tant elle est sensible au nouveau degré de chaleur qui la pénètre. Ce qui divertit extrêmement la société.

Les poueettes de Hdoc.

On se fait entourer le pouce de la main gauche avec une petite corde et on y fait faire deux nœuds; après cela 1 1 on prend le bout de la corde tournée vers la main droite, on le fait passer entre l’index et le pouce de cette dernière main , et pendant qu’on présenté à la même personne les deux pouces pour les lier ensemble par deux ou trois nouveaux nœuds , on passe les quatre doigts de la main droite dans la partie de la petite corde qui doit lier le second pouce avec le premier. Cela étant ainsi pratiqué comme on peut le voir dans les trois figures 118, 119, uo, il suffit, pour le délier, d’abandonner la partie de la petite corde dans laquelle sont les quatre doigts de la main droite,

DES «01CIEBS.

Les fers rompus .

On attache à chaque jambe une bande de cuir à laquelle se trouve fixé un anneau de fer, dans lesquels on fait passer une chaîne de fer ( fig. îai) , qu'on fixe ensuite à une colonne , ou contre un mur dans un cadenas. Lorsqu’on est ainsi enchaîné , l’on peut se délivrer aisément de ses fers sans les rompre, ni toucher au cadenas. Il suffit pour cela de prendre la chaîne au point A et de la faire passer dans l’anneau B , de la porter ensuite sur la tcte C et sous les pieds D (fig. taa). Cela fait, il suffit de tirer un peu fort pour que la chaîne sorte des anneaux qui sont fixés aux deux jambes.

Les ciseaux dégagés.

On peut pratiquer ce tour avec des ciseaux et un petit ruban , comme il est marqué dans la figure îaô.

Moyen de faire tomber dans un vase une pièce de monnaie mise sur un mouchoir placé dans le vase.

Prenez un vase; tortillez un mouchoir comme pour faire un tampon et le mettez dans le vase et une pièce de monnaie sur le mouchoir : alors donnez le vase à tenir à quelqu'un de la société, et donnez avec un bâton un grand coup en travers du mouchoir; il tombe à terre et la petite

Îiièce tombe dans le vase. Il faut frapper le mouchoir entre e vase et la pièce.

L'alcne plantée dans te front.

Le manche est creux. 11 a une espèce de lire-bourre de fil de fer tortillé assez menu qui fait un ressort (fig. ia4)- On creuse le manche par le bout C jusqu’en D , et l’on met l’alêne E qui est soudée à une petite plaque de la largeur du trou qui est dans le manche; on la passe par ce trou la pointe la première, et depuis le trou D jusqu en G, il y a un trou fort petit seulement pour passer l’alêne. Vous mettez ensuite le ressort qui doit être faible et l’alêne pas trop pointue , afin quelle ne blesse pas le front ; il faut toucher le front du bout C du manche de l’alêne avec un morceau de buis , et mettre à l’endroit G de la cire gommée aûn que le manche s’attache au front dans le temps que l'alêne est entrée dans le manche.

MAJIUKL COMPLET

Avant de retirer l'alêne , on a un entonnoir double que l’on prépare auparavant en mettant dedans du vin rouge; pour l’emplir, on le bouche avec le doigt par en bas et on laisse le trou du bord d'en haut très ouvert , afin que le vin entre dans l'entonnoir. Lorsqu’il est plein, on bouche le trou d’en haut avec un petit morceau de cire, et on ôte le doigt qui bouchait le trou d’en bas , alors le vin ne se répand pas. Lorsqu'on veut retirer l’alêne, on met l’entonnoir au-devant; on débouche le trou qui est bouché avec de la cire et on met le doigt dessus. L'alêne étant retirée , on lève le doigt de dessus le trou . et aussitôt le vin coule par Pcntonnoir comme si c’était du sang. Quand on veut qu'il s’arrête, on met le doigt sur le trou avant doter l'entonnoir. On peut mettre un petit emplâtre de taffetas noir pour faire croire que c'est |>our cacher la cicatrice qui est au front, et l’ôler peu de temps après, en disant que l’onguent que l’on y a mis a la vertu de guérir promptement, et que ce qui est le plus admirable , c’est qu'il ne laisse aucune marque.

Cet eutonnoir peut s'appeler entonnoir de commandement, parce qu'il n'y a qu'à le déboucher par le bout d’en haut où il y a un petit trou que l’on bouche et débouche sans qu'on s’en aperçoive ; c'est ce qui fait qu’on lui peut faire tel commandement qu’on voudra , le faire jouer en ouvrant le trou et le faire arrêter en le bouchant. On y met de l'eau ou du vin à volonté.

Le bras traversé par un couteau, sans douleur.

Ou fait construire un couteau de manière à ce que la lame soit coupée par le milieu et réunie par une languette en fer que l'on couvre d'un morceau de drap rouge , comme on le voit (fig. n5 ) , on place alors l’avant-bras dans cette cavité de manière à ce que les deux extrémités du milieu de la lame du couteau pressent contre la peau. Le spectateur est très étonné , quand vous avez tiré en particulier ce couteau , de voir que vous n’avez aucune blessure.

Couper ta U'te à un homme et la lui rendre sans danger

pour lui.

On a une grande table munie d'un topis; à la partie supérieure se trouve une ouverture ronde dans laquelle

DES SOBCIBKS.

! l’homme qui est sous la table passe la tête. L’on a ensuite un grand plat de faïence ou d’argent dont le fond a été enlevé et dans lequel on passe la tête de l’homme, en mettant autour du cou et au fond du plat des bandes de drap rouge de manière à ce que la tête paraisse coupée , saignante et placée dans un plat. L’illusion est beaucoup

F lus complète si l’on fait brûler, sur la même table . de esprit de vin avec du sel marin qui donnent à cette tête une couleur livide. 11 est aisé de faire paraître ensuite le même individu tel qu’il n'a jamais cessé d’être. Ce tour fait toujours une très forte impression sur le spectateur.

Pour faire tenir un couteau ou une petite baguette sur la paume do la main renversée.

Ce tour est des plus simples; il consiste à présenter sa main horizontalement et bien étendue, la paume en dessus. On y place alors le couteau ou la baguette transversalement. Après cela on a l’air de se serrer fortement le poignet avec l’autre main, et uu même instant qu’on retourne promptement la main sur laquelle se trouve placé le couteau , on alonge l’index de l’autre main sur le meme couteau qui le tient ainsi fixé contre la paumé de la main, de sorte que le spectateur est tout émerveillé de ce tour.

Pour faire tourner trois couteaux sur ta pointe d’une

aiguille.

Procurez-vous trois couteaux bien égaux en longueur et eu poids; placez-en un horizontalement, et attachez au bout du manche un second couteau par sa pointe, tandis que la pointe du couteau horizontal entrera dans l’extrémité du manche du troisième couteau; au moven de celte disposition vous pourrez , en plaçant une aiguille au centre du couteau horizontal , établir un équilibre parfait et les faire tourner tous les trois.

Faire couper une corde et ta montrer entière.

Pour la faire couper, on la plie comme en AF (fig. 1 s6). On lient 1 endroit B de la main gauche , en sorte qu’on ne ta voie pas. On fait couper cette corde , et on montre qu elle est coupée par le milieu , ayant soin de tenir toujours le pouce qui cache la jonction des deux cordes. On noue le petit bout C ; étant noué, on prend un des bouts

MtSOBL COUPLET

de la grande corde , et on la tourne autour de la main gauche, et en la tournant on fait couler le nœud dans la main droite. Avant de dérouler la corde , on fouille dans sa poche ou gibecière ; on y met le bout de la corde , et on fait semblant de jeter de la poudre de perlinpinpin sur la corde , afin que le nœud ne paraisse plus. On (K-lortillecnsuite la corde . et l'on fait voir qu'il n’v a plus de nœud , et qu'il ne parait rien à la corde. 11 ne fuut pas recoin* mencer à faire couper cette corde , car on s'apercevrait qu'elle deviendrait courte.

Manière de ployer un papier pour lui donner un grand , nombre de formes.

Il faut prendre une feuille de papier des plus grandes , , diviser la feuille en huit parties, observant de faire plus larges la quatrième et la cinquième, qui font le milieu de la feuille, comme il est marqué {ftg. 1*7) en AB,CD!! EF, GH , à la pièce 1K , et la ployer comme le morceau LM ; le morceau N marque comme on ploie le papiei d’abord ; ensuite on ploie. Les lignes ponctuées du morceau N marquent les endroits où il la faut ployer ensuite la figure OP marque comme il la faut enfin ployer. El tirant ce papier , et en ouvrant les plis qui sont les uns su les autres , on fait toutes les figures suivantes ; il n'y a qui s’exercer, on trouvera la manière de le ployer de toute ces façons.

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