BOITE MÉCANIQUE DE M. JERNSTEDT
Propre à amener toutes les chances du jeu de dés , et empêcher toute tromperie de la part des joueurs.
( Par Brevet d’inTonl'on. J
Cette boite est formée , extérieurement , d’une boile
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en boi» , en mêlai ou en écaille , reniermanl le mécanisme que nous allons décrire.
Ce mécanisme sc compose {fi g. «34 cl «35) , de deux plaques de cuivre a . b, de deux pouces un quart de diamètre , réunies par trois colonnes c de même métal et de quinze lignes de haut. Ccl assemblage forme une cage dans laquelle sont ajustées les pièces qui font mouvoir le* dés. Ces pièces sont deux petites roues rf, en cuivre ou en acier , portant chacune six dents . et sur lesquelles sont fixés les dés. lesquels sont formés de deux morceaux circulaires en ivoire , sur le côté extérieur desquels sonlij marqués de petits points noirs, depuis un jusqu'à six disposes comme sur les dés ordinaires.
e. Deux branches d'acier dont l une des extrémités, qui est recourbée, est engagée entre les dents des rouesd ; l'autre extrémité de chacune de ces branches est attachée par une vis, il la tige de cuivre horizontale f. Cette tige, qui est disposé e de manière à pouvoir aller et venir, . rencontre , quand on la pousse dans un sens , un ressort 1 d'acier g , qui la repousse avec violence lorsqu’on appuiesur le bouton de la vis qui réunit les branches e à cette lige. Par celte disposition . on lait tourner avec rapidité les deux dés en ivoire qui sont fixés suc les deux roues d , et on les arrête à volonté, en repoussant la tige f sur le ressort g.
Nous devons faire observer que l’un des dés sc meu plus rapidement que l’autre, ce qu’on obtient par l'in égalité de la longueur des dents des roues </, et dans cell des branches e qui engrènent les roues. Cette disposition fait que les deux dés ne s'arrêtent pas ensemble , si on veu i les laisser courir jusqu'à extinction de leur mouvement et que toute combinaison est rendue impossible.
Ces boites mécaniques peuvent se faire sur toute autr dimension que celle que nous venons d’indiquer. On peuen faire aussi qui aient 3,4 et 5 dés; il suffit d’ajoute une roue pour chaque dé qu'on veut avoir de plus.
La cuisine militaire.
L'on adapte à une marmite ordinaire , un plateau crcdaj de trois ou quatre pouces; quand cette espèce d'appare U est ainsi disposé, on met une poule vivante dans la mai H «aile qu’on recouvre du plateau précité, lequel doit avo j
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quelques perforations , afin que la poule ne soit point étouffée. Gela fait, on dépèce une poule dans ce plateau , et l'on y ajoute les substances nécessaires pour en faire une fricassée. Un couvre alors 1a marmite , et on l'approche du feu. Dès que la poule vivante éprouve l’impression du calorique , elle fait des efforts violens pour s'y soustraire, et finit par renverser le plateau, le couvercle , et s'envoler aux yeux des spectateurs surpris.
Moyen d’escamoter un enfant.
L’on se munit d’une grande table contenant au milieu une trappe artistement faite. Cette table est entourée d’un tapis qui arrive à terre , et qu’on soulève pour faire voir aux spectateurs qu'il n'y a rien dessous. On fait monter l'enfant sur la table, et on le met sur la trappe; on le couvre alors d’une grande cloche en carton couvert d’une feuille de papier noir avec des signes magiques rouges ; cette cloche doit être en forme de chapeau qu'on nomme chapeau de l’enchanteur Merlin. Tout étant ainsi disposé, on ouvre doucement la trappe , et l’enfant glisse sur le parquet qui , par un jeu de théâtre , s’enfonce à son tour et le porte au fond du théâtre; quand les deux trappe sont refermées , on lève la cloche , et l’on montre au public surpvis qu’il n’v a rien au-dessus ni au-dessous de la table.
On peut ensuite , si le public le désire, faire reparaître l’enfant sous la cloche en le faisant remonter et ouvrant la trappe de la table.
Faire cuire une omelette dans un chapeau.
On prend un chapeau dans lequel on a mis une omelette déjà cuite. On a ensuite quatre œufs dont trois vides et bien artistement rajustés, et l’autre plein. On laisse tomber celui-ci maladroitement, afin que le public ne se doute point de la supercherie; l’on casse ensuite les œufs vides dans le chapeau , on le promène à la surface d’une bougie, et l’on en relire aussitôt une omelette bien préparée.
Boute trompeuse.
On pratique dans une boule un trou qui n’arrive pas Jusqu’au milieu , on y coule du mercure ou du plomb et
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l’on bouche 5 si l'on projette cette boule , ainsi préparée , sur un plan horizontal , elle s’écarte de la ligne droite , et dévie vers le côté plombé. D'après ce principe , les billes en ivoire destinées au jeu du billard , si elles ne sont pas bien sphériques . ce qui est rare , s’écartent toujours plus ou moins de la ligne droite.
Encrier magique.
On construit un encrier dont le pied se compose d’un | plateau mobile, où l'on a creqsé circulairement des cases | que l'on remplit d'encres de diverses couleurs, de telle sorte qu’en tournant le pied de cet encrier on fait corres — pondre son ouverture a la case qui contient l'encre quel’on désire. D’après ce mécanisme il est aisé de donner à la volonté du spectateur de l’encre noire, rouge , verte ,, bleue, jaune , etc. On n'a qu'à faire tourner le pied ou le platrau jusqu’aux marques qui indiquent que ces casescorrespondent avec l’ouverture de l’encrier.