CE RS
les platines et les ondes, pour les polir ensuite
avec des limes douces en suivant toujours les moules.
«4 Le moule des cuivres est composé de deux lames réunies : la première porte deux tenons qui servent à fixer la lame supérieure en introduisant les tenons dans leurs trous; il y a deux
ouvertures : l’une est pour recevoir la verge de «
l4 barre fendue, l’autre l’étain qui est coulé,
entre les queues de ces mêmes carrés de cuivre.
S'Les moules à platines, composés de deux lames d’acier trempé, s’ajustent par deux ouvertures qui reçoivent chacune les tenons : la lame supérieure ayant deux ouvertures, elles peuvent également servir pour les platines à ondes comme pour les platines à plomb, quoiqu'elles ne soient pas tout-à-fait semblables ; seulément, dans les platines à ondes, on re-
tranche la partie supérieure, et dans les platines à plomb, la partie latérale; on les place
dans le tenon, dont l'emplacement des deux lames du moule à platines est déterminé par cèlui des ouvertures nécessaires à chacune de ces platines, ce qui contribue à les rendre uniformes et extrêmement réguliers.
Le moule à ondes est également composé de deux lames réunies et assujetties par deux ouvertures et deux tenons, placés comme doivent se trouver les ouvertures des ondes: l’une d’elles
| Lsert à les fixer entre les cuivres de la barre fendue , l’autre à y suspendre les platines; mais "comme elles sont inégales dans leur longueur, la plus courte des deux lames du moule sert à déterminer la longueur de la queue des ondes
les plus courtes; la plus longue au contraire
sert à fixersla forme de l’onde la plus longue. Par ce moyen, il est impossible de ne pas arriver à l’exactitude rigoureuse nécessaire dans la configuration de ces parties.
Par le moyen du chevalet, qui n’est qu'un simple morceau de bois sur lequel on place les ondes assujetties par deux tenons et une vis de pression dans le milieu, en les lime sur leur surface ; la partie qui doit se rencontrer entre les cuivres de la barre fendue doit être d’une épaisseur égale, non seulement aux intervalles des cuivres, Mais encore aux cuivres mêmes :/pour s’en assurer, on les présente aux entailles du
su" Es
calibre, par le moyen duquel on parvient faci-
lement à trouver les jauges de toute espèce de métier ; ce même chevalet est aussi fort utile pour limer et approprier les platines à ondes et à plomb.
Mais le plus utile est l’espèce d’étau avec lequel on donne aux petits ressorts de la grille toutes les courbures qui peuvent être nécessitées à leur jeu et à celui des ondes. Comme ses mâchoires jouent dans la charnière qui en rapproche les deux extrémités, on ouvre plus ou moins les deux autres; l'intérieur des mâchoires
DU BONNÉTIER. 223
. Étant évidé de manière à donner à la lame droite, | destinée à faire un petit ressort, les inclinaisons dont elle a besoin, il suffit de serrer la vis, elle ne tarde pas à les prendre; et comme tous ces petits ressorts doivent avoir le même plan incliné et des cavités semblables, afin de recevoir et soutenir toutes les queues des ondes au même niveau, on n’a rien trouvé de mieux que cette espèce d’étau, avec lequel on évite, non seulement de perdre beaucoup de temps, mais encore à les confectionner dans un état absolument semblable.
Il en est de même pour les moules à plomb: , c’est par le moyen d’une boîte formée en deux parties, au milieu desquelles sont les vides où se coulent les plombs et dans lesquelles ils pren-
| ment, par le refroidissement, leurs formes,
| réunies par un boulon taraudé par l’extrémité qui entre dans l’ouverture ; elles jouent dans ce
| | boulon lorsqu'on veut les rapprocher et fermer le moule, on y parvient avec les manches et une vis; on y coule le plomb par l’ouverture ; :
Ÿ ils sont les mêmes pour les platines et pour leg
aiguilles, avec quelques pièces de rechange ; enfin avec des rainures dans lesquelles on intro-
224 © MANUEL duit les aiguilles de trois én trois;on coule le” plomb qui en enveloppe l’extrémité etles fixe invariablement à la même distance les unes des
| autres, de manière que si, en travaillant, un ou- | vrier vient à casser une aiguille, il peut sur-lechamp la réparer, maïs il faut qu’il ôte le plomb « qui en supporte trois pour en substituer un autre également pourvu de trois aiguilles ; il répare de méme Les plombs à pAERE sans avoir recours à personne.
Il doit également avoir à sa disposition une griffe, une jauge, un tire-verge et une pince. y ÎLa griffe est une espèce d’étau par le moyen duquel il lui est possible de monter et démonter le grand ressort en faisant descendre sa pièce mobile; avec la vis, il en serre les deux branches jusqu’à ce qu’elles sortent des gîtes des deux porte-faix dans lesquels ces deux extrémités se trouvent engagées et s'appuient; on répète la même manœuvre lorsqu'on désire le remonter et faire rentrer ces mêmes extrémités dans leurs gîtes. | &" La Jauge est une lame de fer qui porte sur une de ses faces une entaille de trois pouces d'ouverture, que l’on présente devant les ai-
DU BONNETIER. 225 Mguilles ou les platines ; et d’après le nombre d’ai- | guilles, de platines, de cuivres ou de plombs de L'platines, qui peuvent être contenus dans l’espace entaillé, on détermine la finesse du métier, ou | sa jauge ; on dit alors qu'il est un dix-huit, un | vingt, un vingt-quatre, un trente.
| ./ Le &re-verge est une poignée en bois creusé à une de ses extrémités, avec une virole dans laquelle se trouve l’écrou d’une vis; on la fait entrer dans l'extrémité de la verge de la barre fendue, et en serrant la tête de la vis contre elle on parvient à la tireret à l’extraire facilement. Comme cette verge passe au milieu des contre- | pouces, dans les tirans , les ondes et les cuivres qui leur servent de charnières, il faut employer | un assez grand effort pour l'en tirer, puisque | la plupart sont mobiles et que leur jeu s’exé-
cute continuellement sur elle ; l'huile dont elle | est imprégnée pour faciliter leur mouvement devient à la longue épaisse et glutineuse en se mélant aux parties qui se détachent des ouvertures par le frottement ; il devient donc extrémement utile de nettoyer, non seulement la verge, mais encore les ouvertures et leur intérieur, d'y renouveler l’huile, qui, par son épais-
LA n
sissement, retarderait la chute des ondes, dans
ke À
laquelle il faut constamment entretenir la pres- «
tesse et la succession à mesure que le chevalet parcourtsa barre et en soulève les queues. Cette
réparation doit se faire au moins toutes les se-
maines, en même temps démonter les roulettes «
qui soutiennent la barre fendue, les imprégner
d'huile nouvelle, comme celles qui soutiennent «
le corps de grille et qui jouent dans les gueulesdeJoup Le
Ÿ’ La pince doit être allongée et aplatie : on l'emploie pour redresser les aiguilles et même
les platines lorsqu'elles se dérangent, car, dans.
l’un comme dans l’autre cas, cela devient nuisible à l’uniformité que doivent avoir les grains des mailles ; les platines avec courbures irrégulières n’ont plus leur jeu ou leur action égale sur toute la rangée des mailles ; leur moindre dérangement rend le tricot très inégal ; un bon ouvrier s’en aperçoit promptement, et de suite il parvient à y remédier avec les instrumens qu’il a ou qu’il doit avoir continuellement à sa portée.
Ainsi le mécanisme du métier à bas bien concu, les différentes manœuvres qu’il exécute
pour la formation des mailles, et surtout lorsqu'on peut, à l’aide d’instrumens si faciles à se procurer, remédier aux petits accidens qui ‘pourraient y survenir, il est assez facile à un
ouvrier un peu exercé de fabriquer des bas”,
des bonnets ;des mitaines, des gilets, des gants, !
des chaussonsÿdes chaussettes-et une multitude
L AGP €
Haine d’autres objets ou tissus à à mailles, plus jou moins récherchés dans le commerce , et qui » sont devenus presque de première nécessité dans les usages de la vie. *
te LLE LD LUE LVL LUE L'LE LEE L'A/E La ER RSS SEE TE ENTER