‹ Nouveau manuel complet du bonnetier et du fabricant de bas, ou, Traité complet et simplifié de ces artsChapitre 23 sur 24 · DAT SLR SUR LATE AR NE APPENDICE · texte numérisé non relu

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En parlant de la fabrication de la bonneterie à Paris, nous en avons fait ressortir l’im-

portance. Nous devons ajouter, d’après des

renseignemens qui nous ont été donnés après

l'impression, que la réputation que s’est ac- *

quise en tout temps la fabrique de Paris pour les bas de soie tient à l’excellente qualité des matières qu'on emploie, aux soins donnés aux proportions du bas, et à la couture.

Long-temps on n’a fabriqué à Paris que le bas enggoie decruéfpour être mis ensuite à la teinture en noir, après lui avoir fait subir une opération à la flamme de l'esprit de vin, pour détruiréfe veluEn sortant de la teinture, il était soumis à un apprèt qui était fort estimé et qui lui donnait un moiré brillant. Aujourd’hui, on le fabrique comme à Lyon, comme dans

les Cévennes, en soie teinte en noir. A

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Les bas de soie en blanc avaient un ton de couleur terne, verdâtre, qui faisait donner la préférence aux bas de soie de Gange, d’un blanc ; si brillant, si onduleux; on prétendait qu’on ne pouvait AbEiquér les soies teintes en blanc que sous le beau ciel du midi. Des fabricans de Saint-Jean-du-Gard sont venus fonder à Paris une fabrique qui a fourni des produits aussi parfaïits que ceux livrés par les fabriques du Gard ; dès-lors le préjugé est tombé, et bientôt on a vu les belles fabriques de Paris livrer aux consommateurs tout ce que les besoins du luxe d’une grande capitale, tout ce que le bon goût qu'inspirent les arts, peuvent imaginer de plus parfait, et Paris se place encore aujourd’hui pour ce genre de fabrication au premier rang. | ?

L'historique de la bonneterie, qui précède dans notre Manuel la partie technologique, fait connaître la forme des vétemens en usage chez les différens peuples pour couvrir les jambes et les changemens successifs qu’elle a subis. Le climat, les habitudes les besoins et la mode, dans les temps modernes, ont dù la faire varier à l'infini, L’hygiène n’a presque jamais été con-

sultée dans le choix ou l'adoption: de telle ou telle forme. Deux industriels intelligens ont remarqué cette lacune, et ils l’ont remplie par l'introduction d’une nouvelle espèc

qu’ils ont nommés Bas-jarretiéres, four expri mer, par l’union de ces deux mots, le but et l’office de cette invention, pour laquelle il leur & été accordé un brevet. Ces bas, par un procédé particulier de fabrication, tiennent seuls»

n’exercent aucune pression génante ni nuisible à la santé. Ils conviennent surtout aux personnes fréquemment ou long-temps assises , et dont les jambes sont sujettes à l’enflure ; à celles qui voyagent, qui montent à cheval; aux Jeunes gens qui se livrent à des exercices gymnastiques; aux eufans, dont ils ne gênent pas le développement, comme il arrive souvent par l'emploi des jarretières. Les Bas-jarretières portent une marque indélébile de forme ovale, avec les mots : BREVET D'INVENTION, BAS-JARRETIÈRES, €t M les lettres B. M., ou une rosace au milieu. Ces bas coûtent moins cher que les anciens, eb réunissent aux ayantages que nous venons de décrire économie et commodité. (1)

(x) On en trouve chez les inventeurs brévetés, an

{ DU BONNEÉTIER. 317

magasin de bonneterie, à LA DEVIDEUSE, rue du Roule, n° 1, au coin de celle des Fossés-Saint-Germain-l’'Auxerrois, à Paris. La même maison tient également toute espèce de bonneterie dans toutes les qualités. Elle se recommande par la bonne qualité des marchandises et la modération de ses prix.

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