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à remorquer 9 ces deux résistances placées ' sjrmétriquemeDl de chaque bord ^ conspirent pour équilibrer les embardées; mais les besoins da servicé , comme aussi les trop grands
Tolumes des bâtimeus à remorquer^ peuvent exiger les manœuvres singuli^es que nous ^
aTODS exposées plus haut^ alors nous pensons qu'il conyiendrait de fabriquer tout exprès pour les ports où les obstacles sont multipliés , un bâtiment à vapeur qui serait toutà*fait à l'abri des inconvéntens signalés. Il suffirait pour cela d'adjoindre à ce bâtiment une roue & aubes ^ sous le beaupré ou à sa place, dont les pales seraient dirigées comme la quille^ et qui^ susceptible de tourner àl droite ou à gauche à volonté par le moyen de la machine 9 rendrait faciles» et tout-à-fiiit po«* sitives les évolutions des systèmes de remorques quel qu'en soit le genre ^ et alors même qu'ils ne seraient animés d^aucune vitesse
Au reste 9 la plupart des accidens qui peuvent nécessiter de manœuvrer avec la remorque à couple , supposeut qu'on ait devant soi de l'espace» et dans ce cas la remorque bout^ à-bout est infiniment préférable.
(1) Trois roues à angles » un manchon et uu leviei: d^bmbrayage suffiraient pour cette iii8talIatioii«*
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Les bateaux à Tapeur peurent encore ren^
dre d^autres services bieu grands qu'il serait trop long d'indiquer tous dans un ourragc de la nature de* celui-ci;. nous nous borne-* rons à en signaler quelques-uns.
Supposons qu'il s'agisse de retirer un Tais«» seau de la côte quand tous les moyens du bord n'ont pas réussi. Pour cela 9 dans cette circonstance 5 le bate^au à Tapeur ya se mouiller dans la direction vers laquelle on a Tin» tention de tirer le vaisseau échoué. Il est conrenable que ce soit à une distance telle que le bateau à yapeur puisse se lier avec le Taisseau , au moyen d'amarres ^ après ayoir filé tout aon câble.
Cela fait 9 le bateau à vapeur yire sur son ancre et en même tems fait tourner ses roues en avant. La force que, dans cet état de stabilitéy peuvent produire lesmacbines^ est à son maximum^ et capable de triompher de la plupart des grandes résistances que les ma* rins ont souvent à vaincre (1).
Dès que le yaisseau est déchoaé^ il vire sur l'amarre qui le lie au bateau à vapeur^ et aussitôt quMl en est & la distance Toulue pour le remorquage 9 le bateau à yapeur dérape
(1) Si ce moyen ne réussit pas , on essayera d'agir par saccades , en donnant du* mou aux amarres.
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son aecre et sé mot en train de le remorquer au large. S'il faisait trop de Tent pour rendre le remorquage praticable , on répète la ma** nœuvre précédente^ après toutefois que le vaisseau se sera fixé en mouillant à son nou-* Teau poste.
La position ordinaire des bâtimens qui sont )etés & la eAte est celleH>i : le narire est incKné sur la côte de telle façon qu'il présente un de ses flancs découvert au large, tandis que la mfiture penche du côté de la terre et sous le Tcnt; or, pour retirer un pareil navire de la eôUy voilà comme on peut s'y prendre (t):
Sur le flanc découvert du navire échoué im fixera un chapelet de barriques tfdes, bien saisies 9 on en mettra le plus qu'on pourra; cela fait , on élayera atttdnt que possible les bas mâts avec des haubans supplémentaires sous le vent 9 et des bigues au vent. De plus on emp6cber& par tous les moyens possibles, le rapprochement des deux tôtcs de bas mâts majeurs , et on y fixera deux forts grélins.
Ces dispositions étant prises , le b&timent à vapeur se placera par le travers du navire échoué^ au large et mouillé s'il le faut ; il se
(1) On suppose le navire échoué sur des vases i ou qu'il ne soit pas crevé.
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saisira des deux grélins dont nous avons , parlé plus haut^ elles amarrera à bord le plus solidoment posdble. Gela ùii^ les maehioes seront mises eo marche et en même tems on Tirera sur Tancre.
Il est facile de concevoir l'effet qui résultera d^une pareille manœuvre. D'abord te navire échoué ^ en obéissant & la force de traction qui agit au bout des mais ^ lesquels sont de puissans leviers, s'abattra sur les barriques vides placées sous sa carëne, et il sera, par cela même, soulagé, et ensuite la même force tendra à le tirer au large par Tendroit où il s'est échoué.
Supposons qu'il s'agisse d'aller remorquer un navire qui se trouve placé entre deux autres navires ou entre deux obstacles si rap-prochés qu'ils empêchent le bâtiment ii vapeur de passer à côté de lui pour Télonger et lui faire tenir la remorque. Supposons aussi qu'il n'y ait pas assez d'espace pour que le bâtiment & vapewr lui-même puisse se retourner et lui présenter la poupe. Alors ce dernier se présentera nez à nez contre le na-* vire à remorquer, lui fera passer par l'avant la remorque , et ensuite il fera marcher ses machines à reculons. Si l'espace à parcourir
CAPITAmi CHAUPFEUU.
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aiosi à reculons n'est paç long^ on ne fait sur la remorque qu*une simple bridure de l'avant du bateau à Tapeur, et cette bridure étant larguée à propos dès que le système a franchi le passage étroit dont il est question 9 tout est disposé pour que la remorque s*installe comme & l'ordinaire , par Farrièrc du bateau à vapeur.
Mais si l'espace étroit à parcourir avait, en outre des difficultés spécifiées plus haut, i*inconvénient d*être très long, alors il faudrait arranger la remorque en patte d'oie par l'avant du bateau à yapeur. Une branche de la patte d'oie serait disposée de manière à ce qu'on pût virer dessus au cabestan ou dévirer selon le besoin. Les branches de la patte d'oie seront placées le plus de l'arrière possible , et on trouvera ainsi par le moyen du cabestan , toujours armé , toute la facilité désira-* ble pour bien gourerner ù reculons. Nous le répétons, le navire dans ce moment doit être droit sur Teau, aûû qu'ujue roue n'ait pas plus d'action que Tautre, et on ne doit nullement compter, ou du moins très peu , sur l'efficacité de l'action du gouvernail (i).
(1) Quand un navire recule , il faut manœuvrer le
goiivernall avec prudence , et craindre qu'en s'al)attant tout d'un coup sur un bord il ne brise ses gonds.