MANOEUVRE DES BATIMENS
cèSy et ce que^ dans beaucoup de circoustances^ ils ne sauraient pas faire du tout.
Ils savent aussi quel parti on pôurra retirer des bateaux à vapeur à la suite des escadres quand elles seront en calme devant renoemi.
Combien il sera facile de rapprocher les masses pour détermiaer des chocs partiels et même généraux, de les écarter delà scène du combat, pour cause d'avaries à réparer, d'aider les traînards , de porter le désordre dans un convoi , de harceler des côtes , enfin de porter le feu dans les rades, et même jusqu^au fond des ports, sans avoir égard aux calmes et aux vents régnans.
Relativement aux avaries, c'est particuUè-> rement dans les circonstances de combat, et à bord des bateaux à vapeur, que les res** sources du génie et de la pratique pourront éclater i chaque instant ; car, bien que les machines à vapeur présentent beaucoup de pièces diverses, dont la présence et Texactitude mathématique sont indispensables à l'ensemble du mouvement , que les plus faibles de dimensions, les moins apparentes soient souvent les plus importantes, qu'aucune avarie ne puisse être minime , plusieurs sont
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susceptibles d'être réparées aree les seules ressources du bord ; d'autres^ dans leurs fooc» tiens ^ peuvent être remplacées par des équi- Talens, ou recevoir des modifications telles que leur service puisse eocore.en être pro-^ longé pendant quelque tems.
Enfin nous rappellerons qu'on possède la facnlté de pouvoir déconjuguer les machines, et manœuvrer avec une seule dans le cas où Pautrc serait entièrement démontée , ou pendant le tems qu'elle serait en réparation , et que celte suppression n'occasionerait qu'une perte de vitesse égale seulement ^ la racine ' cubique de la vitesse primitive obtenue avec les deux machines. On parviendra à faire dépasser les points morts du piston , en plaçant du monde dans les tambours , pour agir en moment convenable sur les roues; et^ au bout de trois ou quatre tours de ces mêmes roues 9 il est probable que le navire aura ac<quis assez de vitesse pour aider à la continuation du mouvement. Ensuite le mécanicien aura soin , s'il s'agit d'arrêter les roues, de ne pas le faire aux points morts du piston.
On peut aussi s*aider de quelques voiles, prendre momentanément l'allure du vent-ar-
lU MANOBUVRB I»S BATIMENS Â VAPEUR
rière poUr que la vitesée du natire agisse wr les arbres des roues pour £aire dépasser les points morte. Oû reprend la route dès qo» la machine fonctionne.
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DU BEBIO&QUAGE.
L'opération da remorquage 5*exécute de plusieurs manières différentes. On peul atta-» cher les bâtiniens l'un à l'autre et bout û bout, ^ ftu moyen delbrtes amarres; on peut les fixer côte à côte, en maintenant leur écart aveo des arcs'-boutans en bois. La seconde de ces méthodes n'est pas employée quand la mer est un peu grosse.
Il y a des dispositions préliminaires et communes à ces deux genres de remorquages* Ainsi quand le tems est calme, ou que le tent est contraire, il conYient de diminuer, autant que les circonstances le permettent, la résis-« tance que les mâts et les vergues peuvent éprouver de la part de Tair ou du vent , en calant les uns et brassant en pointes les au«> très. Si le vent est favorable, il est utile de faire de la voile, tout autant cependant que l'inclinaison du bâtiment remorqué ne pourra^ dans la remorque bord ù bord, gêner le bâ^ liment à vapeur, ou nuire ù la position des avcs-boutans qui maintiennent l'écart des
CAPITAINE, CUAUFFEUa* 13
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deux navires. Il est à observer aussi que le Tent peut ne pas être assez fort pour tenir les voiles en0ées , eu égard à la vitesse dn sys-* tèmc. Alors 9 on doit les serrer et brasser les vergues en pointes, couîme nous l'avons indiqué plus baut»
Pour la remorque bout à bout, il convient d'avoir deux amarres de cbaque côté du bateau à vapeur; ces amarres passent chacune par une ouverture pratiquée au navire à vapeur, le plus près possible de son milieu; elles Yont ensuite s'attacher de manière à ce que chacune d'elles puisse être choquée ou fllée avec facilité.
Tant que la route est directe, les deux; amarres doivent être également tendues, et le remorqué doit gouverner dans les eaux du remorqueur.
S'il s'agit de contourner un obstacle quel-* conque , et que Tespace ne manque pas, le remorqueur évolue au moyen de son gou« vernail, et le remorqué continue a gouverner dans ses eaux. Si l'évolution demande à être plus prompte , l'amarre opposée au côté sur lequel ou veut abattre, doit être fîlcc; enûn, si des circonstances locales ou inattendues nécessitaient un détour encore plus rapide, il
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faudrait que les deux navires fissent mouToir immédiatement le gouTernoil dans un sens tout-à-fait contraire 3 en filant toujours les amarres comme nous TaTrâs indiqué plus haut. Ainsi, par exemple, un obstacle nécessite de faire immédiatement sur bâbord un angle droit arec la route première, on file l'amarre de tribord , et on met la barre du remorqueur à tribord ; ce dernier Tiendra aussi* tôt sur bâbord; le remorqué, au contraire, mettra la barre à bâbord, et viendra pendant un instant sur tribord; peu de tems après, il se trouvera dans la perpendiculaire du remorqueur, dont lui«même a facilité Tabattée.
Arrivé daus^ette position , il change promptement sa barre, pour se diriger dans les eaux du remorqueur qui, comme nous venons de le dire, se trouve alors droit dans la perpendiculaire, c'est-à-dire dans la position la plus convenable pour faire abattre le remorqué* L'amarre filée préalablement doit se roidir, après le mouvement, ce qui est* facile à obtenir, non en Tembraquant , à force de cabeslan ou 'de palans, travail qui serait long et incertain, mais en filant de l'autre à propos. C'est ainsi que la manœuvre du remorfié facilite la promptitude de l'évolutiop. Lo
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tout est de bien s*eolendre à bord des deux' Qairiresi et cela n'arrive pas toujours.
Nous supposons ici que les circonstance^ ne DéceSsiteot qu'on changement de dîf^ction de 90 degrés; mais cette méthode peut encore s'appliquer ayec succès à toute autre évolution plus étendue ^ même quand il s'a* g[irait d'obtenir une réyolutîon complète; Le tems que Ton gagne en manœuirrant de cette manière^ comparativement à l'autre méthode^ ae trouve dans le rapport de 6^5 à c'est-àr dirc^ que si par la première méthode^ on a employé six minutes et demie à parcourir le . cercle entier^ une minute seulement sera né^ ceâsaire en usant du second procédé. Il en résulte également une diminution considérable dans l'étendue de l'espace parcouru.
On sentira facilement combien pour celte manœuvre , il est nécessaire que les amarres soient d'une > solidité ù toute épreuve. Eix etfet, à partir du moment où le bateau à vapeur change de route, et que le remorqué abat sur l'autre bord^ les amarres mollissent éyidenunent; le remorqueur^ libre pendant un instant, augmente de vitesse, ensuite quand il agit sur la perpendiculaire du re-^ morqué^ toute sa force vive, acquise» est
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obligée de se détruire iûstantaoémeat ; car ce dernier , par sa résistance latérale, et par suite du mouvemeot de iractioo perpendiculaire , peut être regardé à peu de chose près, comme uoe masse inerte.
Ou voit aussi qu'il importe que les amarres soient attachées a bord du bateau à Tapeur d'une manière qiû ne laisse point de doute sur leur fixité , et encore de telle sorte que co bâtiment ne puisse être cassé ni endommagé par une secousse aussi violente; au reste,
• cette secausse m saurait aroir lieu que dms un cas trë^ pressé qui nécessiterait Temploi immédiat de toute la pumsanœ disponible dtt bâtiment ù vapeur, car dans un cas contraire^ il coDTient de ne £nre tourner les roues que très lentement jusqu'à ce que les amarres soient roides 9 ot rnSme-que le vaisseau ou bâtiment remorqué sciit prêt à mod^er la secousse en choquant les amarres ù la bitte«
Ordinaii*ejn^t les a<narres , à bord du biH teau à vapeur, passent de chaque côté du bord , dans une ouverture faite et façonnée pour cet objet spécial, et située, comme nous Favona déjà indique, à Vsfrriète de chacun des tambours des raue§i elles vont ensuite yaltaoher à des taquets appropriés ù oe,ser-
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tice et situés en dedans du plat-bord. Il esr
bon de conserver à bord une certaine longueur de grélin en glaiaes, afin de pouvoir choquer ou filer au besoin.
Les deux amarres peuvent être remplacée?
par une seule à patte d'oie, dont les deux branches seront fixées à bord du remorqueur^ de même que les amarres précitées. Cette disposition de chaque côté du bord des deux amarres ou des pattes d'oie, rend tout-à-fail positive la manœuvre ; elle ne le serait nullement si oa coassait sur Taction unique du* gouvernail pour gouverner les systèmes. On doit avoir la précaution, en passant ces amarres ou cette patte d'oie, de ne pas la laisser engager sous le talon du gouvernail. -
Four remorquer un bûtiment bord à bord,, on- est dans l'habilude* de maintenir Técart qu'il est nécessaire d'établir entre lui et leremorqueur, avec deux espars ou arcs-boutans placés de l'avant et de l'arrière , et suspefidus perpendiculairement à chaque navire; ensuite on lie ensemble les deux navires au* moyen de bridures et d'amarrages croisés, de telle sorte qu'ils ne puissent ni se séparer* ni obéir l'un sans l'autre, soit au mouvement du sillage, scHt A oelui qui tendrait à
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Sûre aller le système A reculons , smt encore
à une circODStance d'arrêt instantanée, il est donc indispensable quMl n^y ait aucnn- mou dans les amarres ou bridures; enfin que les deux narires c<mipo5eiit un système unique et inséparable.
L'emploi des arc-boutans est tout-i-ftiit nécessaire quand on remorque de grandes masses, et on ne saurait se permettre d'appuyer le naYÎre remorqué eenire le support des roues du remorqueur, quelles que soient les apparences de leur solidité. Cav. à- défaut de houle le mouvement des machines est asseat puissant pour faire osciller Tun sans radtre les deux navires ^ et il peut en résulter^ sinon leur rupture ^ an moins leur flexion ^ et par suite Faltéralion de ralignemcnt de l'arbre de couche des roues. Il n'est pas besoin de la rencontre d^une préceinte pour dMnei lieu èt de pareils accidens ; le frottement seul peut les produire.
* On conçoit qu'il doit résulter d'une pareille méthode de remorquage, que le sysMme ten-' dra continuellement à abattre du côté opposé au remorqueur, car la titualion devient très semblable à celle d'un canot dans lequel on* ne nagerait que d'un seul bord. xVussi devient*
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H indispensable^ qu^nd l'espace manque 9»
d'avoii en partant une longue anaarre faisant croupiat,^ destinée à contretenir Tenibardée ^«départ. Getle amarre, fixée do e&té opposé . à cette embardée^ doit être assert longue î et le point fixe 9 ou l'ancre a jet sur laquelle elle peut être amarrée 9 doit se trouver dans une direction perpendiculaire , à ravautdu navire plutôt ioÔiDe Isa dehors qu^eu dedans. Ou file cette amarre & mesure que le système prend de l'air , et ùn la Ifiehe tout««ii<<faît quand les gouveruails. agissent suffisamment^ par suite de la vilosse du ajratéme ^ pour balancier les embardées*.
S'il fait du irent^ le bâtiment remorqueur doit toujours s'aoïarrer sous le leut^ el le bâtiment remorqué doit avoir tous ses focs disposés pour 8tre hissés ^ soit au momcot du départ^ pour contretenir l'embardée de départ^ et alors la disposition du grélio ^ont nous airons parié plus haut devient imitile, soit pour s'en . servir à produire une évolution quelconque dont ou aurait besoîu pendant le cours du remorquage.
Malgré ks effbrta^onsid^ables qui résul-tent de remorquages de vaisseaux et frégates, <pii au permettent guère de filer avec isttûlitc^
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et promptitude les amarrages peu maniables qui lient les nayirea entr'eux dans la remor-^ que à couple^ quand on veut user de ce moyeu pour pré Tenir ou produire une embardée, ou doit cependant l'essayer quand il y a urgence^ et^ dans ce cas, les filer de manière à agir le plus diref^enaent possible sur Tarant ou sur. Tarrièro du remorqué. Les amarrages croisés offirent cette fiaculté; en effets Tamarre qui rient de Tavant du remorqué s'attache à Tarrière du remorqueur; celle qui riept de Tarrière s'attache de l'avant du même navire. Eu filant donc les autres amarres ou bridures , en tout ou en partie^ on pourra ^ immédiatement après , agir avec plus ou moins d^ef&cacitc sur l'ayant du remorqué ou sur sou arrière sdoa qu'il en sera besoin.
11 n'est pas douteux qu'eu disposaat les deux navires l'un à l'égard de l'autre , de ma<* niëre à former eutr'eux un angle queloou-<.
que 9 on puisse obtenir un effet assez puissant pour compenser les embardées résultant du défaut de symétrie du système à couple ; mais il est certain qu'il en résultera une très grande perte de vitesse ^ et , par suite , uuo moindre action de la part des gouvernails.
11 est vrai que ^ quand on a deux bâtimens