‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 10 sur 87 · MANIÈRE D’OPÉRER · texte numérisé non relu

MANIÈRE D’OPÉRER

« On met dans le vase dont on fait usage, du suif en branches brut , sans être épluché , et de l’eau ; les proportions sont un tiers d’eau coutre deux tiers de suif; ou expose ensuite le vase hermétiquement fermé à une température de cent quinze à cent trente degrés , suivant la matière ; on entretient ce degré de chaleur pendant une heure et ou le laisse descendre à cinquante degrés environ. On ouvre alors le vase, on sépare le suif de l’eau au moyen d’un poêlon , et on le met refroidir dans un baquet.

« Le suif obtenu par cette méthode, est sec et sonnant; étant pur et non brûlé, la chandelle qu’on obtient est très

ET DE LA FABRICATION DES CHANDELLE». 9 î)

blanche , ne coule pas, et dure un cinquième de plus que la chandelle ordinaire elle n'est pas plus chère , et ne répand aucune odeur lorsqu’on la brûle.

« Un des avantages de ce procédé , est de ne répandre aucune odeur ni fumée nauséabonde et malsaine , pas même dans le local où on le met en pratique , quelle que soit d’ailleurs la grandeur des vases dont on se sert : il n’est d’ailleurs susceptible d’aucun danger pour le feu. »

Observation. Les marmites autoclaves sont toujours très dangereuses lorsqu’elles ne sont pas construites avec les précautions indispensables. Outre une soupape de sûreté dont on règle le degré de résistance par un poids curseur comme celui d’une romaine , elles doivent porter encore une ou plusieurs plaques métalliques formées d’un alliage qui a la propriété de fondre à une température voulue , afin ae donner issue à la vapeur au point désiré. Le conseil de salubrité de la ville de Paris fit imprimer, en 1821 , une instruction pour les ouvriers qui construisent ces sortes d’instruments ; elle donne les règles à suivre et prescrit l’usage de ces plaques métalliques qui sont formées d’un alliage de bismuth , de plomb et d’étain dans différentes proportions selon le degré de chaleur auquel on veut qu’elles fondent. L’alliage le plus fusible qu’on connaisse est formé de 8 parties de bismuth , de 5 parties de plomb et de 5 parties d’étain ; il fond dans l’eau chaude à 90 degrés centigrades , l’eau entrant seulement eu ébullition à 100 degrés centigrades.

L’alliage formé de 8 parties de bismuth , 8 parties de plomb et 4 parties d’étain , fond à H5,55 degrés centigrades.

L’alliage formé de 8 parties de bismuth , 10 parties de plomb et 8 parties d’étam , fond à 150 degrés centigrades. Ce sont les limites que donne M. Appert.

Les constructeurs d’autoclaves et de rondelles fusibles connaissent tous ces sortes d’alliages.

§ VII. MOYEN DE PARVENIR À UNE EPURATION PLUS PROMPTE ET PLUS PURE DU SUIF ET A UNE FABRICATION PLUS FACILE ET PLUS ÉCONOMIQUE DE LA CHANDELLE. Brevet de 15 ans, pris par le sieur C. Taulet, à Paris, le 22 février 1823. Brevets d'invention, tome 57, page 402.

Description de la chaudière destinée aux préparation , cuisson et fonte ( à la vapeur ) des suifs propres à faire de la chandelle.

Planche VI, fig. 26. Premier corps de la chaudière pour servir à contenir l’eau.

a , fond en cuivre de forme concave.

b , robinet en cuivre pour vider l’eau.

c, corps en cuivre de forme ronde.

d, collet en cuivre, auquel est adapte un entonnoir de même métal pour introduire l’eau.

Deuxième corps de la chaudière pour contenir le suif et le fondre.

e , fond en cuivre , de forme plate , pour recevoir le suif fondu.

f, robinet en cuivre , pour épuiser le suif.

g , corps en cuivre de forme ronde.

i , collet devant s’adapter sur le premier corps et le fermer hermétiquement.

Troisième corps de la chaudière, destiné à la fois à se servir de ladite chaudière , et à exécuter par le mécanisme intérieur la fonte du suif.

j , corps de forme ronde pour servir de couvercle.

k, partie supérieure de forme convexe.

l , ouverture en forme de porte de poêle, pour introduire les matières à fondre.

m , barre de fer pour tenir les spatules du haut et du bas.

n , spatules en fer et en bois.

o , cheminée en cuivre , fermée par le haut et trouée dans les côtés.

p, roue couchée au-dessus du couvercle et servant à faire mouvoir les spatules.

g , seconde roue destinée à faire mouvoir la précédente. r, barre de fer pour supporter la seconde roue.

s, petite roue eu bois pour servir de manivelle à la seconde roue.

t * tenon en fer, armé d’une roue, appliqué au plancher, et devant servir à élever ou abaisser le couvercle au besoin.

Description d'une nouvelle chaudière destinée aux préparation , cuisson et fonte du suif propre à fabriquer la chandelle.

Figure 27. Premier corps de la chaudière pour contenir le suif et le faire fondre.

a, fond en cuivre, de forme plate, pour recevoir le suif fondu.

b, robinet pour faire écouler le suif fondu.

c, double fond en cuivre, percé de trous , et destiné à faire passer le suif lorsqu’il entre en fusion.

d, corps en cuivre , de forme ronde , adapté par le bas au premier fond , et soudé avec le second.

e , collet en cuivre adhérant au corps ci-dessus et devant s’adapter sur le fourneau.

Deuxième corps de la chaudière , destiné à la fois à servir de couvercle et à éviter la fonte du suif par le mécanisme intérieur.

f , corps de forme ronde , en cuivre , pour servir de couvercle.

g , partie supérieure de forme convexe , adaptée au corps ci-dessus .

h , ouverture en forme de porte de poêle, pratiquée sur le côté , et devant servira introduire les matières à fondre.

», ressort en fer pour assujétir la spatule et lui opposer un point d’arrêt au sommet.

j, spatule en fer, armée de deux branches, propres à la faire mouvoir en sens inverse.

k, tenons en fer avec gorges pour recevoir et soutenir le moteur de la spatule.

l, machine en fer, servant de conducteur à la spatule.

m, barre de fer, armée de roues , destinée à être suspendueau plancher par un tenon , et à faire mouvoir la spatuledans l’intérieur du couvercle, au moyen des susdites rouesqui seront en fonte ou en cuivre..

n, tenons en fer, pris dans le plancher et armés d’uno roue pour élever ou abaisser le couvercle de la chaudière.

o, fond en cuivre de forme concave.

p, robinet en cuivre pour vider l’eau.

q , tuyau en cuivre pour introduire l’eau.

Description d'un pressoir à rouage destiné à presser et à préparer le suif, propre à la fabrication de là chandelle.

Figure 28 , a , plateau en bois destine à supporter l’appareil.

b, seau en fonte, percé de trous, destiné à recevoir le résidu du suif.

c, presse à cran, en fonte, mise en mouvement par le moyen des roues ci-après.

d , roues à dents , en fonte , pour faire mouvoir la presse.

e , roues plus petites , servant à faire mouvoir les précédentes.

/, roues en bois pour imprimer le mouvement aux quatre désignées par les lettres d , c.

g , solives en bois , destinées à supporter les axes des roues. Â, montant en fonte pour soutenir toute la partie supérieure de l’appareil.

i, manivelle en bois devant servir, au moyen d’une forte corde , à faire marcher le pressoir.

j , réservoir eu cuivre pour recevoir le suif provenant du résidu.

§ VIII. APPAREIL PROPRE A OBERER, PAR DES MOYENS ÉCONOMIQUES, EXEMPTS d’iNCONVENIENTS ET DE DAN- GERS, LA FUSION DES MATIERES GRASSES, CEREUSES, ET AUTRES ANALOGUES, AINSI QUE LE MOULAGE EN CHANDELLES ET BOUGIES DE TOUTE ESPECE.

Brevet de 15 ans, pris par le sieur L.-A. Rochn , à Paris , le 12 février 1824. Brevets d'invention , tome 38, page 395.

Cet appareil sc divise en deux sections ; la première relative à la fonte des matières *, la seconde à leur moulage.

L’auteur réclame l’invention de tout l’ensemble de cet appareil , mais il insiste , en outre , sur les moyens qu’il adopte pour le moulage -, comme aussi sur son nouveau sys-

fème de chauffage qu’il se propose d’appliquer à d’autres appareils pour lesquels il demande des brevets d’invention.

il peut, sans entrer dans de grands détails, faire comprendre la supériorité des résultats qu’il obtient de l’usage ue son appareil; cette supériorité prend sa source dans la simplicité des moyens qu’il emploie, et il en dérive :

i° Fusion des matières à une température qu’on peut varier à volonté , pour l’approprier à leur nature et empêcher toute décomposition ;

2« Emploi de toute la quantité de chaleur qui peut être obtenue au combustible ;

5° Promptitude et régularité dans le moulage et pro** duils supérieurs à égalité de prix ;

4° Point de perte de matière dans le travail ;

5° Économie de main-d’œuvre.

Les dimensions relatives des différentes parties qui constituent cet appareil sont données dans les échelles tracées au bas des dessins.

Emploi de l'appareil.

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