‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 35 sur 87 · XXXIX. CHANDELLE-LAMPE · texte numérisé non relu

XXXIX. CHANDELLE-LAMPE

Brevet d'importation de 5 ans, en date du 25 juin 1840, au sieur Braithewaite de New-Boad.

L’invention consiste à appliquer la mèche à travers le centre de la substance à consumer, en montant cette substance creuse et y introduisant une courte mèche au bout d’une tringle régulatrice.

PI. IX, fig. 16, dessin de deux moules dans lesquels on fait fondre le suif ou toute autre substance analogue qui doit alimenter la mèche.

а, a, sont les enveloppes extérieures des moules.

б, 6, sont les cœurs faits en deux parties , afin de les retirer avec plus de facilité, la partie extérieure étant un tube ou fourreau, comme le représente la fig. 17 , et la partie intérieure une tringle en ni de fer solide , avec un œil ou ouverture d’un bout et un disque de l’autre. (Voyez fig. 18).

Le suif étant fondu, est mis de la manière ordinaire dans le moule, le cœur étant placé, comme il est représenté fig. l re ; le tube ou fourreau extérieur du cœur doit être retiré aussitôt que le suif commence à se consolider et pendant qu’il est encore tiède. On attend qu’il soit entièrement refroidi pour retirer la tringle intérieure : pour cela on introduit un crochet dans l’œil de cette tringle; en l’amenant à soi , le disque inférieur fait sortir le suif qui peut encore obstruer la colonne creuse.

Nous allons décrire la lampe dans laquelle cette chandelle doit être employée et qui est représentée en coupe, fig. 19.

j, j est l’enveloppe extérieure ornementale.

k , cylindre vertical , avec une division fixée à travers l.

w, m, tube vertical fixé dans la division l et s’élevant

juc à la hauteur de la lampe, n est une autre division mobile qui glisse facilement de haut en bas dans le cylindre /■ et sur le tube tn , m ; entre cette division mobile n et la division fixe l, se trouve le ressort spiral ordinaire pour élever la colonne de suif. On met ce ressort dans la lampe en le faisant glisser sur le tube m , m d’en haut, et le retenant en bas par le couvercle à cône fixé avec un joint de bayonnette à la manière ordinaire.

p, p, tringle solide , portant le râtelier q à un de ses bouts et le crochet r à l’autre, le râtelier q est élevé ou tiré en bas à volonté par le pignon s. Quand il s’agit d’introduire la mèche , cette tringle est élevée par le pignon jusqu’à ce que le crochet sorte par l’extrémité supérieure ae la lampe ; une courte mèche de coton , rendue raide en s’enduisant de cire, doit être alors fixée sur le crochet , puis à l’aide du pignon , on redescend la tringle jusqu’à ce qua la

{ >artie inférieure de la mèche soit amenée dans le tube m, m, a partie supérieure dépassant assez pour qu’on puisse l’allumer. Il est évident que par cet arrangement, la mèche étant allumée , au fur et à mesure que le suif se fond , le ressort h qui pousse en haut cette coloune de suif, l'amènera ainsi jusqu’à son entière combustion autour de la mèche ■, qn’à l’aide du râtelier et du pignon d’en bas , on pourra hausser, si l’on veut une plus grande lumière , et la baisser jusques dans le tube m , m , pour l’éteindre. On devra avoir soin de la remonter à la hauteur nécessaire pour qu’on la puisse rallumer, pendant que le suif est encore chaud.

La fig. 20 représente une autre manière d’appliquer le ressort spiral ; dans ce cas, le ressort n’étant pas comprimé, au lieu u’cxercer sa force par élongation , se trouve élongé par force et agit par contraction ; à cet elfet , il est fixé aux deux bouts , la plaque v, t>, étant fixée elle-même au tube t, t, au fond duquel est attachée l’extrémité inférieure du ressort.

Nota. Le vocabulaire de l’art du Chandelier est réuni à celui du Cirier , et se trouve à la fin du volume.

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