‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 40 sur 87 · DU BLANCHISSAGE OU BLANCHIMENT DE LA CIHE · texte numérisé non relu

DU BLANCHISSAGE OU BLANCHIMENT DE LA CIHE

La blanchisserie fait presque toujours partie de la manufacture du Cirier , il est donc important de décrire les différentes parties qui composent cet atelier, et de faire connaître les instruments qu on y emploie , avant d’entrer dans les détails des opérations qu’on exécute pour le blanchissage de la cire.

Cet atelier est composé de deux parties distinctes et séparées : 1° la fonderie; 2° la blanchisserie. Nous allons décrire chacune de ces parties séparément.

§ I. Description de la fonderie.

On choisit, pour la fonderie, une grande salle, dans laquelle sont disposés les fourneaux , les chaudières , et généralement tous les ustensiles indispensables aux opérations que nécessite ce travail.

Nous avons représenté, pl. II, fig. 1 , en perspective , la belle fonderie d’Antonv, près de Paris, comine le modèle des ateliers de ce genre. On y voit tous les gros instruments à demeure : les détails et les menus instruments seront donnés à part.

Contre un des murs de la salle, derrière lequel on puisse librement passer , ou établit un massif de maçonnerie en briques C, C , sur lequel on construit les fourneaux A , A , A, dans lesquels sont placées les chaudières R, ü, B. Ces chaudières ont la iorme de la moitié d'un œuf; elles sont parfaitement étamées. Celle du milieu a une capacité double de chacune des deux autres, parce qu’elle verse en même temps la cire fondue dans les deux cuves dont nous allons parler. À quatre pouces du fond de chaque chaudière.

sont soudés deux tuyaux de cuivre , qui portent , à leur extrémité , de forts robinets D , 1) , D -, la chaudière du milieu en a deux. Les bords des chaudières sont larges et inclinés vers le dedans, comme dans les chaudières pour fondre le suif, afin que la cire qui tomberait sur ces bords descende dans la chaudière.

Entre les chaudières et au-dessous des fourneaux , sont placées des cuves en bois E , E , cerclées en fer , et supportées par un massif de maçonnerie F, réservé pour cet usage, et disposé à une hauteur convenable , pour que la cire iluide puisse couler facilement dans le grêloir G , qui est au-dessous. Ces cuves ont chacune deux chantepleures en bois dur , l’une placée presque au rez du fond , l’autre un peu au-dessus du tiers de sa hauteur. C’est par cette dernière H, qu’on fait sortir la cire pour la grêler. Celle qui est au rez au fond , sert à vider entièrement la cuve pour la nettoyer.

Le grêloir G , qui est décrit à part , fig. 2 , sur une plus grande échelle , afin de le faire mieux entendre, est placé sur la baignoire I , et sert , au moyen du tour J , à mbaner la cire. Un tuyau K verse continuellement de l’eau froide dans la baignoire. Cette eau, par sa pesanteur spécifique , gagne le fond, et chasse l’eau chaude, qui reste à la surface, et qui s’échappe par le tuyau de trop plein M. Un grêloir semblable est placé sur l'autie baignoire.

Deux escaliers N , N , sont pratiqués aux deux extrémités des fourneaux , et conduisent sur sa partie supérieure, qui

Ï iréseute un espace suffisant pour le service des chaudières, les escaliers conduisent au magasin R , dans lequel on dépose les cires rubanées.

Les moufles O, O, servent à enlever les cuves E, E, au moyen de trois cordes, qui s’accrochent à trois forts crochets en fer, également espacés autour de chaque cuve. Ces trois cordes se réunissent en une boucle , qu’on engage dans le crochet placé au-dessous de la moufle. Ces cuves ont souvent besoin d’être nettoyées, et il serait difficile de les enlever sans le secours de ces moufles.

Dans le restant de l’atelier , sont disposées des tables P, P, sur lesquelles sont couchées , l’une contre l’autre, b» planches Q , dans lesquelles sont creusés les moules des

petits pains de cire. Ces planches portent chacune deux rangs de moules , comme on le verra par l’explication de la ligure 5. Ces tables sont en plus ou moins grand nombre, selon l’importance de la fonderie, et au milieu de l’emplacement qu’occupent ces tables , on dispose plusieurs coffres à éculer , que nous décrirons fig. 4.

La figure 2 représente le grêloir. C’est un vase de cuivre étaméa , a; il est aussi long que la baignoire est large, à l’endroit où on le place. Son fond a la forme d’une gouttière renversée, qui règne dans toute la longueur du grêloir, les deux côtés dépassent le milieu de cette gouttière de sept à neuf millimètres au plus. C’est dans le fond de cette gouttière renversée que sont percés une file de petits trous , de deux millimètres de diamètre, à une distance de treize millimètres l’un de l’autre. La cire coule par ces trous , en filets déliés , et tombe sur la surface dj cylindre ou tour, dont nous parlerons dans un instant. Il est facile de concevoir pourquoi l’on a donné, au fond du grêloir, la forme d’une gouttière renversée, et qu’on a pratiqué les trous dans la partie la plus élevée : c’est afin que s’il tombait quelque saleté dans la cire , pendant qu’elle coule de la chantepleure supérieure de la cuve E (lig. 4), pour se ré-

Î iandre sur le cylindre , ces saletés se rendent dans la partie a plus basse , et ne viennent pas boucher les trous , ce qui s’opposerait à l’écoulement de la cire. C’est par la même raison qu’on place au-dessus du grêloir une passoire carrée, fig. 47, sur laquelle tombe d’abord la cire, et de là se répand dans le grêloir. Cette passoire est ajustée dans une rainure pratiquée au milieu de la longueur du grêloir, qui est entièrement couvert par deux couvercles , qui s’ouvrent à charnières. Aux deux bouts du grêloir sont ménagées deux cavités qui ont la même forme que le grêloir, et dans lesquels ou met des cendres chaudes , ou de la braise légère , afin d’entretenir la cire en fusion , vers les bouts du grêloir, où elle se refroidit plus tôt que vers le milieu.

Ce grêloir est aussi supporté par une chevrette en fer d, d; les branches inférieures de cette chevrette sont fourchues , et embrassent l’épaisseur des douves de la baignoire. Les branches supérieures sont évasées selon la forme du grêloir, qui est trapézoïde.

Dans la manufacture de M. Trudon, on n’employait pas la

tflfi

:a 4 siets

coin

irgM

uttitt

ow,V

üseft:

oâ>

le très tous, 8 ou toc.

le COOtf"

la ta*

les W

\ towt* iule & ,l ,ur **

,us,«f r la mé' ; lire cafl^ le là **■

tfittne^

rouvrent

ia g ées^

ansMof égère»

<jrêlo^

lojiitP* 5 ' 1 '

passoire carrée , dont nous avons parlé , et le vide des deux côtés , que nous avons dit être formé par deux couvercles à charnières , n’existe pas. Il a imaginé un moyen qui nous paraît préférable. Toute l’ouverture est fermée par une plaque de cuivre étamé , d’environ h décimètres (15 pouces) de longueur, sur toute la largeur du grêloir. Trois de ces côtés ont un rebord de 27 millimètres de haut; le quatrième est dentelé comme les dents d’une grosse scie. Cette plaque repose sur une feuillure en pente , et remplit toute l’ouverture du grêloir. Sur cette plaque est posée une passoire K. cuivre , ovale , et à hauts bords ; elle est étamée en dedans et en dehors ; son fond est percé d’une multitude de

S etits trous. Voici l’avantage de cette construction : la cire uide tombe dans la passoire , de là elle se rend sur la plaque de cuivre , et est conduite , par l’inclinaison de cette plaque, dans le grêloir, où elle tombe en nappe. Sans cela elle pourrait tomber en flocons , et boucher les trous du

f rèloir , par lesquels elle ne pourrait passer. On voit ici (fig.

bis) cette disposition : b , la passoire ovale; c, la plaque dentelée.

Supposons actuellement le grêloir en place sur le bord de la cuve ; on dispose par-dessous un cylindre en bois f, dont l’axe en fer porte un pivot de chaque bout , qui posent dans deux entailles pratiquées sur les nords de la baignoire, et concevons qu’un des pivots est assez long pour recevoir une manivelle g, il sera facile à un ouvrier de mettre cc cylindre en mouvement, en tournant la manivelle. Les cylindres les plus gros sont les meilleurs; on peut leur donner 27 centimètres (un pied) de diamètre. Cc cylindre doit être un peu moins long que la largeur intérieure de la baignoire , à l’endroit où on le place, atin qu’il puisse tourner librement sans frotter contre les parois.

La cire , en tombant par les trous du grêloir sur le cylindre qui trempe presque à moitié dans l’eau , se refroidit de suite. Le cylindre se fait ordinairement en noyer ; il doit être bien uni.

La Figure 5 représente un morceau de planche dans lequel on a creusé les moules des petits pains de cire. Ces trous sont coniques; ils ont de 11 à 15 millimètres ( 5 à 6 lignes ) de profondeur; 67 millimètres (50 lignes) tlans

222 ' DU BLAKCU1SSAGE

leur plus grand diamètre ; et 60 millimètres ( 27 lignes ) dans leur plus petit. On en place deux dans la largeur de la planche , et Ion doit avoir soin qu’ils soient espacés entre eux de manière nue les deux becs- de l’éculon , que nous décrirons ( Fig. o ), tombent en même temps au centre des deux moules. Ces planclies sont en bois de chêne ou de noyer.

La Figure 4 représente le coffre à écvHer. Il est en cuivre ctamé en dehors et en dedans. Il a 812 millimètres ( 50

Ï >ouces) de long , sur 406 millimètres ( 15 pouces ) de arge ; sa forme est à peu près celle d’un pétrin , sa coupe est un trapèze. Trois pièces composent son couvercle; celle du milieu a , est une passoire exactement semblable à celle que nous avons dit (page 164 ) que l’on emploie dans la manufacture de M. Trudon; les deux autres pièces 6, 5, sont deux portes à charnières qui ne sont percées d’aucun trou, et qui. servent ù couvrir hermétiquement le coffre afin qu’il ne tombe sur la cire aucune saleté. A l’un des bouts et près du fond est placé un robinet /; et des deux grands côtés , en dehors et dans toute la longueur, sont pratiquées deux cases c, c, dans lesquelles on met des braisières en tôle d, d, dont on voit la forme à côté, en D; on les remplit de cendre chaude ou de braise légère , afin d’empêcher la cire de se refroidir. Ce coffre a quatre pieds en fer -disposés comme ceux du grêloir, alin qu’on puisse le mettre eu place de celui-ci lorsque cela est nécessaire.

Lorsqu’on se dispose à éculer , on substitue ce coffre à la place du {jrêloir sous le robinet de la cuve , afin de le remplir de cire fluide ,.qui court d’abord sur une gouttière E, qui la verse dans la passoire a, sur laquelle s’arrêtent toutes les saletés qui pourraient se trouver dans la cire. Ce coffre est un réservoir qui fournit de la cire aux ouvriers chargés de remplir les moules. C’est pourquoi on place un ou plusieurs de ces coffres auprès des tables aux moules, dans les endroits les^ plus commodes, pour que les ouvriers y viennent remplir leurs éculons.

La Figure 5 représente Véculon dont on se sert dans la manufacture de M. Trudon. Lorsqu’il est fermé , il a la iormede deux sabots l’un à côté de l’autre. On voit en a, a, les deux becs; en b, b, les deux anses qu’on peut placer sur

les côtés en c, et le couvercle d, qu’on tient toujours fermé pendant qu’on écule , afin d’empêclier les saletés d’y tomber.

Les tables à éculer , qu’on nomme aussi châssis à éculer, et que nous avons représentés en P, P ( Fig. 4 ), sont dé forts pieds de table en assemblage de menuiserie , de douze à quinze pieds de long. Ces tables n’ont pas dé dessus; mais on y met en place un fort châssis volant qtii est plus long de cinq à six pieds que le pied de la table , et qu’on fait déborder également par les deux bouts. On aperçoit ce châssis en S, S. On ne le couvre pas en entier de planches à moules ; on laisse déborder le châssis environ d’un pied.

Figure 6. Brouette sur laquelle est placée une manne en osier garnie intérieurement de toile. C’est dans cette manne que l’on place la cire rubanée au fur et à mesure qu'elle se forme dans la baignoire. Lorsque cette manne est pleine, un ouvrier la porte , avec la brouette , à la blanchisserie ou étendoir.

Figure 7. Fourche de bois blanc à trois fourchons ; elle est ordinairement garnie d’osier, comme on le- voit ici, lorsqu’on rubané des cires très alliées- qui se cassent facilement et qu’on aurait de la peine à retirer autrement. Cette précaution n’est pas nécessaire quand on grêle dés cires pures. On en voit une plus légère ( Fig. 7 bis. ).

Figure 8; Spatule de bois que les ouvriers appellent palon , et qui sert à remuer la cire pendant qu’elle est en fusion. Il y en a de plusieurs formes différentes.

Figure 9. Tamis de crin dont on se sert pour ramasser les parcelles de cire qu’on n’a pas pu enlever avec les fourches , et qui nagent dans la baignoire.

La fonderie et la blanchisserie de la cire sont deux opérations tellement liées ensemble , qu’il est impossible de séparer la description dé ces deux ateliers sans mettre de la confusion dans les nombreux détails des opérations qui ont lieu successivement et quelquefois simultanément dans les deux ateliers. Nous allons donc décrire la blanchisserie, etnous ierons connaître ensuite les opérations qui se commencent dans la fonderie , se continuent dans la blanchisserie , pour revenir à la fonderie , de là à la blanchisserie , et cela trois fois de suite avant que la cire ait acquis la plus grande blancheur.

§ II. Description de la Blanchisserie ou de VÈlendoir.

On doit choisir pour cet atelier un terrain très vaste , tel qu’un champ, un grand jardin dont on abat tous les arbres, car il est important que le soleil puisse , sans aucun obstacle, lancer ses rayons sur tous les points où l’on expose la cire. Comme nous avons pris pour exemple la manufacture de M. Trudon, à Antony , comme la plus belle de France, on jugera , par ce que nous allons dire , de l’étendue que cette blanchisserie exige.

Lorsque la cire est rubanée r il s’agit de l’étendre sur les toiles pour la faire blanchir ; ces toiles sont disposées comme nous allons le dire.

Les bâtis qui supportent les toiles ont 25 mètres 987 millimètres ( 80 pieds ) de long, sur 5 mètres 248 millimètres ( '10 pieds ) au plus de large. Les pieds a, a , a, etc. 1 flg. 10 1, qui supportent les carrés, à 65 centimètres ( 2 pieds ) au-dessus du terrain , sont de forts pieux , pointus par un bout , qu’on enfonce en terre par cette pointe , et à coups de maillet , de 487 millimètres ( 18 pouces ) environ; on a soin que les têtes de tous ces pieux soient exactement à 65 centimètres ( 2 pieds ) de terre. On en place trois lignes de neuf pieux chacune , espacés chacun dans leur longueur de 5 mètres 248 millimètres ( 10 pieds ). Chaque file est éloignée de sa voisine de 1 mètre 624 millimètres ( 5 pieds ), de sorte que ces vingt-sept pieux renferment une enceinte rectangulaire do 26 mètres de long , sur 5 m 25 c de large.

Sur les trois pieux de chaque bout , on fixe un fort liteau de trois pouces de large et dix-huit lignes d’épaisseur. On fixe pareillement sur les autres pieux , dans la longueur . de forts liteaux de même dimension , qui s’ajustent à mibois sur les pieux , de même qu’avec les deux liteaux des deux bouts.

Les pieux de la lîle du milieu sont recouverts , dans toute leur largeur , par des liteaux de la même hauteur que ceux du pourtour, mais ils n’ont qu’un pouce de large. Ils sont réunis à mi-bois sur les pieux et avec les deux liteaux des deux bouts , et présentent une arête tranchante sur leur partie supérieure. Sept liteaux semblables à ces derniers sont placés sur les trois pieux qui forment la largeur.

OU BLANCHIMENT DE LA CIRE. 22îi

Tout étant ainsi disposé, on perce des trous verticaux d’environ un pouce de diamètre dans les liteaux qui forment le pourtour de ces grands cadres. Ces trous sont environ à neuf pouces l'un de l’autre. On en perce treize dans chacun des liteaux des deux bouts , et cent trois dans chacun des liteaux des côtés, ce qui fait en totalité deux cent trente-deux trous. On ajuste dans chaque trou une cheville qu’on enfonce à coups de marteau afin qu’elle y tienne solidement. Ces chevilles sont de deux longueurs différentes; les unes ont six pouces de saillie au-dessus du liteau , les autres, en moins grand nombre, ont deux pieds de saillie, et celles-ci portent à leur extrémité supérieure un petit crochet en fer qui regarde l’intérieur du carré. Voici l’ordre dans lequel on enfonce ces chevilles. Aux quatre coins , on place une longue cheville; on en place trois courtes apres , puis une longue , puis trois courtes , et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait fait le tour. C’est le bois de chêne qu’on emploie de préférence à tout autre pour construire les châssis.

La Figure dO, qui montre le bout de ces carrés , achèvera de faire concevoir ce que nous venons de dire. On voit les liteaux 6, 6, ajustés à mi-bois; les liteaux c, c, à tiers-point , qui unissent les onze pieux qui sont en ligne droite dans le milieu du carré. Les liteaux d, d, sont pareillement en tiers-point ; ils unissent trois pieux en largeur. Ou y voit aussi les petites chevilles f, et les grandes chevilles g, avec leurs clous à crochet.

Les toiles que l’on pose dessus ont quatre-vingts pieds de long et dix pieds de large ; outre cela , elles ont tout autour un rebord de deux pieds de haut. La Figure 11 indir* que la manière dont on la tend parfaitement à l’aide d’une corde et de chevilles. De forts anneaux en fer sont cousus à la toile dans la coulure qui l’unit au rebord ; ces anneaux sont cousus vis-à-vis les chevilles courtes. Des anneaux plus grands sont cousus de même vis-à-vis les grandes chevilles.

On commence par enfiler les grandes chevilles dans les grands anneaux qui ont une forme ovale ; ce qui commence par fixer la toile. On relève le rebord, que l’on accroche aux crochets en fer qui sont au bout de ccs mêmes grandes chevilles , par de petits anneaux qui sont cousus en haut de

ce rebord. On enfile les petites chevilles dans les anneaux qui sont vis-à-vis d’elles , et l’on rend le tout solide par une corde qui embrasse les chevilles alternativement en dehors et en dedans. Enfin de distance en distance , on lie la oorde avec les liteaux extérieurs par des bouts de corde h, h, qui empêchent que le vent ne puisse soulever la toile et bouleverser tout. Nous n’avons représenté dans cette Figure, comme dans la précédente , qu’un bout du carré , ce qui suffit pour l’intelligence de la chose.

Les autres outils dont on se sert dans la blanchisserie sont :

i° Une petite fourche très légère ( Fig. 12 ); elle sert pour disposer également les rubans de cire sur les toiles ;

2° Une main de bois ( Fig. 15 ); elle est faite d’une

Ï danche mince de bois léger. Les trous a, a, servent à passer es doigts pour l’empoigner. C’est avec cette planche qu’on prend la cire pour la mettre dans les sacs ;

5° Une pelle de boulanger ( Fig. 14) , pour lever la cire de dessus les toiles lorsque la main de bois { Fig. 13 ) no peut l’atteindre

4° On se sert aussi, pour le même objet, d’un rabot ( Fig. 15 ), qui n’est autre chose qu’un poinçon de futaille emmanché au bout d’un bâton ;

5° On emploie aussi au même usage un rateau à dents de bois semblable à ceux dont on se sert . pour ramasser le foin ;

6° Enfin , on se sert de sacs ordinaires en toile pour emporter la cire. On place ces sacs sur une brouette.

Les autres instrumens dont on se sert seront décrits au fur et à mesure que nous aurons occasion d’en parler.

§ III. De la manière de fondre la Cire et de la purifier.

Page 1