‹ Nouveau manuel complet du chandelier du cirier, et du fabricant de cire à cacheterChapitre 52 sur 87 · ON EMPLOIE LA CIRE · texte numérisé non relu

ON EMPLOIE LA CIRE

dè craie rouge , et 8 grammes ( 2 gros) d’alun. On fond la cire , on y jette toutes les autres substances pulvérisées , #n remue le tout continuellement avec une spatule , jusqu’à ce que le tout soit refroidi, et l’on en fait des bâtons ronds.

Cire de Nuremberg. Cette cire, qui sert au même usage, est regardée par les doreurs comme plus parfaite que la précédente. On en connaît deux recettes que voici :

Première recette. On prend 980 grammes (2 livres) de cire vierge, 31 grammes (1 once) de craie rouge, autant de sulfate de zinc, 16 grammes (une demi-once) de baltitures de bronze, 62 grammes (3 onces) de vert-de-gris, et 16 grammes (une demi-once) de borax.

Deuxième recette. On prend 122 grammes (4 onces) de cire vierge , 735 grammes ( une livre et demie ) de craie rouge , autant de sulfate de zinc, 459 grammes (15 onces) de vert-de-gris, autant de battitures de bronze, et 92 grammes (3 onces) de borax.

On fond la cire à un feu doux -, lorsqu’elle est fluide on y jette toutes les substances en poudre, on les incorpore bien, on retire le vase du feu , on remue continuellement jusq?i’à ce que la cire soit figée •, on en forme des bàtous qu’on em * ploie comme nous l’avons déjà dit au commencement de cet article.

§ VIII. Cire noire pour les bottes et les souliers.

Cette cire , dont la composition nous est venue d’Angleterre , produit l’effet d’un beau vernis, et a l’avantage de ne tacher ni les mains ni les bas. En voici la recette :

Gn prend un litre de bière , on y met 61 grammes ( 2 onces) de noir d’ivoire, 51 grammes (une once) de sucre candi, autant de gomme arabique, le tout en poudre impalpable ; on y ajoute 122 grammes (4 onces) de cire vierge. On met le tout ensemble dans un pot de terre à trois pieds ; on le fait bouillir à petit feu , pendant l’espace de 10 minutes*, on le retire du ieu et on remue constamment jusqu’à ce que le tout soit froid.

On passe ce noir, liquide et froid, sur le cuir avec un pinceau , on se sert ensuite d’une brosse douce pour l'étendre egalement, et lorsqu’il est à peu près sec, on le frotte avec

286 BIFFÈRENT» USAGES AUXQUELS

une brosse douce ; plus on le brosse , plus le noir devient poli et brillant.

6e cirage a l’avantage de ne pas brûler le cuir comme tous ceux dans lesquels on fait entrer des acides minéraux et que l’on vend sous le nom de cirage anglais, paice que nous avons la folie de croire que ce qui vient de l’étranger est plus parfait que ce que nous fabriquons. Je me sers depuis longtemps d’un cirage à l’encaustique dans lequel je ne mets aucun acide , et qui est parfait. En voici la composition :

Dans 5 litres d’eau de rivière je jette 122 gram. (4 onces) de savon coupé en petits morceaux , j’y ajoute 61 grammes (2 onces) de sous-carbonate de potasse ou de sel de tartre , je fais dissoudre le tout à une température de 40° centigrades ; lorsque tout est fondu , j'y jette 50U grammes (une livre) de cire vierge coupée en petits morceaux, et j’agite de temps en temps jusqu’à ce que tout forme une émulsion épaisse. Alors j’ajoute les substances suivantes en poudre impalpable :

Noir d’ivoire 1000 grammes (2 livres)

Sucre candi 163 — (5 onces 1

Gomme arab ique. 61 — (3 onces)

Après avoir bien mélangé le tout en remuant continuellement, on le retire du feu, et on le laisse entièrement refroidir en remuant toujours pour ne pas laisser précipiter. Ou s’en sert comme du précédent.

§ IX. Cire dont on frotte les toiles de coutil destinées à renfermer des plumes , etc.

Les tapissiers emploient une cire composée dont ils frottent à l’envers les toiles de coutil dont ils font les lits de plumes , les oreillers , etc. , pour les rendre imperméables aux plumes dont ces meubles sont remplis. Les fabricants de musettes frottent de même l’intérieur de leurs peaux afin de les rendre impei*méables à l'air. Voici la composition dont ils se servent :

Sur 50 kilogrammes de cire jaune, on met 8 à 9 kilogrammes de térébenthine et un kilogramme de poix de Bourgogne. On fait fondre le tout à petit feu , en remuant continuellement pour bien mêler la matière. On ne laisse

OU EMPLOIE la cire. 287

pas bouillir, et Ton coule dans les mêmes moules que nous avons indiqués pour les mortiers (page 259).

§ X. Cire à figures et à fruits.

C’est la plus belle cire qu’on emploie pour former les figures. On la colore de couleur de chair, et on la moule dans des moules de plâtre , de la même manière que les mouleurs coulent leurs figures en plâtre.

Pour les fruits, on prend la plus belle cire, que l’on teint de la couleur du fruit; on les moule comme les figures, et on les termine au pinceau avec des couleurs à l’encaustique.

Comme notre but n’est pas de décrire ici l’art du figuriste , nous nous bornerons à ce peu de mots sur cet art , ainsi que sur celui du fleuriste en cire.

APPENDICE

AU

Page 1