LANCETTE
Chasse de la romaine. C'est la pièce de fer qui , dans une balance, supporte les deux couteaux sur lesquels le fléau se meut. Dans une balance de petite dimension la chasse est la pièce que l'on lient à la main et que l’on soulève pour peser.
Châssis. ( Cirier. ) Les ouvriers désignent sous le nom de châssis, de forts pieds de table sur lesquels on pose les planches à moules.
Ce sont aussi quatre liteaux assemblés à tenons et à mortaises, qui servent à supporter la passoire dans luquelle on verse les suifs ou les cires liquides lorsqu’on les sort de la chaudière; le châssis repose sur un vase en cuivre étamé , qu’on nomme poêle , et qui reçoit le liquide clair et débarrassé de beaucoup d’impuretés que la passoire retient.
Chaudière. C’est un vase en cuivre parfaitement étamé , lorsqu’on fond à feu nu. Ce vase peut être entièrement en étain , lorsqu’on fond los graisses et les cires à la vapeur de l’eau bouillante.
Chevrette. [Cirier.) C’est un petit bâtis de fer qui porte le grêloir , et qu’on fixe , au moyen de ses quatre pieds fourchus , sur les bords de la baignoire.
Chlore gazeux. Le chlore est à l’étal gazeux quand il est doit le préparer dans les fabriques : en voici le
êle et on introduit dans un matras 500 parties de sel marin décrépité, 125 parties de peroxide de manganèse réduit en poudre line; on ajoute 250 parties d’eau ; on met le matras, qui doit avoir une capacité quatre fois plus considérable que ne l’exige le volume du mélange, dans un bain de sable placé sous un fourneau; on ferme le matras
pur ; on procédé On n
avec un bon bouchon de liège percé de 'deux trous. Dans l’un on introduit un tube en S, qui sert à introduire l’acide dont nous allons parler ; dans l’autre on Iule un autre tube,
{ ►lié à angle droit : un des bouts entre dans le matras , 'autre est luté dans la paroi de la caisse à blanchir; alors on verse dans l’entonnoir qui porte le tube en S, et par petites portions , 500 parties d’acide sulfurique à 66° ; on laisse d’abord réagir, on chauffe ensuite peu à peu , et l’on continue de chauffer jusqu’à ce que le dégagement du chlore soit terminé.
Chlorure de chaux. Cette substance , que les chimistes appellent aussi bi-chlorurc de chaux, est formée de chaux vive saturée de chlore. Il n’entre pas dans notre plan d’indiquer ici le mode de préparation, les Chandeliers et les Ciriers ne s’en occupent pas ; on en trouve abondamment dans le commerce : ou s’en sert pour blanchir une inimité de substances.
Cierge. (Cirier.) L’on distingue , sous ce nom , une longue chandelle de cire de forme conique. Lorsqu’ils doivent être placés sur des chandeliers qui portent une pointe , le bout du cierge est percé ; il ne l’est pas lorsqu’il est destiné à être porté à la main. Les cierges prennent des dénominations particulières , selon leur usage ou leur forme; cierge
f iascal , cierge à plusieurs branches, cierge tortillé , cierge à a main , etc.
Cierges a la cuiller. (Cirier.) C’est la manière dont on fabrique ordinairement les cierges, lorsqu’ils ne sont ni d’une longueur ni d’un poids trop considérable.
Cierges a la main. (Cirier.) Lorsque les cierges sont d’une trop grande dimension ou d’un poids trop considérable
f »our être fabriqués à la cuiller, on les fait à la main avec de a cire écachée.
Cierge pascal. (Cirier.) Depuis le samedi saint jusqu’à la veille de l’Ascension , on se sert , dans les églises du rit Romain, d’un gros et long cierge cylindrique, qu’ou allume dans tous les offices , c’est ce qui lui fait donner le nom de cierge pascal, parce qu’il brûle pendant tout le temps pascal.
Ciergier. Ce mot n’est point tout-à-fait synonyme de Ciricr ; il désigne celui qui ne s’occupe que de la fabrication
des cierges, soit comme manufacturier, soit comme ouvrier dans une fabrique. Chez un cirier, l’ouvrier qui ne s’occupe que de la fabrication des cierges est désigné sous le nom de cicrgier.
Cinabre. C’est une couleur d’un rouge orangé ; c’est un produit ou naturel ou artiliciel qui renferme les mêmes éléments , qui sont le soufre et le mercure. Le cinabre naturel se trouve dans les mines de mercure; le cinabre artiliciel se forme d’une partie de soufre et de quatre parties de mercure combinées par des procédés chimiques étrangers à cet ouvrage. On trouve le cinabre, sous le nom quelquefois de vermillon, chez les droguistes.
Cire. La cire dans son état naturel , ou telle qu’on la trouve dans le commerce , est plus ou moins jaune; on l’appelle alors cire vierge. Elle est solide , cassante , insipide , d’une odeur assez agréable. Sa pesanteur spécilique est, selon de Saussure, de 0,1)60, l’eau étant 1,000. Elle entre en fusion à 68° centigrades environ. Elle se blanchit plus ou moins facilement, lorsqu’après l’avoir réduite en lames minces, on l’expose en plein air aux rayons ardents du soleil. ( Voyez Blanchissage de la cire. )
Cire a cacheter. La fabrication de cette substance , que tout le monde connaît, nous est venue de l’Inde. Il n’entre pas un atome de cire dans sa composition. On la vend eu Làtons de différentes couleurs , sous le nom d a cire d'Êspagnc. C’est un art dans lequel nous avons surpassé toutes les autres nations.
Cire corrompue. ( Cirier. ) On donne le nom de cire corrompue à de la cire que l’on a fait entièrement ramollir sur l’eau chaude, sans la rendre totalement fluide. 11 ne faut pas la confondre avec la cire écachée; elle ne passe pas sous la broie à écaeher; elle se prépare par d’autres manipulations.
Cire écacuee. ( Cirier. ) On appelle cire écachée une cire ramollie d’abord par la chaleur, et ensuite pétrie par la broie à écachcr ( voyez ce mot ) , pour ea fabriquer des cierges à la main.
Cirier. Ou donne ce nom au manufacturier qui s’occupe de la fabrication des bougies de toute espèce , des cierges , des flambeaux , etc. , dont la base est la cire.
360 VOCADULA1UE .
Oa donne aussi le même nom à l’ouvrier qui travaille à» ces sortes d’ouvrages : on l’appelle ouvrier cirier.
Clous d’encens. ( Cirier. ) Ce sont des morceaux de cire faits en forme de clous, que l’on place, au nombre de cinqet en croix, sur chaque cierge pascal.
Coffre a éculer. ( Cirier. ) C’est un appareil destiné à préparer la cire, pour la mouler ensuite en petits pains, que l’on achève de faire blanchir sur les toi es. On fond après cela ces petits pains pour en former les bougies , les cierges et les autres ouvrages dont le cirier s'occupe.
Colleter. ( Chandelier. ) C’est l’opération par laquelle l’ouvrier forme le collet de la chandelle après l'avoir plongée. 11 donne à ce collet une forme conique ; la mèche s’élève au-dessus du collet, de manière que la houcle reste ouverte*, c’est par là qu’on allume la chandelle; le pied doit en être assez imbibé de suif , afin que la mèche prenne facilement la première fois qu’on l’allumera.
Compas ou Moule. Instrument dont se sert le fabricant de cire à cacheter, pour couper de la longueur adoptée dans le commerce , les bâtons qu’il livre aux consommateurs.
Coton. Substance végétale que le Cirier et le Chandelier emploient pour faire les mèches des bougies et des chandelles. Il doit être filé fin , bien égal , sans nœuds, sans boutons et sans aucune saleté ni irrégularité. Les boutons, les saletés forment des charbons qui tombent dans le godet qui règne au pied du lumignon. Cette chaleur met en fusion plus de matière combustible que le foyer ne peut en consumer, et la chandelle ou la bougie coulent : c’est un très grand défaut.
Couler. On dit qu’une chandelle ou qu’une bougie coulent , lorsque par une mauvaise qualité de la substance corn-, bustible , ou par une mauvaise proportion de la mèche , cette substance se fond plus vite qu’elle ne se consume , et se répand au-dessus des bords du godet qui se forme au pied de la mèche , et coule sur la longueur de la chandelle ou de la bougie.
Coup de feu. ( Cirier. ) On appelle coup de feu une petite teinte rousse que la cire prend facilement lorsque le feu est un peu trop vif, ce qu’on doit bien éviter.
Coupe-queue. ( Chandelier . ) voyez Rogne-cul.
Coupoir ou Jfanc à couper les mèches. C’est un établi sur lequel est fixée verticalement une lame tranchante , au moyen de laquelle on coupe toutes les mèches de la même longueur, déterminée d’avance.
Couteau a ferrets. ( Cirier. ) C’est un couteau en bois ou en corne , dont le tranchant est à deux biseaux , et sert à l’ouvrier pour dégager les ferrets.
Couteau a tête. ( Cirier.) C’est un couteau en buis qui n’a qu’un seul biseau , et qui sert à former, en cône, la têteou le collet de la bougie.
Crème de tartre. Ce sel , que les chimistes appellent tar- Irate acidulé de potasse, ou surtartrate de potasse, existe naturellement dans le suc de raisin , et se dépose spontanément sur les surfaces intérieures des tonneaux qui contiennent ee liquide. Par des opérations chimiques étrangères aux fabricants pour lesquels nous écrivons , on extrait ce sel , qu’on trouve abondamment tout préparé dans le commerce , chez les épiciers et les droguistes.
Creton. (Chandelier.) C’est le résidu du marc de suif épuré , lorsqu’on en a extrait, par l’effort de la presse, tout le suif qu’il contenait. Le résidu , après la pression , est en masse assez solide, qu’on nomme - pain de creton. 11 sert à nourrir les chiens et à engraisser la volaille.
Crochet du péreau. ( Cirier. ) Au fond du péreau est rivé un crochet enfer rond ou plat , selon les circonstances, sous lequel passe la bougie pendant qu’on la file. Le crochet* force la bougie à plonger continuellement dans la cire pendant tout le temps de l’opération.
Croisées. Ce sont les deux branches d’un dévidoir nommétournette, qui sont assemblées en croix, ce qui leur a fait donner le nom de croisées. On s’en sert pour dévider le coton des mèches.
Cuiller. (Cirier.) Outil en cuivre étamé , avec un manche d’une forme particulière , dont l’ouvrier se sert pour je-< ter les cierges et les bougies qui ne sont pas moulées.
Culot. ( Chandelier. ) C’est une espèce d’entonnoir qui s’adapte à douille à la partie supérieure du moule des chandelles , et dans lequel on verse le suif par le goulot de la burette.
Cuve. ( Cirier. ) Grand vaisseau de bois cerclé en feiy
placé dans la fonderie, pour recevoir lu cire fondue. Dans cette cuve la cire se sépare , et c’est de là qu’on la tire pour la rubaner et la disposer de manière à la porter ensuite sur les toiles , afin do la blanchir à l’ardeur des rayons solaires.
Cïlindre ou Tour. ( Cirier .) C’est un gros rouleau cylindrique en bois, avec un arbre en fer, ayant à une de ses extrémités, une manivelle. L’arbre repose sur les deux parois opposées de la baiguoire. Il est placé au-dessous du grcloir, et il sert à rubaner la cire.
Débrocher. {Chandelier.) C’est enlever les mèches ou les chandelles de dessus les broches ou baguettes qui ont servi a le fhbrupter.
Déchets. Ce sont les résidus d’une opération quelconque, les crasses , les saletés qui restent après qu’on en a extrait tout ce qui peut être utile dans la fabrication dont on s’occupe , et qu’pu jette ou qu’on brûle,. ne pouvant plus servir à rien, ou qu'op vend à d'autres personnes qui peuvent en tirer quelque parti.
Depiler. ( Chandelier. ) C’est enlever de dessus les baguettes les chuudelles lorsqu’elles sont entièrement fabriquées.
Dépecer. C’est couper par morceaux le suif ou la cire avec un couteau à manche fixé sur le dépeçoir , ou établi à rebords. >
Depéçoir. Établi sur lequel le dépcccur coupe le suif ou la cire par morceaux avant de les jeter dans la chaudière pour les fondre.
Dépouille. Ce mot est employé , tant par le Cirier que par le Chandelier, pour exprimer que les moules dont ils se servent doivent être un peu plus larges par le bas que par le collet. Cette disposition est nécessaire pour que la chandelle ou la bougie sortent facilement lorsqu’elles sont refroidies ou raffermies. C’est dans ce sens que les ouvriers disent ca moule a assez ou a trop de dépouille ; ce qui signifie que la chandelle ou la bougie estasse; ou trop conique. Daus le
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VOCABULAIRE. oG."»
premier cas, elle a une bonne forme; dans le second, elle est désagréable à la vue.
Devideuse. C’est l’ouvrière qui est chargée de mettre en pelotons les écheveau* de coton, pour en former les mèches des chandelles et des bougies.
Diaphane. C’est un terme de physique , qni signifie la môme chose que transparent , c’est-à-dire qu’il est tel que la lumière peut passer à travers. L’air, l’eau, le verre, etc., sont des corps diaphanes. Il n’est pas nécessaire que les corps jouissent de cette propriété au même degré que l’air, l’eau et le verre, pour qu on les appelle, diaphanes; le marbre blanc , l’albâtre , la porcelaine , le papier, le blanc de baleine, etc. , sont diaphanes, parce qu'ils laissent passer les rayons de la lumière, quoique en moins grande quantité que le verre.
Douille. C’est en général un tube pratiqué au bout d’un instrument quelconque , et qui est destiné à recevoir une autre pièce à demeure ou mobile. Une chaudière à vapeur, par exemple , a une douille , qu’on débouche pour y introduire de l’eau à l’aide d’un entonnoir qu'on met en place ■du bouchon. Une bêche en fer a une douille, dans laquelle on fixe le bout du manche en bois , etc.
Dresser. ( Chandelier .) C’est arranger les mèches dans les baguettes, soit avant la première plonge, soit avant les plonges subséquentes, dans le cas où elles se seraient dérangées.
Éculer. ( Cirier .) C’est jeter de la cire fondue dans les trous des moules creusés dans des planches , qu’on nomme planches à moides. Cette opération se fait à l’aide d’un vase à deux becs, qu’on nomme éculon.
Éculon. (Cirier.) Vase à deux becs , étamé en dedans et en dehors , dans lequel on reçoit la cire fondue , pour la verser dans les trous de la planche à moules. Il y a de ces vases à un et à trois becs ; mais celui à deux becs est le plus commode : il est généralement employé dans les meilleures manufactures.
Égaliser la cire. (Cirier .) C’est l’action d’éparpiller la cire rubanée sur les toiles, de manière qu’elle soit distribuée
d’une épaisseur égaie sur toute la surface. Cette opération se fait à l’aille de petites fourches, de râteaux, et d’autres instruments de bois léger.
Égayer. (6’ïn'er.) Ce mot est synonyme de gazer. (Voyez ce dernier mot.)
Egouttoir. ( Chandelier .) C’est un assemblage de menuiserie , formé de montants et de traverses sur lesquelles le Chandelier place les baguettes qui supportent les chandelles qu’il vient de plonger pour les faire égoutter. L’auge qui est dessous, et qui reçoit le suif qui s’écoule , s’appelle aussi éyouttoir. Nous avons décrit l’un et l’autre assez au long.
Encaustique. On prépare deux sortes d'encaustiques; l’une sert pour peindre les tableaux : c’est de la cire blanche dissoute dans l’essence de térébenthine ; l’autre est à l’usage des menuisiers, et pour cirer les appartements: c’est de la cire vierge, dissoute dans de la potasse caustique.
Équarrissoir. ( [Ciricr . ) Outil en buis sec, creusé en double gouttière dout les arêtes sont tranchantes. Ce sont ces arêtes ou languettes qui vont au fond de la cannelure , tandis que les arcs de cercle qui forment les gouttières emportent la cire que les arêtes ont soulevée, de sorte que cet outil couserve et augmente le poli du cierge.
Essence de térébenthine, qu’ou appelle aussi huile volatile ou essentielle de térébenthine , est extraite par la distillation des matières résineuses qui exsudent des incisions faites au tronc et aux grosses branches des térébinthes, des mélèzes , des sapins et des pins. On la trouve abondamment dans le commerce et chez les épiciers-droguistes. On doit choisir la plus récente, ou bien la distiller de nouveau sur de la chaux-vive. Pour cela , on met de la chaux-vive eu poudre dans une cornue , on verse l’essence dessus , et l’on distille au bain de sable , à un feu modéré ; l’essence passe dans .le récipient. On doit la conserver dans des flacons bien bouchés et dans des endroits obscurs, car la lumière l’éqpaissit et la détériore ; il faut alors la distiller de nouveau.
Essoré. Se dit du suif ou de la cire refroidis et raffermis après la fabrication des chandelles et des bougies.
Établi. L'est le nom que les ouvriers donnent, dans les arts
V'èciMJLÀlIlE.
dont nous nous sommes occupés , aux tables devant lesquelles ils travaillent. Ils les distinguent en y ajoutant le nom de l’opération qu’ils y font, lorsque les établis n’ont pas un nom particulier.
Etendoir. ( Cirter. ) L’étendoir est une des parties de la blanchisserie. C’est celle dans laquelle sont construites les tables destinées à recevoir les cires que l’on expose aux rayons ardents du soleil , alin quelles y blanchissent.
Etoupes. ( Ciricr .) Ce sont les déchets du chanvre que le. cordier achète pour fabriquer les cordes. Le Ciricr en fait fabriquer, par le cordier, des mèches pour certains flambeaux; on y emploie de belles étoupes.
Etui a cierges. ( Ciricr.) C’est une espèce de boîte prismatique quadrangulaire , dans laquelle on place les cierges debout. Elle est garnie de bretelles pour la charger sur le. dos d’un commissionnaire, lorsqu’on veut les faire transporter d’un lieu à un autre peu éloigné. On les plie , on les arrange bien, on les cale , et ils ne risquent pas de se gâter dans ce léger transport.
Etuve. (Ciricr.) L'ctuve , proprement dite , est un coffre de bois doublé de tôle , dans leqnel on met une bassine de R*r remplie de braise peu ardente; on y place-, sur un cadre en fer garni d’un treillage en lil de fer, les mèches pour les faire séther.
Les Ouvriers donnent quelquefois, et même assez souvent^ surtout devant les étrangers, le nom d 'étuve au lit de plumes dans lequel ils étendent les cierges nouvellement jetés -, avant de les rouler : ils le nomment aussi fît.
FéeuLfe t)E Pomme» de terre. (Ciricr.) Dans ces derniers temps on s’est avisé de falsifier la cire brute par un mélangé de fécule de pommes de terre , pendant la première fonte. M. Delpech, pharmacien au Bourg-la-Reine , près de Paris , a indiqué des moyens faciles pour reconnaître ccttc fraude.
Ferret. ( Ciricr.) Petit tube de ferhlauc qui empêche le lumignon de la mèche de se charger de cire pendant qu’oa fabrique les bougies jetées , ou à lu cuiller.
CHANDKUKtt. 34
Feu. ( Cirier. ) Voyez Coup de feu. )
Feuilles d’or. Ce sont de petites feuilles d’or très minces qui servent aux doreurs sur bois , et qui sont fabriquées par le batteur d’or, qui les vend en petits livrets. On ne doit employer que l’or fin pour dorer la cire, parce que l’or d’Allemagne , ou or faux , verdit dans un instant lorsqu’il est appliqué sur la cire.
Fil a mèches. C’est le fil qu’on ajoute à la mèche des chandelles ou des bougies , au bout opposé à la boucle qui se forme à l’autre bout par le doublement des fils de coton. Ce fil forme une seconde boucle qu’on accroche au crochet qui porte le culot , et qui sert à tendre la mèche dans le moule.
Filer un cierge. (Cirier.) C’est fabriquer un cierçe à la main. On tend la mèche entre deux points fixes; on T’enveloppe avec de la cire écachée; ensuite on le coule et on le termine de même que les cierges à la cuiller : c’est là ce qu’on appelle tirer ou filer un cierge.
Filet. Les ouvriers désignent par filet une certaine quantité d’eau , plus ou moins considérable , qu’ils jettent dans la chaudière avant la fonte des suifs ou de la cire, pour empêcher ces substances de se brûler ou de roussir pendant qu’elles se liquéfient.
Filets. (Cirier.) Ce sont des ornements pratiqués en ligne droite tout le long des cierges. On se sert pour cela des gravoirs, des équarrissoirs, de 1 'outil a canneler. On donne aussi à ces filets le nom de cannelures.
Filière. {Cirier.) C’est un outil en fer percé de beaucoup de trous qui vont toujours en augmentant insensiblement de diamètre. Il y en a qui ont la forme d’un rectangle très alongé , d’autres qui sont circulaires. Ces dernières sont préférables , parce qu’elles ne sortent pas du péreau , et ne gênent pas l’ouvrier. Elles servent l’une et l’autre à fabriquer la bougie filée.
Filièïæ. C’est aussi le nom que nous avons donné à un outil que nous avons imaginé , afin de donner à la chandelle plongée l’apparence de Ta chandelle moulée.
Flambeaux. ( Cirier. ) Ce sont de gros cierges qui portent différents noms , selon l’usage qu’on en fait. Les uns sont fabriqués avec de la cire pure; d autres avec un mélange de
résine et de térébenthine •, d’autres avec 'un mélange de résine, de térébenthine et de poix de Bourgogne. Les uns ont des mèches de coton; d*’autres de fil de timbrai; d’autres enfin desétoupes préparées par les cordiers.
Fonderie. ( Cirier ) C’est l’atelier le plus important de la manufacture de bougies et de cierges. C’est dans cet atelier qu’on épure les cires brutes, qu’on les rubané, qu’on les prépare pour le blanchissage , et qu’on les moule en petits pains pour en fabriquer ensuite toits les ouvrages dont s’occupe le Cirier. C’est de ces ateliers que sortent toutes les cires qui sont employées dans beaucoup d’autres arts.
Fourche. (Cirier. ) Dans une fonderie et une blanchisserie de cire on se sert de fourches de plusieurs dimensions. Les unes sont grandes , à trois fourchons , garnies d’osier ; les autres sont petites et légères. Elles servent à retirer les rubans de la baignoire , et à étendre également les rubans sur les toiles.
Fourneau. C’est une bâtisse ordinairement en briques , adossée contre un mur, derrière lequel est placé l’orifice du foyer. Le fourneau contient à demeure la chaudière et le foyer.
Il y a des fourneaux portatifs qu’on transporte dans les différentes parties de l’atelier, selon les besoins.
Fourneau a grilles. C’est le fourneau dont se sert le fabricant de cire à cacheter, pour polir les bâtons avant de les livrer au commerce.
Fonte. (Cirier.) On fond la cire trois fois avant de la mettre en petits pains , pour lui faire subir toutes les manipulations du blanchissage. On fond ensuite les petits pains pour en fabriquer toutes les espèces de bougies , de cierges et de flambeaux.
Frotteur d’appartements. C’est un ouvrier qui passe en couleur les pavés et les parquets des appartements ; après que la couleur est bien sèche, il passe dessus de la cire dans laquelle il môle de la résine ; il étend ensuite cette cire et la reud brillante en la frottant vivement avec une brosse rude qu’il promène sur le pavé avec le pied.
(ïàlipot. C’est la térébenthine de qualité inférieure que
l’on récolte sur plusieurs variétés tic pins , et particulière^ ment sur le pin maritime •, c'est un mélange de' résine, d'huile essentielle, de quelques débris ligneux et d’une petite quantité de matière étrangère.
Gazer. ( Cirier . ) En termes d'atelier, on dit que la cire rubanée se gaze ou s'égaie , quand les rubans se collant les uns sur les autres, forment des mottes.
Glacer la boulée. C’est l’action de faire fondre la boufée pour en retirer le suif ou la cire qui , pendant leur lin quéfaction , sc portant à la surface , y forment ubc sorte de glace.
Godet. Lorsqu'une chandelle ou une bougie brûle , il se forme , au pied du lumignon , un petit réservoir qui con-, tient du suif ou de la cire liquéfiés.-, c’est ce petit réservoir qui porte le nom de godet.
Gomme-gutte. Cette gomme résine est le suc d’un arbre qui naît dans la presqu’île de Cambogc et dans Pile de Ceylan. On l'extrait par incision ou par suite de la rupture des feuilles et des rameaux; elle donne un très beau jaune doré éclatant. On la trouve dans le commerce abondamment chez les épiciers-droguistes.
Gomme-laque. C’est une substance résineuse quinons vient des Indes orientales , et qui fait la base de la. bonne cire à cacheter. On la trouve en feuilles.dans le commerce chez les droguistes ; il y en a de trois qualités.
Gradin. (6’trtcr.) C’est une sorte d’échelle à marches plates , formée de deux, trapèzes rectangulaires, placés l’un à côté de l’autre et séparés par plusieurs marches solidement assemblées avec les trapèzes; c’est sur ces marches que l’ouvrier monte pour s’élever à une hauteur convenable pour jeter les cierges.
Graisse. ( Chandelier . ) La graisse est une sorte d’huile plus ou moins fluide , contenue dans le tissu cellulaire de la plus grande partie des animaux. Cette substance est. assez, connue pour qu’il soit inutile d’entrer ici dans de plus, grands détails. Quant ù la manière de connaître les qualités les plus utiles au Chandelier, voyez page 15 et suivantes; quant aux, procédés pour les travailler, ils sont consignés dans le Manuel entier du Chandelier.
Gravoir. (Cirier.) Outil qui sert à faire des filets et des
VOCABULAIRE. Stifr
«nHincfures tout le long de certains cierges et flambeaux ; it y en a de plusieurs formes.
Gravures. ( C trier. ) Ce mot gravures semblerait indiquer, selon l’acception générale , que ce sont des dessins en creux que l’on fait sur les cierges; c’est tout le contraire, ce. sont dos petits bas-reliefs que l’on moule à part et que l’on soude sur la surface des cierges.
Grêler. ( Cirier . ) Ce mot est synonyme de rubaner; e’est réduire la cire en rubans semblables à de la faveur : la cire , par ce moyen , acquiert une plus grande surface , de sorte que les rayons solaires la blanchissent avec plus de facilité.
Grêloir. ( Cirier.) C’est un bassin de cuivre étamé , de forme trapezoïde , dont le fond , en gouttière , est percé de beaucoup de petits trous par lesquels la cire passe et tombe sur le tour , et va se rubaner dans l’eau froide de la baignoire.
Grener. (Ct'rter. ) Dans quelques blanchisseries on ne moule pas la cire en petits pains, on se contente de la. réduire en petits grains; c’est ce qu’on appelle grener la cire.
Hachoir. ( Chandelier. ) C’est l’établi sur lequel l’ouvrier coupe la graisse ou le suif en branches , en petit morceaux de la grosseur d’une noix avant de le fondre r afin qu'il ne se brûle pas, ou ne prenne pus une couleur brune.
Le Cirier se sert aussi du même établi pour dépécer lacire avant de la faire fondre.
Indigo. Fccule bleue qu’on apporte des Indes occidentales et orientales , en masse ou en pâte sèche ; l’indigo est de couleur bleue obscure; il doit être lourd et médiocrement dur ; son caractère distinctif est qu’en le frottant avec l’ongle il prend une couleur brillante de cuivre rouge ; en le cassant il est légèrement parlilé de blanc.
Jalot. ( Voyez Tinetie et Caque. 1
Jatte. ( Chandelier . ) C’est un vase de bois dans lequel on ■ jette le suif pour le mettre en }>ain ; dans quelques ateliers on nomme ce vase mesure.
Jatte (suif en) ou en pain. ( Chandelier . ) C’est le suif fige , tel que le vendent les bouchers , et qu’ils ont moulé dans des jattes de bois.
Jetée. { Cirier . ) Jeter une bougie ou un cierge, c'est jeter, avec la cuiller, de la cire pour former un cierge ou une bougie ; on dit faire des demies , des Tiers ou des quarts de jetées , quand on ne verse la cire que sur la moitié , le tiers ou le quart de leur longueur.
Jeter. Les ouvriers Chandeliers et Ciriers se servent de cette expression comme synonyme de cette périphrase : remplir les moules de suif ou de cire ; ainsi , par ce seul mot jeter, le chef de l’atelier indique à l’ouvrier que les substances sont au point de fluidité convenable pour cire moulées.
Jeter les bougies est une expression synonyme de celleci : fabriquer Içs bougies à la cuiller. (Voyez bougies coulées. )
Laminoir. ( Cirier.) C’est une machine composée de deux cylindres qui roulent l’un sur l’autre par frottement ; les pivots de ces deux cylindres sont portés par un bâtis solide; un des points de l’un des deux cylindres porte, en dehors des bâtis , une manivelle par laquelle on met les deux cylindres en mouvement; la mèche à laminer passe entre les deux cylindres, dont on règle la pression par deux vis qui laissent entre eux plus ou moins de jour.
Lampions. (Voyez Biscuits. )
Lancette. [Cirier.) Broche cylindrique qui fait partie de la chanlepleurp, elle sert à déboucher le bondon de la cuve en l’enfonçant dans la chantepleuro pour percer la fonte. (Voyez Chantepleurb.)
Languette. C’est un triangle en cuivre que l’on soude dans le, culot des moules à chandelles ou à bougies ; l'extrémité d'un de ses angles porte un petit crochet qui se trouve dans Taxe du moule, et qui supporte la mèche exactement dans ce même axe.
Lisser une bougie. ( Cirier . ) Au moyen de la polissoirc ou vouloir, on lisse la bougie et on la rend unie dans toute sa longueur ; la bougie filée n’a besoin que d’être passée dans une serviette mouillée pour être bien lissée.
Lit. (Cirier.) C’est le lieu dans lequel les ouvriers placent les cierges et les bougies aussitôt qu’ils sont formés, afin qu’ils ne se raffermissent pas trop avant de les rouler, parce qu’ils risqueraient de s’écailler ; on lui donne aussi le nom d’étuve. C est véritablement un lit complet , composé d’un lit de plume , d’un matelas , d’un drap plié en deux et d’une couverture de laine : on voit qu’il n’y manque plus que le traversin pour compléter le lit. On place les cierges entre les deux parties du drap, afin que la cire se raffermisse au point convenable avant de les rouler.
Lumignon. C’est ainsi qu’on nomme la boucle de coton qui forme la mèche et qui se voit au-dessus du collet de la chandelle ou de la bougie qu’on n’a pas encore allumée ; c’est aussi le bout de la même mèche qui s’élève au-dessus <lu suif ou de la cire , lorsqu’on a éteint une chandelle ou une bougie qui a déjà été brûlée, et par lequel on la rallume.
Manne. C’est un panier d’osier rond ou carré , cylindrique ou conique , qui sert dans les ateliers à transporter les suifs ou les cires pour les diverses opérations qu’on a à faire.
Main a plonger. (Chandelier.) C’ est le nom que j’ai donné à un instrument que j’ai imaginé pour faciliter lu fabrication des chandelles à la baguette. L’ouvrier était fort embarrassé lorsqu’il voulait plonger trois baguettes à la fois; avec l’aide de cette nouvelle main , il en peut plonger facilement quatre et même cinq , scion que leur abîme est assez large.
Main de bois. (Cirier.) C’est le nom qu'on donne à une planche mince , percée vers un de ses bouts pour former poignée; elle sert pour retourner, sur les toiles, les cires rubanées ; on en a ae différentes grandeurs.
Marc. C’est le résidu des fontes après qu’on en a exprimé, par la presse, toutes les parties de matière qui peuvent être
utilisées dan? U fabrication; le mare n otant alors {dus propre à rien, on le brûle ou on le jette sur le fumier : le Chan-. délier en fait du pain de crcton.
Mèches. Les meilleures sont en fd de coton fin, bien égal, et sans nœuds , ou antres irrégularités.
Mèches hobii.es. Ce sont des mèchos courtes qui ne tiennent point avec les chandelles ni avec les bougies; elles se placent au-dessus et descendent au fur et à mesure que la. substance combustible se consume : elles n'ont jamais besoin d'être mouchées.
Mesube. [Chandelier.) On désigne assez souvent,. par ce mot , les jattes dans lesquelles on moule le suif, sans doute parce que , le jetant toujours dans les mêmes vases , ils forment des pains constamment égaux à peu de chose près , et, que connaissant le poids d’uu de ces pains il peut servir sensiblement de mesure pour toupies autres.
Mesure. ( Cirier .) Les ouvriers donnent ce nom à une baguette de bois dur, garnie d’argent par les deux bouts ; elle sert à fixer la longueur des diverses especes de bougies.
Mettre près. ( Chandelier . ) C est l’expression dont se ser-^ vent les ouvriers , pour dire que les plongées touchent à leur fin , et qu’il ne leur manque que la dernière qui termine les opérations de la plonge ; ils indiquent celte dernière opération par le mot achever.
Mortier. (Cirier.) Sorte de bougie de nuit, qu’on fait brûler dans l’eau , qu’on moule dans de petits moules de cuivre ou de ferblanc coniques.
Moufles. Machine composée d’un, assemblage de poulies, dans deux chapes dilférentes ; une des chapes est fixe , et l’autre mobile; une longue corde passe sur une poulie de la chape fixe, et de là sur une poulie de la chape mobile, puis sur la poulie de la chape fixe , et ensuite sur celle de la chape mobile, et en continuant de même jusqu’à ce qu’elle ait passé sur toutes les poulies. Ou arrête la corde sur une des deux chapes. En tirant le bout de la corde libre, lorsque . le crochet est fixé sur la résistance, avec une petite force on peut soulever de grands poids.
Moule. C’est le tube de métal ou de verre daus lequel on fabrique les chandelles ou les bougies moulées. (Voyez Lp. ru UErocrLLE. )
ogle
Les Chandeliers nomment aussi moule à plonger, ce que nous avons désigné sous le mot abîme, et auquel ils donnent ce nom.
Moule a plonger. ( Chandelier .) C’est une ajuge en bois dans laquelle on met le suif fondu ; c’est dans cette auge que se fabriquent les chandelles à la baguette ou à la plonge. On l'appelle aussi abîme dans les ateliers.
Moules de chandelles et de bougies. Ces moules sont des tubes légèrement eoniquog, seulement de la quantité nécessaire pour donner la dépouillé. On les fait de plusieurs métaux , ordinairement en étain ; les meilleurs sont en verre , surtout pour les bougies.
Mouton (Graisse de). C'est, pour la fabrication des chandelles , celle qui donne le meilleur suif, le plus ferme, etc.
Mouvbt, mouvette, mouvoir ou palon. C’est une espèce de spatule avec laquelle les ouvriers remuent le suif ou la cire pendant qu’on les fait fondre.
Noir de fumée. C’est une substance d’un beau noir qu'on retire de la combustion des petits morceaux du rebut do toute espèce de résine, qu’on fait brûler dans des grandes marmites de fer sous un grand cône formé de peaux de mouton ; la suie abondante s’attache aux peaux , on la ramasse et on la renferme dans des barils pour la livrer au commerce. On la trouve à très bas prix chez les droguistes.
Pour dégraisser le noir de fumée, il faut le lessiver plusieurs fois dans une dissolution de soude caustique , et laver ensuite h grande eau : les parties graisseuses forment, avecla soude , un savon que l’eau pure ensuite enlève avec facilité.
Nom i<’ ivoire. C’est le charbon obtenu de la combustion de l’ivoire en vaisseaux clos. On trouve abondamment dans, le commerce , chez les droguistes , du noir d'os qui se fabriqué de la même manière que le noir d'ivoire, et qui le vemjdacc avec avantage pour les objets auxquels nous avons* dit de l’employer.
On. (Voyez Feuilles n’oR.)
OnCANETTE. ( Ciricr. ) Espèce de buglosc qui demie une teinture rouge ; mais elle ne donne la couleur que lorsqu’on la fait bouillir dans des liquides gras , l’huile , la graisse , la cire, etc.
Pain de creton. ( Chandelier. ) Lorsqu’on a retiré , par line forte pression , tout le suif que contient la boutée , il reste sous la presse un corps solide aggloméré que l’on vend pour la nourriture des gros chiens et pour engraisser la volaille, sous la forme d’un pain, qu’on nomme pam de creton. (Voyez Creton.)
Pains. ( Cirier .) On achète la cire jaune ou brute en gros pains ; on fond en petits pains ronds , la cire blanche , ce qu’on appelle écttler.
Palon. ( Cirier. ) Sorte de spatule en bois qui sert à remuer la cire dans la chaudière, au fur et a mesure qu’elle se fond.
Pans. On désigne vulgairement par ce mot les faces régulières d’un prisme. Par exemple, lorsque d’un cierge cylindrique on forme un prisme à six ou huit faces, chacune de ces faces se nomme pan.
Passoire carrée. ( Cirier. ) C’est une espèce de tamis carré en cuivre étamé , dont quelques. fabricants se servent sur le grêloir ou sur le coffre à éculer. On préfère, dans les grandes manufactures , une passoire ronde ou ovale pour le même usage.
Pelle a reieter. ( Cirier. ) C’est une pelle semblable à celle des boulangers; elle sert à rejeter la cire sur des toiles : on se sert encore des pelles ordinaires pour remuer la cire rubanée dans les magasins.
Pennes. Ce sont des bouts de fil que les tisserands coupent à l’extrémité de leurs pièces , et qu’ils vendent aux Chandeliers et aux Ciriers, et dont ceux-ci se servent, soit pour former des anses au bout des mèches pour les tendre dans les moules, soit pour lier par paquets d’une livre ou d’un demi-kilogramme les chandelles ou les bougies de table. Ils
les emploient aussi à d’autres usages , ce qui économise souvent la petite ficelle.
Pereao. (Cirier.) C’est un vase en cuivre élamé , de forme ovale , dans le milieu duquel on place la cire dans un enfoncement qui sert de chaudière. Le péreau sert à fabriquer la bougie lilée. Au milieu de ce vase est rivé un crochet sous lequel passe la mèche de lu bougie que l’ouvrier file.
Percer la fonte. ( Cirier.) Les ouvriers emploient cette expression pour désigner l’action d’enfoncer la lancette dans la chantepleure pour chasser le bouchon de liège qui ferme en dedans le bondon de la cuve , afin de faire couler le liquide dans le grèloir ou dans le coffre à éculer.
Percer le cierge. ( Cirier. ) C’est faire un trou au bas du cierge, dans le sens de l’axe, avec un instrument en bois qu’on nomme broche.
Perçoir. Outil dont on se sert dans la fabrication des chandelles et des bougies à mèches mobiles; il sert à réserver, pendant le moulage, un trou cylindrique au milieu et dans l’axe de la chandelle et de la bougie , afin d’y placer, après la fabrication, la mèche mobile, ou, si l'on veut, une mèche fixe.
Pesanteur spécifique. C’est le poids que pèse un corps sous un volume déterminé , comme , par exemple, un centimètre ou un décimètre cube. On a formé des tables de la pesanteur spécifique des corps , dans lesquelles on a comparé leur pesanteur à celle de l’eau distillée qu’on a prise pour l’unité ; il est facile alors de connaître le poids réel d’un corps lorsqu’on en connaît le volume. Par exemple , on trouve dans cette table que l’eau étant 1 , l’or pur, fondu, est représenté par 19,2381 ; le même volume d’or
f >esera donc 19 fois 25^1 00 ou 19 fois un quart plus que ceui de l’eau.
Petit suif. ( Chandelier .) On donne , dans les ateliers, ce nom au suif de tripes; c’est la graisse qui se fige, par le refroidissement, à la surface de l’eau dans laquelle on a fait cuire des tripes; ce suif est tellement mou, que les bons fabricants le rejettent.
Piquets ou chevilles. (Cirier.) Ce sont de longues chevilles que l’on enfonce au bord des carrés pour soutenir verticalement la bordure des toiles.
$76 vocabulaire.
Plonger. [Chandelier.) C’est tremper les mèches ou les chandelles commencées dans le suif fondu pour fabriquer les chandelles plongées , ou « la baguette , ou à la plonge. Les ouvriers, dans les ateliers, disent souvent plinger pour plonger.
Plongeur. ( Chandelier . ) On donne cc nom à l’ouvrier chargé de fabriquer des chandelles à la plonge.
Plonjure ou Plinjure. [Chandelier.) C’est le nom qu'on donne , dans les ateliers , à la première opération que l’on fait pour plonger les chandelles *, c’est celle par laquelle on imbibe , pour la première fois , les mèches de ces chandelles.
Poêles. ( Chandelier. ) Cc sont des vases en bois , rangés l’un à côté de l’autre sur le sol de l’atelier, et dans lesquels on verse le suif fondu pour en former des pains ; on les retire de ces moules lorsque le suif est ligé ou raffermi. Ces poêles sont des moules à pains de suif, comme les