DÉCOUPAGE DES FEUILLES
Le découpage des feuilles se fait de troïs manières, %: 1° À la cisaille, :
2° A la machine à raboter,
3° A la machine à mortaises.
ARTICLE PREMIER. — Cisailles
On distingue plusieurs espèces de cisailles P la tôle, savoir :
La cisaille ordinaire à main (fig. 155 ).
La cisaille mécanique ( fig. 156).
La cisaille circulaire (fig. 157).
La cisaille à vapeur (fig. 158).
1° Cisaille à main. Elle s'emploie pour couper les tôle l'épaisseur ne dépasse pas deux millimètres (1 ligne).
Il existe des cisailles à main de toutes les dimensic puis la longueur de cinq centimètres ( 22 lignes 172) celle de vingt millimètres (7 pouces 4 lignes) et au-dess mdchoires.
2° Cisaille mécanique. Elle s'emploie dans la han et dans les forges anglaises pour couper la grosse fer.
Les mâchoires ont de trente à cinquante centimètr pouces à 1 pied r7 lignes) dé Jong , et sont en acier dans les bras qui sont en fonte; de cette manière, on aiguiser facilement quand elles ne coupent plus.
isaille circulaire. Klle diffère essentiellement des auce que son action est continué , tandis que celle des
6 tent à an d' eux , mie par une RACE à es et d’engrenages ; Suivant l'épaisseur des tôles qu’elle
D, terminée par une pointe qui pénètre dans l’axe de e du cylindre inférieur , sert à HÉPRROCRE les deux faces
s en contact, condition indispensable pour que l'appareil ionne bien.
is avons vu peu de ces cisailles Fete découper de
yées De ere des tôles minces. À la Monnaie de il en existe dans les laboratoires des essayeurs, pour déles petites feuilles d'argent ou d’or laminé pour les
4 ue à a vapeur. Depuis quelques années, on emploie rand succès les machines à vapeur à simple effet, ie certains outils qui n'ont d'action que dans un
le représentée dans la figure 158 différe de la ci- DDRONNIER. ec 10
saille ordinaire, en ce que les mächoires a et sont
culaires à l’axe du mouvement, au lieu de lui être: leles. ;
Par cette disposition , l'ouvrier a beaucoup plus def pour manœuvrer les feuilles de tôle , et la puissance de |: chine est bien plus grande, parce que l’action du levier sur la tête même de la mâchoire mobile, laquelle, tourne à d’un axe placé à son extrémité.
. La manœuvre du tiroir du cylindre à vapeur se fail main. La Lige du piston est guidée par deux galets se mo chacun dans une coulisse.
Le levier moteur A est terminé par un axe recevan bielle qui communique à une manivelle montée sur un portant un volant. Cette disposition a pour but de limi course du piston, mais n’est pas indispensabJe, : : elle plus qu’elle n’est utile.
Ce qu'il y a de mieux pour limiter la course, c’est d frapper le levier en haut et en bas, sur un arrêt en bc toute autre substance élastique, *
ARTICLE 2, — Machine à raboter.
Lorsque l’on a des feuilles longues à couper , et surt dresser, comme les bandes de tôle pour tenders, entre-toi châssis de locomotives, on fait ce travail à la machine boter.
On peut, à la rigueur, faire usage de la maté à ral ordinaire , soit à outil fixe et chariot mobile, soit à outil bile et chariot fixe; mais il est préférable d'employer machine à raboter, disposée spécialement pour le travai tôles. | Ci
Les figures 160, 160 bis, 160 ter représentent une mat de ce genre, employée par M. Durerne, et faisant le se de ses ateliers. Elle sort des ateliers de construt MM. Warrall, Middleton et Elweil.
utres , en ce que les feuilles de tôle sont serrées sur longueur par un appareil spécial qui les empêche éplacer et les maintient planes , chose importante pour s minces que l’on découpe plusieurs à la fois.
se trouve en outre sur le bord du chariot , attendu a jamais de faces planes à raboter horizontalement.
ant au mouvement de l'outil, il peut être quelconque. machine de M. Durenne il avance par un pignon et aillère. | y
> machine s'emploie non seulement à faire des coupes nales régulières dans la tôle, mais encore à biseauter rds des lames de cuivre destinées à faire des tubes. On en escalier une demi-douzaine ou plus de ces lames , et asser l’outil alternativement sur chacune d'elles, ce ère singulièrement cette besogne , tout en la rendant sulière.
mMCLE 9. — Machines à mortaiser ou parer.
ue l’on a à découper des plaques dont les contours sont comme les plaques de garde des roues de tenders et otives, on fait usage du foret et de la machine à parer.
ret sert à percer une infinité de trous tout autour de > à isoier , et la machine à parer sert 1° à découper les de tôle restant entre les trous ; 2° à dresser les faces
ce cas, on met de six à douze feuilles les unes auautres, et le travail s’effectue avec une rapidité aire, comparativement à ce qu’il serait par les prolinaires ; de plus, il est bien fait, chose indispensaine pourrait obtenir avec la cisaille , le burin et la
exemple proposé. le faire douze plaques de garde la figure 161: On prend douze feuilles de tôle
Ha
tee ct
capables, c’est-à-dire aÿant pour surface À BC D calibre en tôle mince, on trace le contour des plaque lever, ainsi que l’emplacement des trous des boulon vront exister dans ces plaques. L
Cela fait, on place le calibre sur la pile des Ms feuil et on perce à la machine un trou de boulon a ; ensifité passe dans ce trou un boulon que l’on serre fortement Al à on perce un second trou à ou c ; on passe encore un bou
Les plates-formes des néhise à raboter , percer et pa sont disposées de manière à loger les têtes des boulons ;« le cas où les logements de ces têtes ne se trouveraient pa rapport avec les positions que les tôles doivent occuper } être travaillées, on perce d’autres trous où l’on met en: sous des feuilles de l'épaisseur des têtes.
Les feuilles ainsi assemblées au moyen de deux boulor et à, on dresse la face E F à la machine à raboter. On p si l’on veut, dresser également les faces GH,1K, LM, n’entrant dans les feuilles que de la quantité nécessaire } dégager les arêtes correspondant aux faces I K, LM, ce n'est pas fort commode. É
Quel que soit le mode de découpage adopté pour tél f G,H,IK,L M, tout ce qui n’a pas été dressé à la machil or est terminé aux machines à percer et parer, del nière suivante : € A+.
La machine à percer forme une infinité de petits trou: huit millimètres ( 3 lignes 172} de diamètre environ, tout le contour à decouper; ces trous sont tangens au. tour, et aussi rapprochés que possible les uns des aut c’est-à-dire distans de deux millimètres (1 ligne\ de cir rence à circonférence, Il faut avoir soin de ne les pas r cher plus, parce que l'on s’expose, en forant, à faire ! le foret d'un trou dans un autre, ce qui, loin “PS
“travail , le ralentit singulièrement.
Quand tous les trous sont percés, on porte la mass machine à mortaiser, qui abat successivement les clo laissées entre eux, au moyen d’un outil assez plat P prendre que deux à trois une. à) 1 ligne 172) de largeur, à
tt
d tout le contour est découpé, on remplace l’outil r par un outil pareur.
rare que l’on puisse achever le travail au moyen d’un |; en général, on préfère dégorger d’abord, au moyen til arrondi, toutes les saillies a à (fig. 162), qui fores découpures précédentes , et les amener à l’état de la re 163. Cela fait, on achève le dressage au moyen d’un