‹ Nouveau manuel complet du coloristeChapitre 32 sur 36 · PEINTURE ORIENTALE · texte numérisé non relu

PEINTURE ORIENTALE

La peinture orientale, aussi nommée aquareli miniature, peut être exécutée avec avantage par E coloriste, mais alors il faut que les gravures ou litha graphies ne portent que des traits simples, et non dd parties ombrées. Les nervures des feuilles et les con tours des pétales dans les fleurs devront avoir de traits très-fins , le pinceau devant former les ombre et les dégradations de teinte. Quelques exemples qu: nous indiquerons pourront mettre le coloriste à mêm: de s’exercer. |

On doit se procurer les objets suivants : Une point. à tracer , un gratloir , une pointe à découper, du pa: pier verni, des pinceaux ou brosses, des plombs, un: planche en tilleul ou bois de poirier ; les couleur: sont les mêmes que celles indiquées dans la deuxièm partie de cet ouvrage.

Pointe à tracer, fig. 4, PI. III. — C’est um tige de métal dont une des extrémités est une pointe émoussée qui sert à former les traits sur le papier

os dr 2 A

verni , l’autre extrémité est en forme de FM non tranchant.

Grattoir. — Cet outil a été décrit page 25. Voyez DAS 45, EL T.

Pointe à découper. — Celte pointe est connue sous le nom de pointe de graveur en bois (1), fig. 2, PI. III. Elle se compose de trois parties distinctes :

40 La douille, fig. 3, PI. JET, est un cône tronqué en cuivre, long de 11 centimètres (4 pouces), de 2 centim.

» (9 lignes) de diamètre dans le haut, et de 7 milli-

mètres (3 lignes) de diamètre dans le bas. Cetie douille

'est garnie extérieurement en corne et légèrement

renflée au milieu, afin de l'empêcher de glisser entre 2 Li e +

; les doigts ;

20 Le manche, fig. 4, PL. EX , est en bois ; il doit

; remplir exactement la avütilé en cuivre et être plus

long de 5 centimètres (1 pouce 10 lig.); la partie inférieure ne doit pas dépasser l'extrémité du cuivre. Ce cône en bois est fendu dans les trois-quarts de sa longueur de a en b, par un trait de scie, et c’est

‘dans cette fente que l’on place la lame ou pointe;

59 La Jame, fig.5, PL. I, est en acier : sa longueur

est de 7 centimètres (2 pouces 7 lig.) environ, sa largeur de 4 millimètres ( 2 lignes ) ; l’extrémité est’sem-

blable à la pointe d’un canif à lame droite. Pour la fixer solidement dans le porte-lame, on enveloppe

(4) On en trouve à Paris, à la Flolte Anglaise, rue de la Barillerie, ainsi que les pointes à tracer.

cette lame de quelques doubles de papier , à une di tance de la pointe de 6 millimètres (2 lignes !/, ):: après l’avoir mise dans la partie fendue du bois, manière à ne faire sortir que la partie non envelos pée, on introduit le tout dans la douille en caivy comme on le voit par la fig. 2, PI, III. En indique la manière de découper le papier verni, nous aurc: le soin de faire connaître la marche à suivre pour fa: usage de cette pointe.

Papier verni, papier à décalquer. — Ce pap:

se trouve chez les marchands de couleurs, On pe en préparer facilement de la manière suivante : Apr avoir choisi du papier qui ait beaucoup de corps! sans colle , on le place sur une table , et à l’aide d’| pinceau à vernir, on l’enduit d’une couche d'huile : lin cuite, puis on l’étend pour le laisser sécher. Low qu’il est sec , on y donne successivement et à un jo d’intervalle trois couches de vernis copal (4).

Une surface du papier étant ainsi garnie, vous ofl rez exactement de la même manière pour l’autre... faut avoir soin de le laisser sécher pour qu’il ne co: point aux doigts lorsqu'on veut s’en servir,

Pinceaux ou brosses, fig. 6, PI, IIE. — Les bross sont formées de trois parties : la première est le pin ceau e formé par la réunion de poils plus ou moins lon: et de grosseur variable; ils ne doivent pas être tre

(4) Voyez sa préparation dans le Manuel du Peintre Bâtiments, qui fait partie de VEncyclopédie-Roret.

durs afin de ne point écorcher le papier; la seconde partie est le tube c. d, ordinairement en fer-blanc, “enfin la troisième est la hampe a & ou tige en bois, qui sert à le mainienir. Nous avons déjà décrit, dans “la première partie, la fabrication des pinceaux ordi- -naires, nous n’aurons rien à ajouter à ceux-ci, qui - n’en diffèrent que par l’assemblage des poils. Plombs, — Les plombs sont employés pour maintenir le papier verni sur la gravure que l’on veut décalquer; ils doivent peser environ 50 grammes (1 once 5 gros), et avoir la forme donnée par la fig. 7, PI. III. .… Planche pour découper. — On doit toujours donner “Ja préférence au bois de poirier ou de tilleul, comme -w'ayant point de sens; il faut avoir la précaution, - lorsque l’on découpe un objet, de ne point y faire en- “trer la pointe , ce qui rendrait le travail plus difficile et moins exact. On peut encore se servir pour dé— couper le papier verni, d’une lame en verre de 2 à3 millimètres (1 ligne à 4 ligne !/,) d’épaisseur; les traits sont plus fins, la pointe ne pouvant pas pénétrer au-delà de l’épaisseur du papier, surtout pour les dentelures des feuilles. Pour donner un exemple, - nous supposerons que l’on ait à enluminer une rose - garnie de feuilles, dont tous les traits sont représentés - ainsi que les nérvures de feuilles, comme l'indique la fig. 8, PI. IIT, ainsi qu’un modèle enluminé pour - indiquer les parties ombrées et le ton des couleurs. On procède ensuite aux découpures de la manière suivante, en ayant le soin de faire marcher les mêmes

couleurs ensemble , c’est-à-dire les parties roses ave les roses , les vertes avec les vertes, etc., afin d’ viter le mélange des couleurs : 40 On place donc ui papier verni sur la rose, et on ÿ calque toutes Ii

parties marquées n° 1, que l’on découpe à jour coms l'indique la fig. 9; 20 on calque sur un autre papii les parties marquées n° 2, que l'on découpe égale ment à jour (Voyez fig. 10), et l'on procède de mêm pourles n°55, 4,5, Get 7 ( Voyez fig. 41,19. 4% 14et15); ce qui produit sept calques pour éco cette rose. Pour former les côtes et les nervures di feuilles, on se sert de deux morceaux de papier verni l'un découpé comme la fig. 16, et l’autre comme: fig. 17. On commence par placer la découpure fig, : sur la gravure, de manière à faire correspondre |! traits des n95 1 dans la partie à jour ; on fixe la feuill. en la maintenant avec les doigts, on prend dela co “Jeur avec la brosse, il en faut très-peu , et après li voir toutefois essayée, sur un papier, on en frotter la partie découpée en commençant vers les bords | en imprimant à la brosse un mouvement circulaire de manière à former une spirale; il faut avoir soin € ne frotter que légèrement sur les parties qui doivex avoir un ton clair, et appuyer davantage sur les par ties les plus foncées. On procède de même pour lé n°952, 3 et 4, qui forment la rose. On passe ensuil aux feuilles n°5 6 et 7 (fig. 14 et 15), en opéran avec de la couleur verte; il faut faire une teinte pres que plate. Les ombrés sont produits après ; on pren

la feuille vernie découpée en courbe, fig. 17, que

J’on place sur la côte de manière à cacher la moitié . de la feuille, et avec le pinceau on frotte légèrement

pour ombrer la partie qui doit être plus foncée en faisant partir l’ombre du bord du papier verni ; on procède de la même manière pour produire les ner— vures, en se servant de la partie courbe, fig. 46. IL ne reste plus pour compléter Ia fleur, qu’à faire les

“ tiges en se servant de la découpure fig. 43, en em-

. ployant unecouleur bois. Lorsque les objets sont trop

fins , il faut alors les toucher au pinceau par la mé-

‘thode ordinaire, comme le serait la partie du bouton

marquée n° 8, te 8.

Ce genre d’enluminage peut être très-utile pour les

… ouvrages d'histoire naturelle, et avec un peu d’habitude on peut parvenir à l’exécuter assez vite Four » que le prix ne soit point un obstacle.

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