PREMIÈRE PARTIE
DESCRIPTION HISTORIQUE DES DIFFÉRENTES PARTIES «CI COMPOSENT UNE LOCOMOTIVE.
L'origine des locomotives a été la solution du problème suivant :
Appliquer la force motrice de la vapeur au Irantporl , toit fur routes ordinaire! , toit fur chemin* de fer.
Il y avait quatre moyen* principaux pour arriver à celle solution : lequel devait avoir la préférence? c'est ce que l'expérience seule était appelée à décider ; aussi furenl-ils mis tous quatre en pratique, et, chose remarquable , le meilleur fut le dernier employé. Ces quatre moyens se résument dans l'application des procédés suivants :
1° Adapter un treuil d une machine à vapeur fixe, et faire enrouler lur ce treuil une cordt dont l'extrémité est attachée au convoi que l'on veut remorquer.
Ce procédé simple, qui est exclusivement employé aujourd'hui pour les fortes pentes , présentait comme inconvénient principal de ne permettre de faire des transports qne sur □ ne petite longueur, ou de nécessiter l'emploi d'un grand nombre de machines fixes , si l'on roulait aller plus loiu. Machina Locomotive!. 1
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2° Placer le treuil et la machine tur le confiai même , et fixer l'extrémité de la corde à celle du chemin que le
Ce procédé , qui est l'inverse du premier, en ce qu'il subsliluc au renouvellement des machines fixes, pour des grandes dislances , un simple renouvellement des cordes, fui mis en pratique pour la première fois par MM. William et Edouard Ckapmann, en 1812. Ces Messieurs remplaçaient le treuil et la corde par une roue dentée engrenant atec une chaîne en fer qui régnait sur toute la longueur du chemin.
5° Armer la machine, montée tur dei roues, d'articulations en fer fonctionnant d'une manière analogue aux jambes et pied* des animaux.
Ce procédé ingéniciiï , qui semble indiquer le besoin que l'on ressentait de rendre la machine indépendante de points fixes, fut mis en pratique, pour la première fois, par M. Brunton, en 1813.
An Imprimer un mouvement de rotation à deux roues êgalet et fixées sur un même essieu , afin que les vitesses soient êgalet, au moyen d'une machine à vapeur monti-e elle-même sur des rouet ; attacher le convoi aux rouet motrices et leur donner une adhérence, avec le sol , suffisante pour qu'elles ne glistent pas.
Ce procédé, qui est le piincipo des locomotives actuelles , fut mis eo pratique pour la première fois par M. Btenkcntop, en 1811 , c'est'i-dire , un an avant l'invention de MM. William et Edouard Chapmann. Pourquoi ne fut-il pas adopté immédiatement? on le comprendra facilement, si nous disons que , pour produire l'adhérence des roues sur les rails, M. Blenkensop armait ses roues motrices de déni» engrenant avec nne crémaillère qui régnait sur toute la longuenr du chemin. L'invenlion de MM. Chapmann était doue un vrai perfectionnement a ce procédé.
On en était à l'invention de M. Brunton, lorsque M. JÏIackette, ingénieur anglais, pronva, par des eipériences directes, que l'adhérence des roues ordinaires sur les rails est suffisante pour remorquer pratiquement le» mêmes charges que les roues fc engrenages.
Celte déconverle , si'simple , si facile à faire ( car les roues >ne manquaient pas plus à cette époque qu'aujourd'hui) , et qui, néanmoins, était restée ignorée au milieu de toua les