‹ Nouveau manuel complet du constructeur de machines locomotivesChapitre 68 sur 102 · UiO · texte numérisé non relu

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g 2, Cylindres à vapeur.

Ce paragraphe comprend ! les cylindres , les boîte» à vapeurs, les pistous, les tiroirs , les liges el le mouvepteutdo lu Uèteule.

DES LOCOMOTIVES. S63 1° Matériaux. Ils se composent généralement de fonte, fer el cuivre , dans les proportion» :

GO fonte.

3 fer.

1 cuifre.

La foule sert à Taire les cylindres , leurs fonds , les boiies a vapeur, les tiroirs et les pistons ; le fer , les boulons al les liges; le cuivre , les stuiitng- box et les grains, 1 2° Formel. Les cylindres de loeomolives diffèrent en quelques points des cylindres ordinaires du machines lixes. Comme ils tout maintenus en place au moyen de la plaque de tôle forte sur laquelle s'assemblent les petits lubes , laquelle plaque tes relie au reste du mouvement par les cn- Iretoises, il faut que leur bride puisse s'assembler , nongeuleineut avec le couvercle, mais encore avec cette plaque. Pour cela , on fait la bride soit q narrée , romme dans la locomotive représentée Planche IX , avec les quatre boulons aux quatre coins, soil ronde et double, comme dans la fig. 11 (Planche X). La bride douhle , c'est-a-dire a face intérieure et face extérieure , présente l'avantage de n'exiger pour le couvercle qu'un diamètre égal au diamètre extérieur du cylindre, ce qui laisse de h place pour loger les entre luises sur ta plaque, taudis que l'autre disposition force a les assembler avec le couvercle même, assemblage tuul-a-la.it incommode pour les réparations. Dans le premier cas, le couvercle est serré par des boulons taraudés dans la bride intérieure. Comme dans toutes tes machines bien faites , les brides sout munies de portées tournées el coïncidant parfaitement, ce qui évite le masticage du joint.

Le piston et sa tige doivent être construits de telle manière qu'ils se retirent par derrière, el le couvercle du piston doit être de ce côté , afin qu'on puisse refaire la garniture sans être obligé de l'enlever complètement. La meilleure garniture du piston est sans contredit celle à cercles de fonte très-minces sur un premier lit de ebanvre qui , bien serré , agit comme un ressort.

Les tiroirs sonl de deux espèces : è détente et sans détente. Quand its sont sans détente, il est préférable d'en mettre deux pour diminuer la longueur du canal d'écoulement de lu lumière à l'intérieur du cylindre , canal constituant une perte de vapeur égale à son volume pour chaque

conp de piston. Quand ils sont a détente , l'expansion de la vapeur contenue dans ce canal , réagissant contre le pislon , fait que lu perle est presque nulle et ne nécessite pas celte précaution ; cela est d'autant mieux que , par le mode de détente que nous avons adopté, il serait impossible d'eu

Les fig. 11 , 12, (3 et 16, présentent un tiroir à détente avec l'apparnit qui sert à rendre cette de rnière variable il la main et à chaque instant. Quand ou présente à la tuile supérieure le plus petit axe du taquet , la détente a lieu a la moitié de sa course, c'est la détente mini ma; quand on présente le grand aie, la détente a lieu au */ a do fa course , c'est la détente ma xim a.

Ce système de détente h deux tiroirs superposes n'est pas exécuté de la même manière par tous les constructeurs. On peut voir comment M. Edwards 1 -exécute, dans le Bulletin do la Société d'encouragement d avril 1837. Nous croyons indispensable do faire la longueur de la tuile supérieur égale à l'espace compris entre les deux lumières , plus la longueur d'une lumière; saus quoi la vapeur rentre a la fin de la course , quand on détend à un point élevé.

Les boîte? a vapeur se construisent généralement du telle sorte , que l'assemblai' avec le c-jlimlie et avec le couvercle se fasse par un seul boulon à tète intermédiaire (fig. 15 ) , taraudé a ses extrémités pour recevoir deuxécrous , et enveloppé de fonte, sur toute sa longueur, pour être à l'abri de l'action oxidante de la fumée. La prise de vapeur se fait tantûH sur le côté, tantôt dessus la boite dont lu couvercle n'occupe plus alors qu'une partie.

Quant à la sortie de la vapeur , communiquant avec le tuyau d'injection , par un raccordement circulaire, il faut , autant qae possible , lui donner une direction courbe vers la cheminée, aBn que la vapeur sortant d'un des cylindres n'aille pas réagir sur le piston du cylindre voisin. Lorsque la machine est à détente, celle précaution n'est pas indispensable, parce que la vitesse d'écoulement est faible ; mais sans détente, elle est de la plus haute importance , en ce qu'elle influe considérablement tut l'effet utile.

5" Dimensions. Tliôoriijiunucr.t , les dimensions des différentes parties du cylindre à vapeur devraient être déterminées d'après la longueur du diamètre. En pratique , il n'en est pas ainsi , parée qu if y a toujours une dimension

miiiima pour que le mêla! subisse , d'une manière convenable, les diverses opérations auxquelles il esl tournis dans le travail de l'atelier. Il en résulte que les quantités de matière employée dans une machine ne sont pas proportionnelles à leur force , et se rapprochent d'autant plus des dimensions théoriques que les machines sont plus puissantes. Nous allons indiquer toutes les dimensions des cjlindres que l'expérience a signalées comme les meilleures pour huit diamètres de pistons usités.

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4° Coitltructii/n.

i" Forge. Le travail de la forge consiste dans la confection <!o liges rondes, de boulons, cadres pour les tiroirs et autres petites .pièces dont le travail simple n'a besoin d'aucune explication.

2° Fonderie. Il y a d'abord pour les modeleurs ii exécuter, neuf modules qui sont :

Le cylindre.

Son couvercle.

La boîte h vapeur.

Son couvercle.

Le tiroir inférieur.

Le tiroir supérieur.

Le corps de piston.

Sou couvercle.

Celte besogne faite , on joint à ces 9 modèles ceux de Blulfing-box ei grains des (rots tiges , et porte la lout a la fonderie où les moulage» s '«Veulent par lus procédés que nous avons décrits plus haut; le cylindre so moule en sable d'étuve cl le reste en subie verl.

3° Ajustage. On commence par aléser le cylindre , en ayant soin de tourner ses portées sur l'alèsoir même , afin d'être sûr que leur plan est bien perpendiculaire à celui des génératrices intérieures. Suivant que la fonte est souffleuse, dure ou de bonne qoalite , un passe plus ou moins de fois

ne peut se déterminer à priori , et se trouve lanlitt plus

petit , i "■ plu* grand quu celui sot lequel on comptait.

Le cylindre alésé , on tourne le couvercle et lu fund dont les entrées ne sont déterminées de diainélre qu'après celle première opération. En même lempa , on rabote la plateforme du tiroir, parallèlement aux arêtes du cylindre ; un rabote ausssi lus tirons et les porte** des boites â vapeur. Od tourne le pisiou el soo couvercle , pose a chaud dans te piston les remplissages en fer qui servent d'écroo aux boulons de serrago, louroe les cercles, el, si l'on veut, ta plaqua de fonlo rapportée sur lo couvercle avec Irons quarrés a l'endroit des tètes des buulons , pour empêcher ces derniers de se desserrer pendant la marche. Au lien de celte

DKS LOCÛMnTIVES. 29T plaqne de fonte, dont le principal nranl.i^p est d'économiser ta tapeur en remplissant un vide inutile, on met asseï ordinal rcmenl ttn petii cercle en fer langeai aux boulons, et maintenu en place par deux vis.

IVaotre pari , un Morne les liges , Inurne et fille les bon- Ion* , taraude et pare le» terong, tourne- et al^so les siuffingbox, rabote le taquet, etc. , etc.

Toutes les pièces ainsi préparées sont données à un ou deux ajusteurs finisseurs qui Je? iigsMnl)l'::it, Pour cela , ils commencent par polir toutes les l'a es planes qui ont été rabotées; ils dressent à l'éraèri et a l'huile les faces de contact des tiroirs en les l'rotlanll'une sur l'autre ! ils marquent les places des trous à percer dans le cylindre, son fond, son couvercle , sa boite à vapeur el le couvercle de celte dernière; ils assemblent le piston avec sa lige, coupent celle dernière de longueur et font la mortaise de l'extrémité qui s'assemble avec le T. Il esl bon do remorquer, en passant , que celle mortaise ne se Tait que dans le cas de locomotives, parce que les distances et longueurs sont observées rigoureusement; dans toute autre machine, celle mortaise, ne s'exéculc qu'au montage. Ensuite , ils assemblent le la-

entrer le tiroir dans son cadre , placent les tringles qui guident le liroir supérieur, posent les boulons des stuffing-box, cl , quand tout est bien préparé ainsi , font l'assemblage général et expédient au montage.

5 U Prix de revient. Il n'est pas facile do déterminer lu pris de revient pour les huit diamètres que nous avons envisagés , si nous avons égard au* augmentation! de longueur des courses résultant de la largeur de la voie. Afin de ne pas compliquer lu question, nous considérerons les poids comme égaux pour un même diamètre de piston , quelle qoo soit la longueur des cylindres. La conséquence de celle manière d'agir n'aura d'influence que sur les matières premières, particulièrement la fonte , dont la falcur est fort peu de chose par rapport a la main-d'œuvre, qui est la même dans les

On aura ainsi , eu comprenant dans lo prix de revient de 1 cjlindro , la moitié du prix do revient de l'appareil servant il rendre la délente variable à la main ;

COHTOSITION

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