fl
Fonderie. .
Alésoir. . .
Tour. . . .
Rabot. . .
Toroud'age.
Ajustage. .
Tu
Ajoutant la valeur do la matière première,
f. r. r. r. t. f. r. r 87.50 100 112.50 135 137.50 150 162. 50 1 75 On aura :
•onte ajuste. 212.50 250 365.50 2!)2 31 a. 50] 345 [571. 50 398
J er 150. » 160 170. » 180 190. » 200 210. a 220
]uiïre. . . 25. « 50 55. » 40 45. » 50 55. » 60 587.50 420 470.jO 512 555.5ojs93ltj36.50 678
DBS LOCOMOTIVES, 289 Le ferestêvaluéau prixdu kil. de boulons de boîtes a vapeur ; le cuivre à la valeur des slufling-bo» correspondants.
On déduit de la , en admettant que les prix de revient ei de vente sont comme [tour le Ter , cela afin de simplifier autant que possible:
Prix do revient : 1.75 fois les prix ci-dessus, on : 68O.f.;750f.>95f.. 9Q0f. 970 C 1,0*0M; HOf. l,190f.
Prix de vente : deux fois les mêmes' prix ci-dessus : TT5f. 8S5f. 930f. i,030r. I,il0f. 1,190F. l,270f. l,360r. § 3. Transmission du mouvement aux roues v.- motrices, tiroirs et'pompes.
Celle «i-ansmission comprend :
îo Les essieux coudés; '
5° Les bielles, loles des tiges de pistons et de pompes; 4° Mouvement des tiroirs. ' ■
1° Ettiewe coudéi.
■ lo Matériaux. Les essieux coudés sont toujours en fer et d'une seule pièce. Pendant un temps la grande difficulté que l'on éprouvai! à les exécuter, a fait essayer de leur substituer des essieux en fonte ; malgré les dimensions considérables que l'en donnait à ces derniers , ils cassaisnl toujours , aussi maintenant y a-l-on complètement renoncé , et ne songè-t-on plus qii'ù perfectionner les 'méthodes d'exécution de ceux en fer.
2« Forme*. Munis de deux mani velles coudées a angle droit, les essieux sont portés près de leurs extrémités, par les roues motrices auxquelles ils communiquent le mouvement de rotation qu'ils reçoivent des bielles ; de plus, ils nul, à leurs extrémités, deux tourillons sur lesquels porto le châssis de la; machine, par l'intermédiaire des ressorts. Do chaque'côté des coudes , le plus près possible, sont les coussinets . au moyen desquels ils ont la faculté d'osciller verticalement dans les' en Ire loi ses. J
■ C'est cette oscillation verticale qui nécessite la farce que, l'on donne généralement a ces pièces, ainsi que ti liaison intimequi existe entre 'toutes laurs parties. Ln effet , d'une, part, la charge qui a lieu aux extrémités tend a soulever le milieu de l'arbre par suite de la position intermédiaire des roues , eton ne peut éviter ce soulèvement qu'en Taisant,
i Locomotive/, 23
299 COMFOSITIOK
faire corps anx boulons avec les extrémités des manivelles ; d'autre part , s'il se manifeste un choc a l'une des roues pendant la marche, il faut que les boutons résistent à l 'effort de rupture transversale, comme I "arbre lui-même, et partant, aient le même diamètre.
La fig. 6 ( Planche X) représente une moitié d'essieu comme on les construit généralement. Toutes les arêtes vives des manivelles sont abattues , et les deux bras sont un peu évasés vers le centre.
Une précaution & signaler pour ces pièces , c'est de faire le diamètre des portées de roues , supérieur à celui des parties environnantes , afin que quand on veut décaler ces dernières, soit par suite d'usure, soi! par suite d'accident quelconque, on puisse chasser les clavettes sans difficulté, ce qui n'aurait pas lieu, si elles étaient appuyées contre une embase.
3° Dimensions. Il n'est pas de calculs applicables A la détermination des diamètres des différentes parties des essieux coudés; les chocs auxquels ils doivent résister ont fait augmenter successivement leurs dimensions depuis leur origine, et l'on est arrivé aujourd'hui à un point qui ne paraît pas destiné à être dépassé. Quant aux distance; entre les différentes parties , nous dirons que les manivelles doivent être espacées assez pour que l'on puisse loger , entre les outretoises du milieu, les excentriques et leurs leviers; dans le dessin , nous avons fait la distance entre les axes du mouvement égale a la demi-largeur de l'euviloppe de la boite à feu. Cette dislance n'est que juste ce qu'il faut à l'intérieur, non-seulement pour le mouvement des excentriques, mais encore pour l'injection de la vapeur dans la cheminée ; il n'j aurait donc pas de mal de l'augmenter un peu ; il est vrai qu'alors il ne serait plus possible de placer la pompe où nous l'avons mise, grâce a ce rapprochement des axes ; il est bon d'observer aussi que , pour l'écarlemenl des cylindres, il faut avoir égard à la courbure de la tdle de chaque «Otédala boîte à fumée , courbure qui pourrait nécessiter de rogner les brides si ou les en rapprochait trop.
Il y a trois diamètres différents sur les essieux coudés : le diamètre dos portées des roues; le diamètre des boutons de manivelles et tourillons d'entreloises ; le diamètre des tourillons ex'.rêmes ou des châssis.
Ils peuvent Stre les mêmes , quel que soit le diamètre du cjliodre, pour une mémo largeur de troie, cela parce qus
leur largeur eit constante. Si noua les considérons ainsi ,
mit. met. met.
Largsur des voie» 1.50 1.15 2.00
Diamèlres des portées des roues. . . 0.15 0.17 0.19 ToorilloDs des entremises et boulons. 0.13 0.15 0.17
Tourillons des châssis 0.11 0.13 0.15
4° Construction. Il existe trois espèces d'essieux coudés : 1° Les essieux à manivelles rapportée»; 2° Les essieuxù manivelles découpées ; 3° Les essieux à manivelles forgées.
Les premiers sont ceux qui s'exécutent le plus facilement; ils se composent de 9 pièces , savoir ;
3 bouts d'arbre
4 manivelles , 2 boutons.
Chacune de ces pièces se construit séparément par les procédés ordinaires de l'atelier; on assemble ensuite les manivelles avec les arbres, soit à prisonnier et clavette demi-ronde, soit à rivure à chaud du bout d'arbre dans un Itou èvasè extérieurement; cela fait, on pose à chaud les boutons que l'on assemble de cette dernière manière.
Jusqu'à présent-, ces essienx ont présenté comme principal inconvénient de se détraquer facilement, d'exiger de plus grandes quantités de fer que les autres pour avoir la même résistance, et de ne pas coûter beaucoup moins dans les ateliers bien organisés.
Les seconds, ceux exclusivement employés aujourd'hui, se construisent de trois manières principales, qui sont :
1° Essieux à manivelles rapportées pleines par mise»
2° Essieux en deux partie» soudées au milieu.
3° Essieux d'une seule pièce à manivelle rabattue.
1° Pour construire les essieux à manivelles rapportée» par mises successive», on forge un arbre rond, du diamètre de l'essieu, ayant soin do réserver sur cet arbre, aux deux places des manivelles, des parties plates en saillies sur lesquelles on rapporte successivement , au blauc soudant, des couches de métal de G à S centimètre* d'épaisseur , jusqu'à ce qu'on ail atteint la saillie nécessaire. Cela fait, ou les met sur le tour qui fiait la partie ronde, ainsi que les
plats extérieurs transversaux des manivelles; on rabote les plais longitudinaux et ou trace le contour du vide intérieur a enlever. Ce vide, qui pourrait se découper tout entier il la machine à parer , s'exécute beaucoup plus promptement, si on adjoint à cette machine la machine a percer qui , garnissant tout le contour intérieur de la manivelle d'une série de petits trous aussi rapprochés que possible les uns des antres, ne laisse plus à enlever à 1a première que les portions do Ter restées entre ces trous.
Les manivelles évidées , on procède au tournage des boulons. Cette opération s'exécute en rapportant extérieurement des axes parallèles à l'axe principal, A une distance de ce dernier égale au rayon de ta manivelle; ces axes sont maintenus en place au moyen de plaques en fer , boulons et contre-poids qui équilibrent la charge de l'arbre principal et rendent régulier le mouvement sur le tour. Quelquefois on évite ce travail qui est assez difficile en ajustant les boutons au burin et a la lime , cela en les convertissant d'abard en un quarré parfait , ensuite en octogone régulier , ensuite nn polygone régulier de seize cotés , puis trente-deux , etc., jusqu'à ce que le bouton soit rond. Un bon ouvrier, habitué à ce genre de travail , arrive assez exactement; autrement , on obtient un boulon incliné à l'aie et qui a pour effet de casser les bielles pendant la marche de la machine.
2° Pour construire les essieux en doux parties, soudées nu milieu, on a une masse do fer composée de plusieurs barres et plaques de 161e , disposées de manière a représenter la même forme que la moitié de l'essieu. On met le tout au four à réchauffer , bien saupoudré do borax dans sou intérieur, pour dissoudre l'oside qui règne, sur toutes les snrfaces, et on bat, au gros marteau, i la chaleur blanche, de manière a ne plus former qu'un seul morceau. Cela répété sur l'autre moitié de l'essieu , on amorce les deux bouts qui correspondent au milieu de l'essieu, cl on les soude ensemble. Le travail de l'ajustago s'exécute comme pour le précédent.
3* Poor construire les essieux a manivelle rebattue, on exécute absolument la même opération que ci-dessus , seulement avec une longueur double, en laissant pleine la partie comprise entre les deux manivelles. Cela fait on porte l'essieu à l'ajustage, où est découpé le plein qu'on a laissé à la Forge entre les manivelles; puis ou repotle ce dernier a.
la forge ; là, an moyen d'une chaude suante, on Tait faire un quart de tour a l'une de* manivelles , et on les place ainsi chacune dans leur position normale. Le travail de l'ajustage, qui suit celle opération , ne diffère pas des précédents.
Ce dernier système , qui a l'avantage de donner nn essieu d'un seul morceau , présente comme principal inconvénient d'exiger une mise de J 600 kilog. de fer au four pour en retirer 400; ensuite le quart de révolution que l'essieu fait en «on milieu diminue toujours sa ténacité, en sorte que des trois systèmes que nous venons d'énumèrer, pour construire les essieux il manivelles découpées, le second nous semble préférable ; c'est aussi celui qui est exclus! vente ni employé en Angleterre.
La troisième espèce d'essieux , ceux a manivelles forgées , faciles à exécuter lorsque les diamètres ne dépassent pas six centimètres , sont d'une difficulté si grande pour les diamètres ordinaires des essieux de locomotives, qu'on y a complètement renoncé , quant à présent.
Pour construire un essieu de ce genre, on prend une barre de Ter suffisamment longue pour n'être pas obligé de rapporter de fer, sans quoi il serait inutile d'employer celle méthode, et on courbe à chaud les manivelles suivant la forme que doil affecter l'essieu, en parlant du milieu. On obtient ainsi un essieu d'un seul morceau, dont le nerf, n'étant interrompu en aucun point, est d'une résistance h toute épreuve, si on a en soin de choisir du fer de bonne qualité, jamais un essieu de ce genre ne se casse : il peut se courber par un choc, mais alors rien n'est plus facile que de Je redresser. Il serait à désirer que l'on parvînt à se familiariser avec ce mode do construction des essieux coudés, car il permettrait de diminuer d'au moins uu quart le diamètre que l'on donne ordinairement.
S 0 Prix de retient . Avec les dimensions que nous avons données plus haut pour les esssionx, abstraction faite des déchets qui sonl considérables dans l'exécution de ces pièces , les poids moyens sonl :
m. til.
Largeur dévoie. 1.50 400 «. 1.75 600
ii. 2. 600
Forge, système moyen Ajustage , évidage de
Matière première. .
„ , Totaux. . .
d'uù , prix de revient :
prix de veille :
- te kilogramme. . .
l'oqr les essieux droits
. I!our un essieu :
Largeur de voie.
id.
id.
La main-d'œuvre se r
Forge
Ajustage tour. .
Calage
Matière première
fr. „
, .fr. -
fr.
■ fr. '
V fr."".
des petites rnues, les poids looye
mît.
lui.
éparlit ainsi
Le
rgeur du voif
fr.
fr.
fr.
DBS LOCOMOTIVES.
d'où, pris de revient :
2 su
fc.
tt.
MO
prix de Tente :
tt.
Le kilogramme.
Enfin le» 3 essi
tt.
tt.
réunis :
2° Entreti
1° Matériaux. Les entraloiscs sont en Ter , avec coussinets en brome, dons lei èchancrnres ; les guide» «ont en acier avec fer d'angle, cuivre d'angle ou Toute servant à le* assembler avec les enlreloises, au moyeu de boulon*.
2° Formel. 1° EnLreloises. Il existe deux espèce* principale* d'entretoises : la première consiste en deux plaques de 101e découpées à la machine à parer, et assemblées à boulon* avec rondelles intermédiaire* qui en règlent l'écartément; la seconde consiste en une seule barre de Ter forgé, plate , avec un rendement autour do l'èchancrure. Quelle que soit celle de ces doux espèces que l'ou adopte , les frais de construction et la difficulté d'exécution peuveul être évalués les mûmes dan* le* deux cas : quant à la solidité, la seconde nous paraît préférable, parce que, quelque rigide* que soient les assemblages, il y a toujours plu* de chances de rupture dans une pièce composée de plusieurs partie* que dans une pièce d'un seul morceau. Aussi est-ce pour cette raison que nous avons adopte la seconde que l'on peut voir représentée fig. 1 et 8 ( Planche X ).
. Dans les deux cas , on a soin de relier les extrémité* de* pattes de l'èchancrure , tantôt par un collier, comme noua l'avons figuré, tantôt par nu boulon ou toute autre pièce. Celte liaison a pour but de maintenir constant l'écart tmenl entre les deux face» intérieures, écartomeul que tend sans cesse à agrandir ta pression rectiligue alternative de la tige dn pistou sur l'essieu coudé , en abaissant lu partie supérieure. Quelque* constructeurs , au lien de placer le corps du l'enlreloisedans le milieu de l'èchancrure, le placent en haut et le font descendre ensuite à l'endroit des guides pour soutenir ce» derniers (fig. 1, Pl. II). Celle disposition noua,
396 COMPOSTTIOM
Karaît fort bonne et même susceptible de rendre inutile U aison inférieure des pattes auxquelles on donnerait alors des dimensions suffisantes pour résister à In pression du piston. Il est vrai que la liaison inférieure est destinée nonseulement à renforcer les pattes, mais encore a empêcher l'ejfieu de sortir des échancrures , dans le cas où une violente secousse soulèverait par trop la machine; mois pour obi ter a cela , on a encore les liaisons des portées des coussinets, dans les châssis , dont la force est assez grande pour maintenir à elle seule l'essieu en place. Si nous insistons sur ce point, c'est que dans les ateliers de réparations on soulève souvent les machines , et ces pièces d'assemblage des pattes des échancrures, non-seulement sont fort incommodes à enlever , mais encore s'égarent facilement.
Il existe aussi deux espèces de coussinets : les coussinets verticaux et les coussinets horizontaux. Pour savoir au juste lesquels sont préférables, il est bon de se rendre compte de leur mode d'action dans les machines.
Le cylindre è vapeur étant horizontal, la pression de son piston sur l'essieu coudé est horizontale; l'usure maxima des coussinets a tien par conséquent aux points de contact des tangentes verticales , d'où suit que le serrage doit se faire horizontalement.
C'est en partant de ce principe que la plupart des constructeurs font leurs coussinets verticaux serrés au moyen de coins en fer placés de chaque coté et munis d'un bout rond taraudé, au moyen duquel on règle leur position exacte en embrassant entre deux écrous une partie fixe de l'échancrure. Mais les coussinets ne sont pas seulement destinés à maintenir constante la dislance de l'essieu coudé aux cylindres, loul en lui permettant d'osciller verticalement; ils doivent encore concourir, avec les coussinets du châssis, a empêcher toute espèce de mouvement transversal; c'est ponr cela qu'on les munit de joues qui embrassent d'un côté les coins, qui sont eux-mêmes de l'autre côté ou munis de joues embrassant les échancrures ou embrassées par des joues rapportées a ces dernières. Il snil de là que les cousx sinets doivent résister à la pression transversale qu'opère sur eux l'essieu en se portant taniôt a droite, tantôt à gauche, suivant les diverses influences extérieures auxquelles la machine est exposée pendant la marche. Pour cela on les fait emboîter l'un dans l'autre en dessous et en dessus de l'essieu,
comme M. Edward l'a exécuté dans le» machine- du Creusol, où on les assemble à boulons et écroos, comme M Jackson cl autres. Quelque ingénieux quesoicnl ces deux moyens, ils n'offrent jamais la même rigidité qu'un coussinet horizontal, dont les joues portent surles échancrures mêmes. Aussi pensons-nous que tant que les coussinets des chSssis ne seront pas capables de maintenir à eux seuls l'eisieu en place, on ne devra pas avoir égard au mode d'usure dea coussinets des entretoiseset mettre ces derniers horizontaux. C'est sans doute d'après ces considérations que MM. Sharp et Robert s emploient ce dernier mode de construction des coussinets. Un seul constructeur, M- Buij, donne assez de rigidité a ses châssis pour maintenir à eux seuls l'essieu eu place : pour cela , il les fait en fer plat, le grand coté horizontal, et les met en dedans des roues ; par ce moyen , it supprime les entretoises et maintient les guides sur le atuffing-boxdu couvercle du cylindre , et une Innette rapportée à la chaudière. Cette disposition du châssis a l'inconvénient, pour une même largeur de voie , de diminuer la largeur de la chaudière et, partant, la surface de chauffe; c'est pourqnoi nous ne pensons pas qu'elle doive être admise malgré sa solidiLé.
Lafgurel(Pl.X) représente un assemblage de coussinet» d'enlretoises à joints boriionlann : tels que nous les avons figurus, ils différent de ceux de MM. Sharp et Roberls en ce que, chez ces messieurs, les joues sont portées par l'èchancrure; nous pensons que noire disposition est préférable, eu ce qu'elle est plus simples exécuter et aussi solide; du reste, les joues sur les coussiuels existent dans tous les cas où ces derniers sont verticaux: ce n'est donc point une nouveauté que nous avons voulu introduire. Il est vrai que dans ce cas la largeur de L'entremise restant constante, les joues du coussinet sont plus épaisses que celles que l'on dounerail k cette dernière, d'uu résulte que le coussinet est plus large; nous ne pensons pas que ce soit un inconvénient, surtout s'il y a de la place pour le loger, ; . 1 . 2 U Guides. Les guides sont de deux espèces : Les guides simples ; '■.*.. i Les guides doubles.
Les guides simples consistent en un prolongement de la tige du piston, de l'autre coté de |a leie , allant glisser dans
un support-gnide fi\é à une partie invariable de la machine: la bielle , dans ce cas, est a fourchette , ce qui présente l'inconvénient que nous avons signalé déjà, c'est-à-dire de l'exposer souvent a la rupture, par soite de mouvement transversal qu'elle a la faculté de prendre. Aussi eette disposition, employée dans les petites machines horizontales de terre , est-elle complèlemeut rejelée dans les locomotives.
Le guide double consiste en deux appareils égaux placés symétriquement de chaque coté do la tête de la tige et gé néralement soutenus par les entretoises. L'extrémité de l'axe transversal delà téleest alors muniededeux glïssoirs tantôt embrassant les guides , tantôt embrassée par eux. Ce dernier cas est préférable, parce que ces parties sont exposées à la poussière qui se dépose beaucoup plus facilement sur des faces extérieures que sur des faces intérieures. Les seules machines possédant des guides à glissoirs extérieurs sont celles de M. Bury; les guides en acier sont alors à section quarrée, ayant la diagonale verticale ; les glissoirs aont aussi en acier et se composent de deux plaques recourbées a angle droit, et venant s'assembler sur l'extrémité de l'aie transversal.
Les guides à glissoirs intérieurs (fig. 7 et 8, Planche X) se composent simplement de deux plaques d'acier entre lesquelles glisse le glissoir d'un seul morceau et aussi en acier ; ces plaques sont maintenues après l'enlreloise au moyen de barres Je fer d'angle assemblées de part et d'autre par des boulons; en ayant soin de faire ovales les trous des boulons sur les euireloises, ou règle parfaitement la position des guides et, comme on le voit, d'une manière fort simple. Dans les machines de MM- Sharp et Roberts , auxquels nous empruntons cette disposition, parce que nous la considérons comme la meilleure et la plus simple à exécuter, le fer d'angle est remplacé par du cuivre ayant la même forme. Nous présumons que cette substitution n'a d'autre but que de rendre l'appareil plus propre ou moins susceptible de se laisser attaquer par les huiles rances.
Dans les machines duCreusot.ce fer d'angle est remplacé par des pièces de fonte rabotées , et qui , se recourbant en dessus et en dessous des entretoises , sont régléesde position au moyen de petites vis taraudées dans ces dernières. Cette disposition , remarquable comme toutes celles de ces dernières machines, ne nous parait pas néanmoins indispen-
Dans les machines do MM. Siephenson, Taylor, Jackson et aolres , les guides «ont seulement soutenus à leurs extrémités par des boulons portant dans les entretoises; pour les empêcher do fléchir au milieu, on leur donne une épaisseur de 2 a 2 , 5 centimètres allant se réduire à 1 aux extrémités en suivant une décroissance parabolique.
3° Dimension. Nous avons dooné, dans la seconde partie, la langueur des entremises et guides ; les dimensions qui nous occuperont ici seront seulement Ibb épaisseurs el les argenrs.
Si nous nous en rapportons a ce qui existe généralement, nous pourrons les adopter ainsi qu'il suit :
Largeur de voie.
Epaiuevrt det :
Plais des entremises .... 0.02 0.025 0.03
Renflomentsdeséchancrures. 0.04 0.05 0.06 Coussinets , y compris les
joues 0.06 0.08 0.10
Plaques des guides O.Ot 0.015 0.02
"Glissoirs 0.05 0.06 0.07
Largeun det :
Entremises. . 0.10 0.12 0.14
Jd. aux guides 0.20 0.24 0.28
Guides 0.06 O.OT 0.08
Glissoirs, en long 0.15 0.18 0.21
Id. en travers et intérieurement 0.05 0.06 . 0,07
Rebord en sus 0.008 0.01 0.012
Coussinets quarrés des cchancrures 1.6 du diamètre du tou-
Biamètret det : , Itonlons d'assemblage, N n . . 18 21 25
Boulousd'escoussinets,lN"°. 15 . 18 21 Construction. 1° Entretoises. On commence par faire les échancrures au moyen de barres de fer quarrées que l'on courbe dens fois et que l'on aplatit ensuite suivant le dessin, en laissant une amorce de chaque coté pour souder avec le corps ; ensuite ou fait la partie du corps qui se trouve du
SOO COMPOSITION côlé de la boite h feu avec une barre de Ter ptat coupée et coudée à l'amorce. L'autre coté , celui qui porte les guides, est plus difficile à exécuter, parce qu'on n'a pas de fer d'une largeur suffisante pour faire la partie des guides; ou est obligé de prendre du fer plat d'un échantillon beaucoup plus fort et que l'on aplatit an martinet seulement sur la longueur correspondant à la grande largeur; on y soude ensuite deux bouts comme le premier et on soude celui du milieu avec l'échancrure, ce qui fait en lont 4 soudures.
A l'ajustage, on rabote les faces planes des échancrores ainsi que les faces sur lesquelles portent les fers d'angle des guides ; on coupe de longueur, puis ou dresse les petites facei au rabot et a la machine à parer.
Les coussinets sont rabotés sur toutes les faces et alésés Intérieurement ; ils sont eu outre percés des trous des boulons ; les guides, en acier, sont rabotés sur les quatre faces ; les fars d'angle sur les deux faces extérieures; les glissoirs sur les six faces. Les ajusteurs finisseurs n'ont plus qu'i polir et mettre les boulons en place après avoir fait percer leurs trous.
5» Pria; de rioteni. Nous pouvons établir ainsi les poids de l'entretoise, ses coussinets, sou guide et son glissoir, pour les (rois largeurs de voie ; ^
mèt. met. net.
En mettant le prix de revient de l'acier brut à 2 fr. 50 c le kilogramme, nous aurons': "
ff. fr. fr.
Fer 50 75 ' 100
Cuivre 43 75 ' 105
Acier 35 37.50 50
Pour 1 entretoile ISO 187.50 255
Pour 4 id 480 750.00 1020
Main-d'œuvre pour 1 enlreloise :
fr. fr. fr.
Machine à parer. . . .
no
Pour 1 enlretoïie. . . ,
Sommes :
Matière première
Total. . .
3° Biellet, tètet de tiget et moueemeni des pompet.
1° Matériaux. Les bielles sont en fer avec coussinets en cuivre-, les tètes de tige qui , comme nous l'avons dit dans le chapitre précédent, peuvent être en fonle, se fout aussi en fer pour éviter toute espèce de chances de rupture ; le mouvement des pompes est tout en fer, sauf le piston que l'on fait quelquefois en cuivre , mais sans nécessité.
3° Formel. Les bielles (fig. 10, Planche X ) sont exposées à la pression et à la traction; théoriquement leur diamètre au corps qui esl/und devrait être le même que celui des liges do pistons, mais il faut observer que le mouvement Terlical qu'elles prennent, pour suivre le bouton de la manivelle, tend à les faire fouetter, et, dans certain cas, les courber. Pour éviter cela on les renfle au milieu d'une légère
Les tètes sont des assemblages de chapes dont nous avons parlé dans le chapitre précèdent : seulement l'une d'entre elles n'est pas dans la série, par la raison que, embrassant un diamètre double de celui de l'autre tète, sans avoir un plus grand effort à vaincre, il n'est pas nécessaire que la section delà chape soit plus considérable, non plus que les épaisseurs Machines Locomotive!, 26
302 COHPOBlTIOK
du coussinets : on ;i soin leulemeut de doubler? l'épaisseur des joues , parce que ce» parties travaillent plus de ce côté de l'essieu que do côté de la tête, h cause des oscillation* transversales que ce dernier fait A chaque* instant.
La' lèle de lige la plus convenable est celle représentée fig. 8 (Planche X), munie de deux chape» en fer qui tiennent l'axa immobile.
Le mouvement des pompe» s'effectue de plusieurs manières :
Dans les machines horizontales fixe» , on fait Tenir le corps de pompe & la fobte avec le cylindre, soit en dessous, soil de coté, xt le piston est mû par un levier rapporté sur la lige ou la douille, ou par l'axe même auquel il est assemblé. Celte disposition est applicable dans- les locomotives; seulement, pour la pompe en dessous, il faut monter, tant que l'on peut , le centre de la petite roue , afin que son essieu , dan» l'oscillation de la machine. De frappe pas sur le piston. Decôlè, la choie est à peu près impossible à cause de» enlretoises: la position qui serait peut-être In plua convenable serait à 43° de chaque cfllé , en dehors dans le haut , mais là il faut éviter de rencontrer l'arbre du tiroir. Comme on le voit , il n'est pas facile de fixer la pompe après le cylindre , aussi l'en sépare- l-ou généralement et la met-on entre le guide et l'essieu coudé. Là se présente nne autre difficulté : la distance entre l'extrémité de la course do l'axe de la lige et l'extrémité de la course du bouton de la manivelle est égale à l,5course ; il semblerait, au premier abord, qu'on peut y loger la pompe qui n'a besoin que d'une course pour son mouvement ; mais il n'en est pas ainsi, parce que l'espace de la demi-course restante est absorbé par l'épaisseur de l'essieu et celle de l'axe de la lige; ut comme il faut une place aussi pour lestufflng-boxdela puropeetaon fond, on ne peut placer cette dernière entre l'essieu coudé el l'axe delà lige qu'en dessus ou en dessous du plan du mouvement, disposition que l'on adopte généralement. Lorsque les cylindres ne sont pas trèséloignés l'un de l'autre, comme dans notre dessin, là distance entre les enlretoises extérieures et les roui s est assez grande pour loger la pompe en dehors dans le phin du mouvement ; c'est celle dis position que nous avons représentée fig. 8(PI.X). Dan* ce cas, ce qu'il y a de mieux à faire pour mouvoir la pompe , c'esl de percer I'entretoiss d'une rainure égale à la course , ce qui n'a pas d'inconvénient parce qu'elle est irèi-
SES LOCOMOTIVES. 303 large a cet endroit , et de prolonger l'aie de la tête de la lige jusqu'à la rencontre du piston de la pompe. Alors il faut faire les glissoirs de plusieurs morceaux avec vide intérieur, parce que l'axe est aplati pour résister, et mnni d'une tèle pour l'assemblage du piston de la pompe, comme nous l'avons figuré; on peut sortir tout le système hors des guides sans être obligé de démonter ces derniers.
3° Dimeniiont. Les seules que ncus ayons à donner ici sont les différents diamètres de la bielle , la tête de la lige étant déterminée d'après le diamètre de la tige elle-même et celui de l'aie transfert! ; nous ai