TRAVAIL ET TRANSMISSION
po m mu ni ration entre la chaudière et le cylindre, condition
indispensable , pour les locomotires , ai l'on veut éviter les
accidents.
2"» Robinet.
Avantage!. — Bien rodé, le robinet se manœuvre facilement, le frottement résultant de la pression de la vapeur n'étant que très-faible; de plus il ferme parfaitement ta communication entre la chaudière et le cylindre, et règle bien la dépense.
Inconvénient!. — Il occupe beaucoup de place si on veut lui donner toute ta section convenable, ne se fixe pas facilement, et nécessite un rodage fréquent pour ire pas gripper. 5° Papillon.
Avantage!. — Il ferme et régie très-bien l'introduction de la vapeur, se construit facilement et n'a besoin que rarement d'être rodé ; aussi s'use-l-il fort peu ; la manœuvre en est assez donce.
Inconvénients. — Il étrangle la vapeur, et c'est uu grand vice, aujourd'hui que l'on essaie d'agrandir les sections d'é conlement. Aussi gêne-t-il beaucoup quand on veut le faire un peu grand.
4° Tiroir.
Avantages. — Le tiroir fermée! règle parfaitement l'introduction de la rapeur, et peut donner une aussi grande section d'écoulement que l'on veut. Il n'exige pas d'entretien et se construit facilement.
inconvénients. — Il est dur à manœuvrer, et la boite dans laquelle on le place est grande.
5° Soupape.
Avantage!. — La soupape ouvre le tuyau d'écoulement dans toute sa section et ferme parfaitement la communication ; de plus elle se construit facilement et tient peu de place.
Inconvénients. — Elle est le pins dur de tous les régulateurs à manœuvrer, en ce qu'elle reçoit tonte la pression de la vapeur directement ; puis elle ne peut régler aussi exactement qne les autres l'introduction.
En résumé :
La valve de gorge doit être exclue toutes les fois qu'elle est destinée a être employée seule,
DE MOCVEKEST. II
Le robinet est avantageusement remplacé par le papillon.
Le papillon , quoique généralement adoplè , finira par céder la place aux tiroirs ou soupapes quand on pourra manœuvrer ces derniers facilement.
Il reste donc a se décider. enlre le tiroir el la soupape. Le premier devra être préféré ponr les machine» sans détente, et le deuxième pour les machines & détente ; nous allons expliquer pourquoi :
Pour les machines sans détonte, il faut pouvoir envoyer de la chaudière au cylindre une quantité de vapeur réglée par la vitesse que l'on veut obtenir. Or, on arrive trèseuctement à ce résultai au moyen du tiroir en le fermant plus on moins, ce qui n'est pas aussi rigoureux avec les soupapes.
D'autre part , si les machines sont à détente variable, c'est la détente elle-même qui règle l'inlroductiou dans le cylindre; le régulateur ne doit donc plus être dans ce cas qu'une porte de communication, el comme la soupape permet d'ouvrir en entier les tuyaux sans aucun coude ni étranglement, nous la préférons pour cet usage seulement.
On peut faire ressortir ici te grand avantage de la détente dans les locomotives, eu remarquant que l'effet du régulateur, pour machines sans détente , est de faire travailler la vapeur à une pression moindre que la pression calcelée, et par ïonséquenl avec une dépense en combustible plus considérable, tandis que la détente permet non-seulement de tirer parti de l'expansion , mais encore de ne dépenser la vapeur nécessaire pour produire le travail qu'a la pression ordinaire de la machine , ce qni offre deux chancei d'économie de combustible sur la méthode actuelle, g 4. — Liaiion de» différente! partiel.
Nous avons dit que toute la machine actuelle reposait sur six roues , deux grandes motrices el quatre petites servaul à supporter loui le poids dont sont déchargées les premières. Ces six roues sonl reliées entre elles par un châssis rectangulaire en 101e el bois portant, à l'endroit des coussinets des essieux , des loges pour les recevoir. Ces coussinets ne sonl pas directement appliqués sur le châssis; ils en sonl séparés par des ressorts , de manière que tout l'appareil de la machine à vopenr étant porlè sur le châssis, se trouve à l'abri des chocs auxquels sont exposées fréquemment les roues. L'ur sage des ressorts ne date pas des premières machines.
12 TRAVAIL ET TBAK9H19SIOK DU MOUVEMENT.
Celle de Wylon n'en avait pas; la première de M. Slepftenwn non plus ; mais celle de MM. Dodd et Stephetuon commence à indiquer que l'en cherchait le moyen de séparer la machine des roues, probablement parce que celte liaison intime était nuisible. Ces Messieurs employèrent à cet effet des cylindres à vapeur ordinaires faisant corps avec la chaudière et munis in té ri en renient de pistons mobiles dont les tiges portaient sur les essieux des roues. L'action de la vapeur sur ces pistons maintenait la chaudière à un certain degré de hauteur au-dessus et au-dessons duquel elle oscillait pendant sa marche.
Ce mode ingénieux était loin néanmoins d'être satisfaisant. La pression variable qui se manifestait dans la chaudière y déterminait plusieurs points de position intermédiaire pour les pistons ; disons en outre qu'à cette époque le cylindre était vertical , et qu'alors il fallait laisser nn jeu considérable an piston pour qu'il ne frappât pas snr les fonds. Les ressorts vinrent bientôt succéder à cette invention , et depuis lors on les a constamment employés.
La machine ainsi établie sur son châssis, il fallait nn moyen solide de tenir à une distance constante des cylindres les essieux moteurs ; de plus il fallait un appareil ponr guider la tige du piston en ligne droite.
On fit à cet effet les e.ntreloiscs, pièces de fer forgé on tole de fer, régnant sur toute la longueur de la machine occupée par le mouvement , et attachées de part et d'autre à la chaudière. Ces pièces , généralement au nombre de quatre , portent, à l'endroit du mouvement de la tête 4c la lige du piston, des glissoirs entre lesquels se meut un guide fixé h cette tête. En outre, elles sont èchancréei à l'endroit de l'essieu coudé, de manière qu'un coussinet double placé sur cet essieu a la faculté d'osciller seulement verticalement dans cette échancrure. Par ce moyen, la distance de l'esssieu coudé aux cylindres est sensiblement constante, et ne s'allonge, par moments, que de la différence de longueur qui existe entre une perpendiculaire et une oblique très- rapprochée.
Telle est la disposition actuelle du mouvement dans les locomotives , et telles sont les causes qui l'ont fait adopter: nous allons maintenant passer à l'étude des chaudières à vapeur, qui ne sont pas sans avoir subi aussi de grandes modification».