LE GREAT— "WESTERN
On construit actuellement h Bristol , aux Trais d'une compagnie, un bâtiment à vapeur en fer énorme , appelé Great- WetUm, et .lont les principales dimensions seront 9tt mètres de longueur, 13 mètres de largeur, 9™, "5 de prorondeur, avec une capacité de 2,500 tonneaux , et des machines de la forre totale de 1000 elievaux. Les machines , au nombre de deux, ont des cylindres de S m .048 de diamètre et autant de course de piston . et par conséquent, en calculant il raison do (I t. 500 sur chaque centimètre q narré de piston, el en supposant qne la vitesse est de 73 mètres par minute , ce lierait nne force de 1151,5 chevaux de vapeur qu'il convient de réduire à t ,075 a cnuse du mode de construction. Ces machines, y compris les chaudières remplies d'eao , sont du poids de 800 tonneaux, en y ajoutant le poids de la carcasse, des bordâmes, des mats, des cabines, des apparaux, canots, etc., 1,100 tonneaux; celui du combustible nécessaire pour aller do Bristol à New-York, 1,600 tonneaux, on a un total, sans charge, de 3,r.00 tonneaux. Les roues onl 1 1 mètres de diamèire et 32 aubes de 4™ ,57 de longueur, el V*.tl de largeur. Les frais de conslrucuon de ce bàliment s'élèveront 4 2,375.000 fr. ; la compagnie qui l'a entreprise dans nn chantier el des ateliers qu'elle a montés exprès , a dépensé , dil-on , en toul, plus de 5,400,000 fr.
DIVERS. 415 On a adopté, pour les machines à vapeur du Greal ■ Wellern, on modèle particulier auquel on a donné le nom de machine à offre ou il gouttières [trough on trv.nk fmjine), qui ont été inventées , a. ce qu'il paraît, par M Broderip , mort on 1828, époque à laquelle son eiccuicur testamentaire, lu colonel d'Arcy , prit pour cet objet une patente en Angleterre. Depuis, c'est-à-dire en 1835, M. Fr. Ilumphrys s'est fait patenter pour une disposition en tout semblable à celle do l'inventeur oriRrusl , et qui est précisément celle qui va être appliquée nu Grtnt- Western ; eetie disposition avait déjà, à ce qu'il parait, eié mise à l'é|>rcuve sur un bâtiment appelé le Uartford. lors de In publication de la patente du colonel d'Arc;, mais sans grand succès, et elle a fait l'objet d'une contestation a*sei vive enlrc les constructeurs anglais , sang que la quesliou soîl encore complètement résolue.
Nous avous représenté dans la fi;-. 11, planche XVIII, la coupe d'un cylindre avec son pistou, la bielle et la manivelle d'uni' machine à coffre. Dans celle figure A A est le Cylindre ; BB le piston ; C , une cavité creusée dans le piston et au centre de laquelle e.il a rlieulée la lige I) D de Ce piston. Celte lige , dans la figure, esl reprè*enlée srius le plus grand angle qu'elle puisse prendre peinliiiii lu mouvement de la manivelle G. E IC ii«l une lioïle à uiuiipes ntl.nigulaire , placée sur la sommet 9n cylindre, et dans 'laquelle glisse le coffre creu K K , solidement fixé sur le piston , et d'une largeur suffisante pour permettre à la lige du piston d'osciller librement de part et d'autre de lu verticale, (le coffre a une figure rectangulaire, arrondie sur ses pelils cotés, ainsi qu'on le voit dans la figure 1-2, et monte cl descend dans sa boîte à ètoupes avec le pfston.
Les machine» à coffre ont principalement pour but de faire communiquer directement, et sans joints brisés, le piston ave" Il manivelle, ce qui change immédiatement le moinenwnt aliernaiif de ce piston en un mouvemeu de rotation continu sans l'intervention des balanciers, des parallélogrammes et autres pièces auxiliaires employées ordinairement pour cet objet. Les on nslruc leurs anglais les plus distingues , tels que MM. Maudslay, Miller, Bollon , Acraman, Seaward, Fawcett, Napior, etc., sont peu favorables à ce genre d* machines , et l'essai qui en a élé fait à bord 0l . Hartford semble appuyer leur opinions cet égard; néanmoins, voilà uuo expérience en grand qui , a aB f a j re twt
le direction de M. J. Scott Russel, et le Great-WeUern nons apprendra ce qu'il faut attendre de ce mode de construction des machines a Tapeur marines.
En attendant, nous pouvons signaler diverses imperfections dans ne mode do construction, qui probablement ont été le motif de l'antipathie manifestée pour lui par les habiles ingénieurs que nous venons de citer. Voici les principales de ces imperfections :
1° Le coffre ou gouttière a nne section qu'on évalue à '/ w de la surface du piston ; par conséquent la machine a unu force de l / w en moins lors de la descente de ce p'ulan que lors de son élévation ;
20 Cette diminution dans la force commence , par l'avance deg tiroirs, précisément au moment où la manivelle arme an point mort supérieur, ce qui ne lui permet pas de franchit aussi vivement ce point qu'elle le fait ordinairement ;
3° La manivelle arrive de même avec une diminution de vitesse au second point mort qu'elle ne franchit aussi qu'avec
4° Delà, irrégularité dans le mouvement du mécanisme, ce, qui est un très-grave inconvénient d ns les machines marines qui n'ont pas de volant , et ih il iporle au contraire que le mouvement du bâtiment soit d' : r.gularilé parfaite pour atteindre lu plus grande vi 1 ~se ai^c le moins de force possible.
50 L'introduction dans le cylii 1 thaque pulsation de ; cendante d'un corps froid , et qui of h l'intérieur une surface eu contact avec l'air exlérii * , /que le coffre , donne lieu à une condensation énorme .■vïwfomme une grau-' quantité de vapeur et de combustjp j en pure perte ;
6° Il est beaucoup plus dim\£ - iter les fuites de ■■ peur sur une étendue égale fe r * e périmètre du ce I que sur la simple lige d'un pisto. ; les bulles à èluipe" donc besoin d'être plus étendues, 'lus justes , plus serrées, et par conséquent il j a plus de ( 'Hemeut et une Dmel!' perle de force , tant h l'oscillalioL jsc mdanle qu'A cullv; descendante du piston ;
7° Lo piston n'agit sur la biel'e on la manivelle a .« tonte sa force d'impulsion que dans I' voisinage de la vertical.. Dans tonte autre position , il j dé imposition de f •" h perle proportionnelle à in longueur du bras del. fi
invhKS . 4(7 8» La construction esl dispendieuse , puisqu'il , „ pj ul da pjeces tournées, d'ajustages, «le. ;
9» Les réparations du piston, do la chape h cuuiinels, de sou assemblage avec la bielle , la surveillance , l'entretien de ces parues y sont plus difficiles qu 8 dans le mode ordi-
Il existe encore probablement plusieurs autres inconvénients graves , mais que nous laissons aux praticien» el aux mécaniciens le soin de dècouvr!, et de signaler.
APPAREILS POUB HÉGLBH LB UKASE D4Si LKS LOCOMOTIVES.
Le tirage considérable dont on a besoin pour le fourneau d une locomotive oblige de resserrer l'orifice du tube par lequel la vapeur qui a fonctionné s'échappe dans la cheminée La contraction de cet orilice. quoique absolument nécessaire pour produire un tirage suffisant , a néanmoins été portée a un tel point, qupn *.i a réduit a un degré sensible la puissance de la machine. v
Sans nul doute , il j a des occasions , et même elles se présentent très-fréquemment, où un tirage Irès-puissant devient nécessaire, et par conséquent où une disposition propre à augmenter ou diminuer la dimension de l'orifice de sortie de la vapeur, et par suite la quantité do vapeur qu'on v fait passer serait utile. Or voici pour cet objet uù régal île. r inventé par M. T. C Pearce, de Leeds, et qui se distinguo surtout par sa simplicité. 8
A, flg. 13 Pl. XVIII, est la coupe verticale du lube d évacuation de ta vapeur ; B , l'orifice contracté par lequel
pa T.m7V mt apres qu ' e!le * w sur ,0 P iBl «» ; d. »■>
anneau de lit 13 centimètre» de hauteur, adapté sur la surface convexe du tuyau A, de manière à pouvoir tourner à froltementauteur de lui. Cet auneau porte trois ouvertures oblonguee aaa sur sa circonférence , qui correspondent k trois autres ouvertures semblables , percées dans le luvflu \ comme un le voit dans la fi s . 15 qui en est une section ho' rizontale par la ligne C C. K est un levier portant deux bras de lev.er N el 0. Le bras N est lié par u,,e articulation à une petite Uge que porte l'aun.-au D.etlebrasO, qui traverse la paroi de la boite à fumée, el s'etcnd un pi> a au delà, est élément articulé i-l lié à une autre lige W, lig. 14, Machinei Locomotive*, 53 •
418 APPAREILS M0TETJ11S DITEKS.
qui règne le long de la paroi extérieure de la chaudière, et est placé sous le contrôle immédiat du mécanicien.
A l'inspection des figures, il est aisé de voir que la tige "W peut faire tourner l'anneau D autour du tuyau A , et par conséquent ouvrir ou fermer les ouvertures a. Par ce moyen, la vapeur , au lieu d'être contrainte de passer a travers l'orifice contracté B, s'échappe eu partie par ces ouverture* qu'on peut ouvrir ou fermer plus ou moins , à volonté.
Le hut principal de cet appareil n'est pas de régler le tirage, mais de permettre a la vapeur, lorsque le tirage l'admet , de s'échapper pins librement du cylindre après qu'elle a fonctionné sur le piston, ce qui, je pense, doit accroître notablement la force disponible de la machine.