LE MULOT
Le Mulot, musiylvaticuê de Linnée , difiEère du campagnol par sa queue nue, et appartient au générât. Sa taille est vm peu plus grande que celle de la souris, à laquelle du reste, il ressemble beaucoup *, il s'en distingue cependant par sa tête plus grosse , plus arrondie , et par son pelade roux. Tout ce que nous avons dit du campagnol peut lui être appli^é ; seulement il habite également les champs, et les bois , et lorsqu'il est très multipUé , ses dégâts sont plus considéf»^ blés que ceux du campagnol.
Non-seulement il attaque les grains , mais aussi les fruit» durs , tels que glands , noisettes , châtaigne, etc.; il en fait
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certitude qu'il détruit aussi les nids des petits oiseaux» conune, par exemple , des fauvettes et des rossignols , en brisant et suçant leurs œufs, ou même en dévorant leurs petits avant qu'ils, aient des plumes.
Mais ce qui le rend véritablement redoutable, c'est la
funeste babitude qii'il a de fouiller la terre » poor en retirer les graines à demi germées , au^il aime ae préférence aux autres. G^est ainsi miH peut oétruire en quinte jours^ des semis de chênes, de h|^*e8» de noisetiers , noyers et cbâtai^iers , malgré les soins du cultivateur ou du garde» forestier. Il nuit encore à la conservation des forêts , en recherchant et détruisant les graines disséminées sur la terre ^ et destinées par la nature à fournir de jeunes plants , en remplacement de ceux qû périssent de vieillesse et par accident.
Malheureusement on ne peut guère employer contre ces animaux dévastateurs que les faibles moyens indiqués à FarUcle du can^agnol. Cependant^ quand il ne s*agit de préserver qn^un établissement d^nne étendue médiocre « une pépinière, un semis clos, etc.» on en vient assex &ci-> lement à bout sans de très grandes dépenses. Il ne s^agit qne de multiplier les erapoisonnemens. Cm peut encore enterrer des pots vernissés en dedans , o« dés cloches de verre de jardinier , dans le fond desquels On met un peu d^eau. En se promenant la nuit , beaucoup de mulots tomberont àui» ces vases et s*y noieront.
Voici encore un moyen d'emnoisonnement , dont le succès est assez^ sûr. On prend une livre de noix lipée , et trois livres d'amandes oe noisettes : on met le tout dans un pot et Ton remplit d*eau, de manière à ce que les noyaux baignent entièrement ; on laisse ainsi macérer pendant huit ou quinze jours. Â déffuit de noisettes on peut employer la fêne ou fruit du hêtre ,- des amandes douces , ou même des fflands.' Après la macération, on&it sécher à Tombre s«r du papier gris, puis on peut s'en servir immédiatement ouïes conserver pendant cinq ou six mois, sans qne le poison perde de sa force. On place ces amandes an bord des trous où les mulots font leur retraite , et ils ne manqnent Jamais de s'empoisonner. (Voyes dans la î* partie»
96f ' ÀmiBici.
Jfi^lvra propre à la de$tructi<m dêt hueetes , par if. Dermancoort (Paul) , i Paris.
Les différents procédés pratiqués jusqu'à pré^nt pour lâ destruction des insectes et des punaises principalement , et les compositions diverses appliquées, soit dans les crevasses des murs et plafonds, soit dans les fentes des cloisons et boiseries , soit enfin sur la superficie de ces objets , ou. bien ne^ remédiaient qu^imparfaitement au mal qn*on voulait éviter en^détçtijsant les insectes, ou bien répandaient une odeur in8m^»rtid>Ie', mahaine et quelquefois nuisible i la santé. Il Mlait donc trouver le moyen de composer une mkture qui n*eùt~ aucun de ces inconvénients et qui, tout en ne por^Ruf pas une odeur désagréable , eût la propriété de détruîi^e non-seulement Finsecte , mais encore la larve qui puUule^dans les fentes et les trous les plus cacbés , de manière à en empécber la reproduction; enfin une condition non moins nécessaire était de ménager les meubles ou boiseries , dans les fentes desquels les larves sont souvent imperceptibles.
Les essais que nous avons faits et répétés avec succès , en employant la mixture dbnt nous allons donner la composition, nous ont convaincu de Tefficacité du procédé que nous employons pour son application , et qui consiste à faire pénétrer dans toutes lès tentes , crevasses et trous , avec un pfnceau très délié , là composition qui est en pâte liquide : son action est telle que , si cette application a lieu avec soin et discernement , les punaises , par exemple , ne reparaflront plus , car il détruit la larre même , et conséquemment le germe de la reproduction de Pinsecte , sans qu*oii ait besoin d^attendre Tépoque de Tannée où il se développe.
Voici, d'ailleurs, les substances qui entrent dans la composition de la mixture , avec leurs quantités relatives.
Savon gras t • i2 livres.
Esprit-de-vin i litre.
Mercure délayé 8 onces.
Huile animale de Dippel 2 »
Poivre long pilé 8 d
Sali)être i )i
Racine de cbardon blanc bouillie dans demi-litre d^eau.
uigitizea oy -v
AtriMMCE. 265
À part certaines de ces matières , qui peuvent avoir été indiquées avant nous comme ayant la propriété de détruire les punaises , il en esi auxquelles nous attribuons une efficacité réelle ; c'est Thuile de DippeV, le mercure et le poivre long ; mais on conçoit que ces matières , comme les autres , ne doivent leur efficacité qu'à leur mélange et à l'efficacité de leur essence.
Examen &it , au surplus , du princ^ de la propriété de notre mixtnie , on voit qu'il est à la fois morbitère et poub . ainsi dire anti-contagieux ; car les objets, quels qa'ils.8<tteni7 qui sont imprégné» de notre compesitio^i , sont désormais hors d'atteinte de l'action 04 de la présence de.tèfite espèce d'insectes. "^ #
Quant à la manière d'opérer le mélange , û CQ|usiste à mettre le tout ensemble aans une bassine , et à faire rédm're , jusqu'à ce que la mixture ait acquis un certain degré de ténacité , à peu près comme ce qu'on appelle une. pâte liquide.
On la met dans des pots , et on Tim^ique ainsi qne* nous l'avons, dit plus haut..
Moyen pour détruire les Tat^^.
On sait qu'on emploie avec succès depuis quelque temps la pâte de phosphore pour la destruction des rats et des souris. Or, un cultivateur allemand, M. H. Essig de Leonberg, affirme que cette substance est également très propre à détruire les taupes dans les jardins et dans les praines. Pour cela il faut procéder ainsi qu'il suit. On achète ou on prépare une certaine quantité de pâte de phosphore avec laquelle, avant de s'en servir, on pétrit encore un peu de farine. Gela fait, on en moulQ des l>oulette8 de la grosseur d'un grain de plomb, et on en introduit une on deux dans les galeries des taupes. Si on vent hacher quelques lombrics ou vers de terre avec cette pâte , elle n'en sera que plus du goût des taupes ,. qui dévorent volontiers ces animaux. Quand on distrinue ces boulettes , il faut bien faire attention que le temps reste sec pendant plusieurs jours, parce que rhnmidité constante fait perdre promplement ses propriétés à la pâte de pkosphore. {Voyez page il).
f54 àpPEmns^
WâU proprt à la de$tf%ution de$ animaux ntitt^to^ par ROTHy à Strathowrg,
fiUe se compoM àa :
Phosphore. ..... 4 '
Mélasse. ...... 96
ouPhoflDhore 4
Mélasse. ....... 50
Fariae ...... 2$
Eau : V . . . ..- . 21
iOO
Oo fait chauffer la mélasse juscpi^à 50 degrés; oi» ajoute le phosphore en retiimnt k vase du feu, et puis on le couvre d^une toile humide que traverse une spatule, (hi fiât refroidir en faisant arriver un courant d'eau froide autour du vase.